Cette infographie
présente 10 araignées régulièrement rencontrées dans ou autour
des habitations, caves, garages et dépendances en France
métropolitaine, avec pour objectif de rappeler qu’elles sont
généralement discrètes, utiles comme prédatrices d’insectes et très
peu dangereuses pour l’être humain. Le Pholque phalangide
(Pholcus phalangioides) est correctement associé aux
maisons, plafonds et caves ; ses très longues pattes et sa toile
irrégulière permettent de le reconnaître facilement et sa
dangerosité pour l’humain est très faible. La Grande
tégénaire (Eratigena atrica) est représentée comme
une grande araignée brune des caves, garages et endroits sombres ;
elle peut impressionner par sa taille mais reste peu encline à
mordre et généralement inoffensive. La Tégénaire domestique
(Tegenaria domestica) fréquente effectivement les
bâtiments, caves et recoins abrités et présente également une
dangerosité très faible.
La Stéatode domestique (Steatoda grossa) et la
Stéatode triangulée (Steatoda triangulosa)
appartiennent aux Theridiidae et possèdent un abdomen globuleux
caractéristique ; une morsure est possible mais demeure
inhabituelle, l’infographie les classant dans une catégorie de
danger faible. La Saltique arlequin (Salticus
scenicus) est une petite araignée sauteuse facilement
reconnaissable à ses bandes noires et blanches et à ses
grands yeux antérieurs ; fréquemment observée sur les murs et
fenêtres, elle est inoffensive pour l’être humain. La
Zoropse à pattes épineuses (Zoropsis spinimana)
est une espèce méditerranéenne ayant fortement étendu sa présence
dans différentes régions françaises et pouvant pénétrer dans les
habitations ; sa grande taille peut impressionner et une morsure
défensive reste possible, mais elle ne représente normalement pas
un danger médical important. L’Anyphène accentuée (Anyphaena
accentuata) vit surtout sur la végétation mais peut
effectivement entrer occasionnellement dans les bâtiments et
présente une dangerosité négligeable. Les Clubiones du
genre Clubiona regroupent de nombreuses espèces vivant
dans la végétation, sous les écorces ou dans différents abris,
certaines pouvant pénétrer occasionnellement dans les maisons ;
elles ne constituent généralement aucune menace significative
pour l’être humain.
Enfin, les Araignées-loups (Lycosidae), illustrées ici par
Pardosa spp., sont principalement des chasseuses
terrestres actives dépourvues de toile de capture, qui peuvent
entrer accidentellement dans les garages, caves ou habitations mais
n’y sont généralement pas véritablement installées. L’échelle de
dangerosité située en bas distingue les niveaux très faible,
faible, faible à modéré, modéré et élevé,
toutes les espèces présentées restant dans les trois catégories les
plus basses. Le message général « Elles limitent les insectes,
elles fuient l’homme, leurs morsures sont rares et le plus souvent
bénignes » résume correctement l’intérêt écologique et la faible
dangerosité générale de ces araignées domestiques. Le principal
point à nuancer concerne le titre « 10 espèces courantes » : les
Clubiones et les Araignées-loups ne sont pas des espèces mais des
ensembles comprenant de nombreuses espèces, et Anyphaena
accentuata ou certaines Pardosa sont davantage des
araignées extérieures pouvant entrer occasionnellement dans les
bâtiments que de véritables araignées domestiques. Dans
l’ensemble, l’infographie fournit toutefois un message pédagogique
pertinent : les araignées rencontrées dans les habitations
françaises sont, dans leur immense majorité, peu dangereuses et
contribuent naturellement à la prédation des petits insectes et
autres arthropodes.