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Amphibiens en France
et en Aquitaine |
La situation
des amphibiens en France est préoccupante, car ils comptent parmi
les vertébrés les plus menacés du territoire : selon la Liste rouge
nationale, environ 23 % des espèces
métropolitaines sont menacées, un déclin principalement lié à
la destruction et la fragmentation des
zones humides, à la pollution
agricole et urbaine, à l’usage de
pesticides, aux
maladies émergentes comme la
chytridiomycose, au changement
climatique modifiant les cycles hydrologiques, et à l’artificialisation
des sols réduisant les habitats terrestres nécessaires à la
phase adulte ; malgré cela, certaines espèces restent localement
communes, mais la tendance générale montre une
régression continue, ce qui
justifie la mise en place de suivis nationaux comme le programme
POPAmphibien et des actions de restauration des mares, fossés et
zones humides indispensables à leur survie.Situation
des Amphibiens en Aquitaine / Nouvelle‑Aquitaine
La Nouvelle‑Aquitaine abrite l’une des
plus fortes diversités d’amphibiens de France, avec 21 espèces
autochtones, mais leur situation est globalement
fragile, car malgré la présence encore fréquente de certaines
espèces comme l’Alyte accoucheur, la Rainette méridionale ou le Triton
marbré, les suivis régionaux (notamment le réseau RANA
coordonné par Cistude Nature) montrent un déclin progressif
lié à la disparition des mares temporaires, au
drainage des zones humides, à l’urbanisation diffuse,
à la pollution agricole, à la fragmentation des
habitats par les routes, à la mortalité routière
lors des migrations et à la présence d’espèces exotiques
envahissantes comme les poissons introduits ou les écrevisses
américaines ; ces pressions expliquent la vulnérabilité accrue de
plusieurs espèces régionales comme le Pélodyte ponctué, le Crapaud
calamite, le Triton crêté ou la Grenouille des champs, ce qui fait de la
Nouvelle‑Aquitaine une région à la fois riche et
prioritaire pour la conservation des amphibiens.
Espèces
potentiellement dangereuses en France
En
France métropolitaine, les amphibiens ne présentent aucun danger
mortel pour l’être humain. Ils ne mordent pas, ne piquent pas
et n’injectent pas de venin. Cependant, plusieurs espèces possèdent des
toxines cutanées destinées à dissuader les prédateurs,
et ces substances peuvent provoquer des irritations,
des inflammations, ou des réactions allergiques
en cas de contact avec les yeux, la bouche ou des plaies. Les espèces
les plus concernées sont les crapauds du genre
Bufo, notamment le Crapaud commun
(Bufo bufo) et le Crapaud calamite (Epidalea
calamita), qui sécrètent des bufotoxines pouvant
irriter les muqueuses et provoquer des nausées si elles sont ingérées.
Les salamandres, en particulier la Salamandre
tachetée (Salamandra salamandra), produisent une
sécrétion blanchâtre contenant de la samandarine, une
neurotoxine irritante pouvant causer des brûlures locales, une
inflammation cutanée ou une forte irritation oculaire. Les
tritons, comme le Triton alpestre ou le
Triton marbré, possèdent également des toxines cutanées
légères, sans danger sérieux mais irritantes si elles entrent en contact
avec les yeux ou la bouche. Dans tous les cas, ces toxines ne sont
dangereuses que si l’on manipule les animaux puis que l’on porte les
mains au visage ; elles ne traversent pas la peau intacte et ne
présentent aucun risque en simple observation. |
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En France |
Espèces representatives |
Description |
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Apodes
(Absent)
1. Présence en France et en Gironde
des Apodes
2. Pourquoi absent en France
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Les Apodes
— ordre Gymnophiona, regroupant les cécilies —
sont totalement absents de France, aussi bien en eaux
douces, dans les milieux terrestres, que dans les
zones côtières du Golfe de Gascogne, de la Manche,
de la côte Atlantique, ou de la Méditerranée. Les
cécilies sont des amphibiens fouisseurs, vermiformes,
vivant dans les sols tropicaux humides, les forêts
équatoriales, les milieux boueux, et parfois les
cours d’eau tropicaux. Leur répartition mondiale est
strictement tropicale : Amérique du Sud,
Amérique centrale, Afrique équatoriale, Inde,
Sri Lanka, Asie du Sud‑Est. Aucun Apode n’a jamais
été observé en Europe, et aucune population introduite n’a été
établie en France.
En Gironde,
les Apodes sont évidemment absents, car le climat, les
sols, et les milieux disponibles (forêts tempérées, zones
humides atlantiques, marais, estuaire) ne correspondent pas
du tout aux exigences écologiques des cécilies. Aucun
amphibien fouisseur tropical n’est présent dans les milieux
girondins, qui accueillent uniquement des Anoures
(grenouilles, crapauds) et des Urodèles (tritons,
salamandres).
Ils sont absents
de France pour plusieurs raisons. D’abord, les Apodes sont des
amphibiens strictement tropicaux, dépendants de
températures élevées, d’une humidité constante, de
sols meubles, et de pluies régulières. Le climat
français, même océanique, est trop froid, trop
saisonnier, et les sols sont trop compacts pour leur
mode de vie fouisseur. Ensuite, ils ont une faible capacité
de dispersion : ils ne migrent pas, ne sautent pas, ne
nagent pas sur de longues distances, et ne peuvent pas franchir
les barrières océaniques. Leur absence en Europe est donc
biogéographique, liée à l’histoire évolutive du groupe.
Enfin, les introductions sont interdites, car les Apodes
sont cryptiques, difficiles à détecter, et
potentiellement invasifs dans les milieux tropicaux. |
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Urodèles
(env 13 esp)
1. Présence en France et en Gironde
des Urodèles
2. Dangerosité éventuelle
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Salamandra
salamandra — salamandre
tachetée
Lissotriton helveticus — triton palmé
Ichthyosaura alpestris — triton alpestre
Triturus marmoratus — triton marbré
Triturus cristatus — triton crêté
Calotriton asper — calotriton des Pyrénées
Euproctus montanus — euprocte de Corse
Speleomantes strinatii — géotriton de Strinati

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Les Urodèles
— ordre des amphibiens à queue, incluant les Salamandridae
(salamandres, tritons), Proteidae (protées),
Plethodontidae (salamandres sans poumons), et
Ambystomatidae (axolotls) — sont présents en France,
mais uniquement sous forme de Salamandridae et
Plethodontidae européennes. Les Urodèles français occupent
les forêts tempérées, zones humides, mares,
étangs, sources, ruisseaux, tourbières,
et les milieux montagnards. Les espèces principales sont
la Salamandre tachetée, le Triton palmé, le
Triton crêté, le Triton ponctué, le Triton marbré,
et la Salamandre de Lanza (alpine). Les protées, axolotls
et autres Urodèles tropicaux ou cavernicoles sont absents
de France.
En Gironde,
les Urodèles sont présents, mais discrets. On
trouve le Triton palmé, le Triton ponctué, le
Triton marbré, et localement la Salamandre tachetée
dans les forêts humides, mares forestières,
fossés, zones ombragées, sources, et les
milieux bocagers. Les Urodèles sont absents des
plages atlantiques, des dunes, des zones côtières
ouvertes, et de l’estuaire salé, car ils ne tolèrent
pas la salinité. Leur présence est donc strictement
terrestre et dulçaquicole. Les Urodèles absents de France
(protées, axolotls, ambystomes, plethodontes tropicaux) le sont
pour des raisons biogéographiques : ils sont
néarctiques, néotropicales, asiatiques, ou
cavernicoles, incapables de franchir les barrières
océaniques et dépendants de milieux très spécifiques
(grottes karstiques, lacs volcaniques, forêts tropicales
humides). Le climat français est trop froid, trop
saisonnier, et les sols trop secs en été pour ces
espèces. Les introductions sont interdites, car certains
Urodèles exotiques sont invasifs ou vecteurs de
chytridiomycose.
Concernant la
dangerosité éventuelle, les Urodèles français sont
globalement inoffensifs, mais certaines espèces possèdent
une toxicité cutanée. La Salamandre tachetée
sécrète des alcaloïdes irritants (samandarine) pouvant
provoquer une irritation cutanée, une sensation de
brûlure, ou une inflammation si le mucus entre en
contact avec les muqueuses. Cette toxicité est
défensive, faible, et sans danger si l’on se
lave les mains. Les tritons sécrètent un mucus
légèrement irritant, mais inoffensif pour l’humain.
Aucun Urodèle français n’est mortel, agressif, ou
capable de mordre dangereusement. Les Urodèles tropicaux
venimeux ou fortement toxiques sont absents d’Europe.
Leur dangerosité réelle est donc faible, limitée à des
irritations cutanées en cas de manipulation. |
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Archeobatrachias
(env 4 esp)
1. Présence en France et en Gironde
des Archeobatrachias
2. Dangerosité éventuelle
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Alytes
obstetricans — crapaud
accoucheur
Alytes cisternasii — crapaud accoucheur ibérique
Discoglossus galganoi — discoglosse ibérique
Discoglossus pictus — discoglosse peint

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Les
Archéobatrachiens — groupe basal des Anoures comprenant les
Discoglossidae (alytes, discoglosses), les
Bombinatoridae (sonneurs), et quelques lignées relictes —
sont présents en France, mais avec une diversité
modeste. Les espèces françaises sont l’Alyte accoucheur,
l’Alyte de Corse, le Discoglosse sarde, le
Discoglosse corse, et le Sonneur à ventre jaune (Bombina
variegata). Ils occupent les zones humides forestières,
mares temporaires, sources, ruisseaux,
prairies humides, milieux montagnards, et les
zones bocagères. Ils sont absents des milieux
côtiers salés, des estuaires, des plages
atlantiques, et des dunes, car ils ne tolèrent pas la
salinité.
En Gironde,
les Archéobatrachiens sont présents, mais discrets.
L’espèce principale est l’Alyte accoucheur, fréquent dans
les forêts humides, fossés, mares forestières,
zones bocagères, et parfois dans les milieux
anthropisés (murets, jardins, caves humides). Le Sonneur
à ventre jaune est rare en Gironde, car il préfère
les zones montagnardes du Massif central et des Vosges.
Les discoglosses corses et sardes sont absents du
continent. Aucun Archéobatrachien n’est observé dans l’estuaire
salé de la Gironde, ni dans les zones côtières ouvertes
du Médoc.
Concernant la
dangerosité éventuelle, les Archéobatrachiens sont
globalement inoffensifs, mais certains possèdent une
toxicité cutanée notable. Les sonneurs (Bombina)
sécrètent des toxines cutanées irritantes (bombésine,
bombinine) pouvant provoquer une irritation, une
sensation de brûlure, ou une inflammation si le mucus
entre en contact avec les muqueuses. Cette toxicité est
défensive, faible, et sans danger si l’on
se lave les mains. Les alytes et discoglosses
sécrètent un mucus légèrement irritant, mais
inoffensif pour l’humain. Aucun Archéobatrachien français
n’est mortel, agressif, ou capable de mordre
dangereusement. Leur dangerosité réelle est donc faible,
limitée à des irritations cutanées en cas de
manipulation. |
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Neobatrachias
(env 20 esp)
1. Présence en France et en Gironde
des Neobatrachias
2. Dangerosité éventuelle
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Rana
temporaria — grenouille
rousse
Rana dalmatina — grenouille agile
Pelophylax kl. esculentus — grenouille verte
Pelophylax ridibundus — grenouille rieuse
Bufo bufo — crapaud commun
Bufotes viridis — crapaud vert
Hyla arborea — rainette verte
Pelobates cultripes — pélobate cultripède

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Les
Néobatrachiens — le grand groupe moderne des Anoures,
incluant les Ranidae (grenouilles vertes, grenouille
rousse), Bufonidae (crapauds), Hylidae
(rainettes), Pelobatidae (pélobates), Pipidae
(xénopes), et Dendrobatidae (dendrobates tropicaux) —
sont largement présents en France, mais uniquement sous
forme de lignées européennes. Les espèces françaises sont
la Grenouille rousse, la Grenouille agile, la
Grenouille verte, le Crapaud commun, le Crapaud
calamite, la Rainette verte, la Rainette
méridionale, le Pélobate brun, et quelques espèces
méditerranéennes. Les Néobatrachiens tropicaux (xénopes,
dendrobates, phyllobates, leptodactyles) sont absents de
France.
En Gironde,
les Néobatrachiens sont très présents dans les mares,
fossés, zones humides, forêts atlantiques,
marais, étangs landais, et les bras secondaires
de l’estuaire. Les espèces les plus fréquentes sont la
Rainette méridionale, la Grenouille verte, la
Grenouille agile, le Crapaud commun, et le Crapaud
calamite. Les Néobatrachiens sont absents des
plages atlantiques, des dunes, des zones côtières
ouvertes, et de l’estuaire salé, car ils ne tolèrent
pas la salinité. Leur présence est donc strictement
terrestre et dulçaquicole.
Les
Néobatrachiens absents de France (xénopes, dendrobates,
phyllobates, leptodactyles, hylidés tropicaux) le sont pour des
raisons biogéographiques : ils sont néotropicaux,
africains, indo‑pacifiques, dépendants de
températures élevées, d’une humidité constante, et de
milieux tropicaux. Le climat français est trop froid,
trop saisonnier, et les sols trop secs en été pour
ces espèces. Les introductions sont interdites, car
certains Néobatrachiens exotiques sont invasifs ou
vecteurs de chytridiomycose.
Concernant la
dangerosité éventuelle, les Néobatrachiens français sont
globalement inoffensifs, mais certains possèdent une
toxicité cutanée légère. Les crapauds sécrètent des
bufotoxines pouvant provoquer une irritation, une
sensation de brûlure, ou une inflammation si le
mucus entre en contact avec les muqueuses. Cette toxicité
est défensive, faible, et sans danger si
l’on se lave les mains. Les grenouilles et rainettes
sécrètent un mucus inoffensif. Aucun Néobatrachien
français n’est mortel, agressif, ou capable de
mordre dangereusement. Les espèces réellement toxiques (ex.
dendrobates) sont strictement tropicales et
absentes d’Europe. Leur dangerosité réelle est donc
faible, limitée à des irritations cutanées en cas de
manipulation. |
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Mésobatrachias
(env 3 esp)
1. Présence en France et en Gironde
des Mésobatrachias
2. Dangerosité éventuelle
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Pelobates
cultripes — pélobate
cultripède
Pelodytes punctatus — pélodyte ponctué
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Les
Mésobatrachiens — groupe intermédiaire des Anoures
comprenant les Pelobatidae (pélobates), les
Megophryidae (crapauds-feuilles asiatiques), les
Rhinophrynidae (grenouille fouisseuse mexicaine), et les
Pipidae (xénopes, pipa) — sont présents en France,
mais uniquement sous forme de Pelobatidae. Les espèces
françaises sont le Pélobate brun et le Pélobate
cultripède (rare, méditerranéen). Ils occupent les
prairies humides, mares temporaires, fossés,
zones sablonneuses, milieux bocagers, et les
plaines alluviales. Les autres Mésobatrachiens (xénopes
africains, pipa sud-américains, megophryidés asiatiques,
rhinophrynidés mexicains) sont absents de France.
En Gironde,
les Mésobatrachiens sont présents, mais très discrets.
Le Pélobate brun est l’espèce principale, localisé dans
les prairies humides, mares temporaires, fossés
forestiers, zones bocagères, et les milieux
sablonneux des Landes girondines. Il est absent des
plages atlantiques, des dunes, des zones
côtières ouvertes, et de l’estuaire salé, car il ne
tolère pas la salinité et dépend de mares temporaires
pour sa reproduction. Les autres Mésobatrachiens (xénopes, pipa,
megophryidés) sont strictement tropicaux et n’existent
pas en Gironde.
Les
Mésobatrachiens absents de France le sont pour des raisons
biogéographiques : les xénopes sont africains, les
pipa sud-américains, les megophryidés asiatiques,
les rhinophrynidés mexicains. Ils dépendent de
températures élevées, d’une humidité constante, de
sols tropicaux, ou de milieux spécialisés (mares
chaudes, forêts tropicales, sols meubles saturés). Le climat
français est trop froid, trop saisonnier, et les
sols trop secs en été pour ces espèces. Les introductions
sont interdites, car certains Mésobatrachiens exotiques
sont invasifs ou vecteurs de chytridiomycose.
Concernant la
dangerosité éventuelle, les Mésobatrachiens français sont
totalement inoffensifs. Les pélobates sécrètent un
mucus faiblement irritant, sans danger pour l’humain. Ils
ne possèdent pas de venin, pas de dard, pas de
mécanisme offensif, et ne mordent pas. Leur dangerosité est
nulle en conditions naturelles. Les Mésobatrachiens
tropicaux (xénopes, pipa) peuvent produire un mucus plus
irritant, mais ils sont absents d’Europe. Aucun
Mésobatrachien n’est agressif, et aucun n’a de toxicité
notable pour l’humain. Leur dangerosité réelle est donc
faible, limitée à un mucus légèrement irritant en cas
de manipulation. |
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