Hystricomorphes

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Classification (env 80 gen, env 310 esp)
Métazoaires-Triploblastiques-Cordés-Deutérostomiens-Vertébrés-Gnathostomes-Tétrapodes-Mammifères-Thériens-Euthériens-Rongeurs-Hysticomorphes
(Chinchillas, rats-taupes africains, hutias, cochons-d'Inde, tuco-tucos, agoutis, paca, porcs-épics, ragondins et assimilés)

 

 

Famille

Espèces representatives

Description

Abrocomidés
(2 gen, 10 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Prédateurs
6. Variété des espèces chez les Abrocomidés

 

Abrocoma bennettiiRat-chinchilla de Bennett
Abrocoma cinereaRat-chinchilla gris
Abrocoma uspallataRat-chinchilla d’Uspallata
Abrocoma boliviensisRat-chinchilla de Bolivie

                        

 

 

Les Abrocomidés, ou rats chinchillas, sont endémiques de l’Amérique du Sud, présents dans les Andes depuis le sud du Pérou jusqu’au nord du Chili, ainsi qu’en Bolivie et dans le nord‑ouest de l’Argentine ; ils vivent dans des zones rocheuses, des fourrés, des crevasses, et des terrains andins pouvant atteindre 5 000 m d’altitude .

Les Abrocomidés mesurent 15 à 25 cm de longueur corporelle, avec une queue de 6 à 18 cm, et pèsent 200 à 300 g selon les données d’Encyclopedia.com ; leur corps est ratiforme, avec une tête allongée, de grandes oreilles rondes, et un pelage dense et doux rappelant celui des chinchillas.

Les Abrocomidés sont herbivores, se nourrissant de plantes, graines, fruits et noix, principalement la nuit selon Encyclopedia.com ; ils vivent dans des colonies pouvant compter jusqu’à six individus, installées dans des tunnels ou crevasses rocheuses ; la reproduction est peu connue, mais les accouplements ont lieu en janvier–février, avec une gestation de 115 à 118 jours et des portées de 1 à 2 petits .

Les Abrocomidés possèdent des poils raides dépassant les griffes des doigts postérieurs, servant probablement de peigne pour l’entretien du pelage, un caractère partagé avec les Chinchillidae et Octodontidae ; leur crâne présente un rostre long, des bulles auditives élargies, et des incisives hypsodontes ; ils sont hystricomorphes et hystricognathes, mais avec une hystricognathie peu développée ; leur fourrure épaisse et douce est parfois vendue localement, bien qu’elle soit moins prisée que celle des chinchillas véritables .

Les sources ne listent pas explicitement les prédateurs des Abrocomidés ; par inférence écologique (non sourcée), leurs prédateurs probables incluent les rapaces andins, les carnivores de petite taille (zorros, mustélidés) et les serpents, mais aucune donnée directe n’est fournie dans les sources trouvées.

La famille comprend 2 genres et 6 espèces, dont 1 probablement éteinte, selon Encyclopedia.com : – Abrocoma : 3 espèces bien établies (A. cinerea, A. bennettii, A. boliviensis) ; A. vaccarum est discutée et peu documentée – Cuscomys : 2 espèces (C. ashaninka, C. oblativa), cette dernière étant probablement éteinte et connue seulement par des restes archéologiques

Les Abrocomidés sont donc un groupe peu diversifié, mal connu, mais présentant une histoire évolutive ancienne remontant au Miocène inférieur en Argentine .

Bathyergidés
(6 gen, env 20 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Prédateurs
6. Variété des espèces chez les Bathyergidés


 

Bathyergus suillusrat‑taupe du Cap
Bathyergus janetta
rat‑taupe de Namaqua
Cryptomys hottentotus
rat‑taupe hottentot
Cryptomys damarensis
rat‑taupe du Damaraland
Fukomys anselli
rat‑taupe d’Ansell
 Fukomys mechowiirat‑taupe de Mechow
Fukomys whytei
rat‑taupe de Whyte
Fukomys bocagei
rat‑taupe de Bocage

                        

 

 

Les Bathyergidés, ou rats‑taupes africains, sont strictement endémiques de l’Afrique subsaharienne, présents dans des régions arides, savanes, prairies et boisements ouverts selon Encyclopedia.com ; ADW confirme qu’ils sont répartis dans toute l’Afrique au sud du Sahara .

Les Bathyergidés mesurent 83 à 281 mm de longueur tête‑corps et pèsent 34 à 896 g, selon Encyclopedia.com ; ADW indique une fourchette similaire, de 80 à 600 g selon les espèces ; ils possèdent un corps cylindrique, des yeux et oreilles très réduits, une queue courte, et de grandes incisives blanches utilisées pour creuser.

Les Bathyergidés sont fouisseurs stricts, vivant dans des réseaux de galeries complexes comprenant zones de nidification, toilettes et chambres de stockage, selon Encyclopedia.com ; ils se nourrissent principalement de bulbes, tubercules, cormes et racines, qu’ils consomment sur place ou stockent dans des chambres souterraines ; la reproduction consiste en rencontres brèves entre mâles et femelles, avec des portées de 1 à 6 petits selon les espèces ; la famille présente une diversité sociale exceptionnelle : la plupart des genres sont solitaires, mais Cryptomys et Heterocephalus sont hautement sociaux, vivant en colonies avec une reine reproductrice et des ouvriers, un cas unique chez les mammifères fouisseurs

Les Bathyergidés possèdent des incisives proéminentes situées en dehors des lèvres, permettant de creuser sans avaler de terre, leurs lèvres se fermant derrière les incisives ; ils présentent une peau très lâche, facilitant les mouvements dans les tunnels étroits, et une vision extrêmement réduite, les yeux servant surtout à détecter les courants d’air dans les galeries selon ADW ; leur crâne robuste, leurs masséters hypertrophiés et leurs dents hypsodontes sont des adaptations extrêmes au fouissage ; la famille est également remarquable pour avoir développé deux fois une organisation eusociale, chez Cryptomys et Heterocephalus, selon Encyclopedia.com .

Les sources trouvées ne listent pas explicitement les prédateurs des Bathyergidés ; par inférence écologique (non sourcée), leurs prédateurs probables incluent les serpents fouisseurs, les petits carnivores africains (mangoustes, zorilles) et certains rapaces, mais aucune donnée directe n’est fournie dans les sources consultées.

La famille comprend 5 genres et au moins 14 espèces, selon Encyclopedia.com ; ADW mentionne 12 espèces dans 5 genres, reflétant une taxonomie encore en révision ; les deux sous‑familles sont : – Bathyerginae : un seul genre, Bathyergus, comprenant 2 espèces, caractérisées par des incisives supérieures rainurées et des pattes antérieures très développées pour creuser ; – Georychinae : 4 genres (Georychus, Heliophobius, Cryptomys, Heterocephalus), tous à incisives non rainurées ; la plupart sont monospécifiques, sauf Cryptomys, dont la diversité réelle est probablement sous‑estimée et pourrait mener à la création de nouveaux genres selon les analyses génétiques .

Capromyidés
(8 gen, env 23 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Prédateurs
6. Variété des espèces chez les Capromyidés

 

Capromys pilorideshutia de Cuba
Capromys garridoi
hutia de Garrido
Geocapromys browniihutia de Jamaïque
 Geocapromys ingrahamihutia des Bahamas
Mesocapromys nanus
petit hutia
Mesocapromys sanfelipensis
hutia de San Felipe Mesocapromys auritushutia à grandes oreilles
Plagiodontia aedium
hutia d’Hispaniola

Les Capromyidés, appelés hutias, sont endémiques des Caraïbes, présents dans les îles des Antilles (Cuba, Hispaniola, Jamaïque, Bahamas, îles Caïmans) selon Wikipédia ; ADW confirme qu’ils sont répartis dans les îles des Antilles occidentales, avec une diversité maximale à Cuba ; les populations actuelles sont souvent fragmentées, certaines espèces n’étant plus présentes que dans des zones montagneuses, ravins isolés, forêts marécageuses ou cays côtiers selon Britannica .

Les hutias présentent une grande variabilité : la longueur corporelle varie de 22 à 60 cm, la queue de 15 à 30 cm, et le poids de 4,3 à 8,5 kg selon Wikipédia ; ADW indique une fourchette allant de rat‑like à 7 kg pour les plus grandes espèces ; Britannica précise que les plus petits hutias mesurent 20 à 30 cm et les plus grands 32 à 60 cm pour un poids pouvant atteindre 8,5 kg

Les hutias sont fouisseurs ou arboricoles, selon les espèces, et vivent dans des forêts tropicales, mangroves, zones rocheuses ou marécages selon Wikipédia ; ils sont diurnes ou nocturnes, la plupart étant nocturnes, mais certaines espèces comme le hutia de Cuba sont actives le jour ; leur régime est omnivore à dominante végétale, composé de feuilles, écorces, fruits, racines, mais certaines espèces consomment aussi invertébrés et lézards selon ADW et Britannica Britannica; la reproduction a lieu toute l’année, avec une gestation de 110 à 140 jours et des portées de 1 à 6 petits, généralement 2, selon Wikipédia .

Les hutias possèdent une tête massive, des pattes robustes, une queue variable (courte, longue ou préhensile selon les espèces), et un pelage épais de couleur très variable selon Wikipédia ; certaines espèces sont excellentes grimpeuses, notamment celles à queue préhensile comme Mysateles prehensilis selon Britannica ; leur dentition hypsodonte et leur crâne fortement renforcé rappellent ceux des nutria, selon ADW ; ils ne creusent généralement pas de terriers, préférant les arbres creux, crevasses rocheuses ou cavités calcaires pour se réfugier .

Les hutias sont la proie de rapaces, serpents, mangoustes, chiens, et chats introduits, selon les descriptions écologiques de Britannica, qui souligne que la prédation par les animaux introduits a contribué à l’extinction de plusieurs espèces .

Selon ADW, la famille comprend environ 20 espèces décrites, réparties dans 8 genres, dont la moitié sont probablement éteintes ; Wikipédia liste plusieurs sous‑familles, dont certaines entièrement éteintes, et indique que les hutias actuels appartiennent principalement à la sous‑famille Capromyinae ; Britannica mentionne 26 espèces vivantes ou récemment éteintes, confirmant une diversité importante mais fortement réduite par les activités humaines

Caviidés
(6 gen, 21 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Prédateurs
6. Variété des espèces chez les Caviidés

 

Cavia porcelluscochon d’Inde domestique
Cavia aperea
cavie sauvage
Cavia tschudiicavie de Tschudi
Cavia fulgida
cavie brillante
Dolichotis patagonummara de Patagonie
 Dolichotis salinicolamara des salines
Galea musteloidesgalea commun
 Galea spixiigalea de Spix

Capybara (Hydrochoerus hydrochaeris). ou cabiaï

 

Les Caviidés sont strictement sud‑américains, présents dans la quasi‑totalité du continent, depuis le Venezuela jusqu’à la Patagonie, selon ADW ; ils occupent des zones ouvertes : savannes humides, forêts épineuses, steppes sèches, zones rocheuses, prairies d’altitude, et sont absents des forêts denses amazoniennes et du Chili ; les capybaras sont associés aux zones humides, tandis que les maras vivent dans les steppes arides d’Argentine.

Les Caviidés présentent une variation extrême : les plus petits cavies mesurent 22 cm pour 300 g, tandis que le capybara atteint 106 à 134 cm et 35 à 66 kg, ce qui en fait le plus grand rongeur vivant ; les maras (Dolichotis) peuvent peser jusqu’à 16 kg selon ADW ; la famille inclut donc des formes petites, moyennes et géantes.

Les Caviidés sont herbivores, consommant graminées, feuilles, écorces et plantes dures, selon Wikipédia ; ils sont diurnes ou crépusculaires, ne hibernent pas, et utilisent des terriers ou des abris rocheux selon ADW ; la reproduction varie selon les espèces : la gestation dure 50 à 90 jours chez la plupart des cavies, mais 150 jours chez le capybara, avec 2 à 3 jeunes (parfois plus) déjà velus et actifs à la naissance ; les systèmes sociaux sont très divers : promiscuité, harems, monogamie chez les maras, et groupes structurés chez les capybaras.

Les Caviidés ont un corps massif, une tête large, une queue vestigiale, et une dentition hypsodonte à croissance continue, adaptée aux végétaux abrasifs selon ADW ; les maras ont une morphologie rappelant les lièvres, avec longues pattes fines et grandes oreilles, alors que les cavies sont trapus ; les capybaras sont semi‑aquatiques, dotés de pieds partiellement palmés ; la famille montre une réversion partielle vers une mâchoire proche des sciuridés malgré son appartenance aux hystricognathes, un trait unique parmi les rongeurs sud‑américains

Les prédateurs incluent les félins sud‑américains (puma, jaguar), les rapaces, les canidés (renards sud‑américains), et les serpents ; les jeunes sont particulièrement vulnérables ; les capybaras sont aussi chassés par les caïmans et les anacondas (inféré de leur écologie, non explicitement listé dans les sources).

La famille comprend 19 espèces réparties en 7 genres et 3 sous‑familles : – Caviinae : Cavia (≥6 espèces), Galea (4 espèces), Microcavia (3 espèces) – Dolichotinae : Dolichotis (2 espèces) – Hydrochoerinae : Hydrochoerus (2 espèces), Kerodon (2 espèces)

Chinchillidés
(7 esp,  3 gen)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Prédateurs
6. Variété des espèces chez les Chinchillidés

 

Chinchilla lanigera – Chinchilla à longue queue
Chinchilla chinchilla – Chinchilla à queue courte
Lagidium viscacia – Viscache de montagne
Lagidium peruanum – Viscache péruvien

Les Chinchillidés sont endémiques d’Amérique du Sud, répartis dans le cône sud : Pérou, Bolivie, Chili, Argentine, et jusqu’aux contreforts andins de Patagonie pour les viscaches de montagne et de plaine ; les chinchillas vivent dans des régions montagneuses et rocheuses du Chili et du Pérou, tandis que la viscacha des plaines occupe les plaines argentines du Gran Chaco à la Patagonie .

Les Chinchillidés sont des rongeurs moyens à grands : la longueur tête‑corps varie de 30 à 60 cm, la queue de 7 à 26 cm, et le poids de 0,5 à 9 kg selon les espèces ; les chinchillas mesurent environ 25 cm pour 400 g (mâle) à 500–800 g (femelle) selon Universalis ; la viscacha des plaines est la plus grande, atteignant 9 kg .

Les Chinchillidés sont herbivores, consommant feuilles, graminées, écorces, fruits et végétation dure ; ils vivent en colonies pouvant compter plusieurs centaines d’individus chez les viscaches de plaine, tandis que les chinchillas et viscaches de montagne vivent dans des zones rocheuses et utilisent les crevasses comme abris ; la reproduction varie selon les espèces : les chinchillas ont 2 portées par an, de 2 à 6 petits, après 3 mois de gestation ; les viscaches ont des portées plus petites (souvent 1 petit) mais des jeunes très développés à la naissance.

Les Chinchillidés possèdent une fourrure extrêmement dense et douce, l’une des plus fines du règne animal, avec jusqu’à 50–80 poils par follicule, ce qui explique leur exploitation historique ; ils ont des pattes postérieures puissantes, adaptées au saut chez les chinchillas et viscaches de montagne, tandis que la viscacha des plaines est davantage fouisseuse ; leurs incisives à croissance continue et leur dentition hypsodonte sont adaptées aux végétaux abrasifs ; leurs grandes bulles auditives sont particulièrement développées chez les chinchillas .

Les sources ne listent pas explicitement tous les prédateurs, mais les viscaches et chinchillas sont connus pour être la proie de rapaces, félins sud‑américains, canidés et mustélidés (inféré de leur écologie et de leur habitat rocheux ou de plaine) ; les viscaches de plaine sont particulièrement vulnérables car elles vivent en colonies ouvertes et sont chassées par divers carnivores (inférence écologique cohérente avec les sources, mais non explicitement citée).

La famille comprend 3 genres vivants et 6 espèces actuelles, selon Encyclopedia.com : – Chinchilla : 2 espèces (C. chinchilla, C. lanigera) – Lagidium : 3 espèces de viscaches de montagne – Lagostomus : 1 espèce, la viscacha des plaines (L. maximus).
Les genres fossiles incluent
†Eoviscaccia, †Incamys, †Pliolagostomus, †Prolagostomus, témoignant d’une lignée remontant à l’Oligocène .

Ctenomyidés
(env 67 esp, 1 gen)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Prédateurs
6. Variété des espèces chez les Ctenomyidés

 

Ctenomys talarumtuco‑tuco de Talas
Ctenomys torquatus
tuco‑tuco à collier
Ctenomys sociabilis
tuco‑tuco sociable
Ctenomys haigi
tuco‑tuco de Haig
Ctenomys mendocinus
tuco‑tuco de Mendoza
Ctenomys magellanicus
tuco‑tuco de Magellan Ctenomys minutustuco‑tuco nain
Ctenomys pearsoni
tuco‑tuco de Pearson

Les Ctenomyidés sont strictement sud‑américains, présents du sud du Pérou et du centre du Brésil jusqu’à la Tierra del Fuego, incluant la Bolivie, le Chili, le Paraguay, l’Uruguay et l’Argentine ; ils occupent une grande variété de milieux : prairies, steppes, dunes côtières, forêts claires, zones semi‑arides, et même les pentes andines jusqu’à 4 000 m d’altitude .

Les tuco‑tucos mesurent 15 à 25 cm de longueur corporelle et pèsent de 100 g (espèces petites comme C. pundti) à plus de 1 000 g (comme C. conoveri) selon Wikipédia ; Encyclopedia.com donne une fourchette de 22 à 43 cm pour 100 à 1 100 g

Les Ctenomyidés sont fouisseurs stricts, passant jusqu’à 90 % de leur vie sous terre dans des galeries complexes qu’ils creusent avec leurs incisives et leurs membres antérieurs puissants ; ils sont herbivores, consommant racines, tiges, graines et parties souterraines des plantes, qu’ils stockent dans des chambres dédiées ; leur activité est surtout matinale et crépusculaire, parfois nocturne ; la reproduction est annuelle, avec des portées de 1 à 7 petits après 102 à 120 jours de gestation selon Britannica .

Les tuco‑tucos possèdent un corps cylindrique, une peau lâche, des yeux et oreilles réduits, et des incisives proéminentes souvent orangées, adaptées au creusement ; leurs pattes antérieures portent des griffes puissantes avec des poils en peigne supra‑unguéaux caractéristiques ; ils produisent un son “tuc‑tuc” qui a donné leur nom vernaculaire ; leur mode de vie fouisseur entraîne une spéciation rapide, chaque population étant souvent isolée, ce qui explique leur diversité exceptionnelle .

Les sources ne listent pas explicitement les prédateurs, mais les tuco‑tucos sont connus pour être vulnérables aux rapaces, serpents, canidés sud‑américains et petits félins, ce qui est cohérent avec leur écologie fouisseuse (inférence basée sur les habitats décrits dans les sources).

La famille ne comprend qu’un seul genre vivant, Ctenomys, mais celui‑ci est l’un des genres de rongeurs les plus riches en espèces au monde : – Wikipédia indique ≈ 60 espèces – Encyclopedia.com recense 58 espèces et 8 genres fossiles – Britannica mentionne 39 à 56 espèces selon les autorités taxonomiques
Cette diversité est liée à leur
mode de vie sédentaire, à leurs populations isolées, et à une évolution rapide depuis le Pléistocène

Cuniculidés
(2 esp, 1 gen)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Prédateurs
6. Statut et effectif du Paca

 

Cuniculus paca – Paca
 

Les Cuniculidés sont représentés aujourd’hui par une seule espèce vivante, le paca (ou pacarana selon certaines classifications anciennes), présent dans les forêts tropicales humides de l’ouest de l’Amazonie, depuis le nord‑ouest du Venezuela et la Colombie jusqu’à la Bolivie occidentale, incluant les pentes andines et les vallées forestières selon Britannica et ADW .

Le paca mesure 70 à 80 cm de longueur tête‑corps, avec une queue courte d’environ 20 cm, et pèse 10 à 15 kg, ce qui en fait l’un des plus grands rongeurs sud‑américains après le capybara et le castor selon Diconimoz et Britannica .

Le paca est nocturne, terrestre, mais capable de grimper ; il vit dans des terrains rocheux, des pentes forestières et des zones humides où il creuse des tunnels sous les rochers selon Britannica ; il est herbivore, consommant feuilles, tiges, fruits et autres végétaux selon Diconimoz ; la reproduction est peu connue, mais les données de captivité indiquent une gestation de 223 à 283 jours et des portées de 1 à 2 petits, parfois jusqu’à 4, selon ADW .

Le paca possède un corps massif, une tête large, des griffes puissantes, et une fourrure sombre marquée de bandes et de taches blanches caractéristiques selon Britannica ; il est décrit comme lent, mais excellent grimpeur, et peut adopter une posture bipède lors des interactions sociales selon ADW ; il communique par coups de pattes, claquements de dents, gémissements et sifflements.

Les prédateurs du paca incluent les jaguars et les ocelots, selon Diconimoz ; d’autres carnivores sud‑américains (puma, renards, rapaces) sont également probables par inférence écologique, mais non explicitement cités dans les sources.

Le paca est classé LC – Préoccupation mineure par l’UICN, ce qui signifie qu’il n’est pas globalement menacé à l’échelle mondiale ; son aire de répartition est large, couvrant une grande partie de l’Amérique centrale et du nord de l’Amérique du Sud, et ses populations sont considérées comme stables dans la majorité des régions ; cependant, dans certaines zones d’Amérique du Sud, notamment en Amazonie occidentale, au Venezuela, en Colombie et dans certaines régions du Brésil, les populations sont localement en déclin en raison de la chasse intensive, de la déforestation, de la fragmentation des habitats et de la pression cynégétique liée à sa viande très prisée ; l’espèce reste néanmoins commune dans les zones protégées et les forêts primaires, où elle peut atteindre des densités relativement élevées ; aucun effectif global précis n’est disponible, car les populations sont difficiles à recenser en raison de leur activité nocturne, de leur mode de vie discret et de la densité variable selon les habitats ; les estimations locales indiquent des densités allant de 1 à 10 individus par km² selon la qualité de l’habitat, avec des pics plus élevés dans les zones forestières peu perturbées ; dans plusieurs pays, le paca bénéficie de réglementations de chasse, parfois saisonnières, et est protégé dans de nombreuses aires naturelles ; malgré son statut globalement favorable, l’espèce est considérée comme vulnérable localement dans les régions où la chasse commerciale est intense.

Dasyproctidés
(15 esp, 2 gen)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Prédateurs
6. Variété des espèces chez les Dasyproctidés

 

Dasyprocta punctata – Agouti ponctué
Dasyprocta leporina – Agouti rouge
Dasyprocta azarae – Agouti d’Azara
Dasyprocta prymnolopha – Agouti à dos noir

 

Dinomyidés
(1 esp, 1 gen)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Prédateurs
5. Statut et effectif du Pacarana

 

Pacarana (Dinomys branickii)

 

Echimyidés
(90 esp, 21 gen)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Prédateurs
6. Variété des espèces chez les Echimyidés

 

Echimys chrysurusrat‑hérisson à queue dorée
Echimys saturnus
rat‑hérisson saturne
Proechimys semispinosus
toromphile semi‑épineux Proechimys guyannensistoromphile de Guyane
Myocastor coypusragondin
Thrichomys apereoidespunaré commun
Dactylomys dactylinus
rat bambou amazonien
Makalata didelphoides
rat épineux de Makalata

 

 

Erethizonthidés
(18 esp, 3 gen)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Prédateurs
6. Variété des espèces chez les Erethizonthidés

 

Erethizon dorsatum – Porc-épic nord-américain
Coendou prehensilis – Porc-épic brésilien
Coendou mexicanus – Porc-épic mexicain
Sphiggurus insidiosus – Porc-épic de Bahia

 

Hystricidés
(11 esp, 3 gen)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Prédateurs
6. Variété des espèces chez les Hystricidés

 

 

. Hystrix cristata – Porc-épic à crête
Hystrix indica – Porc-épic indien
Hystrix africaeaustralis – Porc-épic du Cap
Atherurus macrourus – Porc-épic à queue longue

 

Myocastoridés
1 esp, (1 gen)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Prédateurs
6. Statut et effectif  du ragondin

 

Myocastor coypus Le ragondin (ou nutria)

 

Octodontidés
(13 esp, 8 gen)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Prédateurs
6. Variété des espèces chez les Octodontidés

 

Octodon degusLe Dègue du Chili
Octodon pacificusOctodon du Pacifique
Octodontomys gliroidesOctodon des Andes
Spalacopus cyanus Le Cururo

 

Petromuridés
1 esp, 1 gen)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Prédateurs
6. Statut et effectif  du rat des rochers

 

Petromus typicusLe rat des rochers

 

Thryonomyidés
(2 esp, 1 gen)


1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Prédateurs
6. Variété des espèces chez les Thryonomyidés

 

Thryonomys swinderianus Grand rat de canne
Thryonomys gregorianusPetit rat de canne

 

Hétérocéphalidés
(1 gen, 1 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Prédateurs
6. Variété des espèces chez les Hétérocéphalidés

 

Heterocephalus glaber Hétérocéphale glabre

 

Cténodactylidés
(4 gen, 5 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Prédateurs
6.  Variété des espèces chez les Cténodactylidés

 

Ctenodactylus gundi — Le gundi commun
Ctenodactylus vali — Le gundi de Val