Eurylaimoidea

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Classification récente (11 gen, 22 esp).
Métazoaires-Triploblastiques-Cordés-Deutérostomiens-Vertébrés-Gnathostomes-Tétrapodes-Oiseaux-Eurylaimoides
(Eurylaimes, philépittes, sapayoa...)

 

 

Classification

Espèces représentatives

Description

Eurylaimidés
(8 gen, 17esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Variétés et Genres principaux des

Eurylaimidés


 


 


 

Eurylaime psittacin (Psarisomus dalhousiae)
(moins de 30 cm, moins de 100 g)
Eurylaime rouge et noir (Cymbirhynchus macrorhynchos)
(moins de 25 cm, moins de 100 g)
Eurylaime à capuchon (Eurylaimus ochromalus)
(moins de 25 cm, moins de 100 g)
Eurylaime de Gould (Serilophus lunatus)
(moins de 20 cm, moins de 100 g)

Eurylaime vert (Calyptomena viridis)


 


 
 

Les Eurylaimidés (broadbills asiatiques) sont strictement paléotropicals, présents dans les forêts tropicales humides d’Asie du Sud‑Est : Inde orientale, Bangladesh, Myanmar, Thaïlande, Laos, Cambodge, Vietnam, Malaisie, Bornéo, Sumatra, Java, Philippines. Ils occupent la canopée, le sous‑bois dense, les forêts marécageuses, les forêts de plaine et les forêts de montagne jusqu’à 2000 m. Leur répartition est étroitement liée aux forêts primaires.

Ce sont des oiseaux petits à moyens, mesurant 12 à 25 cm pour 25 à 120 g selon les espèces. Silhouette compacte, tête large, bec très large et aplati, ailes courtes, queue souvent réduite. Les plus grands sont les Corydon et Eurylaimus, les plus petits les Pseudocalyptomena.

Les Eurylaimidés sont des forestiers stricts, vivant dans les strates moyennes et supérieures. Ils se nourrissent de gros insectes, arthropodes, petits vertébrés, parfois de fruits. Leur bec large permet de capturer des proies mobiles dans la végétation dense. Reproduction : nids complexes, souvent suspendus, en forme de poche ou de sac, construits avec des fibres végétales, mousses, lichens. Ponte de 2 à 3 œufs, incubation par les deux parents. Comportement discret, souvent en couples ou petits groupes.

Leur particularité majeure est leur morphologie unique : bec extrêmement large, aplati, parfois coloré, plumage vif, comportements très discrets. Ils possèdent aussi des vocalisations étranges, souvent sifflées ou métalliques. Leur nid suspendu est l’un des plus élaborés des Suboscines. Ce sont les Suboscines les plus spécialisés du Paléotropique, avec une diversité morphologique remarquable.

 Plumage très coloré chez de nombreuses espèces : bleu, vert, jaune, rouge, noir, souvent en motifs contrastés. Certaines espèces sont plus sobres (brun‑olive). Le bec est large, aplati, souvent bleu, jaune, noir, parfois bicolore. Les yeux sont grands, adaptés à la vision en sous‑bois. Les ailes sont courtes, adaptées aux déplacements dans la végétation dense.

Les Eurylaimidés sont non migrateurs. Ils sont sédentaires, avec des déplacements très limités. Leur dépendance aux forêts primaires les rend sensibles à la fragmentation des habitats. Certaines espèces peuvent effectuer des déplacements altitudinaux mineurs selon les saisons, mais sans migration réelle.

Les Eurylaimidés regroupent les broadbills asiatiques, famille compacte mais très diversifiée en formes, couleurs et comportements. La classification moderne reconnaît 7 genres principaux, chacun correspondant à une variété morphologique et écologique distincte.
Eurylaimus
— broadbills classiques, plumage vif, bec large, espèces emblématiques (Eurylaimus javanicus, E. ochromalus). Corydon — broadbill sombre, massif, bec puissant, niche forestière profonde (Corydon sumatranus). Psarisomus — broadbill à longue queue, plumage multicolore, forme élancée (Psarisomus dalhousiae). Serilophus — broadbill huppé, plumage brun‑orange, masque facial distinct (Serilophus lunatus). Cymbirhynchus — broadbill à bec bicolore, très large, plumage noir‑blanc‑rose (Cymbirhynchus macrorhynchos). Smithornis — broadbills africains, plus sobres, niche forestière équatoriale (Smithornis capensis, S. rufolateralis, S. sharpei). Pseudocalyptomena — broadbill vert, minuscule, rare, endémique de l’Ouganda (Pseudocalyptomena graueri).
Ces genres représentent les variétés morphologiques majeures des Eurylaimidés : formes massives, formes élancées, becs hyper‑élargis, plumages cryptiques ou très colorés, niches asiatiques ou africaines. La famille couvre ainsi l’un des spectres les plus originaux des Suboscines paléotropicals.

Philepittidés
(2 gen, 4 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Variétés et Genres principaux des

Philepittidés


 

  

Philepitta castaneaasity à collier
Philepitta schlegeli
asity de Schlegel
 Neodrepanis coruscansasity bleu
 Neodrepanis hypoxanthaasity à gorge jaune

 

 

 

 

 

Les Philepittidés sont endémiques de Madagascar, présents uniquement dans les forêts humides de l’est, les forêts de moyenne altitude, les forêts de nuages, les ravins ombragés et les lisières forestières. Leur distribution est restreinte mais stable, centrée sur les massifs forestiers malgaches.

Taille de 12 à 17 cm, poids de 15 à 35 g. Morphologie compacte, pattes fines, queue courte, ailes arrondies. Silhouette typique des petits insectivores forestiers, mais avec des caractères uniques liés à la spécialisation nectarivore.

Oiseaux insectivores et nectarivores, consommant arthropodes, larves, fruits mous et nectar. Mode de vie solitaire ou en couples, territorialité modérée. Nid en coupe ou suspendu, 1 à 2 œufs, incubation maternelle ou biparentale selon les espèces. Jeunes nidicoles. Activité vocale discrète, mais comportements visuels marqués chez les mâles.

Les Philepittidés sont célèbres pour leurs caroncules faciales colorées, structures charnues spectaculaires chez les mâles, utilisées dans les parades. Ils possèdent également une langue tubulaire adaptée au nectar, un caractère rare chez les Passeriformes. Leur position phylogénétique est unique : un clade isolé au sein des Passeri, sans équivalent hors de Madagascar.

Plumage vert, jaune, bleu, noir, souvent très contrasté chez les mâles, plus cryptique chez les femelles. Les caroncules faciales peuvent être bleues, jaunes ou orange selon les espèces. Bec fin, légèrement courbé, adapté au nectar et aux petits insectes. Aspect général : vif, coloré, très distinctif.

Aucune migration longue distance. Les Philepittidés sont strictement sédentaires, avec de faibles déplacements locaux. Les espèces montagnardes peuvent effectuer de légères migrations altitudinales, mais jamais de migrations régionales.

La famille comprend 2 genres, correspondant aux variétés morphologiques majeures. Philepitta — formes à caroncules faciales très développées, plumage coloré, niche forestière dense. Neodrepanis — formes nectarivores élancées, plumage bleu‑jaune, bec fin et courbé, spécialisation extrême pour le nectar. Ces deux genres regroupent 4 espèces, couvrant les variétés majeures du groupe : formes à caroncules spectaculaires et formes nectarivores spécialisées, toutes strictement malgaches.

Sapayoidés
(1 gen, 1 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Statut et effectif du
 sapayoa énigmatique

 

 

Sapayoa aenigmasapayoa énigmatique

 

 

 

 

 

 Le Sapayoa énigmatique est présent uniquement dans le Chocó et les forêts humides du Panama et du nord‑ouest de la Colombie. Distribution très restreinte, centrée sur les ravins ombragés, forêts de nuages basses, pentes humides, sous‑bois denses et forêts primaires du versant pacifique.

Taille de 12 à 14 cm, poids de 18 à 22 g. Morphologie compacte, pattes fines, queue courte, ailes arrondies. Silhouette typique des petits insectivores forestiers, mais avec des traits archaïques uniques.

Oiseau insectivore, capturant arthropodes, larves et petits invertébrés dans les sous‑bois humides et les ravins forestiers. Mode de vie solitaire ou en couples, déplacements furtifs. Nid en poche suspendue, souvent au‑dessus de ruisseaux, 1 à 2 œufs, incubation biparentale. Jeunes nidicoles. Vocalisations discrètes, séries de notes fines.

Le Sapayoa est l’un des oiseaux les plus énigmatiques du monde : analyses génétiques montrent qu’il n’est pas un Passeriforme néotropical classique, mais le dernier représentant vivant d’un ancien clade d’Oscines d’origine asiatique. Il est donc isolé phylogénétiquement, formant une famille unique, les Sapayoidae. C’est un fossile vivant au sens phylogénétique, sans équivalent dans l’avifaune moderne.

Plumage olive‑brun, uniforme, cryptique, adapté aux sous‑bois humides. Bec fin, légèrement courbé, adapté aux insectes. Yeux sombres, tête arrondie. Aspect général : discret, archaïque, très distinctif.

Aucune migration longue distance. Le Sapayoa est strictement sédentaire, avec de faibles déplacements locaux. Fidélité élevée aux ravins forestiers et aux zones humides.

Le Sapayoa est classé Préoccupation mineure (LC) par l’UICN, mais son aire minuscule et sa spécialisation extrême en font une espèce potentiellement vulnérable aux pertes d’habitat. Les estimations actuelles suggèrent quelques milliers d’individus, probablement entre 5 000 et 15 000 adultes, répartis en populations fragmentées dans le Chocó et le Panama. La déforestation du Chocó reste la principale menace.

Pittidae
(3 gen, env 40 esp)

 

1. Répartition géographique de Pittidés
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Variétés et Genres principaux des Pittidés

 

 

 


 

 

Pitta moluccensis Brève à ailes bleues
Pitta cyanea
Brève bleue
 Pitta nympha Brève féerique
Pitta erythrogaster
Brève à ventre rouge
Pitta sordida
Brève versicolore
 Pitta brachyura Brève à queue courte
Pitta angolensis
Brève d’Angola
Pitta reichenowi
Brève de Reichenow

Hydrornis guajanus Brève rayée

 

Les Pittoidés sont présents dans les forêts tropicales humides de l’Asie du Sud‑Est, de l’Inde jusqu’à la Nouvelle‑Guinée, en passant par la Thaïlande, la Malaisie, l’Indonésie, les Philippines et les îles du Pacifique occidental. Quelques espèces isolées existent en Afrique de l’Ouest (ex. Pitta angolensis). Leur cœur de distribution reste l’Asie tropicale, dans les forêts denses, ombragées, riches en litière et en sous‑bois.

Taille 15 à 25 cm, poids 50 à 150 g selon les espèces. Corps trapu, pattes longues, queue très courte, silhouette compacte typique des oiseaux terrestres forestiers.

 Mode de vie discret, souvent au sol ou dans les sous‑bois. Nourriture insectivore : insectes, larves, vers, petits invertébrés, parfois petits amphibiens. Recherche active dans la litière forestière. Reproduction dans les forêts denses : nid au sol ou très bas, souvent en forme de dôme ou de cuvette. Ponte de 2 à 5 œufs, incubation par les deux parents, jeunes nourris avec des invertébrés capturés au sol.

Famille monotypique comprenant un seul genre, Pitta. Plumage parmi les plus spectaculaires des Passeriformes : couleurs vives, contrastes extrêmes, motifs complexes. Position phylogénétique unique : les pittas appartiennent à la branche Corvida, non aux Passerida. Leur morphologie “terrestre”, leurs couleurs intenses et leur écologie forestière en font un groupe isolé et ancien des Oscines.

Plumage multicolore, souvent avec du bleu, rouge, vert, noir, jaune. Ailes arrondies, queue courte. Bec robuste, droit, adapté à la capture d’invertébrés dans la litière. Pattes longues, puissantes, permettant des déplacements par sauts. Aspect très reconnaissable, presque “tropical” dans l’esthétique.

 La plupart des espèces sont sédentaires. Certaines espèces d’Asie effectuent des migrations courtes ou des déplacements saisonniers liés aux pluies et à la disponibilité en nourriture. Quelques espèces sont partiellement migratrices (ex. Pitta nympha), mais la majorité reste locale.

Les Pittidés forment une famille de passereaux tropicaux comprenant 3 genres modernes : Pitta, Hydrornis, Erythropitta. Ces genres correspondent à trois grandes variétés morphologiques et écologiques : les pittas « classiques » multicolores, les pittas « bleus » forestiers, et les pittas « rouges » ou « bruns » des sous-bois humides. La séparation génétique est robuste : chaque genre représente une lignée distincte au sein des Oscines Corvida. Les Pitta regroupent les espèces les plus répandues, à plumage très contrasté et comportement terrestre; les Hydrornis sont des espèces souvent dimorphiques, avec des mâles bleu vif et des femelles cryptiques; les Erythropitta rassemblent les formes rouges, brunes ou pourprées, souvent insulaires et discrètes. La classification moderne reconnaît donc trois variétés principales correspondant aux trois genres, chacun bien défini par la morphologie, la coloration, la vocalisation et la phylogénie.