Cyprinidés

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Classification (3 sous-familles)
Poissons-Ostéichtyens-Actinoptérygiens-Téléostéens-Cypriniformes -Cyprinidés
(Carpes, gardons, tanches,  goujons...)

 

 

Sous-famille

Espèces représentatives

Description

Cyprininés
(env 70 gen, env 1.300 esp)

 

 

Distribution géographique des Cyprininae Les Cyprininae sont largement distribués dans les eaux douces d’Eurasie et d’Afrique du Nord, avec une diversité maximale en Asie de l’Est, en Asie du Sud‑Est, dans les Himalayas, en Chine, en Inde, au Moyen‑Orient, dans les Balkans, le Caucase, et dans les grands bassins européens. Ils sont également présents dans certaines régions d’Afrique du Nord (Nil, Maghreb). Ils sont absents d’Australie, des Amériques et des îles océaniques. Leur distribution suit les grands systèmes fluviaux : Yangtsé, Mékong, Gange, Danube, Rhin, Tigre‑Euphrate.

Taille des Cyprininae Les Cyprininae présentent une amplitude de taille très large, allant de 5 à 10 cm chez les petites espèces de rivières (petits Pethia, Puntius, Opsariichthys), jusqu’à 30 à 60 cm chez les espèces communes d’Europe (chevesne, barbeau, carpe sauvage), et jusqu’à 1 mètre chez certaines grandes espèces asiatiques.
Les plus grands représentants sont les mahseers du genre Tor, pouvant atteindre 1,5 à 2 m, et certaines carpes asiatiques géantes comme Catlocarpio siamensis pouvant dépasser 2 m.

Poids des Cyprininae
Le poids varie de quelques grammes chez les petites espèces à 1–3 kg pour les Cyprininae européens courants (carpe sauvage, barbeau fluviatile, chevesne adulte). Les grandes carpes domestiques peuvent atteindre 10 à 20 kg, parfois plus. Les mahseers (Tor) et les grandes carpes asiatiques peuvent dépasser 40 à 60 kg, et les plus grands individus de Catlocarpio siamensis atteignent 100 kg ou davantage, faisant de cette sous‑famille l’une des plus massives des eaux douces.

Mode de vie des Cyprininae Les Cyprininae présentent une grande diversité de modes de vie : espèces pélagiques vivant en bancs (chevesnes, ablettes proches), espèces benthiques fouisseuses (tanches, barbeaux), espèces rhéophiles adaptées aux courants rapides (barbeaux, nases), espèces lenticoles des lacs et étangs (carpes), espèces territoriales, grégaires, solitaires ou migratrices selon les régions. Leur comportement varie fortement selon la morphologie et l’habitat.

Habitat des Cyprininae Les Cyprininae vivent dans les rivières, fleuves, lacs, étangs, zones marécageuses, canaux, bras morts, sources, rapides, zones de plaine et zones végétalisées. Ils occupent toutes les strates : surface, milieu d’eau, fonds, zones rocheuses, substrats vaseux ou zones à végétation dense. Leur plasticité écologique leur permet de coloniser des milieux très variés, des torrents de montagne aux grands lacs profonds.

Nourriture des Cyprininae Les Cyprininae couvrent une large gamme trophique : omnivores (carpes), herbivores (carpes chinoises), détritivores (vandoises proches), invertivores (barbeaux, chevesnes), microphages, planctonophages, brouteurs d’algues, granivores ou prédateurs d’invertébrés. Ils ne possèdent pas de dents dans la bouche, mais des dents pharyngiennes puissantes permettant de broyer la nourriture. Leur régime alimentaire varie selon l’âge, la saison et l’habitat.

Reproduction des Cyprininae La reproduction est généralement ovipare, avec ponte en eau libre, adhésion des œufs sur les plantes ou les substrats, ou construction de nids chez certaines espèces. Les œufs sont souvent nombreux, petits et non protégés, mais certaines espèces montrent des soins parentaux limités. Plusieurs espèces effectuent des migrations reproductrices locales ou régionales. Le développement larvaire est rapide, favorisant une forte dynamique de population.

Particularités des Cyprininae Les Cyprininae se distinguent par l’absence de dents buccales remplacées par des dents pharyngiennes, une nageoire adipeuse absente, un appareil de Weber améliorant l’audition, une grande plasticité écologique, une diversité morphologique exceptionnelle, et une capacité à coloniser presque tous les milieux d’eau douce. Ils jouent un rôle écologique majeur comme espèces clés des réseaux trophiques, et un rôle économique important en pêche, aquaculture (carpe commune, carpe herbivore, carpe argentée) et gestion des milieux aquatiques.

Leusciscinés
(env 60 gen, env 350 esp)

 

 

 

Danioninés
(env 20 gen, env 300 esp)