Urodles

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Classification ().
Métazoaires-Triploblastiques-Cordés-Deutérostomiens-Vertébrés-Gnathostomes-Tétrapodes-Amphibiens-Urodèles (27 fiches)
(Salamandres, tritons, protées, amphiumes, sirènes...)
 

 

Famille

Espèces representatives Description
Ambystomatidés
(
2 gen, env
37 esp)

 

Ambystoma mexicanum Axolotl
Ambystoma tigrinum
Salamandre tigrée
Ambystoma mavortium
Salamandre tigrée des plaines
Ambystoma maculatum
Salamandre maculée

Ambystoma laterale
Salamandre à points bleus
Ambystoma jeffersonianum
Salamandre de Jefferson
Ambystoma opacum
Salamandre marbrée
 Ambystoma talpoideum Salamandre taupe

 
Amphiumidés
(1 gen,  3 esp)

 

Amphiuma means Amphiume à deux doigts
Amphiuma tridactylum
Amphiume à trois doigts
 Amphiuma pholeter Amphiume des marais

 
Cryptobranchidés
(
2 gen, 3 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité et dangerosité
5. Habitat
6. Diversité des espèces chez les
Cryptobranchidés



 

Andrias japonicus Salamandre géante du Japon
(moins de 120 cm, moins de20 kg)

Andrias davidianus
Salamandre géante de Chine
(moins de 140 cm, moins de 30 kg)
Cryptobranchus alleganiensis Salamandre géante d’Amérique
(moins de 74 cm, moins de 2 kg)

Les Cryptobranchidés sont répartis dans trois zones isolées du monde : l’est des États‑Unis pour Cryptobranchus alleganiensis (hellbender), le Japon pour Andrias japonicus, et la Chine pour Andrias davidianus ; cette distribution disjointe reflète une lignée relictuelle autrefois beaucoup plus étendue, aujourd’hui limitée à des régions montagneuses ou forestières à eaux froides, claires et fortement oxygénées.

Les Cryptobranchidés comptent les plus grands amphibiens actuels : Andrias davidianus atteint 1,5 à 1,8 m pour 40 à 60 kg, Andrias japonicus mesure 1,2 à 1,5 m pour 30 à 50 kg, tandis que Cryptobranchus alleganiensis est plus petit, autour de 60 à 75 cm pour 3 à 5 kg ; leur corps est massif, aplati, avec une peau plissée permettant une respiration cutanée très efficace.

Les Cryptobranchidés sont strictement aquatiques, vivant dans des rivières froides, rapides et bien oxygénées ; ils se nourrissent de poissons, crustacés, insectes aquatiques, vers, petits amphibiens, qu’ils capturent par un mouvement d’aspiration rapide ; la reproduction est externe : la femelle dépose les œufs dans une cavité rocheuse et le mâle assure la garde, l’aération et la protection de la ponte, un comportement parental rare chez les amphibiens ; les jeunes sont miniatures mais autonomes dès l’éclosion.

Les Cryptobranchidés possèdent une respiration cutanée dominante, leur peau plissée augmentant la surface d’échange ; ils ont une morphologie très primitive, proche de leurs ancêtres fossiles, ce qui leur vaut le surnom de “fossiles vivants” ; leur métabolisme est lent, leur longévité élevée (plus de 50 ans), et leur dépendance à la qualité de l’eau extrême ; ils ne sont pas dangereux pour l’humain : ils n’attaquent pas, ne sont pas venimeux, et mordent rarement, uniquement en défense.

Les Cryptobranchidés vivent exclusivement dans des rivières froides, claires, rapides, avec fonds rocheux, cavités naturelles, forte oxygénation, et absence de pollution ; ils évitent les eaux stagnantes, chaudes ou turbides ; leur survie dépend de la pureté de l’eau, de la stabilité thermique, et de la présence de refuges rocheux pour la reproduction.

La famille comprend trois espèces vivantes : Andrias davidianus (Chine), Andrias japonicus (Japon), et Cryptobranchus alleganiensis (États‑Unis) ; malgré leur faible diversité numérique, ces espèces présentent des différences marquées en taille, écologie, comportement reproducteur, distribution, et adaptations locales ; des sous‑espèces ou lignées régionales existent, notamment chez Cryptobranchus, mais la classification moderne reste centrée sur ces trois espèces principales.

Hynobiidés
(
9 gen, env 81 esp)

 

Hynobius nebulosus Hynobie nébuleux
Hynobius retardatus
Hynobie du Japon
Hynobius dunni
Hynobie de Dunn
 Hynobius tokyoensis Hynobie de Tokyo
Onychodactylus japonicus
Onychodactyle du Japon
 Onychodactylus fischeri Onychodactyle de Fischer
Batrachuperus pinchonii
Batrachupère de Pinchon
Paradactylodon persicus
Paradactylodon persan
 
Pléthodontidés
(
28 gen, env 480 esp)

 

 

Plethodon cinereus Salamandre cendrée
Plethodon glutinosus
Salamandre  gluante
 Aneides aeneus Salamandre bronze
 Aneides lugubris Salamandre lugubre
Desmognathus monticola
Desmognathe des montagnes
Eurycea bislineata
Eurycée à deux lignes
 Hydromantes italicus Hydromante italien

 
Protéidés
(
2 gen, 7 esp)

 

Proteus anguinus Protée anguillard
Necturus maculosus
Necture tacheté
Necturus beyeri
Necture de Beyer
 Necturus punctatus Necture ponctué
 
Rhyacotritonidés
(1 gen, 4 esp)

 

Rhyacotriton cascadae Rhyacotriton des Cascades
Rhyacotriton olympicus
Rhyacotriton de l’Olympic
Rhyacotriton variegatus
Rhyacotriton bigarré
Rhyacotriton kezeri
Rhyacotriton de Kezer
 
Salamandridés
(
21 gen, env 120 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité et dangerosité
5. Habitat
6. Diversité des espèces chez les
Salamandridés

 

Salamandra salamandra Salamandre tachetée
Salamandra atra
Salamandre alpine, ou noire
 Triturus cristatus Triton crêté
Triturus marmoratus
Triton marbré
 Lissotriton vulgaris Triton ponctué

Notophthalmus viridescens
Triton vert
Cynops pyrrhogaster
Triton à ventre de feu du Japon
Tylototriton verrucosus Triton verruqueux

 
Sirénidés
(
2 gen, 5 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité et dangerosité
5. Habitat
6. Diversité des espèces chez les
Sirénidés

 

 

 

Siren lacertina Grande sirène
Siren intermedia
Sirène intermédiaire
 Siren reticulata Sirène réticulée
Pseudobranchus striatus
Sirène nain striée

Les Sirénidés vivent exclusivement dans le sud-est des États-Unis et une partie du Midwest ; on les trouve dans les Carolines, Géorgie, Floride, Alabama, Mississippi, Louisiane, Texas, Arkansas, Missouri, et jusqu’à l’Illinois pour certaines espèces ; leur distribution est donc strictement nord-américaine, centrée sur les zones humides subtropicales.

Les Sirénidés varient fortement selon l’espèce : les grandes sirènes comme Siren lacertina atteignent 1 m à 1,5 m, avec un poids pouvant dépasser 1 à 2 kg ; les sirénettes comme Pseudobranchus axanthus mesurent 15 à 25 cm pour quelques dizaines de grammes ; leur corps est long, serpentiforme, avec pattes avant réduites et absence totale de pattes arrière.

Les Sirénidés sont strictement aquatiques, actifs dans les marais, étangs, canaux, rivières lentes, et zones inondées ; ils se nourrissent de vers, insectes aquatiques, crustacés, petits poissons, mollusques, et parfois de matière organique ; ils chassent par aspiration rapide ; la reproduction est encore mal connue : certaines espèces pondent des œufs fixés sur la végétation, d’autres semblent pratiquer une fécondation interne, et les mâles ne montrent pas de soin parental marqué ; les jeunes sont miniatures et conservent des branchies externes plumeuses.

Les Sirénidés sont les seuls amphibiens à avoir des pattes avant mais aucune patte arrière, une respiration mixte (branchies externes + poumons), et une capacité à survivre dans la boue lors des sécheresses en s’enfouissant ; ils peuvent produire des sons (couinements) et possèdent une peau épaisse et visqueuse ; ils ne sont pas dangereux pour l’humain : ils peuvent mordre si manipulés, mais leur morsure est faible, non venimeuse, et uniquement défensive ; ce sont des animaux timides, qui fuient plutôt qu’ils n’attaquent.

Les Sirénidés vivent dans des eaux stagnantes ou lentes, riches en végétation : marais, bayous, étangs, fossés, zones inondées, lacs peu profonds, bras morts de rivières ; ils évitent les eaux froides, rapides ou très claires ; ils sont très sensibles à la pollution, à la sécheresse prolongée, et à la destruction des zones humides.

La famille comprend deux genres : – Siren : grandes sirènes (S. lacertina, S. intermedia, S. reticulata) – Pseudobranchus : sirénettes (P. axanthus, P. striatus).  En tout, 5 espèces vivantes sont reconnues, avec plusieurs sous-espèces régionales ; Siren reticulata est une espèce décrite récemment (2018), montrant que la diversité du groupe est encore mal connue.