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Classification (13 gen, env 36 esp)
Mammifères-Euthériens-Carnivores-Canidés
(Renards, loups, fennec, chiens sauvages... )

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Genre |
Espèces représentatives |
Description |
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Atelocynus
(1 espèce)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Prédateurs
5. Statut actuel et effectif du
Chien des
buissons aux oreilles courtes
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Atelocynus microtis — Chien des
buissons aux oreilles courtes
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Le chien des buissons est un canidé
strictement amazonien. Il occupe les forêts tropicales humides du
Brésil, Pérou, Bolivie, Colombie, Équateur,
Venezuela, Guyana, Suriname et Guyane française.
Il vit dans les forêts primaires, forêts inondées, forêts
de terra firme, zones marécageuses, toujours à couvert dense.
C’est l’un des canidés les plus forestiers du monde, rarement observé
en milieu ouvert.
C’est un canidé petit et trapu : — longueur :
57 à 75 cm, — hauteur au garrot : 25 à 30 cm, — poids : 5 à 8
kg, parfois 9 kg chez les mâles. Queue courte (14 à 18 cm),
oreilles minuscules, museau arrondi, silhouette compacte
adaptée à la progression dans les fourrés.
Espèce solitaire ou en couple, très
discrète, active surtout à l’aube et au crépuscule. Elle
se déplace lentement, en fouillant le sous‑bois. Nourriture : — petits
rongeurs, — oiseaux terrestres, — amphibiens, —
reptiles, — invertébrés, — fruits et baies selon la saison.
Reproduction : très mal connue. Gestation estimée à 60 jours, portée
de 1 à 3 petits, élevés dans des terriers ou cavités naturelles. Les
jeunes restent plusieurs mois avec la mère.
C’est le seul canidé strictement forestier
d’Amazonie, avec une morphologie unique : — oreilles très courtes
(adaptation au milieu dense), — pattes palmées facilitant la nage
dans les zones inondées, — pelage brun‑roux uniforme, — comportement
extrêmement furtif, rarement observé même par les biologistes. Il
possède une odeur musquée forte, utilisée pour marquer son
territoire.
Les adultes sont rarement prédatés, mais peuvent être
victimes de : — jaguar, — puma, — ocelot, — grands
rapaces (harpie féroce). Les jeunes sont vulnérables aux serpents et
carnivores forestiers. L’humain est la menace principale : déforestation,
fragmentation, routes, chiens domestiques.
Statut UICN : NT — Near Threatened (quasi
menacé). Les effectifs sont faibles, très dispersés,
difficiles à estimer. Les études indiquent une forte rareté locale,
avec un déclin lié à la déforestation amazonienne. Population globale
estimée : quelques milliers d’individus, mais aucune valeur précise
en raison de son extrême discrétion. Les noyaux les plus stables se trouvent
au Brésil occidental et au Pérou. |
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Canis
(6 espèces)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Prédateurs
5. Statut actuel et effectif
du genre Canis
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. Canis lupus — Loup gris
Canis familiaris — Chien domestique
Canis latrans — Coyote
Canis aureus — Chacal doré
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Le genre Canis est
l’un des plus vastes parmi les canidés. Il couvre : — Amérique du Nord
: loup gris, loup arctique, coyote ; — Eurasie : loup gris, loup
indien, loup de l’Himalaya, loup doré africain ; — Afrique du Nord et de
l’Est : loup doré africain ; — Monde entier : chien domestique,
introduit partout. Habitat : toundra, forêts boréales,
steppes, montagnes, déserts, savanes, zones
urbaines. C’est le genre de canidés le plus écologiquement polyvalent.
Le genre Canis est très variable : — loups
gris : 30 à 60 kg, jusqu’à 80 kg en Alaska ; — loups
indiens / arabes : 18 à 30 kg ; — loup doré africain :
8 à 15 kg ; — coyote : 8 à 20 kg ; — chien domestique
: 2 à 90 kg selon les races. Hauteur : 40 à 90 cm selon les
espèces.
Mode de vie : — loups : meutes structurées,
coopération, territoires vastes ; — coyotes : solitaires, couples,
ou petits groupes ; — loup doré : couples ou petites unités
familiales ; — chiens : fortement dépendants de l’humain ou
errants. Nourriture : — ongulés, — lagomorphes, —
rongeurs, — oiseaux, — fruits, — charognes, —
déchets humains (chiens, coyotes). Reproduction : gestation 60 à 63
jours, 4 à 7 petits chez les loups, 3 à 6 chez les
coyotes, très variable chez les chiens. Les loups ont une structure sociale
hiérarchisée, les coyotes une structure flexible, les chiens
une reproduction opportuniste.
Le genre Canis est unique par : — hybridation
fréquente (loups × chiens × coyotes × loup doré), — adaptation
extrême aux milieux humains, — communication complexe
(hurlements, vocalisations, postures), — plasticité écologique
incomparable, — diversité génétique immense via le chien domestique.
C’est le genre de canidés le plus répandu, le plus étudié, et
le plus hybride.
Selon les espèces : — loups : rarement prédatés,
mais tués par ours, tigres, lions, léopards,
humains ; — coyotes : pumas, loups, lynx,
aigles ; — loup doré : hyènes, léopards, lions
; — chiens : loups, coyotes, léopards,
humains. Le principal prédateur de toutes les espèces du genre Canis
reste l’humain.
Le genre Canis est globalement non menacé,
mais les espèces ont des statuts très différents : — loup gris :
LC — Least Concern, ~200 000 individus dans le monde (majorité en
Russie, Canada, Alaska) ; — coyote : LC, population en
expansion, dizaines de millions ; — loup doré africain :
LC, mais populations fragmentées, quelques centaines de
milliers ; — loups indiens / arabes : EN / VU selon les
régions, effectifs faibles ; — chien domestique : 1
milliard d’individus, espèce la plus abondante du genre. Le genre
Canis est donc très prospère, mais certaines lignées sauvages
sont en déclin. |
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Cerdocyon
(1 espèce)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Prédateurs
5. Statut actuel et effectif du
Renard des savanes
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Renard des savanes, ou renard crabier
(Cerdocyon thous)
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Le renard crabier
est un canidé strictement sud‑américain. Il occupe une aire vaste :
Brésil, Bolivie, Paraguay, Uruguay, Argentine
nord, Pérou oriental, Colombie, Venezuela,
Guyana, Suriname, Guyane française. Il fréquente les
forêts tropicales, savannes humides, cerrados,
marécages, zones riveraines, mangroves, et les forêts
secondaires. C’est l’un des canidés les plus écologiquement flexibles
du continent.
C’est un canidé moyen, trapu, à pattes courtes :
— longueur : 60 à 70 cm, — queue : 25 à 30 cm, — hauteur au
garrot : 30 à 35 cm, — poids : 5 à 9 kg, parfois 10 kg.
Pelage gris‑brun, nuque roussâtre, queue sombre, silhouette robuste.
Espèce crépusculaire et nocturne, vivant
seule, en couple, ou en petits groupes familiaux. Très
opportuniste, il utilise des terriers, cavités, troncs creux.
Alimentation : — crabes (sa spécialité, d’où son nom), — poissons,
— amphibiens, — petits mammifères, — oiseaux, —
fruits, — charognes. Reproduction : gestation 56 à 60 jours,
2 à 6 petits, aveugles à la naissance. Les jeunes restent plusieurs
mois avec les parents. Les couples sont souvent monogames durant la
saison.
C’est le seul canidé sud‑américain véritablement
semi‑aquatique : — excellent nageur, — capture les crabes dans
les zones inondées, — fréquente les marais, mangroves,
rivières. Il possède une mâchoire puissante pour briser les
carapaces, un comportement très adaptable, et une capacité à
exploiter des milieux perturbés (forêts secondaires, zones
agricoles).
Les adultes peuvent être tués par : — jaguar, —
puma, — ocelot, — grand‑duc de Virginie (rare), —
anacondas et caïmans dans les zones humides. Les jeunes sont
vulnérables aux rapaces, serpents et carnivores. L’humain est la menace
principale : routes, chiens domestiques, destruction d’habitat.
Statut UICN : LC — Least Concern (préoccupation
mineure). Le renard crabier est commun dans une grande partie de son
aire, grâce à son plasticité écologique. Effectifs : — population
globale estimée à plusieurs centaines de milliers d’individus, —
densités élevées dans les cerrados et forêts secondaires, —
déclin local dans les zones de déforestation intense (Amazonie
orientale). Espèce stable, mais sensible aux collisions routières et
aux maladies transmises par les chiens. |
Chrysocyon
(1 espèce)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Prédateurs
5. Statut actuel et effectif du
loup à crinières
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Loup à crinière (Chrysocyon brachyurus) )
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Le loup à crinière est un canidé strictement
sud‑américain, présent dans le Brésil, Paraguay,
Bolivie, Pérou oriental, Argentine nord, et sud du
Venezuela. Il occupe les cerrados, savannes arborées,
prairies hautes, zones marécageuses saisonnières, et les
forêts sèches ouvertes. Il évite les forêts denses et les milieux trop
humides. C’est un animal typique des grandes savanes du Brésil central.
C’est le plus grand canidé d’Amérique du Sud : —
hauteur au garrot : 75 à 90 cm, — longueur : 95 à 125 cm, —
queue : 30 à 40 cm, — poids : 20 à 30 kg, parfois 34 kg.
Silhouette élancée, pattes extrêmement longues, pelage roux, crinière
noire érectile.
Espèce solitaire, crépusculaire et
nocturne, parcourant de vastes territoires. Il ne chasse pas en meute.
Nourriture : — fruits (notamment la baie de lobeira, essentielle), —
rongeurs, — oiseaux, — lézards, — insectes, —
œufs, — charognes. C’est un omnivore très flexible, avec
un régime presque 50 % végétal. Reproduction : gestation 60 à 65
jours, 1 à 5 petits, élevés dans des terriers ou cavités. Les
jeunes restent plusieurs mois avec les parents. Les couples sont
monogames et se retrouvent pour la reproduction.
Le loup à crinière n’est pas un loup : c’est un
canidé unique, sans proche parent vivant. Particularités : — pattes
très longues pour marcher dans les herbes hautes du cerrado, —
crinière érectile utilisée pour intimider, — odeur forte rappelant le
cannabis (phéromones), — régime omnivore très riche en fruits,
— démarche haute et légère, presque « antilope ». C’est l’un des
canidés les plus singuliers du monde.
Les adultes ont peu de prédateurs naturels : —
puma, — jaguar (rare), — grands rapaces pour les
jeunes. La principale menace est humaine : collisions routières,
destruction du cerrado, maladies transmises par les chiens (parvovirus,
distemper).
Statut UICN : NT — Near Threatened (quasi
menacé). Effectifs : — population globale estimée à 17 000 individus
matures, — déclin continu dans le cerrado brésilien, —
fragmentation sévère de l’habitat, — populations plus stables en Bolivie
et Paraguay. Les principales menaces : agriculture intensive, routes,
incendies, perte de savanes naturelles. |
Cuon
(1 espèce)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Prédateurs
5. Statut actuel et effectif du
dhôle
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Cuon alpinus — Le Dhole
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Le dhôle est un canidé asiatique
aujourd’hui très fragmenté. Il occupe : — Inde, Népal,
Bhoutan, Bangladesh, — Myanmar, Thaïlande, Laos,
Cambodge, Vietnam, — Malaisie péninsulaire, — quelques
noyaux en Chine du Sud et Sibérie orientale (extrêmement
rares). Il vit dans les forêts tropicales, forêts sèches,
forêts de montagne, forêts mixtes, et parfois les prairies
boisées. Il évite les zones ouvertes et dépend des grands massifs
forestiers.
Le dhôle est un canidé moyen, plus léger
qu’un loup mais plus massif qu’un chacal : — longueur : 75 à 110 cm,
— queue : 40 à 50 cm, — hauteur au garrot : 45 à 55 cm, —
poids : 12 à 20 kg, parfois 22 kg chez les mâles. Pelage
roux‑brun, queue noire, silhouette compacte.
Le dhôle est un canidé social, vivant en
meutes de 5 à 20 individus, parfois plus. Organisation
complexe, coopération dans la chasse et le soin aux jeunes. Nourriture : —
cerfs axis, sambar, muntjacs, — sangliers, —
gaurs juvéniles, — petits ongulés, — occasionnellement
rongeurs, oiseaux, fruits. C’est un prédateur très
efficace, capable d’abattre des proies plus grandes que lui grâce à la
chasse en groupe. Reproduction : gestation 60 à 63 jours, 4 à 6
petits, parfois 8. Les jeunes sont élevés par toute la meute,
comme chez les loups. Les femelles ne se reproduisent pas toutes : structure
sociale hiérarchisée.
Le dhôle possède plusieurs traits uniques : —
morphologie de canidé “hybride” (entre loup, renard et chien sauvage), —
communication vocale très riche (sifflements, cris, gloussements), —
chasse ultra‑coopérative, — capacité à nager et poursuivre des
proies dans l’eau, — mâchoire très puissante avec une dentition
spécialisée (perte d’une prémolaire, adaptation à la découpe rapide). C’est
l’un des carnivores sociaux les plus efficaces d’Asie.
Les adultes ont peu de prédateurs naturels : — tigre,
— léopard, — ours lippu (rare). Les jeunes peuvent être tués
par les rapaces, pythons, léopards, tigres. La
principale menace reste humaine : fragmentation forestière,
raréfaction des proies, empoisonnements, maladies transmises par les chiens.
Statut UICN : EN — Endangered (en danger).
Effectifs mondiaux estimés : 2 000 à 2 500 individus matures, dont
moins de 1 000 reproducteurs. Déclin sévère dans toute l’Asie du
Sud‑Est. Les noyaux les plus stables se trouvent : — en Inde (Ghâts
occidentaux, Assam), — au Bhoutan, — dans certaines zones du
Myanmar. Menaces majeures : perte d’habitat, disparition des grands
herbivores, conflits humains, maladies canines. |
Dusycion
(1 espèce)
1. Répartition géographique avant sa disparition
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Prédateurs
5. Extinction du loup des
Falkland et principales causes
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Dusicyon australis — Loup des
Falkland
 |
Le loup des Falkland était
endémique des îles Falkland / Malouines, dans l’Atlantique
Sud. Il n’existait nulle part ailleurs. Présent sur les deux îles
principales (East Falkland et West Falkland), il occupait les prairies
froides, landes côtières, zones rocheuses, et les
tourbières. Il était le seul mammifère terrestre natif de
l’archipel.
C’était un canidé moyen, trapu, au pelage dense
: — longueur : 90 à 110 cm, — hauteur au garrot : 35 à 45 cm,
— poids : 14 à 20 kg, parfois 22 kg. Silhouette robuste,
museau court, pelage brun‑roux avec ventre clair, queue épaisse.
Espèce solitaire ou vivant en petits groupes
familiaux. Très curieux, peu farouche, ce qui a facilité sa
disparition. Nourriture : — oiseaux marins (œufs, poussins), —
petits oiseaux terrestres, — invertébrés, — charognes, —
parfois phoques morts ou restes de colonies de manchots. Reproduction
: probablement 2 à 4 petits, comme les autres canidés du genre
Dusicyon. Cycle mal documenté, mais similaire aux renards
sud‑américains.
Le loup des Falkland était : — le seul canidé
insulaire de l’hémisphère Sud, — le seul mammifère terrestre natif
des Falkland, — un animal sans peur de l’homme, s’approchant
facilement des campements, — un canidé adapté au froid, avec un
pelage très dense, — un cas unique d’évolution insulaire, probablement
arrivé via un pont de glace ou une migration ancienne depuis
la Patagonie. Sa docilité fut l’un des facteurs majeurs de son extinction.
Avant l’arrivée de l’homme : aucun prédateur naturel.
Après la colonisation : — humains, — chiens domestiques, —
pièges, — empoisonnements. L’absence de prédateurs naturels a
rendu l’espèce naïve, incapable de se méfier.
Le loup des Falkland a été déclaré éteint en 1876.
Causes principales : — persécution directe : abattage massif par les
colons, qui le considéraient (à tort) comme une menace pour les moutons ; —
piégeage et empoisonnement systématiques ; — absence de
peur de l’homme, facilitant sa capture ; — fragmentation de l’habitat
liée aux élevages ; — faible diversité génétique d’une population
insulaire isolée. Les chasseurs recevaient même des primes pour
chaque animal tué. En moins d’un siècle, l’espèce a été exterminée. |
Lycalopex
(6 espèces)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Prédateurs
5. Statut actuel et effectif
du genre Lycalopex |
Lycalopex griseus — Renard gris d’Argentine
Lycalopex culpaeus — Renard de Magellan
Lycalopex fulvipes — Renard de Darwin
Lycalopex gymnocercus — Renard d’Azara,
ou renard gris austral
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Le genre Lycalopex
regroupe les renards sud‑américains, présents dans presque toute l’Amérique
du Sud : Colombie, Équateur, Pérou, Bolivie,
Chili, Argentine, Uruguay, Paraguay, Brésil.
Ils occupent une diversité extrême de milieux : Andes, pampas,
patagonie, déserts, forêts tempérées, forêts sèches,
savannes, bushlands, zones côtières, forêts
tropicales. Espèces principales : L. culpaeus, L. griseus,
L. gymnocercus, L. sechurae, L. vetulus, L. fulvipes.
Genre moyen, mais très variable selon les
espèces : — Lycalopex culpaeus (renard de Magellan) : 8 à 14 kg,
jusqu’à 1,20 m de long. — Lycalopex griseus (renard gris
d’Argentine) : 3 à 5 kg. — Lycalopex gymnocercus (renard des
pampas) : 4 à 7 kg. — Lycalopex sechurae (renard de Séchura) :
2,5 à 4 kg. — Lycalopex vetulus (renard du Brésil) : 2 à
3,5 kg. — Lycalopex fulvipes (renard de Darwin) : 2 à 4 kg.
Silhouette typique : museau fin, queue fournie, pattes fines.
Mode de vie : solitaires, couples, ou
petits groupes familiaux selon l’espèce. Activité nocturne ou
crépusculaire. Nourriture omnivore : — rongeurs, — oiseaux,
— lézards, — insectes, — fruits, — charognes.
Certaines espèces (comme L. vetulus) sont très insectivores.
Reproduction : gestation 55 à 60 jours, 2 à 5 petits, parfois
6. Les jeunes restent plusieurs mois avec les parents.
Le genre Lycalopex est unique parmi les canidés
: — diversité écologique extrême (déserts, Andes, forêts, pampas), —
spéciation rapide en Amérique du Sud, — morphologie variable,
— adaptation omnivore très flexible, — absence de meutes
structurées (contrairement aux loups). Ce sont les canidés les plus
répandus et adaptés du continent sud‑américain.
Selon les régions : — pumas, — ocelots, —
jaguars (rare), — aigles, — caracaras, — chiens
domestiques. Menaces principales : routes, chasse,
perte d’habitat, maladies transmises par les chiens.
Le genre Lycalopex est globalement non menacé,
mais les espèces ont des statuts très différents : — L. culpaeus :
LC, populations stables, plusieurs centaines de milliers. — L.
griseus : LC, très commun. — L. gymnocercus : LC,
commun dans les pampas. — L. vetulus : LC, mais localement en
déclin. — L. sechurae : NT, effectifs faibles dans les déserts
péruviens. — L. fulvipes (renard de Darwin) : CR — Critically
Endangered, moins de 1 000 individus, espèce la plus menacée du
genre. Globalement, le genre Lycalopex compte plusieurs millions
d’individus, mais une espèce est au bord de l’extinction. |
Lycaon
(1 espèce)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Prédateurs
5. Statut actuel et effectif du lycaon
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Lycaon pictus — Chien sauvage d’Afrique,
ou lycaon
 |
Le lycaon occupe
aujourd’hui une aire très fragmentée en Afrique subsaharienne. Noyaux
principaux : Botswana, Namibie, Zimbabwe, Zambie,
Tanzanie, Mozambique, Kenya. Disparu de 90 % de
son aire historique (Afrique du Sud, Éthiopie, Somalie, Ouganda, RDC,
Afrique de l’Ouest). Il vit dans les savannes, miombo,
bushlands, plaines ouvertes, rarement en forêt dense.
Canidé moyen à grand, très longiligne : —
longueur : 75 à 110 cm, — hauteur au garrot : 60 à 75 cm, —
poids : 18 à 30 kg, parfois 35 kg chez les mâles. Pelage
moucheté noir‑jaune‑blanc, oreilles larges, pattes fines,
silhouette taillée pour la course.
Espèce ultra‑sociale, vivant en meutes de
6 à 20 individus, parfois 40. Coopération totale : chasse,
soin aux jeunes, protection des blessés. Nourriture : — antilopes
(impalas, springboks), — phacochères juvéniles, — gnous juvéniles,
— lièvres, — oiseaux. Chasse endurance, vitesse
55–60 km/h, taux de réussite 70–80 %, le plus élevé des
carnivores africains. Reproduction : une seule femelle dominante se
reproduit. Gestation 70 jours, 6 à 12 petits, parfois 18.
Toute la meute nourrit les jeunes.
Le lycaon est unique parmi les canidés : — pas de
griffes rétractiles, — seulement 4 doigts aux pattes (pas 5 comme
les autres canidés), — communication vocale riche (gazouillis, cris,
sifflements), — cohésion sociale extrême, — chasse collective
d’une efficacité inégalée. C’est le canidé le plus coopératif et l’un
des prédateurs les plus efficaces du monde.
Les adultes sont rarement tués, mais peuvent être
victimes de : — lions (principal ennemi, tuent les lycaons pour
éliminer la concurrence), — hyènes tachetées, — léopards
(surtout sur les jeunes). Les jeunes sont vulnérables aux rapaces,
hyènes, léopards. La plus grande menace reste humaine :
routes, tirs, pièges, maladies transmises par les chiens.
Statut UICN : EN — Endangered (en danger).
Effectifs mondiaux : 6 000 lycaons, dont 1 400 à 1 800 adultes
reproducteurs. Déclin continu : perte d’habitat, fragmentation, conflits
avec l’élevage, maladies (rage, distemper). Les populations les plus stables
se trouvent en Botswana, Namibie, Tanzanie. Les meutes
ont besoin de territoires immenses (jusqu’à 1 500 km²), ce qui
rend la conservation difficile. |
Nyctereutes
(1 espèce)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Prédateurs
5. Statut actuel et effectif du chien viverrin
|
Nyctereutes procyonoides — Chien viverrin
 |
Le chien viverrin
est originaire d’Asie orientale : Chine, Corée,
Japon, Russie orientale, Mongolie. Introduit ensuite en
Europe (URSS, années 1920–1950) pour la fourrure, il s’est répandu dans
: Finlande, Estonie, Lettonie, Lituanie,
Pologne, Allemagne, Autriche, France, Italie,
Balkans. Il occupe les forêts mixtes, zones humides,
marais, bordures forestières, campagnes, et même les
zones périurbaines.
Canidé petit et trapu, à allure de raton laveur
: — longueur : 50 à 70 cm, — queue : 15 à 25 cm, — hauteur au
garrot : 20 à 30 cm, — poids : 4 à 10 kg, parfois 12 kg.
Pelage dense, masque facial sombre, silhouette ronde.
Espèce omnivore, crépusculaire et
nocturne, vivant en couples ou petits groupes. Nourriture
: — fruits, — baies, — insectes, — amphibiens, —
petits rongeurs, — œufs, — charognes. Reproduction :
gestation 60 jours, 6 à 9 petits, parfois 12. Les deux
parents participent à l’élevage. Particularité rare chez les canidés : il
hiberne partiellement dans les régions froides.
Le chien viverrin est unique parmi les canidés : —
hibernation ou semi‑hibernation, — masque facial rappelant le
raton laveur, — pattes courtes, — excellent nageur, —
omnivore extrême, — expansion rapide en Europe. C’est l’un des
canidés les plus adaptables du monde.
Les adultes peuvent être tués par : — lynx, —
loups, — chiens domestiques, — aigles (sur les jeunes).
Les menaces principales en Europe : routes, pièges,
maladies (rage, gale, distemper).
Statut UICN global : LC — Least Concern
(préoccupation mineure). En Asie : populations stables et
abondantes. En Europe : espèce invasive, en expansion, avec
plusieurs millions d’individus dans l’ensemble de son aire introduite.
En France : présent surtout dans l’Est (Alsace, Lorraine,
Bourgogne‑Franche‑Comté), effectifs croissants. |
Otocyon
(1 espèce)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Prédateurs
5. Statut actuel et effectif du renard à oreilles de
chauve-souris
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Otocyon megalotis — Renard à oreilles de chauve-souris
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Le renard à oreilles de chauve‑souris vit en
Afrique australe et orientale : Namibie, Botswana,
Afrique du Sud, Zimbabwe, Zambie, Tanzanie,
Kenya, Éthiopie. Il occupe les savannes sèches,
prairies ouvertes, bushlands, zones semi‑arides, souvent
proches des termites dont il dépend. Il évite les forêts denses et
les zones trop humides.
Canidé petit, gracile, aux oreilles énormes : —
longueur : 45 à 65 cm, — queue : 20 à 30 cm, — hauteur au
garrot : 30 à 40 cm, — poids : 3 à 5 kg, rarement 6 kg.
Pelage gris‑brun, masque sombre, oreilles 12 à 13 cm de haut.
Espèce nocturne ou crépusculaire, vivant
en couples ou petits groupes familiaux. Terriers complexes,
souvent réutilisés. Nourriture : — termites (80–90 % du régime), —
insectes divers, — araignées, — petits rongeurs, —
fruits. Il peut consommer plus de 1,2 million de termites par an.
Reproduction : gestation 60 jours, 2 à 6 petits. Les deux
parents participent à l’élevage. Les jeunes restent plusieurs mois dans le
terrier.
Le renard à oreilles de chauve‑souris est unique parmi
les canidés : — oreilles géantes pour détecter les termites sous
terre, — dentition spécialisée (plus de molaires que les autres
canidés), — régime insectivore dominant, — communication vocale
riche, — course zigzag rapide pour capturer les insectes. C’est
le canidé le plus insectivore du monde.
Les adultes peuvent être tués par : — lions, —
hyènes tachetées, — léopards, — caracals, — aigles
(sur les jeunes). Menaces principales : maladies (rage, distemper),
routes, perte d’habitat.
Statut UICN : LC — Least Concern (préoccupation
mineure). Effectifs : stables, plusieurs centaines de milliers
d’individus dans l’ensemble de l’Afrique australe et orientale. Espèce
non menacée, mais localement en déclin dans les zones agricoles
intensives et les régions où les termites diminuent. |
Speothos
(1 espèce)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Prédateurs
5. Statut actuel et effectif du chien des buissons
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Speothos venaticus — Chien des buissons
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Le chien des buissons
est un canidé strictement amazonien. Aire : Brésil, Pérou,
Bolivie, Colombie, Équateur, Venezuela,
Guyana, Suriname, Guyane française. Il vit dans les
forêts tropicales humides, forêts inondées, terra firme,
marécages, zones de rivières, toujours à couvert dense.
C’est l’un des canidés les plus forestiers du monde, rarement observé
en milieu ouvert.
Canidé petit et trapu : — longueur : 57 à 75
cm, — hauteur au garrot : 25 à 30 cm, — queue : 14 à 18 cm,
— poids : 5 à 8 kg, parfois 9 kg. Oreilles minuscules,
museau arrondi, pattes courtes, silhouette compacte pour
progresser dans les fourrés.
Espèce solitaire, en couple, ou en
petits groupes. Très discrète, active à l’aube et au
crépuscule. Nourriture : — petits rongeurs, — oiseaux
terrestres, — amphibiens, — reptiles, — invertébrés,
— fruits. Excellent nageur, il chasse souvent près des zones
inondées. Reproduction : gestation 60 jours, 1 à 3 petits. Les
jeunes restent plusieurs mois avec la mère. Biologie encore mal connue
à cause de sa furtivité.
Canidé unique : — oreilles très courtes
(adaptation au milieu dense), — pattes légèrement palmées pour la
nage, — odeur musquée forte, — comportement extrêmement furtif,
— morphologie rappelant un mustélidé. C’est le seul canidé
strictement forestier d’Amazonie.
Adultes rarement prédatés, mais possibles : — jaguar,
— puma, — ocelot, — harpie féroce (rare). Jeunes
vulnérables aux serpents et carnivores forestiers. Menace principale :
humain (déforestation, fragmentation, routes, chiens domestiques).
Statut UICN : NT — Near Threatened (quasi
menacé). Effectifs : faibles, très dispersés, difficiles à
estimer. Probablement quelques milliers d’individus. Déclin lié à : —
déforestation amazonienne, — fragmentation des habitats, —
maladies transmises par les chiens. Espèce rare, rarement
observée même par les biologistes. |
Urocyon
(2 espèces)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Prédateurs
5. Statut actuel et effectif du genre Urocyon
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Urocyon cinereoargenteus — Renard gris d’Amérique
Urocyon littoralis — Renard gris insulaire
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Le genre Urocyon
comprend deux espèces : — Urocyon cinereoargenteus (renard gris), —
Urocyon littoralis (renard insulaire des Channel Islands).
Répartition : — Amérique du Nord : États‑Unis, Mexique, sud du Canada
; — Amérique centrale : Guatemala, Honduras, Nicaragua, Costa Rica,
Panama ; — Îles Californiennes (Channel Islands) pour U.
littoralis. Habitats : forêts mixtes, maquis, zones
rocheuses, déserts, bushlands, zones agricoles,
milieux urbains. C’est l’un des canidés les plus adaptables du
continent américain.
Genre petit à moyen : — U. cinereoargenteus
: 3 à 5 kg, longueur 80 à 110 cm, queue 30 à 40 cm. —
U. littoralis : 1,5 à 3 kg, longueur 70 à 90 cm, queue
25 à 30 cm. Silhouette compacte, pelage gris‑roux, masque facial
sombre.
Mode de vie : solitaire, couple, ou
petits groupes familiaux. Très crépusculaire et nocturne.
Nourriture omnivore : — rongeurs, — lapins, — oiseaux,
— insectes, — fruits, — charognes. Particularité :
Urocyon est le seul canidé capable de grimper aux arbres, grâce à
des pattes avant très flexibles. Reproduction : gestation 53 à 60 jours,
3 à 5 petits, parfois 6. Les jeunes restent plusieurs mois
dans le terrier.
Le genre Urocyon est unique parmi les canidés :
— aptitude à grimper (arbres, troncs, rochers), — morphologie
primitive, proche des premiers canidés, — adaptation extrême aux
milieux variés, — taille réduite sur les îles (nanisme insulaire chez
U. littoralis), — forte fidélité territoriale. C’est l’un des
genres les plus anciens et basaux des canidés modernes.
Selon les régions : — pumas, — lynx roux,
— coyotes, — aigles royaux, — chiens domestiques. Sur
les îles californiennes : prédation historique par les aigles royaux,
qui a failli exterminer U. littoralis.
Statut global du genre : non menacé, mais
contrasté selon les espèces : — U. cinereoargenteus : LC — Least
Concern, plusieurs millions d’individus, très commun en Amérique
du Nord. — U. littoralis : EN — Endangered, effectifs ~12
000 individus répartis sur 6 sous‑espèces insulaires. Certaines
sous‑espèces insulaires ont frôlé l’extinction dans les années 1990 (moins
de 100 individus), mais les programmes de conservation ont permis un
retour spectaculaire. |
Vulpes
(12 espèces)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Prédateurs
5. Statut actuel et effectif du genre Vulpes
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Vulpes vulpes — Renard roux
Vulpes lagopus — Renard polaire (ou
renard arctique)
Vulpes zerda — Fennec
Vulpes corsac — Renard corsac
Vulpes rueppellii — Renard de Rüppell
Vulpes chama — Renard
du Cap
Vulpes bengalensis — Renard du
Bengale
Vulpes pallida —
Renard pâle
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Le genre Vulpes
est le plus largement répandu des renards. Présent dans : — Europe,
Asie, Afrique, Amérique du Nord, Moyen‑Orient,
Arctique, Himalaya, déserts chauds, steppes,
forêts, zones urbaines. Espèces principales : V. vulpes
(renard roux), V. lagopus (renard polaire), V. zerda (fennec),
V. corsac, V. chama, V. pallida, V. bengalensis,
V. ferrilata, V. velox, V. macrotis. C’est le genre de
canidés le plus cosmopolite après le chien.
Très variable selon les espèces : — Renard roux (V.
vulpes)** : 5 à 9 kg, longueur 90 à 110 cm. — Renard
polaire (V. lagopus)** : 3 à 5 kg, longueur 75 à 100 cm. —
Fennec (V. zerda)** : 0,8 à 1,6 kg, longueur 35 à 40 cm.
— Corsac (V. corsac)** : 2 à 4 kg. — Renard du Cap (V.
chama)** : 2 à 3,5 kg. — Renard véloce (V. velox)** : 2 à 3
kg. Silhouette typique : museau fin, queue longue, oreilles variables
selon le climat.
Mode de vie : solitaires, couples, ou
petits groupes familiaux. Activité nocturne ou crépusculaire.
Nourriture omnivore : — rongeurs, — lapins, — oiseaux,
— insectes, — fruits, — charognes, — déchets humains
(espèces urbaines). Reproduction : gestation 50 à 53 jours, 3 à 6
petits, parfois 10 chez le renard roux. Les jeunes restent
plusieurs mois dans le terrier.
Le genre Vulpes est unique par : — adaptation
extrême aux milieux variés (déserts, toundra, villes), — diversité
morphologique (fennec minuscule, renard polaire massif), — oreilles
hypertrophiées chez les espèces désertiques, — pelage saisonnier
très marqué chez V. lagopus, — capacité à vivre en milieu urbain
(renard roux). C’est le genre de renards le plus polyvalent et
réussi évolutivement.
Selon les régions : — loups, — coyotes, —
lynx, — pumas, — aigles, — caracals, — hyènes
(rare). Menace principale : humains (routes, chasse, piégeage,
maladies).
Le genre Vulpes est globalement non menacé,
mais les espèces ont des statuts variés : — V. vulpes (renard roux) :
LC, plusieurs dizaines de millions d’individus, espèce très
commune. — V. lagopus (renard polaire) : LC, mais populations
fluctuantes, ~100 000 à 200 000 individus. — V. zerda
(fennec) : LC, effectifs inconnus mais stables. — V. corsac
: LC, populations importantes en Asie centrale. — V. velox
: LC, mais localement en déclin. — V. macrotis : EN
pour certaines sous‑espèces (notamment V. m. mutica en Californie).
Globalement, le genre Vulpes compte plusieurs dizaines de millions
d’individus, dominé par le renard roux. |
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