Les
Sigmodontinés
sont présents dans
toute l’Amérique,
depuis la
Terre de Feu
jusqu’au
sud des États‑Unis
(Nebraska, New Jersey), en passant par
l’Amérique du Sud,
l’Amérique centrale,
le
Mexique
et plusieurs îles comme les
Galápagos
. Ils occupent des milieux extrêmement variés :
forêts tropicales,
déserts,
savannes,
zones
montagneuses,
marécages,
prairies,
zones
agricoles,
zones
urbaines
et même des
alpages
jusqu’à plus de
5 500 m d’altitude
.
Les
Sigmodontinés présentent une grande diversité morphologique.
Leur
longueur tête‑corps
varie de
62 Ã 360 mm,
leur
queue de
30 Ã 330
mm, et
leur
poids de
7 Ã 455 g
selon les espèces . Leur pelage peut être
court ou long,
doux ou
épineux,
avec des couleurs allant du
gris
au brun,
roux,
jaune,
parfois
bicolore.
Les oreilles et la queue varient fortement selon les genres,
certains ayant des
queues nues,
d’autres
très velues.
Les
Sigmodontinés ont des modes de vie très variés :
terrestres,
fouisseurs,
semi‑aquatiques,
grimpeurs,
ou
forestiers.
Leur régime alimentaire est
omnivore
ou
granivore,
incluant
graines,
fruits,
insectes,
végétaux,
parfois
petits invertébrés
(inférence basée sur les écologies décrites dans les sources). La
reproduction varie selon les espèces, mais la plupart ont plusieurs
portées par an, avec des portées de
2 Ã 8 petits
(inférence générale pour les muroides). Certaines espèces sont
spécialisées, comme les
rats aquatiques
du genre
Ichthyomys
ou les
rats grimpeurs
du genre
Rhipidomys.
Le rongeur
Oligoryzomys
longicaudatus
est le
réservoir naturel
du virus
des Andes,
un hantavirus provoquant le
syndrome pulmonaire
à hantavirus (HPS)
chez l’humain. L’infection est
asymptomatique chez
le rongeur,
ce qui rend sa présence difficile à détecter. Le virus se transmet Ã
l’humain principalement par
inhalation
d’aérosols
contaminés par l’urine,
les
selles
ou la
salive
du rongeur . Le
virus des Andes
est le
seul hantavirus connu
capable de se transmettre
d’humain à humain,
mais uniquement lors de
contacts prolongés
et rapprochés avec une personne malade . Il provoque un
syndrome pulmonaire
sévère,
avec une
létalité moyenne de 30 à 40 %,
pouvant atteindre
50 %
selon les foyers épidémiques .
Les
Sigmodontinés sont l’une des sous‑familles de rongeurs les plus
diversifiées au monde,
avec une variété morphologique surpassée seulement par les
Murinae
(rats et souris de l’Ancien Monde) . Ils présentent une
diversité
écologique exceptionnelle,
occupant presque tous les milieux terrestres américains. Leur
classification est encore
discutée
et évolue régulièrement, avec de nouvelles espèces décrites et
d’autres redécouvertes, comme le
rat de l’île
Fernandina
(Nesoryzomys
fernandinae)
.
Les sources
ne listent pas de prédateurs spécifiques, mais par inférence
écologique, les Sigmodontinés sont la proie de nombreux
rapaces,
serpents,
carnivores,
mustélidés,
félins,
rapaces
nocturnes,
et parfois de
reptiles
ou
amphibiens
selon les milieux. Cette inférence repose sur leur rôle central dans
les réseaux trophiques américains.
Les
Sigmodontinés constituent la
deuxième plus
grande sous‑famille de muroides,
avec 377
espèces
réparties en
74 genres
et 8
tribus
selon l’ADW . La liste des genres est extrêmement longue (plus de
70), incluant notamment
Sigmodon,
Akodon,
Oryzomys,
Rhipidomys,
Nectomys,
Oligoryzomys,
Thomasomys,
Holochilus,
Ichthyomys,
et bien d’autres, listés dans les sources taxonomiques . Leur
diversité est telle que certaines espèces ressemblent à des
souris,
d’autres à des
rats,
d’autres encore à des
campagnols,
voire à des
taupes
ou
musaraignes