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Classification (env 1.750 esp)
Champignons-Basidiomycètes-Agaricomycetes
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Clades |
Espèces
représentatives |
Description |
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Cantharellales
(env 1.000 esp)
1. Présentation et
description
2. Distribution géographique et habitat
3. Présence en France et en Aquitaine
4. Cycle annuel et Taille
5. Particularités
6. Comestibles ou vénéneux
7. Place des Cantharellales chez les Agaricomycetes basaux
8. Variétés et genres des Cantharellales
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Cantharellus cibarius — girolle
Cantharellus pallens — girolle pâle
Cantharellus ferruginascens — girolle rougissante
Craterellus
cornucopioides — trompette de la mort
Craterellus
tubaeformis — chanterelle en tube
Hydnum
repandum — pied‑de‑mouton
Hydnum rufescens — pied‑de‑mouton roux
Clavulina
cristata — clavuline crêtée
Clavulina rugosa — clavuline rugueuse
Botryobasidium
subcoronatum — botryobasidium subcoroné
Sistotrema
confluens — sistotréma confluant
Amphinema
byssoides — amphinéma byssoïde
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Les Cantharellales sont un ordre de
champignons basidiomycètes comprenant des espèces bien connues comme les
chanterelles (Cantharellus), les clavaires, les
hydnes, et plusieurs champignons lignicoles. Caractéristiques
générales : — basidiomes souvent épais, massifs, —
hyménium formé de plis, rides, fausses lamelles, ou
aiguillons, — spores blanches à jaunâtres, — mycorhiziens ou
saprotrophes selon les familles. Ils appartiennent aux Agaricomycetes
basaux, c’est‑à‑dire les lignées les plus anciennes des champignons
à chapeau.
Les Cantharellales sont présents sur tous
les continents, sauf l’Antarctique. Habitat : — forêts de
feuillus (chênes, hêtres), — forêts de conifères (pins,
épicéas), — sols acides, — lisières forestières, — bois
morts pour les espèces saprotrophes. Les chanterelles sont
particulièrement abondantes en Europe, Amérique du Nord,
Asie tempérée, Afrique de l’Est.
Les Cantharellales sont très présents
en France, notamment : — Cantharellus cibarius (girolle), —
Craterellus cornucopioides (trompette‑de‑la‑mort), — Hydnum
repandum (pied‑de‑mouton), — Clavulina cristata (clavaire).
En Aquitaine, ils sont abondants dans : — les forêts de chênes
pédonculés (Gironde), — les pins maritimes (Landes), — les
zones humides du Périgord. La girolle et le pied‑de‑mouton sont
très fréquents en Gironde.
Cycle annuel : — apparition en été et
automne, — fructification après les pluies chaudes, —
croissance lente mais régulière. Taille : — chanterelles : 3 à 10 cm,
— hydnes : 5 à 12 cm, — clavaires : 5 à 15 cm, —
trompettes : 3 à 8 cm. Les basidiomes sont souvent épais,
résistants à la déshydratation.
Les Cantharellales se distinguent par : —
fausses lamelles (plis) chez Cantharellus, — aiguillons
chez Hydnum, — formes coralloïdes chez Clavulina, —
odeur fruitée (abricot) chez les chanterelles, — symbiose
mycorhizienne avec les arbres, — forte résistance aux
parasites et à la décomposition. Ils sont parmi les champignons les plus
anciens des Agaricomycetes.
Comestibles : — Cantharellus cibarius
(girolle), — Craterellus cornucopioides (trompette), — Hydnum
repandum (pied‑de‑mouton), — Craterellus lutescens. Non
comestibles / à éviter : — certaines clavaires (indigestes), —
Cantharellus subalbidus (amertume), — espèces lignicoles sans
intérêt. Aucune espèce mortelle connue dans cet ordre.
Les Cantharellales appartiennent aux
Agaricomycetes basaux, c’est‑à‑dire les lignées les plus
anciennes des champignons à chapeau. Ils se situent avant les grands
ordres évolués comme : — Agaricales (champignons à lamelles), —
Boletales (bolets), — Russulales (russules, lactaires).
Les Cantharellales représentent une transition évolutive entre
les formes primitives (aiguillons, plis) et les formes plus avancées
(lamelles).
Les Cantharellales regroupent une diversité
morphologique très large : chanterelles, trompettes, hydnes, clavaires,
champignons gélatineux et lignicoles. Ils appartiennent à plusieurs
familles : Cantharellaceae, Hydnaceae, Clavulinaceae,
Aphelariaceae, Botryobasidiaceae, Ceratobasidiaceae,
Tulasnellaceae, Heteroradulaceae. Famille des
Cantharellaceae Genres principaux : — Cantharellus —
girolles, fausses lamelles, comestibles. — Craterellus —
trompettes, formes creuses, comestibles. — Afrocantharellus —
chanterelles africaines. — Parvocantharellus — petites
chanterelles asiatiques. Famille des Hydnaceae Genres : —
Hydnum — hydnes, aiguillons, excellents comestibles. — Sarcodon
— hydnes sombres, parfois amers. — Bankera — hydnes pâles,
forestiers. — Phellodon — hydnes coriaces, non comestibles.
Famille des Clavulinaceae Genres : — Clavulina — clavaires
blanches, coralloïdes. — Clavulinopsis — petites clavaires
jaunes/orangées. — Multiclavula — champignons lichénisés,
très particuliers. Famille des Aphelariaceae Genres : —
Aphelaria — formes coralloïdes tropicales. — Scytinopogon —
clavaires fines, tropicales. Familles gélatineuses et lignicoles
(Sebacinales proches) Genres : — Sebacina — champignons
gélatineux, mycorhiziens. — Tulasnella — symbiotes d’orchidées. —
Ceratobasidium — lignicoles, parfois parasites. —
Botryobasidium — croûtes blanches sur bois. Diversité
morphologique (sans alinéa) Les Cantharellales présentent : —
plis (chanterelles), — aiguillons (hydnes), — formes
coralloïdes (clavaires), — formes gélatineuses (Sebacina), —
croûtes lignicoles (Botryobasidium). C’est l’un des ordres les
plus variés des Agaricomycetes basaux. |
Sebacinales
(env 250 esp)1. Présentation et
description
2. Distribution géographique et habitat
3. Présence en France et en Aquitaine
4. Cycle annuel et Taille
5. Particularités
6. Comestibles ou vénéneux
7. Place des Sebacinales chez les Agaricomycetes basaux
8. Variétés et genres des Sebacinales
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Sebacina incrustans — sébacine incrustante
Sebacina epigaea — sébacine épigée
Sebacina
sparassoidea — sébacine sparassoïde
Sebacina
dimitica — sébacine dimitique
Sebacina
concrescens — sébacine concrétionnée
Sebacina
vermifera — sébacine vermifère
Sebacina
helvelloides — sébacine helvelloïde
Sebacina calcea — sébacine crayeuse
Sebacina caudata — sébacine caudée
Sebacina grisea — sébacine grise
Sebacina olivacea — sébacine olivacée
Sebacina globospora — sébacine globospore

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Les Sebacinales sont un ordre de
Basidiomycètes très particuliers, souvent gélatineux,
translucides, ou réduits à des croûtes fines. Ce sont des
champignons : — mycorhiziens (symbiose avec arbres, arbustes,
orchidées), — parfois endophytes (vivant dans les tissus des
plantes), — rarement visibles car leurs basidiomes sont discrets,
minces, gélatineux. Ils appartiennent aux
Agaricomycetes basaux, lignées anciennes des champignons à chapeau.
Les Sebacinales sont présents dans le
monde entier : Europe, Asie, Amériques, Afrique, Australie. Habitat
: — sols forestiers (feuillus, conifères), — litière humide,
— bois pourrissant, — racines d’arbres (symbiose), —
substrats moussus. Ils sont particulièrement abondants dans les
forêts tempérées humides.
Les Sebacinales sont courants en
France, mais peu observés car leurs fructifications sont
minuscules. Espèces présentes en Aquitaine : — Sebacina incrustans,
— Sebacina epigaea, — Tulasnella violea, —
Ceratobasidium cornigerum. On les trouve dans les forêts de
chênes, pins maritimes, hêtres, et dans les zones
humides du Périgord et de la Gironde.
Cycle annuel : — fructification du printemps à
l’automne, — apparition après pluies régulières, — basidiomes
souvent éphémères. Taille : — croûtes de 1 à 5 cm, —
formes gélatineuses de 0,5 à 3 cm, — structures translucides très
fines. Ce sont parmi les plus petits basidiomes visibles des
Agaricomycetes.
Les Sebacinales se distinguent par : — aspect
gélatineux, translucide, cireux, — rôle mycorhizien majeur, —
symbiose avec orchidées (Tulasnellaceae), — capacité à
améliorer la croissance des plantes, — basidiomes discrets,
difficiles à identifier, — importance écologique disproportionnée par
rapport à leur taille. Ils sont essentiels à la santé des forêts.
Les Sebacinales ne sont pas comestibles
: — trop gélatineux, — trop minces, — sans intérêt
culinaire. Aucune espèce toxique grave connue, mais aucune
consommée. On les classe comme non comestibles par défaut.
Les Sebacinales sont l’un des ordres les
plus primitifs des Agaricomycetes basaux, aux côtés des : —
Cantharellales, — Auriculariales, — Trechisporales.
Ils représentent une lignée ancienne, spécialisée dans la
symbiose plutôt que dans la production de grands basidiomes.
Évolution : transition entre champignons gélatineux primitifs et
champignons mycorhiziens modernes.
Les Sebacinales regroupent plusieurs
familles et genres : Famille Sebacinaceae — Sebacina :
croûtes gélatineuses blanches, translucides. — Efibulobasidium :
formes fines, blanches. — Craterocolla : masses gélatineuses
orangées. Famille Tulasnellaceae — Tulasnella : symbiotes
des orchidées, basidiomes microscopiques. — Gloeotulasnella
: formes gélatineuses très fines. Famille Ceratobasidiaceae —
Ceratobasidium : croûtes blanches, parfois parasites de plantes. —
Rhizoctonia (formes anamorphes) : pathogènes de racines, liés aux
Sebacinales. Diversité morphologique — croûtes gélatineuses,
— structures translucides, — formes cireuses, — basidiomes
microscopiques, — symbiose obligatoire avec plantes. C’est
l’un des ordres les plus discrets mais écologiquement
essentiels des Agaricomycetes. |
Auriculariales
(env 200 esp)1. Présentation et
description
2. Distribution géographique et habitat
3. Présence en France et en Aquitaine
4. Cycle annuel et Taille
5. Particularités
6. Comestibles ou vénéneux
7. Place des Auriculariales chez les Agaricomycetes basaux
8. Variétés et genres des Auriculariales
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Auricularia auricula‑judae — oreille de Judas
Auricularia mesenterica — auriculaire mésentérique
Auricularia
polytricha — champignon noir asiatique
Exidia
glandulosa — exidie glanduleuse
Exidia truncata — exidie tronquée
Exidia recisa — exidie découpée
Tremella
mesenterica — tremelle mésentérique
Tremella encephala — tremelle encéphalique
Tremella foliacea — tremelle foliacée
Pseudohydnum
gelatinosum — fausse langue de chat
Heterochaete
sanctae‑crucis — hétérochaète de Sainte‑Croix
Myxarium nucleatum — myxarium nucléé

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Les Auriculariales sont un ordre de
Basidiomycètes gélatineux, souvent bruns, orangés ou violacés, à
texture élastique, gélatineuse, parfois oreille‑like.
Caractéristiques : — basidiomes gélatineux, lobés, en coupe ou en
oreille, — hyménium lisse ou légèrement ridé, — spores blanches, —
champignons saprotrophes du bois mort, parfois mycoparasites.
L’espèce la plus connue : Auricularia auricula‑judae
(oreille‑de‑Judas).
Les Auriculariales sont présents dans le
monde entier, surtout dans : — forêts tempérées, — forêts tropicales
humides, — zones boisées riches en bois mort. Habitat : — troncs morts,
— branches tombées, — souches, — bois pourrissant. Ils apprécient les
milieux humides, ombragés, riches en décomposition.
Très présents en France, notamment : —
Auricularia auricula‑judae, — Auricularia mesenterica, —
Exidia glandulosa, — Exidia nigricans. En Aquitaine : —
forêts de chênes pédonculés, — ripisylves (bords de
rivières), — bois morts dans les Landes et le Périgord.
L’oreille‑de‑Judas est très fréquente sur le sureau noir.
Cycle annuel : — fructification toute l’année,
— pic en automne et hiver, — réapparition après les
pluies. Taille : — Auricularia : 3 à 10 cm, — Exidia : 1 à 5
cm, — formes gélatineuses irrégulières. Les basidiomes peuvent se
dessécher puis se regonfler après pluie.
Les Auriculariales se distinguent par : —
texture gélatineuse, élastique, — capacité à se réhydrater,
— fructification persistante, — rôle écologique dans la
décomposition du bois, — formes très variées : oreille,
coussin, masse gélatineuse, croûte. Certaines espèces (Exidia)
fusionnent en amas noirs sur les troncs.
Comestibles : — Auricularia auricula‑judae
(oreille‑de‑Judas), très utilisé en cuisine asiatique. Non comestibles :
— Exidia spp. (sans toxicité grave, mais sans intérêt
culinaire). Aucune espèce mortelle connue. Globalement :
comestibilité faible, sauf Auricularia.
Les Auriculariales font partie des
Agaricomycetes basaux, lignées anciennes des Basidiomycètes. Ils se
situent aux côtés des : — Cantharellales, — Sebacinales, —
Trechisporales. Ils représentent une branche primitive,
spécialisée dans les formes gélatineuses et la décomposition
du bois, loin des champignons à chapeau classiques (Agaricales).
Les Auriculariales regroupent plusieurs
familles et genres : Famille Auriculariaceae — Auricularia
: oreille‑de‑Judas, formes lobées, comestibles. — Heterochaete :
croûtes gélatineuses, tropicales. Famille Exidiaceae — Exidia
: masses gélatineuses noires ou brunes, très communes. —
Tremellochaete : formes translucides, fines. — Pseudohydnum :
champignons gélatineux à aiguillons (rare). Famille
Hyaloriaceae — Hyaloria : croûtes gélatineuses blanches. —
Myxarium : masses gélatineuses transparentes. Diversité
morphologique — oreilles brunes (Auricularia), — masses noires (Exidia),
— croûtes translucides (Myxarium), — formes gélatineuses à aiguillons (Pseudohydnum).
C’est l’un des ordres les plus variés parmi les champignons
gélatineux. |
Trechisporales
(env 300 esp) |
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