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Pleine mer, au large des côtes (océan)
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1. Description du biotope
2. Richesse des espèces
3. Particularité et adaptation au climat
4. Faune présente au large des côtes, en plein océan |
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Le biotope au large des côtes,
en plein océan, correspond au milieu pélagique ou
océanique, une zone immense, profonde et très pauvre
en nutriments, caractérisée par une colonne d’eau ouverte,
sans contact avec le fond ni les côtes ; il comprend
plusieurs couches : la zone épipélagique (0–200 m,
lumière), la mésopélagique (200–1000 m, pénombre), et
la bathypélagique (>1000 m, obscurité totale),
chacune abritant une faune spécialisée adaptée à l’immensité
et à la rareté des ressources.
La richesse spécifique est modérée en surface mais
devient extrêmement élevée en diversité dans les
profondeurs ; le milieu océanique abrite des millions
d’organismes planctoniques, des poissons pélagiques comme
les thons, espadons et requins, des mammifères marins, ainsi
qu’une multitude d’espèces mésopélagiques encore mal connues
; la biomasse totale est gigantesque, dominée par le
zooplancton, les poissons-lanternes, et les
invertébrés gélatineux, qui constituent la base de la
chaîne alimentaire.
Les
grandes mers et les
océans couvrent l’ensemble du globe, leur
répartition étant déterminée par la tectonique des plaques,
la forme des continents et l’histoire géologique de la
planète : les océans occupent les vastes bassins profonds
séparant les continents, tandis que les mers se situent en
bordure des terres, dans des cuvettes plus fermées ou
semi‑fermées. L’océan Pacifique, le plus
vaste du monde, s’étend des tropiques aux régions polaires
et borde l’Asie, l’Océanie et les Amériques ; il comprend de
nombreuses mers marginales comme la mer de Chine
méridionale, la mer du Japon ou la mer de Corail. L’océan
Atlantique, deuxième par sa taille, sépare les
Amériques de l’Europe et de l’Afrique et abrite des mers
importantes comme la mer du Nord, la mer Méditerranée, la
mer des Caraïbes ou le golfe du Mexique. L’océan
Indien s’étend entre l’Afrique, l’Asie du Sud et
l’Australie, avec des mers chaudes comme la mer Rouge, le
golfe Persique ou la mer d’Arabie. L’océan Arctique,
le plus petit, entoure le pôle Nord et comprend des mers
froides comme la mer de Barents, la mer de Kara ou la mer de
Beaufort, dominées par la banquise. L’océan Austral,
qui ceinture l’Antarctique, forme un anneau d’eaux froides
et puissantes, sans mers intérieures mais avec de vastes
plateaux continentaux englacés. Les grandes mers
intérieures se répartissent surtout dans
l’hémisphère Nord : la Méditerranée entre Europe, Afrique et
Asie ; la mer Noire et la mer Caspienne en Eurasie ; la mer
Baltique au nord de l’Europe ; la mer d’Hudson en Amérique
du Nord. Dans l’hémisphère Sud, les mers sont plus rares et
souvent ouvertes sur les océans, comme la mer de Tasman ou
la mer de Weddell.
Les espèces pélagiques sont adaptées à un milieu stable
thermiquement, pauvre en nutriments, et
extrêmement vaste ; les poissons rapides comme les thons
possèdent une thermorégulation partielle leur
permettant de maintenir des muscles chauds ; les espèces
profondes développent des bioluminescences, des
yeux hypertrophiés, des bouches extensibles, et
un métabolisme lent pour survivre dans l’obscurité et
la rareté alimentaire ; les organismes planctoniques
présentent souvent des formes gélatineuses et des
structures flottantes pour rester en suspension dans la
colonne d’eau.
La faune océanique comprend les grands poissons pélagiques
comme les thons, espadons, mahi-mahi,
les requins océaniques, les raies pélagiques,
les tortues marines, les cétacés (dauphins,
baleines, cachalots), ainsi que le plancton, les
calmars géants, les poissons-lanternes, les
cténaires, et les méduses ; les zones de
convergence et les upwellings attirent des prédateurs
majeurs comme les
albatros, les
pétrels, et les requins pèlerins, qui exploitent
les concentrations de nutriments. |
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Champignons, Métaphytes et algues vertes
Aucune
espèces ne peut vivre en milieu pélagique.
1) Absence
de substrat :
les Métaphytes, les algues vertes et les
champignons ont besoin d’un support solide pour
s’ancrer (sol, roche, vase, bois, algues, animaux) ainsi que
d’un milieu stable pour croître ; en pleine eau il
n’y a aucun substrat, donc impossible de se
maintenir.
2) Dépendance à des nutriments concentrés : le
milieu pélagique est pauvre en nutriments (zones
oligotrophes) alors que les Chlorophytes et les
Métaphytes nécessitent des nitrates,
phosphates et oligo‑éléments qui sont trop
dilués en pleine mer.
3) Besoin de lumière stable : la lumière diminue
rapidement avec la profondeur et les plantes ainsi que les
algues vertes exigent une intensité lumineuse forte et
constante ; en pleine mer la colonne d’eau est instable
et la lumière varie, rendant la croissance impossible.
4) Compétition écrasante du phytoplancton : le
milieu pélagique est dominé par les cyanobactéries,
les diatomées et les dinoflagellés, organismes
parfaitement adaptés à flotter, à utiliser des nutriments
très dilués et à se multiplier rapidement, ce qui empêche
les algues vertes de rivaliser.
5) Physiologie inadaptée : les Chlorophytes et
les Métaphytes sont trop lourds, trop
complexes, incapables de rester en suspension et
incapables d’accomplir un cycle de vie complet en
pleine eau, tandis que les champignons nécessitent
une matière organique solide totalement absente en
milieu pélagique. |
Nématodes
et Protozoaires
Les 4 Nématodes cités se
rapprochent le mieux des milieux
totalement marins.
Halalaimus
longicaudatus
— nématode marin longicaudé
Desmodora communis — desmodore commune
Pontonema vulgare — pontonème vulgaire
Oncholaimus campylocercoides — oncholaimus marin
Noctiluca scintillans — noctiluque
bioluminescente
Ceratium fusus — dinoflagellé pélagique
Globigerina bulloides — foraminifère
planctonique
Acanthometra
pellucida — radiolaire pélagique
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Arthropodes
Euphausia
superba
— krill antarctique
Euphausia pacifica — krill du Pacifique
Calanus finmarchicus — copépode de l’Atlantique Nord
Calanus helgolandicus — copépode de Helgoland
Pleuromamma abdominalis — copépode pélagique
abdominal
Metridia longa — métridie longue
Meganyctiphanes norvegica — krill norvégien
Themisto libellula — amphipode pélagique arctique
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Poissons,
oiseaux, amphibiens et reptiles
Thunnus
thynnus
— thon rouge de l’Atlantique
Xiphias gladius — espadon
Makaira nigricans — marlin bleu de l’Atlantique
Coryphaena hippurus — mahi‑mahi / dora
Diomedea
exulans
— albatros hurleur
Phoebastria nigripes — albatros à pieds noirs
Pterodroma mollis — pétrel soyeux
Fregata magnificensde Frégate magnifique
Aucun
Amphibien ne peuvent vivrent dans un milieu océanique
entièrement pélagique
Dermochelys
coriacea
— tortue luth
Caretta caretta — tortue caouanne
Chelonia mydas — tortue verte
Lepidochelys olivacea — tortue olivâtre
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Mammifères
Carnivores
Orcinus
orca
— orque
Physeter macrocephalus — cachalot
Globicephala melas — globicéphale noir
Ziphius cavirostris — baleine de Cuvier
Kogia breviceps — cachalot pygmée
Pseudorca crassidens — fausse orque
Grampus griseus — dauphin de Risso
Mesoplodon densirostris — mésoplodon de
Blainville
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Mammifères
planctivores
Balaenoptera musculus
— baleine bleue
Balaenoptera physalus — rorqual commun
Balaenoptera borealis — rorqual boréal
Megaptera novaeangliae — baleine à bosse
Eubalaena glacialis — baleine noire de
l’Atlantique Nord
Eubalaena australis — baleine franche australe
Eschrichtius robustus — baleine grise
Caperea marginata — baleine pygmée
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