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Classification (env 37.500 esp)
Champignons-Basidiomycètes-Agaricomycetes-Agaricomycetidae
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Clades |
Espèces
représentatives |
Description |
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Agaricales
(env 25.000 esp)
1. Présentation et
description
2. Distribution géographique et habitat
3. Présence en France et en Aquitaine
4. Cycle annuel et Taille
5. Particularités
6. Comestibles ou vénéneux
7. Place des Agaricales chez les Agaricomycetidae
8. Variétés et genres des Agaricales
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Amanita jacksonii — amanite de Jackson
Amanita muscaria var. guessowii — amanite
tue‑mouches jaune
Agaricus subrufescens — agaric du soleil
Lentinula novae-zelandiae — shiitake néo‑zélandais
Pleurotus australis — pleurote austral
Termitomyces titanicus — termitomyces géant
Gymnopilus ventricosus — gymnopile ventru
Lepiota americana — lépiote américaine


Amanites
phalloides — amanite phalloide
Amanita
virosa —ange de la mort
Cortinarius orellanus —Cortinaire des montagnes
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Les Agaricales constituent l’un des ordres
majeurs des Agaricomycetes, regroupant la majorité des
champignons à lames, mais aussi des formes gastéroïdes,
corticioïdes ou gélatineuses ; ils se caractérisent par la
production de basidiospores sur des basides situées sur
des lames, des plis ou des tubes, et par une grande
diversité morphologique incluant des espèces mycorhiziennes,
saprophytes ou parasites.
Les Agaricales sont présents dans le
monde entier, occupant des habitats très variés : forêts
tempérées, tropicales, boréales, prairies,
landes, tourbières, dunes littorales, sols
agricoles, milieux urbains, ainsi que des environnements
extrêmes ; leur distribution dépend fortement des arbres hôtes,
des sols riches en matière organique et des substrats ligneux.
Les Agaricales sont très largement
présents en France, particulièrement abondants dans les forêts
feuillues, conifériennes, landes humides, prairies
et zones littorales ; en Aquitaine, ils dominent les
forêts atlantiques, les landes de Gascogne, les dunes
littorales, les lagunes, les prairies humides et les
milieux sableux, où les espèces mycorhiziennes et
lignicoles sont particulièrement diversifiées.
Les Agaricales suivent un cycle annuel
marqué par la croissance du mycélium dans le sol ou le bois toute
l’année, puis la production de carpophores principalement en
automne, parfois au printemps ou en été selon les
espèces ; leur taille varie de quelques millimètres pour les
espèces miniatures à plusieurs dizaines de centimètres pour les
grands agarics, bolets lamellés ou lépiotes, les basides mesurant
généralement 10 à 40 micromètres.
Les Agaricales se distinguent par leur
diversité morphologique exceptionnelle, la présence de lames
chez la majorité des espèces, leur rôle essentiel dans la
décomposition du bois et de la litière, leur importance dans les
symbioses mycorhiziennes, et la présence de groupes spécialisés
comme les Amanitaceae, Cortinariaceae ou Agaricaceae.
Les Agaricales comprennent de nombreuses
espèces comestibles comme les agarics, lépiotes
comestibles, pleurotes, tricholomes, mais aussi des
espèces toxiques ou mortelles comme Amanita phalloides,
Galerina marginata, Lepiota brunneoincarnata ou certains
Cortinarius ; ils représentent le groupe le plus important pour
la mycophagie et les intoxications.
Les Agaricales constituent l’un des ordres
centraux des Agaricomycetidae, eux‑mêmes inclus dans les
Agaricomycetes, représentant la majorité des champignons à lames
et une grande partie des espèces à carpophores visibles ; ils
occupent une position évoluée au sein des Basidiomycètes,
caractérisée par une grande diversification morphologique et écologique.
Les Agaricales regroupent plus de 25 000
espèces réparties dans de nombreux genres importants tels que
Amanita, Agaricus, Lepiota, Macrolepiota,
Cortinarius, Inocybe, Mycena, Clitocybe,
Tricholoma ou Pleurotus, couvrant des formes
mycorhiziennes, saprophytes, lignicoles et
parasites.
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Boletales
(env 1.300 esp) 1. Présentation et
description
2. Distribution géographique et habitat
3. Présence en France et en Aquitaine
4. Cycle annuel et Taille
5. Particularités
6. Comestibles ou vénéneux
7. Place des Boletales chez les Agaricomycetidae
8. Variétés et genres des Boletales
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Boletus edulis — cèpe de Bordeaux
Boletus pinophilus — cèpe des pins
Boletus aereus — cèpe bronzé
Boletus reticulatus — cèpe d’été
Suillus luteus — bolet jaune
Suillus granulatus — bolet granulé
Suillus grevillei — bolet des mélèzes
Leccinum scabrum — bolet rude
Leccinum aurantiacum — bolet orangé
Leccinum versipelle — bolet à pied rougeâtre
Xerocomellus chrysenteron — bolet à chair jaune
Xerocomellus pruinatus — bolet pruineux

Tylopilus felleus — bolet amer
Rubroboletus satanas — bolet de satan
Neoboletus luridiformis — bolet à pieds rouges

Tylopilus felleus — bolet amer
Tylopilus felleus est le faux cèpe par excellence :
silhouette parfaite, pores blancs puis rosés, pied réticulé comme un
cèpe… mais une amertume atroce, immédiate, impossible à enlever.
Non toxique, mais immangeable. Il pousse dans les forêts de
conifères et feuillus, très commun en France et en Aquitaine.
Particularité : spores rosées, goût amer, confusion fréquente avec
Boletus edulis chez les débutants.
Boletus satanas — bolet de Satan
Boletus satanas (aujourd’hui Rubroboletus satanas) est le
bolet toxique emblématique : chapeau pâle, pores rouges, pied
ventru jaune‑rouge, bleuissement violent. Toxique : provoque
vomissements, diarrhées, douleurs abdominales. Pas mortel, mais
intoxication sévère. Habitat : sols calcaires, chênaies
chaudes, Sud de la France. Rare en Aquitaine (sols acides).
Particularité : odeur lourde, aspect spectaculaire, jamais à confondre
avec un cèpe dès qu’on voit le rouge.
Neoboletus luridiformis — bolet à pied rouge
Neoboletus luridiformis (ancien Boletus erythropus) est un
excellent comestible, mais jamais cru : toxique à l’état cru,
parfaitement sûr bien cuit. Chapeau brun sombre, pores jaunes devenant
rouges, pied rouge ponctué, bleuissement instantané. Très commun en
France et fréquent en Aquitaine (Landes, Dordogne, Gironde).
Particularité : bleuissement intense, chair ferme, un des bolets les
plus appréciés des connaisseurs. |
Les Boletales sont un ordre majeur de
Basidiomycètes comprenant les champignons à tubes (bolets,
cèpes), mais aussi des formes gastéroïdes (sclérodèmes),
hypogées (Rhizopogon), et lignicoles. Caractéristiques : —
hyménium formé de tubes et non de lamelles, — spores brun‑olive,
— basidiomes souvent massifs, — chair épaisse, — mycorhiziens
avec arbres (chênes, pins, hêtres, épicéas). Les Boletales incluent les
champignons les plus recherchés : cèpes, bolets, suillus.
Présents sur tous les continents, sauf
l’Antarctique. Habitat : — forêts de feuillus (chênes, hêtres,
châtaigniers), — forêts de conifères (pins, épicéas, sapins), —
sols acides ou neutres, — zones montagneuses,
tempérées, boréales. Les Boletales sont strictement
mycorhiziens pour la majorité des espèces.
Très abondants en France : — Boletus edulis
(cèpe de Bordeaux), — Boletus aereus (tête‑de‑nègre), —
Boletus pinophilus, — Suillus luteus, — Xerocomellus
chrysenteron. En Aquitaine (Gironde, Landes, Dordogne) : — cèpes
extrêmement fréquents, — bolets des pins dans les Landes, —
sclérodèmes dans les zones sableuses, — Rhizopogon sous pins
maritimes. La région est l’un des points chauds des Boletales
en France.
Cycle annuel : — fructification été–automne,
— apparition après pluies chaudes, — croissance rapide (24–48 h).
Taille : — cèpes : 8 à 25 cm, — bolets : 5 à 20 cm, —
suillus : 4 à 12 cm, — sclérodèmes : 3 à 8 cm. Les
Boletales produisent des basidiomes massifs, souvent lourds.
Les Boletales se distinguent par : — tubes
au lieu de lamelles, — symbiose mycorhizienne très efficace, —
grande diversité morphologique (tubulaires, gastéroïdes,
hypogés), — espèces bleuissantes à la coupe (Xerocomellus,
Suillellus), — odeurs caractéristiques (cèpe : noisette), — importance
écologique dans la nutrition des arbres. Les cèpes sont parmi les
champignons les plus prisés au monde.
Comestibles : — Boletus edulis, — Boletus
aereus, — Boletus reticulatus, — Suillus luteus
(comestible mais visqueux), — Xerocomellus chrysenteron (moyen).
Non comestibles / toxiques : — Boletus satanas (toxique, troubles
digestifs), — Rubroboletus legaliae (toxique), — Scleroderma
citrinum (toxique), — Suillellus luridus (toxique cru). Les
Boletales comptent peu d’espèces mortelles, mais plusieurs
indigestes ou toxiques.
Les Boletales appartiennent à la classe des
Agaricomycetes, sous‑classe Agaricomycetidae, aux côtés
des : — Agaricales (champignons à lamelles), — Russulales,
— Atheliales. Ils représentent une lignée évoluée, dérivée
des formes primitives à hyménium lisse ou à aiguillons. Les Boletales
sont proches des Agaricales, mais ont évolué vers un hyménium
tubulaire, optimisé pour la production massive de spores.
Les Boletales regroupent une grande
diversité de familles et genres : Famille Boletaceae — Boletus
: cèpes, bolets classiques. — Suillellus : bolets rougeâtres,
souvent bleuissants. — Neoboletus : bolets bruns, robustes. —
Xerocomellus : bolets craquelés, bleuissants. — Leccinum :
bolets des bouleaux, pied ponctué. Famille Suillaceae —
Suillus : bolets visqueux des pins. — Rhizopogon : formes
hypogées, proches des truffes.Famille Sclerodermataceae
— Scleroderma : sclérodèmes, toxiques. — Astraeus :
“fausse géastre”, formes étoilées. Famille Paxillaceae —
Paxillus : lamelles mais génétique Boletales (attention :
Paxillus involutus toxique). Famille Hygrophoropsidaceae —
Hygrophoropsis : fausse girolle (non boletale comestible).
Diversité morphologique — bolets à tubes, — formes hypogées, —
champignons visqueux, — sclérodèmes globuleux, — espèces bleuissantes.
Les Boletales sont l’un des ordres les plus variés et
importants des Agaricomycetidae. |
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Russulales
(inconnu) |
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Polyporales
(inconnu) |
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Hymenochaetales
(inconnu) |
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