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Classification
(env
45 gen, env 85 esp)
Métazoaires-Triploblastiques-Cordés-Deutérostomiens-Vertébrés-Gnathostomes-Tétrapodes-Mammifères-Afrotheriens
(Insectivores, éléphants, Siréniens et assimilés)

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Ordre |
Description |
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Afrosoricides
(18 gen, 55 esp)
1.
Morphologie et description
2. Classification des Afrosoricides au sein des
Mammifères
3. Groupes principaux des Afrosoricides
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Les
Afrosoricides sont des mammifères insectivores du
super‑ordre Afrothéria ; ils incluent les tenrecs de
Madagascar, les taupes dorées d’Afrique australe et les
rats‑loutres d’Afrique équatoriale ; leur morphologie est
extrêmement variable, allant de formes ressemblant à des
musaraignes, hérissons, taupes ou
loutres miniatures ; la taille varie de 4 à 39 cm
selon les espèces ; le pelage peut être lisse, épineux
ou soyeux, avec des couleurs allant du brun au gris ; la
vision est souvent faible, compensée par des vibrisses
très sensibles permettant de détecter les vibrations du sol
; les taupes dorées possèdent un corps fuselé, des
membres antérieurs puissants, et un pelage irisé ;
les tenrecs montrent une diversité morphologique
exceptionnelle, mais les analyses morphométriques indiquent
que cette diversité est parfois surestimée par rapport aux
taupes dorées .
Les
Afrosoricides appartiennent au super‑ordre Afrotheria,
un groupe monophylétique regroupant également les éléphants,
hyraxes, lamantins, aardvarks et damans
; ils sont des placentaires et formaient autrefois une
partie des Insectivora, un groupe aujourd’hui reconnu
comme polyphylétique ; les analyses moléculaires ont
conduit à la création de l’ordre Afrosoricida en 1998,
séparant clairement ces espèces des musaraignes et taupes
eurasiennes ; certains auteurs utilisent encore le terme
Tenrecoidea ou Tenrecomorpha, mais Afrosoricida
est désormais largement adopté dans la littérature scientifique
.
Les Afrosoricides comprennent
deux sous‑ordres vivants et une famille fossile : le sous‑ordre
Chrysochloridea regroupe les taupes dorées
d’Afrique australe, appartenant à la famille Chrysochloridae,
qui inclut des genres fouisseurs spécialisés tels que
Amblysomus, Chrysochloris et Eremitalpa ; le
sous‑ordre Tenrecomorpha rassemble les tenrecs de
Madagascar et les rats‑loutres africains, constituant la
famille Tenrecidae, elle‑même divisée en sous‑familles :
Tenrecinae (tenrecs hérissés), Oryzorictinae
(tenrecs musaraignes), Potamogalinae (rats‑loutres) et
Geogalinae ; enfin, la famille fossile Nesophontidae
regroupe les musaraignes antillaises, récemment éteintes
; au total, la classification moderne recense plus de 30
genres répartis entre les deux sous‑ordres vivants selon
Mammal Species of the World et ITIS. |
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Macroscélides
(4 gen, 20 esp)
1.
Morphologie et description
2. Classification des Macroscélides au sein des
Mammifères
3. Groupes principaux des Macroscélides
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Les
Macroscélides sont de petits mammifères africains
caractérisés par un museau allongé et mobile, rappelant
une trompe miniature, d’où leur nom de musaraignes‑éléphants
; ils possèdent de longues pattes postérieures adaptées à
la course rapide, un corps léger, une queue longue,
et un pelage variant du gris au roux selon les espèces ; leur
taille varie de 10 à 30 cm pour un poids de 30 à 500 g
; ils sont parmi les mammifères les plus rapides de leur
taille, capables de mouvements brusques et de sprints
rapides ; leur dentition est insectivore, avec des molaires
adaptées à broyer les invertébrés ; ils possèdent un système
nasal très développé, un cerveau relativement grand,
et un comportement territorial marqué ; leur activité est
principalement diurne, avec des déplacements rapides sur
des sentiers entretenus qu’ils nettoient eux‑mêmes.
Les Macroscélides
appartiennent au super‑ordre Afrotheria, un groupe
monophylétique regroupant également les éléphants,
hyraxes, lamantins, aardvarks, tenrecs
et taupes dorées ; ils forment un ordre distinct,
Macroscelidea, reconnu grâce aux analyses moléculaires qui
ont révélé leur parenté avec les autres Afrothériens, malgré
leur apparence proche des rongeurs ou insectivores ; ils sont
placés dans le clade Afroinsectiphilia, aux côtés des
Afrosoricides et de l’aardvark (Orycteropus afer)
; cette position phylogénétique montre que les
musaraignes‑éléphants sont des mammifères africains anciens,
dont la lignée remonte au Paléogène.
Les Macroscélides comprennent
une seule famille vivante, les Macroscelididae, divisée
en trois sous‑familles et six genres, regroupant
au total 20 espèces ; les Rhynchocyoninae incluent
les grands musaraignes‑éléphants tachetés du genre
Rhynchocyon, aux couleurs vives et à la morphologie robuste
; les Macroscelidinae regroupent les genres
Elephantulus, Macroscelides et Petrodromus,
comprenant les petites espèces rapides des savanes et zones
rocheuses ; les Myosoricinae incluent le genre
Myosorex, parfois discuté mais encore associé à l’ordre dans
certaines classifications ; la diversité actuelle couvre des
habitats allant des forêts tropicales d’Afrique de l’Est
aux déserts d’Afrique australe, illustrant une
plasticité écologique remarquable. |
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Tubulidentés
(1 gen, 1 esp)
1.
Morphologie et description
2. Classification des Tubulidentés au sein des
Mammifères
3. Groupes principaux des Tubulidentés
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Les
Tubulidentés sont un ordre de mammifères placentaires
afrothériens représenté aujourd’hui par une seule espèce
vivante, l’oryctérope du Cap ; ils possèdent un corps
massif d’environ 1,30 m, une tête très allongée
se terminant par un groin, de grandes oreilles, et
des membres puissants munis de griffes épaisses
adaptées au fouissage ; leurs dents tubulaires, uniques
chez les mammifères, sont formées de prismes d’ivoire
hexagonaux, sans émail, à croissance continue,
et sans racines, ce qui a donné son nom à l’ordre ; ils
possèdent quelques molaires mais pas d’incisives fonctionnelles
; les pieds présentent quatre doigts à l’avant et cinq
à l’arrière, tous touchant le sol ; leur régime est
myrmécophage, ciblant fourmis et termites, qu’ils extraient
grâce à une langue longue et collante ; leur activité est
nocturne et solitaire
Les Tubulidentés appartiennent
au super‑ordre Afrotheria, au sein des Placentalia,
aux côtés des éléphants, damans, lamantins, tenrecs, taupes
dorées et de l’oryctérope ; ils constituent un ordre distinct,
Tubulidentata, défini par leur dentition tubulaire unique
; l’ordre comprend une seule famille vivante, les
Orycteropodidae, et un seul genre actuel, Orycteropus
; les fossiles montrent une diversité passée plus importante,
avec plusieurs genres éteints ; les plus anciens fossiles connus
datent de l’Oligocène inférieur, indiquant une lignée
ancienne et bien distincte au sein des Afrothériens .
Les Tubulidentés comprennent
une seule famille vivante, les Orycteropodidae,
avec un seul genre actuel, Orycteropus, représenté par
l’espèce Orycteropus afer ; les genres fossiles incluent
Amphiorycteropus, Leptorycteropus et
Myorycteropus, témoignant d’une diversité passée plus large
; les études phylogénétiques récentes ont révisé la systématique
du groupe, identifié plusieurs espèces fossiles supplémentaires
et exclu certains genres autrefois associés, comme
Plesiorycteropus ; l’ordre est donc aujourd’hui composé
d’une faune actuelle très réduite, mais d’une
diversité fossile significative . |
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Hyracoïdes
(3 gen, 4 esp)
1.
Morphologie et description
2. Classification des Hyracoïdes au sein des
Mammifères
3. Groupes principaux des Hyracoïdes
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Les
Hyracoïdes sont de petits à moyens mammifères herbivores,
mesurant 44 à 54 cm pour 1,8 à 5,4 kg, avec un
corps compact, des pattes courtes, une queue
rudimentaire, et des oreilles rondes ; leur pelage
est brun à gris, parfois laineux chez les espèces arboricoles ;
ils possèdent des pieds dotés de coussinets humides et
adhésifs, leur permettant d’escalader les rochers ; leur
dentition est unique : incisives supérieures en forme de
petites défenses, rappelant celles des éléphants, et
molaires lophodontes adaptées au broutage ; ils présentent
plusieurs traits primitifs, dont une thermorégulation
imparfaite, un squelette robuste, et un mécanisme
d’alimentation utilisant les molaires plutôt que les incisives
; leur comportement est social chez les espèces rupicoles, avec
des colonies structurées et des vocalisations complexes .
Les Hyracoïdes appartiennent
au super‑ordre Afrotheria, un clade monophylétique
regroupant éléphants, lamantins, damans, aardvarks, tenrecs,
taupes dorées et musaraignes‑éléphants ; ils font partie du
grand ordre des Paenungulata, aux côtés des
Proboscidea (éléphants) et des Sirenia (lamantins),
avec lesquels ils partagent de nombreux traits morphologiques et
moléculaires ; les analyses fossiles et génétiques montrent que
les hyraxes étaient autrefois des herbivores dominants en
Afrique, très diversifiés au Paléogène, avant d’être
marginalisés par la radiation des bovids au Miocène ;
aujourd’hui, ils constituent un ordre réduit mais
phylogénétiquement essentiel pour comprendre l’évolution des
Afrothériens .
Les Hyracoïdes actuels
appartiennent tous à la famille Procaviidae, seule
famille vivante de l’ordre, comprenant trois genres et
cinq espèces : le genre Procavia inclut le daman
des rochers (P. capensis) et plusieurs formes
régionales parfois considérées comme espèces distinctes ; le
genre Heterohyrax comprend le daman des buissons (H.
brucei), présent en Afrique et au Sinaï ; le genre
Dendrohyrax regroupe les damans arboricoles (D.
dorsalis, D. arboreus, D. validus),
caractérisés par un pelage laineux et un crâne concave ; les
familles fossiles incluent †Pliohyracidae et †Titanohyracidae,
qui comptaient des espèces allant de la taille d’une souris à
celle d’un hippopotame, témoignant d’une diversité passée
considérable |
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Proboscidiens
(2 gen, 3 esp)
1.
Morphologie et description
2. Classification des Proboscidiens au sein des
Mammifères
3. Groupes principaux des Proboscidiens |
Les
Proboscidiens sont des mammifères afrothériens caractérisés
par une trompe (proboscis), des défenses issues
des incisives supérieures, un corps massif, des pattes
en colonnes, et des molaires à lames chez les formes
évoluées ; les éléphants actuels atteignent jusqu’à 4 m au
garrot et 10,4 tonnes pour les plus grands individus
; les premiers proboscidiens étaient beaucoup plus petits, comme
Eritherium (3–8 kg) au Paléocène ; l’évolution du groupe
montre une augmentation progressive de la taille, une
transformation des molaires (de crêtes à lames), et un
développement croissant de la trompe et des défenses .
Les Proboscidiens
appartiennent au super‑ordre Afrotheria, au sein des
Placentalia, et forment avec les Sirenia et les
Hyracoidea le clade Tethytheria ; ils constituent un
ordre distinct, Proboscidea, défini par la présence d’une
trompe et d’incisives supérieures hypertrophiées ; les analyses
moléculaires et anatomiques confirment leur proximité avec les
siréniens et les damans, tous issus d’une radiation africaine
ancienne ; l’ordre apparaît il y a plus de 60 millions
d’années, avec Eritherium, le plus ancien
proboscidien connu .
Les Proboscidiens comprennent
une seule famille vivante, les Elephantidae, regroupant
les trois espèces actuelles : éléphant de savane d’Afrique,
éléphant de forêt d’Afrique, et éléphant d’Asie ;
la diversité fossile est très importante, avec plus de 170
espèces fossiles décrites ; les principaux groupes fossiles
incluent les Moeritheriidae, Barytheriidae,
Deinotheriidae, Numidotheriidae,
Palaeomastodontidae, Phiomiidae, Gomphotheriidae,
Mammutidae (mastodontes), Stegodontidae, et
plusieurs genres basaux comme Eritherium,
Phosphatherium ou Daouitherium ; les éléphants
modernes ne représentent donc qu’un reliquat très réduit
d’un ordre autrefois extrêmement diversifié. |
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Siréniens
(2 gen, 4 esp)
1.
Morphologie et description
2. Classification des Siréniens au sein des Mammifères
3. Groupes principaux des Siréniens
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Les
Siréniens sont des mammifères marins herbivores au
corps massif et fusiforme, dépourvus de cou marqué, avec
un crâne robuste, une lèvre supérieure en disque
préhensile, et une épaisse couche de graisse assurant
l’isolation thermique dans l’eau froide ; ils possèdent des
membres antérieurs transformés en palettes natatoires, ont
perdu les membres postérieurs (seuls subsistent des
vestiges pelviens), et leur corps se termine par une nageoire
caudale horizontale, ronde chez les lamantins et bifide chez
les dugongs ; leur régime est strictement herbivore,
broutant les plantes aquatiques dans les zones tropicales et
subtropicales ; leur morphologie rappelle celle des cétacés,
mais leurs plus proches parents sont les éléphants, avec
lesquels ils partagent des traits anatomiques tels que la
position avancée des yeux et la structure des doigts .
Les Siréniens appartiennent au
super‑ordre Afrotheria, au sein des Placentalia,
et forment avec les Proboscidea (éléphants) et les
Hyracoidea (damans) le clade Tethytheria, confirmé
par les analyses génétiques et morphologiques ; ils constituent
un ordre distinct, Sirenia, apparu en Afrique du Nord
à la fin du Paléocène, selon les modèles phylogénétiques
intégrant fossiles et données moléculaires ; l’évolution des
Siréniens s’est d’abord déroulée dans le domaine téthysien
durant l’Éocène, avant des dispersions vers l’Europe, puis vers
les Amériques, où s’est formé le clade couronne séparant
Dugongidae et Trichechidae à la limite
Éocène–Oligocène (~33,9 Ma)
Les Siréniens comprennent
deux familles vivantes et plusieurs familles fossiles ; les
Dugongidae regroupent le dugong (Dugong dugon)
et les lignées fossiles associées, dont les Hydrodamalinae,
qui incluent la rhytine de Steller (Hydrodamalis gigas),
éteinte au XVIIIᵉ siècle ; les Trichechidae comprennent
les lamantins (Trichechus manatus, T.
senegalensis, T. inunguis), présents en Amérique et
en Afrique ; les familles fossiles incluent †Prorastomidae
et †Protosirenidae, représentant les formes basales
amphibies de l’Éocène, ainsi que de nombreuses espèces
dugongidées fossiles identifiées dans les analyses
phylogénétiques récentes (56 espèces fossiles dans l’étude de
référence) ; les Siréniens actuels ne représentent donc qu’un
reliquat très réduit d’un ordre autrefois largement
diversifié dans les mers téthysiennes et atlantiques. |
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