Arachnides en  France

Accueil Remonter Notre Monde Le Monde Vivant Personnel World Of Warcraft

 

 

 

En France

Espèces representatives

Description

Acariens
(env 5.000 esp)

1. Présence en France et en Gironde des Acariens
2. Dangerosité éventuelle 
3. Taille et poids des espèces en France

Ixodes ricinustique du mouton
 Dermacentor reticulatustique des prés
 Haemaphysalis punctatatique ponctuée
Trombicula autumnalis
aoûtat
 Erythraeus cinereusérythrée cendrée
 Bdellodes lapidariusbdellode lapidaire
Oribatula tibialis
oribate tibial
Nothrus silvestris
nothre des bois


Oppia nitens
oppie brillante
Gamasus coleopterorum
gamasus des coléoptères
 Hypoaspis mileshypoaspis chasseur
Pergamasus crassipes
pergamasus à pattes épaisses
Tyrophagus putrescentiae
acarien des denrées Dermatophagoides pteronyssinusacarien des poussières
Cheyletus eruditus
cheylète érudit
Demodex folliculorum
demodex folliculaire

Les Acariens sont massivement présents en France, avec plus de 5 000 espèces connues, probablement 10 000+ en réalité. Ils regroupent les Oribatida (acariens du sol), Mesostigmata (prédateurs), Prostigmata (divers, dont Trombiculidae), Astigmata (acariens des poussières), ainsi que les Ixodida (tiques). On les trouve dans tous les milieux français : sols forestiers, prairies, dunes, zones humides, habitats urbains, litières, mousses, végétation, animaux, oiseaux, mammifères. Leur diversité est maximale dans les forêts atlantiques, montagnes, zones humides, prairies et milieux anthropisés.

En Gironde, les Acariens sont omniprésents. Les Oribatida abondent dans les chênaies atlantiques, forêts de pins, dunes littorales, prairies, zones humides et vignobles. Les Mesostigmata sont fréquents dans les sols, la litière et les micro‑habitats forestiers. Les Prostigmata incluent les Trombiculidae (aoûtats), présents dans les prairies, lisières, friches, zones humides et dunes. Les Astigmata (acariens des poussières) sont communs dans les habitats humains. Les Ixodida (tiques) sont présents dans les lisières, prairies, zones humides, forêts de pins, chênaies, avec une activité maximale au printemps et en été. Le climat océanique, les sols humides, les dunes et les forêts atlantiques font de la Gironde un département très riche en Acariens.

Concernant la dangerosité éventuelle, elle est très variable selon les groupes. La majorité des Acariens (Oribatida, Mesostigmata, Prostigmata non parasites) sont totalement inoffensifs : ils ne piquent pas, ne mordent pas, ne sont pas venimeux et jouent un rôle essentiel dans la décomposition et la régulation des micro‑invertébrés. Les Astigmata (acariens des poussières) peuvent provoquer des allergies respiratoires, mais ne piquent pas. Les Trombiculidae (aoûtats) peuvent provoquer des démangeaisons par fixation larvaire, mais sans danger réel. Les Ixodida (tiques) sont les seuls acariens réellement problématiques : ils peuvent transmettre des agents pathogènes (Borrelia, Anaplasma, Babesia), mais la piqûre elle‑même est indolore. Leur dangerosité est donc faible à modérée, concentrée sur les tiques et, dans une moindre mesure, les acariens allergènes. Tous les autres acariens sont sans danger pour l’humain.

Les Acariens français présentent une variabilité extrême de taille, allant de 50 µm (0,05 mm) à 1 mm selon les groupes. Les acariens domestiques comme Dermatophagoides pteronyssinus mesurent 250 à 400 µm (0,25–0,40 mm) . Les acariens de la gale (Sarcoptes scabiei) mesurent 200–250 µm pour les mâles et 350–500 µm pour les femelles . Les acariens des volailles (Dermanyssus gallinae) atteignent 0,7 à 1 mm, donc visibles à l’œil nu . Les acariens prédateurs comme Cheyletus eruditus

Amblypiges
(Absent)

1. Présence en France et en Gironde des Amblypiges
2. Pourquoi absents de France
 

 

Les Amblypiges — arachnides tropicaux appelés “araignées fouets” — sont totalement absents de France, et donc absents de Gironde. Aucune espèce n’est présente en Europe. Leur répartition mondiale est strictement tropicale et subtropicale, concentrée en Amérique centrale, Amérique du Sud, Afrique équatoriale, Asie du Sud‑Est, Caraïbes, et quelques zones chaudes du Moyen‑Orient. Ils vivent dans les forêts humides, grottes, zones ombragées, rochers suintants, trous d’arbres, et les milieux cavernicoles tropicaux. La France, même méditerranéenne, ne possède aucun habitat compatible avec leurs exigences écologiques.

Ils sont absents de France pour plusieurs raisons. D’abord, les Amblypiges sont des arachnides strictement thermophiles, dépendants de températures élevées, d’une humidité constante, et de micro‑habitats tropicaux impossibles à trouver dans le climat européen. Ensuite, ils ont une faible capacité de dispersion : ils ne tissent pas de toiles, ne sautent pas, ne volent pas, et se déplacent lentement, ce qui limite toute expansion géographique. Enfin, leur lignée est ancienne et relicte, liée aux écosystèmes tropicaux stables depuis des millions d’années ; l’Europe n’a jamais accueilli de conditions permettant leur installation. Même les zones les plus chaudes de France (Corse, littoral méditerranéen) sont trop froides et trop saisonnières pour eux.

Araneae
(env 1.700 esp)

1. Présence en France et en Gironde des Araneae
2. Dangerosité éventuelle 
3. Taille et poids des espèces en France

 

Araneus diadematusépeire diadème
Araneus marmoreus
épeire marbrée
Larinioides sclopetarius
larinioïde des ponts
 Neoscona adiantanéoscone rayée
Pardosa amentata
pardose des prairies
 Alopecosa cuneataalopecose cunéate
Trochosa ruricola
trochose ruricole
Salticus scenicus
saltique arlequin


Philaeus chrysops
philaeus chrysope
 Evarcha arcuataevarcha arquée
Thomisus onustus
thomise chargée
Misumena vatia
thomise variable
Steatoda grossa
steatode grosse
Parasteatoda tepidariorum
steatode des maisons
Agelena labyrinthica
agélène labyrinthe
 Zoropsis spinimanazoropse à pattes épineuses

Les Araneae sont massivement présents en France, avec plus de 1 600 espèces confirmées, réparties dans toutes les grandes familles : Araneidae, Lycosidae, Salticidae, Thomisidae, Gnaphosidae, Theridiidae, Linyphiidae, Agelenidae, Zoropsidae, etc. Elles occupent tous les milieux français : forêts, prairies, dunes, zones humides, montagnes, milieux agricoles, jardins, habitats urbains, grottes, litières, végétation basse, troncs, rochers, sols. La France, grâce à sa diversité climatique (atlantique, méditerranéen, montagnard, continental), est l’un des pays européens les plus riches en araignées.

En Gironde, les Araneae sont omniprésentes et très diversifiées. Les Lycosidae abondent dans les dunes littorales, prairies atlantiques, lisières et zones humides. Les Salticidae sont fréquentes dans les vignobles, jardins, lisières, murs, zones urbaines. Les Araneidae sont communes dans les lisières, prairies, forêts de pins, chênaies atlantiques. Les Theridiidae et Linyphiidae sont partout dans les forêts, haies, friches, zones humides, milieux urbains. Les Zoropsidae, dont Zoropsis spinimana, sont bien établies dans le sud-ouest. Le climat océanique, les dunes, les forêts atlantiques, les zones humides et les milieux anthropisés font de la Gironde un département exceptionnellement riche en araignées.

Concernant la dangerosité éventuelle, les Araneae françaises sont quasi totalement inoffensives. La grande majorité des espèces ne peut pas percer la peau humaine, ou produit un venin faible, destiné uniquement à immobiliser de petites proies. Quelques espèces peuvent provoquer une morsure douloureuse mais bénigne, comme certaines Lycosidae ou Zoropsidae, mais sans gravité. Les seules araignées françaises réellement médicalement significatives sont les Theridiidae du genre Latrodectus (veuves noires), présentes uniquement en Méditerranée, jamais en Gironde. Leur venin peut provoquer un syndrome neurotoxique, mais les cas sont rares et rarement graves. Les Sicariidae (Loxosceles rufescens) sont présentes dans le sud, mais les accidents sont exceptionnels et généralement modérés. En Gironde, aucune espèce dangereuse n’est établie. La dangerosité des Araneae est donc très faible, et leur rôle écologique est essentiel : régulation des insectes, équilibre trophique, indicateurs de milieux naturels.

Les Araneae françaises présentent une variabilité de taille très large, allant de 1 mm pour les plus petites espèces (Linyphiidae) jusqu’à 2 à 3 cm de corps pour les plus grandes espèces communes comme certaines Araneidae . Les Araneidae du genre Araneus atteignent typiquement 10 à 15 mm pour les femelles, parfois plus selon l’espèce . Concernant le poids, les sources indiquent une masse allant de quelques milligrammes à quelques grammes pour les plus grandes espèces françaises . Les petites araignées de 1 à 3 mm pèsent moins d’un milligramme (inférence basée sur la densité des arthropodes microscopiques), tandis que les grandes Araneidae ou Lycosidae peuvent atteindre 1 à 2 g (inférence basée sur la masse des araignées de 2–3 cm).

Opilionides
(env 60 esp)

1. Présence en France et en Gironde des Opilionides
2. Dangerosité éventuelle 
3. Taille et poids des espèces en France

Phalangium opiliophalange commun
Leiobunum rotundum
léiobun rond
 Oligolophus tridensoligolophe tridenté
Rilaena triangularis
riléane triangulaire
Nemastoma lugubre
némastome lugubre
Mitostoma chrysomelas
mitostome chrysomélas
Trogulus nepaeformis
trogule népaeforme
 Dicranolasma scabrumdicranolasme rugueux

 

 

Les Opilionides — “faucheux”, arachnides non venimeux — sont très largement présents en France, avec ≈ 60 espèces réparties dans les familles Phalangiidae, Sclerosomatidae, Nemastomatidae, Ischyropsalididae, Trogulidae et Dicranolasmatidae. On les trouve dans tous les milieux français : forêts, prairies, zones humides, montagnes, dunes, grottes, litières, haies, jardins, milieux urbains, troncs, rochers, mousses. Leur diversité est maximale dans les régions atlantiques, montagnardes, méditerranéennes et continentales.

En Gironde, les Opilionides sont omniprésents. Les Phalangiidae et Sclerosomatidae abondent dans les chênaies atlantiques, forêts de pins, lisières, prairies, zones humides, vignobles et jardins. Les Trogulidae, plus cryptiques, sont présents dans les litières forestières, les mousses, les zones ombragées et les sols humides. Les Nemastomatidae apparaissent dans les milieux boisés et les zones humides. Le climat océanique, les sols moussus, les dunes littorales et les forêts atlantiques font de la Gironde un département très riche en Opilionides.

Concernant la dangerosité éventuelle, les Opilionides sont totalement inoffensifs pour l’humain. Ils ne possèdent pas de venin, ne piquent pas, ne mordent pas dangereusement, et n’ont aucun mécanisme offensif. Leur chélicère est trop faible pour percer la peau humaine. Ils ne tissent pas de toile et ne présentent aucun risque sanitaire. Leur réputation d’“araignées venimeuses incapables de mordre” est un mythe : ils sont simplement non venimeux. Leur rôle écologique est positif : nettoyeurs de micro‑invertébrés morts, prédateurs opportunistes de petits arthropodes, et indicateurs de milieux humides. Leur dangerosité est donc nulle, même dans les zones où ils sont très abondants.

Les Opilionides français présentent une variabilité de taille modérée, allant de 3 à 10 mm pour le corps (sans les pattes). Les espèces les plus petites, notamment certains Nemastomatidae, mesurent 3–4 mm, tandis que les plus grandes, comme Phalangium opilio ou Leiobunum rotundum, atteignent 7–10 mm. Les pattes, très allongées chez les Phalangiidae, donnent une envergure totale de 3 à 10 cm, parfois 12 cm chez les plus grands Leiobunum. Concernant le poids, il est extrêmement faible : les Opilionides pèsent quelques milligrammes, généralement 2 à 10 mg selon la taille (inférence basée sur la masse des arachnides de même gabarit). Les espèces à pattes très longues ne sont pas plus lourdes : leur corps reste minuscule et léger.

Palpigrades
(env 5 esp)

1. Présence en France et en Gironde des Palpigrades
2. Dangerosité éventuelle 
3. Taille et poids des espèces en France

Eukoenenia mirabiliseukoenenie merveilleuse Eukoenenia spelaeaeukoenenie des grottes
 Eukoenenia grassiieukoenenie de Grassi
 Eukoenenia austriacaeukoenenie autrichienne

 

Les Palpigrades — micro‑arachnides aveugles, longilignes, vivant dans les sols humides — sont présents en France, mais extrêmement discrets. On compte ≈ 10 espèces françaises, réparties dans les genres Eukoenenia et Koeneniodes. Ils vivent dans les sols forestiers humides, grottes, milieux souterrains, litières profondes, mousses saturées, zones ombragées, et les micro‑habitats hypogés. Leur présence est confirmée dans les régions atlantiques, méditerranéennes, montagnardes et continentales, mais toujours de manière cryptique, car ils mesurent moins de 3 mm, sont blanchâtres, et fuient la lumière.

En Gironde, les Palpigrades sont probables, mais non documentés dans les inventaires classiques. Les habitats girondins — chênaies atlantiques, forêts de pins humides, zones à mousses, dunes littorales ombragées, sols forestiers saturés, zones humides, ruisselets forestiers — sont parfaitement adaptés à Eukoenenia, qui affectionne les sols meubles, humides, riches en matière organique. Leur absence de données publiées reflète uniquement leur mode de vie hypogé, leur taille minuscule, et le fait qu’ils nécessitent des méthodes de collecte spécialisées (extraction Berlese, tamisage fin, micro‑aspiration). Biologiquement, la Gironde remplit toutes les conditions pour accueillir plusieurs espèces.

Concernant la dangerosité éventuelle, les Palpigrades sont totalement inoffensifs pour l’humain. Ils ne possèdent pas de venin, ne piquent pas, ne mordent pas, et leur appareil buccal est incapable d’interagir avec la peau humaine. Ils se nourrissent de micro‑invertébrés, champignons, débris organiques, et jouent un rôle discret mais important dans les cycles du sol. Leur dangerosité est donc nulle, et leur présence indique simplement un sol sain, humide, riche en microfaune.

Les Palpigrades — micro‑arachnides hypogés du genre Eukoenenia — sont parmi les plus petits arachnides de France. Leur taille totale est de 0,8 à 2,2 mm, rarement 2,5 mm pour les plus grands spécimens européens. Le corps mesure généralement 0,6 à 1,5 mm, avec un flagelle caudal très fin. Leur poids est extrêmement faible, de l’ordre du microgramme : environ 5 à 20 µg selon la taille (inférence basée sur la masse volumique des micro‑arthropodes de même gabarit). Ils sont donc plus légers qu’un grain de poussière, invisibles à l’œil nu sans loupe binoculaire. Leur morphologie longiligne, blanchâtre, et leur cuticule très fine expliquent cette masse minuscule.

Pseudoscorpions
(env 70 esp)

1. Présence en France et en Gironde des Pseudoscorpions
2. Dangerosité éventuelle 
3. Taille et poids des espèces en France

Chelifer cancroideschélifère des maisons
Chelifer pedipalpis
chélifère à grands pédipalpes
Chernes cimicoides
chernes cimicoïde
Chernes hahnii
chernes de Hahn
Chthonius ischnocheles
chthonie ischnocèle
 Chthonius tetrachelatuschthonie tétrachélate
Neobisium carcinoidesnéobisie carcinöide
Neobisium sylvaticum
néobisie des bois

 

Les Pseudoscorpions sont largement présents en France, avec ≈ 70 espèces confirmées, réparties dans les familles Chernetidae, Cheliferidae, Chthoniidae, Neobisiidae et Garypidae. Ils vivent dans les litières forestières, mousses, sous‑bois humides, grottes, fentes de rochers, écorces, nids d’oiseaux, habitats anthropisés, et même dans les maisons (ex. Chelifer cancroides). Leur présence est confirmée dans toutes les régions françaises : atlantiques, méditerranéennes, montagnardes, continentales, avec une forte diversité dans les milieux humides et forestiers.

En Gironde, les Pseudoscorpions sont très probablement présents partout, mais rarement observés en raison de leur taille minuscule (2 à 5 mm) et de leur mode de vie cryptique. Les Chernetidae et Cheliferidae sont attendus dans les chênaies atlantiques, forêts de pins, lisières, zones humides, dunes littorales, vignobles, haies, friches, et les habitats urbains. Chelifer cancroides, espèce synanthrope, est probablement présent dans les maisons, granges, cabanons, charpentes, où il chasse les petits arthropodes. Les Chthoniidae et Neobisiidae, plus hypogés, sont attendus dans les sols moussus, litières profondes, ruisselets forestiers, grottes et zones ombragées du Médoc et du sud‑Gironde. Les conditions girondines — climat océanique humide, sols forestiers riches, dunes, zones humides — sont idéales pour une forte diversité de Pseudoscorpions.

Concernant la dangerosité éventuelle, les Pseudoscorpions sont totalement inoffensifs pour l’humain. Ils ne possèdent pas de venin dangereux, leurs glandes à venin sont localisées dans les pédipalpes et servent uniquement à immobiliser de minuscules proies (acariens, collemboles, larves d’insectes). Ils ne piquent pas, ne mordent pas, ne peuvent pas percer la peau humaine, et n’ont aucun impact sanitaire. Ils sont même bénéfiques, car ils régulent les micro‑invertébrés, y compris certains parasites des habitations. Leur dangerosité est donc nulle, et leur présence indique un milieu sain, riche en microfaune.

Les Pseudoscorpions français sont des arachnides minuscules, généralement 2 à 5 mm de longueur totale. Les plus petites espèces (Chthoniidae) mesurent 1,2 à 2 mm, tandis que les plus grandes (Cheliferidae, Chernetidae) atteignent 4 à 5 mm, exceptionnellement 6 mm pour certains Chelifer. Leur corps est trapu, avec des pédipalpes massifs qui donnent une impression de taille supérieure. Concernant le poids, il est extrêmement faible : les Pseudoscorpions pèsent 50 à 300 microgrammes (µg), soit 0,05 à 0,3 mg, selon l’espèce et la taille (inférence basée sur la masse des arachnides de même gabarit). Même les plus grands Chelifer cancroides restent plus légers qu’un grain de poussière. Leur cuticule fine et leur faible volume expliquent cette masse minuscule.

Ricinulides
(Absent)

1. Présence en France et en Gironde des Ricinulides
2. Pourquoi absents de France
 

 

 

 

Les Ricinulides — arachnides très anciens, aveugles, dotés d’un “capuchon céphalique” — sont totalement absents de France, et donc absents de Gironde. Aucune espèce n’est présente en Europe. Leur répartition mondiale est limitée à quelques zones tropicales et subtropicales : Afrique de l’Ouest, Afrique centrale, Amérique centrale, nord de l’Amérique du Sud, et quelques régions cavernicoles du Mexique. Ils vivent dans les sols forestiers humides, grottes, litières profondes, micro‑habitats hypogés, et les forêts tropicales anciennes. La France, même méditerranéenne, ne possède aucun habitat compatible avec leurs exigences écologiques.

Ils sont absents de France pour plusieurs raisons. D’abord, les Ricinulides sont des arachnides strictement thermophiles, dépendants de températures élevées, d’une humidité constante, et de sols tropicaux saturés, conditions impossibles à trouver dans le climat européen. Ensuite, ils ont une faible capacité de dispersion : ils sont minuscules, lents, hypogés, et ne quittent presque jamais la litière ou les sols profonds. Leur lignée est relicte, liée à des écosystèmes tropicaux stables depuis des millions d’années ; l’Europe n’a jamais accueilli de conditions permettant leur installation. Même les zones les plus chaudes de France (Corse, littoral méditerranéen) sont trop froides, trop saisonnières, et trop sèches pour eux.

Schizomides
(Absent)

1. Présence en France et en Gironde des Schizomides
2. Pourquoi absents de France

 

 

 

 

Les Schizomides — micro‑arachnides tropicaux, aveugles, proches des Uropyges — sont totalement absents de France, et donc absents de Gironde. Aucune espèce n’est présente en Europe. Leur répartition mondiale est strictement tropicale et subtropicale, concentrée en Amérique centrale, Amérique du Sud, Caraïbes, Afrique équatoriale, Asie du Sud‑Est, Inde, Sri Lanka, et quelques zones chaudes du Mexique. Ils vivent dans les sols forestiers humides, grottes, litières profondes, mousses saturées, micro‑habitats hypogés, et les forêts tropicales anciennes. La France, même méditerranéenne, ne possède aucun habitat compatible avec leurs exigences écologiques.

Ils sont absents de France pour plusieurs raisons. D’abord, les Schizomides sont des arachnides strictement thermophiles, dépendants de températures élevées, d’une humidité constante, et de sols tropicaux saturés, conditions impossibles à trouver dans le climat européen. Ensuite, ils ont une faible capacité de dispersion : ils sont minuscules, lents, hypogés, et ne quittent presque jamais la litière ou les sols profonds. Leur lignée est relicte, liée à des écosystèmes tropicaux stables depuis des millions d’années ; l’Europe n’a jamais accueilli de conditions permettant leur installation. Même les zones les plus chaudes de France (Corse, littoral méditerranéen) sont trop froides, trop saisonnières, et trop sèches pour eux.

Scorpionides
(env 5 esp)

1. Présence en France et en Gironde des Scorpionides
2. Dangerosité éventuelle 
3. Taille et poids des espèces en France

Euscorpius tergestinusscorpion italien
 Euscorpius concinnusscorpion gracieux
 Euscorpius flavicaudisscorpion à queue jaune
 Belisarius xambeuiscorpion des Pyrénées

Les Scorpionides — au sens strict, les scorpions de l’ordre Scorpiones — sont présents en France, mais uniquement dans le Midi méditerranéen. On y trouve trois espèces : Euscorpius tergestinus, Euscorpius concinnus et Belisarius xambeui. Elles vivent dans les zones rocheuses, garrigues, forêts méditerranéennes, murets, cavités humides, lisières chaudes, et les milieux montagnards du sud. Leur présence est confirmée en Occitanie, PACA, Corse, et quelques zones chaudes d’Auvergne‑Rhône‑Alpes. La France atlantique, océanique ou froide est trop humide et trop fraîche pour les scorpions.

En Gironde, les Scorpionides sont totalement absents. Le climat océanique, les forêts atlantiques, les dunes littorales, les prairies humides, les vignobles, et les sols frais ne conviennent pas aux scorpions européens, qui exigent des températures élevées, des milieux secs, des zones rocheuses chaudes, et une saisonnalité méditerranéenne. Aucun scorpion n’a jamais été observé en Gironde, ni dans le sud‑ouest atlantique en général. Leur absence est donc biogéographique et climatique, non liée à un manque d’inventaires.

Concernant la dangerosité éventuelle, les Scorpionides français sont faiblement dangereux. Les espèces du genre Euscorpius possèdent un venin modéré, provoquant seulement douleur locale, rougeur, œdème léger, sans gravité. Belisarius xambeui, cavernicole, est encore moins puissant. Aucun scorpion français n’est médicalement significatif, et aucun n’appartient aux familles réellement dangereuses (Buthidae tropicaux). Leur dangerosité est donc très faible, et limitée à une piqûre douloureuse mais bénigne. En Gironde, l’absence totale de scorpions rend le risque nul.

Les Scorpionides français — essentiellement les genres Euscorpius et Belisarius — sont des scorpions petits à moyens, strictement méditerranéens ou montagnards. Leur taille totale varie de 25 à 50 mm, rarement 55 mm pour les plus grands Euscorpius flavicaudis. Le corps seul mesure 15 à 30 mm. Belisarius xambeui, scorpion cavernicole des Pyrénées, atteint 35–45 mm. Les pinces sont larges et puissantes, typiques des scorpions peu venimeux. Concernant le poids, il est faible : les Scorpionides français pèsent 0,3 à 1,5 g, exceptionnellement 2 g pour les plus grands Euscorpius (inférence basée sur la masse des scorpions européens de même gabarit). Leur cuticule robuste augmente légèrement la masse, mais ils restent des arthropodes légers.

Solpugides
(Absent)

1. Présence en France et en Gironde des Solpugides
2. Pourquoi absents de France

 

 

Les Solpugides — “araignées‑chameaux”, “sun spiders”, ordre Solifugae — sont totalement absents de France, et donc absents de Gironde. Aucune espèce n’est présente en Europe occidentale. Leur répartition mondiale est centrée sur les zones arides et semi‑arides : Afrique du Nord, Afrique de l’Est, Moyen‑Orient, Asie centrale, Inde, Pakistan, Mexique, sud‑ouest des États‑Unis, Amérique du Sud. Ils vivent dans les déserts, steppes chaudes, zones rocheuses sèches, milieux sablonneux, garrigues brûlantes, oasis, et les sols très drainants. L’Europe, dominée par des climats tempérés, humides ou montagnards, ne possède aucun habitat compatible avec leurs exigences écologiques.

Ils sont absents de France pour plusieurs raisons. D’abord, les Solpugides sont des arachnides strictement xérophiles, dépendants de températures élevées, d’une sécheresse permanente, et de sols chauds dépassant régulièrement 35–45 °C en surface. Le climat français — même méditerranéen — est trop humide, trop frais en hiver, et trop saisonnier pour eux. Ensuite, ils ont une faible capacité de dispersion : ils ne tissent pas de toiles, ne sautent pas, ne volent pas, et restent confinés aux micro‑habitats désertiques. Leur lignée est ancienne, liée aux biomes arides depuis des millions d’années ; l’Europe n’a jamais accueilli de déserts chauds suffisamment étendus pour permettre leur installation. Même les zones les plus chaudes de France (Corse, littoral méditerranéen) sont trop humides et trop froides en hiver pour eux.

Uropyges
(Absent)

1. Présence en France et en Gironde des Uropyges
2. Pourquoi absents de France

 

 

 

Les Uropyges — ou Vinegaroons, ordre Thelyphonida — sont totalement absents de France, et donc absents de Gironde. Aucune espèce n’est présente en Europe. Leur répartition mondiale est strictement tropicale et subtropicale, centrée sur l’Asie du Sud‑Est, l’Inde, Sri Lanka, Chine méridionale, Amérique centrale, nord de l’Amérique du Sud, et quelques zones chaudes du Mexique et des Caraïbes. Ils vivent dans les forêts humides, grottes, zones ombragées, litières profondes, sols saturés, rochers suintants, et les micro‑habitats hypogés tropicaux. L’Europe ne possède aucun biome compatible avec leurs exigences écologiques. 

Ils sont absents de France pour plusieurs raisons. D’abord, les Uropyges sont des arachnides strictement thermophiles, dépendants de températures élevées, d’une humidité constante, et de sols tropicaux où la température ne descend jamais sous 15–18 °C. Le climat français — même méditerranéen — est trop froid en hiver, trop sec en été, et trop saisonnier pour eux. Ensuite, ils ont une faible capacité de dispersion : ils sont lents, hypogés, et ne quittent presque jamais les micro‑habitats humides. Leur lignée est relicte, liée aux forêts tropicales anciennes depuis des millions d’années ; l’Europe n’a jamais accueilli de telles conditions. Même les zones les plus chaudes de France (Corse, littoral méditerranéen) sont trop sèches, trop froides, et trop instables pour permettre leur installation.