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Classification (env
155 gen, env 660 esp)
Mammifères-Euthériens--Rongeurs-Myomorphes-Muridés
(Souris épineuses, rats des rochers, mulots, souris forestières,
rats-bandicoot...)
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Sous-famille |
Espèces representatives |
Description |
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Deomyinés
(4
genres, 36 espèces)
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Acomys
cahirinus
— rat
épineux du Caire
Acomys
russatus
— rat
épineux doré
Acomys dimidiatus
— rat
épineux oriental
Acomys ignitus
— rat
épineux flamboyant
Deomys ferrugineus
— rat
à queue de brosse ferrugineux
Lophuromys flavopunctatus
—
souris des broussailles à points jaunes
Lophuromys
sikapusi
—
souris des broussailles commune
Uranomys ruddi
—
souris épineuse de Rudd |
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Gerbillinés
(16
genres, 103 espèces) |
Gerbillus
gerbillus
—
petite gerbille
Gerbillus
campestris
—
gerbille des champs
Gerbillus nanus
—
gerbille naine
Gerbillus
pyramidum
—
gerbille des pyramides
Meriones unguiculatus
—
gerbille de Mongolie
Meriones crassus
—
gerbille à grosse queue
Tatera indica
—
tatera indienne
Taterillus gracilis
—
taterillus gracile |
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Leimacomyinés
(1
genre, 1 espèce)
1.
Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Prédateurs
5. Statut et effectif du
Rat à tête plate de Buettner |
Leimacomys
buettneri
— Rat à tête plate de Buettner

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Le
Leimacomys
buettneri
est un rongeur extrêmement rare, connu uniquement de
deux spécimens
collectés en 1890
près de
Yege,
dans la région de
Bismarckburg,
au
Togo.
C’est une espèce
endémique du
Togo,
et elle pourrait également être présente dans les
forêts
adjacentes du Ghana,
mais cela n’a jamais été confirmé.
Son aire de répartition connue est donc
extrêmement
restreinte,
limitée aux
forêts
tropicales humides du centre du Togo,
dans la zone biogéographique
afrotropicale.
Le
Rat à tête
plate de Buettner
est un petit muriné africain mesurant environ
10 Ã 12 cm
de longueur tête‑corps, avec une
queue courte
d’environ
5 Ã 7 cm.
Le poids estimé, basé sur les spécimens collectés au XIXᵉ
siècle, serait d’environ
20 Ã 30 g.
Il possède une
tête aplatie,
un
museau court,
des
yeux réduits,
et un pelage
brun sombre,
caractéristiques suggérant une vie fouisseuse ou
semi‑fouisseuse.
Aucun
comportement n’a été observé directement, car l’espèce n’a pas
été revue depuis sa découverte. Les connaissances reposent sur
inférences écologiques
basées sur sa morphologie et sur les habitats de la région. Le
rat à tête plate de Buettner serait probablement
insectivore,
se nourrissant de
coléoptères,
larves,
vers
et autres invertébrés du sol. Son crâne aplati et ses dents
spécialisées suggèrent une adaptation à la
fouille du sol
ou à la recherche de proies dans la litière forestière. La
reproduction est inconnue, mais, comme les autres murinés
africains, il aurait probablement
plusieurs
portées annuelles
de 2
à 4 petits
(inférence basée sur les Murinés tropicaux).
La
particularité majeure de
Leimacomys
buettneri
est son
statut
taxonomique unique
: il est le seul représentant de la sous‑famille
Leimacomyinae
au sein des Muridés. Cela en fait un
lignage
évolutif isolé,
potentiellement très ancien. L’espèce est également connue pour
être l’un des
mammifères les
plus mystérieux d’Afrique,
car elle n’a été observée qu’une seule fois, en
1890,
au Togo. Depuis, aucune autre observation confirmée n’a été
faite malgré plusieurs expéditions ciblées.
Aucun prédateur
spécifique n’est documenté, mais par inférence écologique, ce
petit rongeur serait probablement la proie de
serpents,
petits carnivores,
rapaces nocturnes,
et
mangoustes
vivant dans les forêts togolaises. Cette inférence repose sur
les réseaux trophiques typiques des petits murinés africains.
Le
statut de
conservation
de
Leimacomys buettneri
est actuellement
En danger
critique (CR)
selon l’UICN, avec la mention
Possiblement
éteint.
L’espèce n’a pas été revue depuis plus de
130 ans,
et son
effectif réel
est inconnu,
probablement extrêmement faible si elle survit encore. Les
menaces incluent la
déforestation,
la
fragmentation des forêts togolaises,
et la
perte d’habitat.
Malgré cela, l’UICN ne la classe pas comme éteinte, car
certaines zones de son habitat sont encore
peu explorées |
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Otomyinés
(3
genres, 23 espèces) |
Otomys
irroratus
— rat
à oreilles moucheté
Otomys angoniensis
— rat
à oreilles d’Angonie
Otomys sloggetti
— rat
à oreilles de Sloggett
Otomys tropicalis
— rat
à oreilles tropical
Otomys denti
— rat
à oreilles de Denti
Otomys typus
— rat
à oreilles typique
Otomys barbouri
— rat
à oreilles de Barbour
Otomys lacustris
— rat
à oreilles lacustre |
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Murinés
(env
130 gen, env 500 esp)
1. Présentation et Description
2. Distribution géographique
3. Classification des Murinés
au sein des Muridés
4. Familles principales des Murinés
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Les
Murinés
regroupent les
rats,
souris,
mulots,
mastomys,
arvicanthis
et de nombreux rongeurs de l’Ancien Monde. Ils se caractérisent
par un
corps élancé,
une
queue souvent longue,
des
incisives à croissance continue,
une
dentition adaptée au broyage,
et une grande capacité d’adaptation aux milieux variés. Leur
taille varie de
petites souris
de quelques grammes
à des
rats dépassant
500 g.
Leur pelage est généralement
gris,
brun,
noir,
parfois
roux
ou
bicolore.
Ils sont connus pour leur
plasticité
écologique,
leur
reproduction rapide,
et leur rôle majeur dans les écosystèmes comme dans les
environnements anthropisés.
Les Murinés
sont présents dans
toute l’Eurasie,
l’Afrique,
et de nombreuses
îles de
l’Océanie.
Plusieurs espèces ont été
introduites
dans le monde entier
par les activités humaines, notamment
Rattus rattus,
Rattus norvegicus
et
Mus musculus.
Ils occupent des milieux extrêmement variés :
forêts,
savannes,
déserts,
zones
agricoles,
villes,
montagnes,
et même des
îles isolées.
Leur distribution est aujourd’hui
quasi mondiale.
Les Murinés
appartiennent à la famille des
Muridés,
au sein de la super‑famille des
Muroidea,
elle‑même incluse dans l’infra‑ordre des
Myomorphes.
Dans la famille des Muridés, les Murinés constituent la
plus grande
sous‑famille,
regroupant plus de
600 espèces.
Ils se distinguent par leur
origine
afro‑asiatique,
leur
diversité morphologique,
et leur capacité à coloniser des milieux très différents. Ils
forment le cœur évolutif des Muridés, aux côtés des
Gerbillinae,
Deomyinae,
Otomyinae
et autres sous‑familles africaines ou asiatiques.
Les Murinés
sont divisés en plusieurs
tribus
regroupant les grands lignages de rats et souris de l’Ancien
Monde. La tribu des
Murini
comprend les souris du genre
Mus,
dont la souris domestique
Mus musculus.
Les
Rattini
regroupent les rats du genre
Rattus,
dont
Rattus rattus
et
Rattus norvegicus,
ainsi que des genres asiatiques comme
Bandicota
et
Nesokia.
Les
Arvicanthini
rassemblent les rongeurs africains tels que
Arvicanthis,
Mastomys
et
Lemniscomys.
Les
Millardini
regroupent des souris asiatiques comme
Millardia
et
Golunda.
Les
Apodemini
comprennent les mulots du genre
Apodemus,
très répandus en Europe et en Asie. Les
Malacomyini
regroupent des espèces africaines plus spécialisées. Cette
diversité fait des Murinés l’un des groupes de mammifères les
plus évolutivement prolifiques. |
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