Brachycères

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Classification ()
Métazoaires-Triploblastiques-Invertébrés-Protostomiens-Ecdysozoaires-Arthropodes-Mandibulates-Insectes-Néoptères-Ptérygotes-Holométaboles-Diptères-Brachycères
()

 

Clades

Espèces representatives

Description

Stratiomyomorpha
(env 2.000 esp)

1. Répartition géographique et habitat
2. taille et caractéristiques
3. Mode de vie nourriture et cycle de reproduction
4.  Particularité
5.  Prédateurs
6. Dangerosité éventuelle
6. Diversité chez les Stratiomyomorpha
7. Présence en France et en Gironde

 

 Stratiomys chamaeleonstratiomy caméléon
Stratiomys potamida
stratiomy des rivières
Odontomyia tigrina
odontomyie tigrée
Beris chalybata
béris bleu métallique
Sargus iridatus
sargus irisé
 Xylomyia maculataxylomyie maculée
 Coenomyia ferrugineacoénomie ferrugineuse
 Pantophthalmus tabaninuspantophthalme géant

 

 Les Stratiomyomorpha sont cosmopolites, présents sur tous les continents sauf l’Antarctique. Ils occupent une immense variété de milieux : forêts tempérées, zones méditerranéennes, prairies, marais, tourbières, lisières, bords de rivières, milieux sablonneux, zones urbaines, décharges, cadavres, bois morts, flaques temporaires, troncs creux, substrats riches en matière organique. Les larves vivent dans les débris végétaux, sols humides, matière organique en décomposition, micro‑habitats aquatiques, ou même dans les milieux très pauvres (sable, bois sec) selon les familles.
Les adultes mesurent 4–20 mm, parfois plus chez certaines espèces tropicales. Corps souvent aplati, parfois mimétiques (guêpes, abeilles), couleurs métalliques, jaunes, noires, ou rayées. Ailes transparentes ou fumées, nervation réduite. Les larves sont vermiformes, aplaties, souvent cuirassées, longues de 10–30 mm, adaptées aux substrats humides ou secs. Les pupes sont souvent exarates, dans les débris végétaux ou le sol.
Les adultes se nourrissent de nectar, pollen, sucs végétaux, ou ne se nourrissent presque pas. Les larves sont saprophages, mycétophages, phytophages, parfois aquatiques, consommant débris végétaux, micro‑organismes, matière organique, algues, champignons, ou racines selon les familles. Cycle : ponte dans les substrats humides, débris organiques, bois mort, sols riches, ou milieux aquatiques. Développement larvaire souvent long, nymphose dans le sol ou les débris, émergence saisonnière au printemps ou en été.
Les Stratiomyomorpha sont célèbres pour leur mimétisme : de nombreuses espèces imitent les guêpes, abeilles, ou mouches prédatrices. Les larves de Stratiomyidae sont parmi les plus polyvalentes des diptères : certaines vivent dans les milieux aquatiques, d’autres dans les débris végétaux, d’autres encore dans les cadavres ou les décharges. Plusieurs espèces jouent un rôle majeur dans la décomposition et sont utilisées en entomologie médico‑légale. Hermetia illucens (mouche soldat noire) est devenue un insecte élevé industriellement pour la valorisation des déchets organiques.
Les larves sont consommées par les carabes, staphylins, araignées du sol, larves de diptères prédateurs, amphibiens, poissons (pour les espèces aquatiques). Les adultes sont capturés par les araignées, libellules, oiseaux insectivores, chauves‑souris, et divers insectes prédateurs.
Les Stratiomyomorpha sont inoffensifs pour l’humain. Ils ne piquent pas, ne mordent pas, ne transmettent aucune maladie. Certaines larves peuvent apparaître dans les déchets organiques ou les cadavres, mais sans danger sanitaire. Hermetia illucens est même utilisée pour la gestion écologique des déchets.
Les Stratiomyomorpha comprennent plusieurs familles majeures : Stratiomyidae — mouches soldats, mimétisme guêpe, larves saprophages ou aquatiques, grande diversité.Xylomyidae — espèces forestières, larves dans le bois mort, adultes robustes.Coenomyiidae — très rares, morphologie archaïque, larves dans les substrats humides.Pantophthalmidae — géantes tropicales, larves xylophages, absentes d’Europe. Points communs : larves saprophages, habitats humides ou débris organiques, adultes souvent mimétiques, rôle dans la décomposition. Diversité : familles forestière, aquatique, xylophage, saprophage, espèces mimétiques ou massives, radiation écologique très large.
Les Stratiomyomorpha sont bien présents en France, surtout les Stratiomyidae. Espèces communes : Stratiomys potamida, Sargus flavipes, Chloromyia formosa, Odontomyia tigrina, Beris chalybata, Hermetia illucens. Milieux favorables : zones humides, bords de rivières, prairies, forêts, débris végétaux, milieux anthropisés. Les Xylomyidae sont présents mais rares. Les Coenomyiidae sont très localisés. Les Pantophthalmidae sont absents.
En Gironde, les Stratiomyomorpha sont fréquents, surtout les Stratiomyidae. Les milieux du département — zones humides atlantiques, bords de la Garonne, Dordogne, Ciron, Leyre, forêts de pins, prairies humides, débris végétaux, milieux urbains — abritent de nombreuses espèces. Chloromyia formosa est très commune dans les lisières et jardins. Odontomyia tigrina apparaît près des zones humides. Hermetia illucens est désormais installée dans les milieux anthropisés. Les Xylomyidae sont possibles dans les bois morts des forêts atlantiques, mais rarement observés. 

Tabanomorpha
(env. 4.000 esp)

1. Répartition géographique et habitat
2. taille et caractéristiques
3. Mode de vie nourriture et cycle de reproduction
4.  Particularité
5.  Prédateurs
6. Dangerosité éventuelle
6. Diversité chez les
Tabanomorpha
7. Présence en France et en Gironde

 

 Tabanus sudeticustaon géant des Sudètes
 Tabanus bovinustaon des bovins
Haematopota pluvialis
taon moucheté
 Chrysops relictuschrysops relique
Atherix ibis
atherix ibis
Atherix marginataatherix marginée
 Rhagio scolopaceusmouche des bois
 Rhagio tringariusrhagio tringaire

 Les Tabanomorpha sont cosmopolites, présents sur tous les continents sauf l’Antarctique. Ils occupent les zones humides, prairies, marais, lisières forestières, bords de rivières, tourbières, clairières, milieux ouverts, zones agricoles, steppes, savannes, et les milieux montagnards. Les larves vivent dans les sols humides, sédiments, débris végétaux détrempés, marécages, tourbières, ou les micro‑habitats aquatiques selon les familles.
Les adultes mesurent 6–25 mm, parfois plus chez certaines espèces tropicales. Corps robuste, yeux immenses, souvent irisés, pattes puissantes, ailes transparentes ou fumées. Les Tabanidae ont un appareil buccal piqueur‑suceur très développé. Les Rhagionidae sont plus élancés, avec un aspect de mouches prédatrices. Les larves sont vermiformes, cylindriques, souvent prédateurs, longues de 10–40 mm, vivant dans les substrats humides ou aquatiques.
Les adultes sont diurnes, actifs dans les milieux ouverts et humides. Les femelles de nombreuses espèces (Tabanidae) sont hématophages, se nourrissant du sang de mammifères, oiseaux, parfois reptiles. Les mâles consomment nectar et sucs végétaux. Les larves sont prédateurs ou omnivores, capturant invertébrés, vers, larves aquatiques, ou consommant matière organique. Cycle : ponte dans les milieux humides, développement larvaire long (plusieurs mois), nymphose dans le sol ou les débris, émergence estivale.
Les Tabanomorpha comptent les mouches les plus puissantes du monde : vol rapide, vision exceptionnelle, capacité à détecter la chaleur et les mouvements. Les Tabanidae sont célèbres pour leur piqueur‑suceur tranchant, capable d’entailler la peau pour provoquer un saignement. Les Rhagionidae sont des prédateurs actifs, rappelant les Asilidae par leur comportement. Leur diversité écologique est immense : hématophagie, prédation, omnivorie, milieux aquatiques ou terrestres.
Les adultes sont capturés par les libellules, araignées, hirondelles, chauves‑souris, guêpes, crabronidés, et divers oiseaux insectivores. Les larves sont consommées par les carabes, staphylins, amphibiens, poissons, et les invertébrés aquatiques.
Les Tabanomorpha sont modérément dangereux pour l’humain. Les Tabanidae (taons) provoquent des piqûres douloureuses, parfois des réactions allergiques, et peuvent transmettre des pathogènes aux animaux (anaplasmose, trypanosomoses animales). Pour l’humain, le risque est surtout local (douleur, inflammation). Les Rhagionidae sont inoffensifs. Aucun venin, aucune myiase.
Les Tabanomorpha comprennent plusieurs familles majeures : Tabanidae — taons, femelles hématophages, larves prédatrices, très diversifiés. Rhagionidae — mouches prédatrices, adultes élancés, larves carnivores. Athericidae — proches des Rhagionidae, larves aquatiques, adultes robustes. Vermileonidae — larves pièges en entonnoir dans le sable, adultes mimétiques. Points communs : larves prédateurs, habitats humides, adultes robustes, rôle dans les réseaux trophiques. Diversité : hématophages, prédateurs, larves aquatiques, larves fouisseuses, mimétisme, radiation écologique large.
France :
Les Tabanomorpha sont très communs. Les Tabanidae sont présents partout : Tabanus sudeticus, Tabanus bromius, Haematopota pluvialis, Atylotus fulvus, Chrysops relictus. Les Rhagionidae sont fréquents dans les forêts humides et lisières. Les Athericidae apparaissent dans les ruisseaux propres des régions montagneuses et forestières. Les Vermileonidae sont rares mais présents dans le Sud.
Gironde :
Les Tabanomorpha sont abondants. Les milieux du département — zones humides atlantiques, prairies, marais, bords de la Garonne, Dordogne, Ciron, Leyre, forêts de pins, lisières, zones agricoles — abritent de nombreuses espèces de Tabanidae : Haematopota pluvialis, Chrysops relictus, Atylotus fulvus, Tabanus bromius. Les Rhagionidae sont fréquents dans les boisements humides. Les Athericidae sont possibles dans les ruisseaux propres du Sud‑Gironde. Aucun obstacle écologique ne limite leur présence. 

Xylophagomorpha
(env 200 esp)

1. Répartition géographique et habitat
2. taille et caractéristiques
3. Mode de vie nourriture et cycle de reproduction
4.  Particularité
5.  Prédateurs
6. Dangerosité éventuelle
6. Diversité chez les
Xylophagomorpha
7. Présence en France et en Gironde

 

 Xylophagus aterxylophage noir
 Xylophagus cinctusxylophage ceinturé
Xylophagus lugens
xylophage lugubre
Xylophagus matsumurai
xylophage de Matsumura Rachicerus nitidusrachicère luisant
 Rachicerus obscuripennisrachicère à ailes sombres
 Xylophagus fuliginosusxylophage fuligineux
 Xylophagus gracilisxylophage gracile

 Les Xylophagomorpha (Xylophagidae + Coenomyiidae) sont présents dans l’hémisphère nord, surtout en Europe, Asie tempérée, Amérique du Nord, et quelques zones montagnardes subtropicales. Ils fréquentent les forêts humides, lisières, boisements mixtes, ripisylves, zones ombragées, clairières forestières, et les milieux riches en bois mort. Les larves vivent dans les troncs en décomposition, bois pourri, substrats humides, racines mortes, ou les débris végétaux saturés d’eau, parfois dans les sols forestiers riches en matière organique.
Les adultes mesurent 6–20 mm, corps allongé, thorax robuste, tête large, yeux développés, ailes transparentes ou légèrement fumées. Les Xylophagidae ressemblent à des mouches prédatrices, avec un aspect élancé. Les Coenomyiidae, plus rares, sont plus massifs, avec une nervation alaire primitive. Les larves sont vermiformes, cylindriques, longues de 15–40 mm, avec une cuticule épaisse, adaptées à la vie dans le bois décomposé ou les substrats humides.
Les adultes sont diurnes, volant dans les lisières, clairières, ou près du bois mort. Ils se nourrissent de sucs végétaux, nectar, ou ne se nourrissent presque pas. Les larves sont xylophages ou saprophages, consommant bois décomposé, champignons, micro‑organismes, racines mortes, ou matière organique humide. Cycle : ponte dans le bois pourri ou les substrats forestiers humides, développement larvaire long (plusieurs mois), nymphose dans le bois ou le sol, émergence printanière ou estivale.
Les Xylophagomorpha sont des diptères étroitement liés au bois mort, un trait rare chez les Brachycères. Les larves jouent un rôle important dans la décomposition du bois, participant à la formation de l’humus. Les Coenomyiidae sont parmi les diptères les plus archaïques, avec une morphologie rappelant les lignées anciennes des Brachycères. Leur écologie discrète explique leur rareté dans les inventaires.
Les larves sont consommées par les carabes, staphylins, larves de coléoptères xylophages, araignées du sol, amphibiens, et divers invertébrés forestiers. Les adultes sont capturés par les araignées, libellules, oiseaux insectivores, et les chauves‑souris.
Les Xylophagomorpha sont totalement inoffensifs. Ils ne piquent pas, ne mordent pas, ne transmettent aucune maladie. Les larves xylophages n’endommagent pas le bois sain : elles ne consomment que le bois déjà décomposé. Aucun risque sanitaire ou économique.
Les Xylophagomorpha comprennent deux familles principales : Xylophagidae — mouches xylophages, larves dans le bois pourri, adultes élancés, fréquents en zones forestières. Coenomyiidae — très rares, morphologie archaïque, larves dans les substrats humides forestiers. Points communs : lien fort au bois mort, larves saprophages/xylophages, habitats forestiers humides, adultes discrets. Diversité : Xylophagidae plus répandus, Coenomyiidae très localisés et relictuels.
France :
Les Xylophagidae sont présents dans la majorité des régions, surtout dans les forêts tempérées, zones humides, boisements mixtes, ripisylves, massifs montagnards. Espèces observées : Xylophagus ater, Xylophagus cinctus, Symphoromyia crassicornis. Les Coenomyiidae sont extrêmement rares, avec quelques mentions isolées dans le Sud et le Centre.
Gironde :
Les Xylophagidae sont probablement présents, mais peu documentés. Les milieux du département — forêts de pins atlantiques, boisements humides, lisières, zones à bois mort, ripisylves du Ciron et de la Leyre — sont favorables aux espèces xylophages. Leur absence dans les inventaires semble liée à leur discrétion et au fait qu’ils sont rarement échantillonnés. Les Coenomyiidae sont non confirmés en Gironde et probablement absents. 

Asilomorpha
(env 30.000 esp)

1. Répartition géographique et habitat
2. taille et caractéristiques
3. Mode de vie nourriture et cycle de reproduction
4.  Particularité
5.  Prédateurs
6. Dangerosité éventuelle
6. Diversité chez les
Asilomorpha
7. Présence en France et en Gironde

 

 Asilus crabroniformisasile-frelon
Laphria flava
laphrie jaune (Asilidae)
Machimus atricapillus
machimus à tête noire Bombylius majorgrand bombylius
 Bombylius discolorbombylius bigarré
 Villa hottentottavilla hottentote
Thereva nobilitatathère noble
 Scenopinus fenestralisscénopine des fenêtres

 Les Asilomorpha (Asilidae + Empididae + Dolichopodidae + Hybotidae) sont cosmopolites, présents sur tous les continents sauf l’Antarctique. Ils occupent une immense variété de milieux : forêts tempérées, lisières, prairies, zones humides, landes, garrigues, milieux montagnards, ripisylves, dunes, zones urbaines, friches, clairières, rochers exposés, sols sableux, végétation basse. Les Asilidae préfèrent les milieux ouverts et secs, les Empididae les zones humides, les Dolichopodidae les lisières et berges, les Hybotidae les sous‑bois ombragés.
Les adultes mesurent 3–40 mm selon les familles. Les Asilidae sont robustes, thorax puissant, pattes fortes, yeux immenses, rostre piqueur, silhouette prédatrice. Les Empididae sont plus petits, souvent sombres, avec un proboscis allongé. Les Dolichopodidae sont métalliques, verts ou bleus, pattes longues, ailes transparentes. Les Hybotidae sont graciles, souvent bruns, avec des comportements de chasse rapides. Les larves sont vermiformes, cylindriques, prédatrices ou saprophages, vivant dans les sols, débris végétaux, bois mort, substrats humides.
Les Asilomorpha sont presque tous prédateurs. Les Asilidae capturent des insectes en vol : hyménoptères, diptères, orthoptères, lépidoptères. Les Empididae chassent dans la végétation ou consomment du nectar. Les Dolichopodidae sont des prédateurs de petits arthropodes dans les zones humides. Les Hybotidae sont des chasseurs rapides dans les sous‑bois. Les larves sont prédateurs ou saprophages, se nourrissant d’invertébrés du sol, larves, vers, micro‑organismes. Cycle : ponte dans les sols, débris, bois mort, développement larvaire long, nymphose dans le sol, émergence printanière ou estivale.
Les Asilomorpha comptent les plus grands prédateurs aériens des diptères. Les Asilidae sont célèbres pour leur attaque fulgurante, leur rostre injectant des toxines enzymatiques, et leur capacité à capturer des proies parfois plus grandes qu’eux. Les Empididae présentent des parades nuptiales complexes, avec des cadeaux nuptiaux. Les Dolichopodidae sont des prédateurs essentiels des zones humides, très sensibles à la qualité de l’eau. Les Hybotidae sont des chasseurs hyper‑agiles, capables de mouvements brusques dans la végétation dense.
Les adultes sont capturés par les araignées, libellules, oiseaux insectivores, chauves‑souris, guêpes, crabronidés. Les larves sont consommées par les carabes, staphylins, araignées du sol, amphibiens, et divers invertébrés du sol.
Les Asilomorpha sont inoffensifs pour l’humain. Les Asilidae peuvent piquer si manipulés, mais la douleur est modérée et sans danger. Aucun venin, aucune transmission de maladie. Les Empididae, Dolichopodidae et Hybotidae sont totalement inoffensifs. Leur rôle écologique est bénéfique, régulant de nombreux insectes.
Les Asilomorpha comprennent quatre grands groupes : Asilidae — mouches asilides, prédateurs puissants, rostre piqueur, milieux ouverts. Empididae — mouches danseuses, prédateurs ou nectarivores, parades nuptiales. Dolichopodidae — mouches métalliques, prédateurs des zones humides, très diversifiés. Hybotidae — petits prédateurs forestiers, agiles, discrets. Points communs : prédation, vol rapide, habitats variés, larves du sol. Diversité : prédateurs aériens, prédateurs des zones humides, chasseurs forestiers, espèces métalliques, comportements nuptiaux complexes.
France :
Les Asilomorpha sont très communs. Les Asilidae sont présents partout : Asilus crabroniformis, Machimus, Neoitamus, Dioctria. Les Empididae abondent dans les zones humides et lisières. Les Dolichopodidae sont omniprésents près des cours d’eau, mares, prairies humides. Les Hybotidae sont fréquents dans les forêts tempérées.Gironde : Les Asilomorpha sont abondants. Les milieux du département — landes atlantiques, forêts de pins, lisières, zones humides, bords de la Garonne, Dordogne, Ciron, Leyre, prairies, friches — abritent de nombreuses espèces d’Asilidae : Asilus crabroniformis, Dioctria, Machimus, Neoitamus. Les Dolichopodidae sont très fréquents dans les zones humides. Les Empididae sont communs dans les lisières et boisements humides. Les Hybotidae sont présents dans les sous‑bois atlantiques

Muscomorpha 
(env 40.000 esp)

1. Morphologie et description des Muscomorpha 
2.
Cycle et développement
3. Classification des Muscomorpha  au sein des Brachycères
4. Groupe principaux des Muscomorpha 
5. Taille et dangerosité éventuelles

 

Les Muscomorpha sont des Brachycères avancés, caractérisés par des antennes courtes à trois articles avec arista, un thorax puissant, des yeux volumineux, souvent contigus chez les mâles, et des ailes larges à nervation simplifiée. Leur appareil buccal est très variable : suceur‑lécheur (Muscidae), piqueur‑suceur (Glossinidae), nectarivore (Syrphidae), liquides organiques (Calliphoridae). Leur silhouette est compacte, adaptée au vol rapide, à la pollinisation, à la nécrophagie, au parasitisme, ou à la hématophagie selon les familles.
Les Muscomorpha ont un cycle holométabole : œuf → larve → pupe → adulte. Les larves sont vermiformes, dépourvues de pattes, vivant dans des milieux très variés : matière organique en décomposition, cadavres, excréments, fruits, champignons, tissus animaux, colonie d’hémiptères, sols humides. Les pupes sont souvent contenues dans un puparium, caractéristique des Cyclorrhaphes. Le développement est rapide, permettant des populations explosives dans les milieux riches en matière organique.
Les Muscomorpha appartiennent aux Brachycères supérieurs, dans le grand clade des Cyclorrhaphes. Classification simplifiée :  Brachycères → Cyclorrhaphes → Muscomorpha Ils se distinguent par l’émergence via une fente circulaire du puparium, une nervation alaire réduite, et une grande diversification écologique. Ils regroupent les familles les plus évoluées des diptères.
Les Muscomorpha comprennent plusieurs grands ensembles : Syrphidae — mouches syrphes, pollinisateurs, larves prédatrices ou saprophages. Tachinidae — mouches parasitoïdes, très diversifiées. Calliphoridae — mouches bleues/vertes, nécrophages, myiases. Muscidae — mouches domestiques, saprophages, synanthropes. Drosophilidae — drosophiles, fruits, levures. Tephritidae — mouches des fruits, phytophages. Anthomyiidae — larves dans sols humides, plantes. Fanniidae — petites mouches sombres, saprophages. Ces groupes couvrent pollinisation, décomposition, parasitisme, hématophagie, phytophagie, et synanthropie.
Taille : 2 à 15 mm en général, certaines espèces atteignent 20–25 mm (Calliphoridae). Dangerosité : la majorité des Muscomorpha sont inoffensifs. Quelques familles sont problématiques : Glossinidae (mouches tsé‑tsé) hématophages et vectrices de trypanosomes ; Calliphoridae responsables de myiases ; Muscidae vecteurs mécaniques de bactéries ; Tephritidae nuisibles aux cultures. Les Syrphidae sont totalement inoffensifs et utiles comme pollinisateurs. Globalement, dangerosité faible à modérée, limitée à quelques familles spécialisées.