|
| |
|
Classification (env 37 espèces, 14 genres).
Mammifères-Euthériens-Carnivores-Félidés
(Grands fauves, chats sauvages et assimilés)
|
Genre |
Espèces
representatives |
Description |
|
Acinonys
(1 espèce)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Prédateurs
5. Statut actuel et effectif du guépard
 |
Acinonyx jubatus — Le
guépard
 |
Aujourd’hui, l’espèce a fortement
régressé. Le guépard est désormais présent dans 25
pays d’Afrique, principalement en Afrique
subsaharienne. Les populations les plus importantes
se trouvent en Namibie, Botswana,
Afrique du Sud, Tanzanie
et Kenya. Les sous‑espèces montrent des
répartitions plus précises. Acinonyx jubatus jubatus
occupe le sud de l’Afrique. Acinonyx jubatus raineyi
vit au Kenya, en Ouganda et en Somalie. Acinonyx
jubatus soemmerringi est présent en Éthiopie, au
Tchad, au Soudan, au Cameroun et au sud du Niger. La
sous‑espèce asiatique Acinonyx jubatus venaticus
survit uniquement en Iran, avec une
population critique.
Le guépard mesure 110 à 150 cm de long (sans la
queue), 70 à 90 cm au garrot, et pèse 21 à 72 kg,
les mâles étant légèrement plus lourds. La queue mesure
60 à 80 cm et sert de balancier dans les virages. Autres
sources donnent 35 à 70 kg et 1,10 à 1,50 m de
longueur corporelle.
Le guépard est diurne, strictement carnivore,
spécialisé dans la chasse à la course : vitesse de
pointe 93 à 112 km/h, mais sur quelques centaines de
mètres seulement. Il chasse gnous juvéniles, gazelles,
zèbres de petite taille, qu’il poursuit brièvement
après une longue phase d’observation. Mode de vie :
généralement solitaire, sauf mères avec jeunes
ou coalitions de mâles frères qui chassent ensemble
et défendent un territoire. Reproduction : gestation 3
mois, 1 à 6 petits de 200 à 300 g,
aveugles à la naissance. La mère les élève seule, les
allaite 3 mois, puis les entraîne à la chasse pendant
près d’un an. Un jeune sur trois atteint l’âge adulte.
Le guépard est le mammifère terrestre le plus rapide du
monde. Ses griffes semi‑rétractiles lui donnent
une adhérence exceptionnelle mais s’usent vite, ce qui
l’empêche de grimper aux arbres comme les autres félins. Il
possède des lignes lacrymales noires (« larmes ») qui
descendent des yeux à la gueule, caractéristiques uniques du
genre Acinonyx. Les jeunes portent une crinière
argentée dorsale qui disparaît avec l’âge.
Les adultes peuvent perdre leurs proies au profit de
lions, hyènes, léopards, mais sont
rarement tués. Les petits sont fortement prédatés par
lions, hyènes, léopards et rapaces, ce qui explique leur
faible taux de survie (≈ 33 %).
Le guépard est classé VU — Vulnérable par l’UICN. Les
effectifs mondiaux sont passés de 100 000 au début du
XXᵉ siècle à 7 100 individus en 2019. Autre
estimation : 25 000 en Afrique et moins de 200 au
Moyen‑Orient. Certaines sous‑espèces sont en danger
critique : guépard asiatique, guépard du Sahara, guépard
d’Afrique du Nord‑Est. |
|
Caracal
(1 espèce)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Prédateurs
5. Statut actuel et effectif du Caracal

|
Caracal caracal — Le
Caracal
 |
Le Caracal, Caracal
caracal, possède une distribution très large,
couvrant une grande partie de l’Afrique et
de l’Asie. Il est présent dans
toute l’Afrique subsaharienne, où il est
relativement commun, notamment en Afrique australe
et en Afrique de l’Est. On le trouve
également en Afrique du Nord, mais il y est
plus rare. En Asie, il occupe des régions
du Moyen‑Orient, de l’Arabie,
de l’Iran, du Pakistan, et
s’étend jusqu’au sous‑continent indien. Sa
répartition asiatique est fragmentée et les populations y
sont plus menacées.
Le caracal mesure 60 à 105 cm de long (sans la
queue), 40 à 50 cm au garrot, pour un poids de 8 à
20 kg. Les mâles atteignent parfois 22 kg. La
queue mesure 25 à 35 cm. C’est un félin moyen,
plus grand qu’un chat sauvage, plus petit qu’un lynx, mais
très musclé.
Le caracal est solitaire, nocturne ou
crépusculaire, très discret. Il chasse par embuscade
ou bond vertical, capable de sauter 2 à 3 m
pour capturer des oiseaux en vol. Nourriture : — petits
mammifères (gerbilles, damans, lièvres), — oiseaux
(francolins, pintades), — petites antilopes (dik-dik,
steenbok), — reptiles et invertébrés.
Reproduction : gestation 69 à 78 jours, 1 à 4
petits, aveugles à la naissance. Les jeunes restent avec
la mère 9 à 12 mois. Les femelles peuvent se
reproduire toute l’année, avec un pic selon les
pluies.
Le caracal est célèbre pour ses oreilles noires à
pinceaux très longs, utilisées pour la communication et
la détection sonore. C’est l’un des félins les plus
agiles : bonds verticaux spectaculaires, accélérations
fulgurantes, capacité à capturer plusieurs oiseaux en un
seul saut. Son camouflage sable‑roux le rend presque
invisible dans les savannes sèches.
Les adultes sont rarement tués, mais peuvent être victimes
de : — léopards, — hyènes tachetées, —
lycaons, — guépards (rare). Les jeunes sont
vulnérables aux rapaces, chacals, caracals
adultes, serpents. L’humain est le principal
danger : piégeage, tirs, conflits avec l’élevage.
Statut UICN : LC — Least Concern, mais avec des
déclins régionaux. L’espèce reste commune en
Afrique australe et orientale, moins abondante au
Sahel, rare au Moyen‑Orient, très fragmentée
en Asie. Les effectifs globaux ne sont pas précisément
connus, mais les estimations régionales indiquent : —
Afrique australe : stable, — Afrique de l’Est :
stable à légèrement en déclin, — Moyen‑Orient : fort
déclin, — Asie centrale : quasi‑disparition locale.
Les principales menaces : perte d’habitat, fragmentation,
persécution par les éleveurs, raréfaction des proies. |
|
Catopuma
(2 espèces)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Prédateurs
5. Statut actuel et effectif du genre Catopuma

|
Catopuma temminckii — Chat
de Temminck, ou chat doré d'Asie
Catopuma badia — Chat bai de
Bornéo
|
Le genre Catopuma comprend deux espèces de
félins asiatiques dont la répartition couvre une grande
partie de l’Asie du Sud et du Sud‑Est. Catopuma
temminckii, le Chat doré asiatique, possède une
aire très étendue allant du Népal, du
Bhoutan et du nord‑est de l’Inde
jusqu’au Bangladesh, au Myanmar,
au sud de la Chine (Yunnan, Sichuan), puis
à toute l’Indochine incluant la
Thaïlande, le Laos, le
Cambodge et le Vietnam, et enfin
la Malaisie péninsulaire et l’île de
Sumatra. Catopuma badia,
le Chat bai, est strictement endémique de Bornéo,
présent uniquement au Brunei, en
Malaisie (Sabah et Sarawak) et en Indonésie
(Kalimantan). Le genre Catopuma est donc limité à
l’Asie tropicale, avec une espèce largement répandue sur le
continent et une autre confinée à une seule île.
Le genre Catopuma comprend deux espèces : —
Catopuma temminckii (chat doré d’Asie) : 12 à 16 kg,
longueur 80 à 105 cm, queue 40 à 55 cm. —
Catopuma badia (chat bai de Bornéo) : 3 à 4 kg,
longueur 50 à 60 cm, queue 30 à 40 cm.
Morphologie : corps compact, pattes puissantes, tête
arrondie, pelage uniforme ou légèrement tacheté.
Mode de vie : solitaires, territoriaux, actifs
crépusculaires et nocturnes. Nourriture : —
petits ongulés (chevrotains), — rongeurs, —
oiseaux, — reptiles, — primates (rare), —
civettes (pour C. temminckii). Chasse en
embuscade, très furtive. Reproduction : gestation 78
à 80 jours, 1 à 3 petits. Les jeunes restent
plusieurs mois avec la mère. Biologie du chat bai encore
très mal connue.
Le genre Catopuma est unique parmi les félins
asiatiques : — pelage uniforme (roux, doré, brun), —
adaptation forestière extrême, — comportement
ultra‑furtif, — rarement observé même par les
biologistes, — écologie mal connue, surtout pour
C. badia. Le chat bai est l’un des félins les plus
mystérieux du monde.
Peu de prédateurs naturels : — léopards, — tigres
(pour C. temminckii), — pythons réticulés, —
aigles (sur les jeunes). Menace principale :
humains (déforestation, chasse, fragmentation).
— Catopuma temminckii (chat doré d’Asie) : NT —
Near Threatened, effectifs en déclin,
probablement quelques dizaines de milliers dispersés
en Asie du Sud‑Est. — Catopuma badia (chat bai de
Bornéo) : EN — Endangered, effectifs très faibles,
estimés à < 2 500 adultes, espèce rare,
menacée par la destruction des forêts de Bornéo. Le genre
Catopuma est donc globalement menacé, avec une
espèce en danger d’extinction. |
Felis
(6 espèces)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Prédateurs
5. Statut actuel et effectif du genre Felis
|
Felis catus — Chat
domestique
Felis silvestris — Chat sauvage
européen
Felis margarita — Chat des sables
Felis nigripes — Chat à pieds
noirs

 |
Le genre Felis regroupe plusieurs petits
félins sauvages d’Eurasie et d’Afrique, dont le plus connu
est Felis silvestris, le Chat sauvage. À
l’état sauvage, les espèces du genre Felis occupent
une aire très vaste couvrant l’Europe,
l’Asie occidentale, l’Asie centrale,
l’Asie du Sud, l’Asie de l’Est
et une grande partie de l’Afrique. Le
Chat sauvage européen, Felis silvestris
silvestris, est présent dans la majorité de l’Europe,
notamment en France, Espagne,
Italie, Allemagne,
Pologne, Ukraine, Balkans,
Royaume‑Uni et jusqu’au Caucase.
Le Chat sauvage africain, Felis lybica,
occupe presque toute l’Afrique, du
Maghreb jusqu’à l’Afrique australe,
et s’étend aussi au Moyen‑Orient, en
Arabie, en Turquie, en
Iran et jusqu’en Asie centrale.
Le Chat des sables, Felis margarita,
vit dans les déserts du Sahara, de la
Péninsule Arabique, du Pakistan
et du Turkménistan. Le Chat à pieds
noirs, Felis nigripes, est limité aux
zones arides de Namibie, Botswana
et Afrique du Sud. Le genre Felis
est donc largement réparti dans l’écozone
paléarctique et l’écozone afrotropicale,
occupant des milieux très variés allant des forêts
tempérées aux déserts chauds, en
passant par les savannes et les
zones montagneuses.
Le genre Felis regroupe des félins petits,
proches du chat domestique. Espèces principales : F.
silvestris, F. lybica, F. bieti, F.
margarita, F. nigripes, F. catus. Tailles
typiques : — F. silvestris (chat sauvage européen) :
3 à 6 kg, longueur 45 à 65 cm. — F. lybica
(chat sauvage africain) : 3 à 5 kg. — F. margarita
(chat des sables) : 1,5 à 3,5 kg. — F. bieti
(chat de Chine) : 4 à 9 kg. — F. nigripes
(chat à pieds noirs) : 1 à 2,5 kg. — F. catus
(chat domestique) : 2 à 8 kg, extrêmes >10 kg.
Morphologie : corps compact, queue longue, pattes fines,
tête arrondie.
Mode de vie : solitaires, territoriaux,
activité nocturne ou crépusculaire. Nourriture
: — rongeurs, — lapins, — oiseaux, —
reptiles, — insectes, — charognes. Les
chats sauvages sont des chasseurs strictement carnivores.
Reproduction : gestation 60 à 67 jours, 2 à 5
petits, parfois 6. Les jeunes restent 3 à 5
mois avec la mère. Le chat domestique a une reproduction
opportuniste, pouvant atteindre 2 à 3 portées par
an.
Le genre Felis est unique parmi les félins : —
spéciation récente et forte proximité génétique entre
espèces, — hybridation fréquente entre F. catus
et F. silvestris, — adaptation extrême aux
milieux humains (chat domestique), — diversité écologique
(déserts, montagnes, forêts, zones urbaines), — furtivité
et chasse silencieuse très développées. Le chat à
pieds noirs (F. nigripes) est l’un des félins les
plus efficaces du monde (taux de réussite très
élevé).
Selon les régions : — lynx, — caracals, —
chacals, — renards, — rapaces (sur les
jeunes), — serpents, — coyotes. Menace
principale : humains (routes, piégeage, hybridation,
destruction d’habitat).
Statut global du genre : variable selon les espèces.
— F. silvestris (chat sauvage européen) : LC,
mais en déclin local, menacé par hybridation avec le
chat domestique. — F. lybica : LC, populations
stables. — F. margarita (chat des sables) : LC,
mais effectifs faibles, quelques milliers. —
F. bieti (chat de Chine) : VU — Vulnerable,
< 10 000 individus. — F. nigripes : VU,
< 15 000 individus. — F. catus : > 600
millions dans le monde, espèce la plus abondante du
genre. Le genre Felis est donc globalement
prospère, mais plusieurs espèces sauvages sont
menacées ou en déclin. |
Leopardus
(9 espèces)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Prédateurs
5. Statut actuel et effectif du genre Leopardus
|
Leopardus
pardalis — Ocelot
Leopardus wiedii — Margay
Leopardus tigrinus — Oncille
Leopardus jacobitus — Chat des
Andes
Leopardus guigna Chat
du Chili
Leopardus colocola Chat des pampas
Leopardus geoffroyi Chat de Geoffroy
Leopardus guttulus Chat-tigre du Sud

 |
Le genre
Leopardus regroupe les petits félins tachetés
d’Amérique ; ils vivent exclusivement en Amérique du Sud,
avec certaines espèces remontant en Amérique centrale,
et trois atteignant le sud de l’Amérique du Nord
(Mexique) ; leurs habitats vont des forêts tropicales
humides (ocelot), aux forêts andines d’altitude
(chat des Andes), aux zones arbustives (colocolo),
jusqu’aux forêts subtropicales et zones rocheuses
; cette répartition est une inférence basée sur les
données zoologiques du genre, car les sources trouvées ne
détaillent pas Leopardus spécifiquement.
Les espèces du genre Leopardus sont des félins
petits à moyens : longueur 40 à 100 cm, queue
20 à 45 cm, poids 2 à 15 kg selon l’espèce ; les
plus petits sont le Leopardus guigna (kodkod) et le
L. tigrinus, autour de 2 à 3 kg, tandis que
les plus grands sont Leopardus pardalis (ocelot) et
L. wiedii, pouvant atteindre 12 à 15 kg ; ces
valeurs sont une inférence basée sur les données
zoologiques connues, car les sources trouvées ne donnent pas
de chiffres globaux pour le genre.
Les Leopardus sont solitaires,
territoriaux, souvent nocturnes ou
crépusculaires (comportements confirmés chez les félins
proches ) ; ils chassent de petits mammifères, oiseaux,
reptiles, amphibiens et insectes ; la reproduction suit le
modèle félin : gestation 2 à 3 mois, portées de 1
à 3 petits, maturité sexuelle en 1 à 2 ans ; ces
éléments sont une inférence basée sur les félins du
genre et les comportements généraux des félins sauvages.
Les Leopardus se distinguent par : un nombre
chromosomique unique chez les félins (18 paires au lieu
de 19), des robes tachetées très variées, une
grande agilité arboricole (notamment L. wiedii),
et une diversité écologique remarquable ; ils
comptent environ 9 espèces reconnues ; ces
particularités sont issues de la taxonomie classique du
genre (inférence, car non présentes dans les sources
retournées).
Les prédateurs naturels incluent les grands félins
comme le puma et le jaguar, les rapaces
pour les jeunes, et parfois les canidés sauvages ;
les jeunes sont les plus vulnérables ; cette section est une
inférence écologique, car les sources trouvées ne
listent pas les prédateurs du genre Leopardus.
Les sources trouvées parlent du léopard (Panthera
pardus), dont la population est en déclin et classée
quasi menacée par l’UICN , mais ne donnent aucune
donnée directe sur Leopardus ; pour le genre
Leopardus, le statut varie espèce par espèce :
certaines sont communes (ocelot), d’autres
menacées (chat des Andes, guigna) ; il n’existe pas
d’effectif global pour tout le genre ; cette section est
donc une synthèse basée sur les connaissances
zoologiques, car les sources ne couvrent pas ce taxon.
|
Leptailurus
(1 espèce)1.
Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Prédateurs
5. Statut actuel et effectif du serval
|
Leptailurus
serval — Le Serval
_small1.png) |
|
Lynx
(4 espèces)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Prédateurs
5. Statut actuel et effectif du genre Lynx
|
Lynx lynx — Lynx
boréal
Lynx pardinus — Lynx ibérique
|
|
Prionailurus
(4
espèces)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Prédateurs
5. Statut actuel et effectif du genre Prionailurus
|
Prionailurus bengalensis — Chat léopard du
Bengale
Prionailurus viverrinus — Chat
viverrin
Prionailurus planiceps — Chat à
tête plate
Prionailurus rubiginosus — Chat
rubigineux
 |
|
Puma
(1 espèce)1.
Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Prédateurs
5. Statut actuel et effectif du puma
|
Puma
concolor — Le Puma
 |
|
Profelis
(1 espèce)1.
Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Prédateurs
5. Statut actuel et effectif du chat doré d'Afrique
|
Profelis
aurata — Chat doré d’Afrique
|
|
Neofelis
(2 espèces)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Prédateurs
5. Statut actuel et effectif du genre Neofelis
|
Neofelis
nebulosa — Panthère nébuleuse
Neofelis diardi — Panthère
nébuleuse de Bornéo

|
|
Panthera
(4 espèces)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Prédateurs
5. Statut actuel et effectif
du genre Panthera
 |
Panthera
leo — lion
Panthera tigris — tigre
Panthera pardus — léopard, ou
panthère
Panthera onca — jaguar


|
Le genre Panthera regroupe les
grands félins rugissants, présents sur trois continents
: — Asie : tigre (P. tigris), léopard (P.
pardus), once (P. uncia). — Afrique : lion
(P. leo), léopard (P. pardus). — Amérique
du Sud : jaguar (P. onca). Milieux occupés :
savanes africaines, forêts tropicales, forêts
tempérées, montagnes himalayennes, toundra
sibérienne, marécages, zones côtières,
forêts amazoniennes. C’est le genre de félins le plus
écologiquement diversifié du monde.
Le genre Panthera regroupe les plus grands félins du
monde. — Panthera tigris (tigre) : 180 à 300 kg,
jusqu’à 3,3 m. — Panthera leo (lion) : 150
à 250 kg, jusqu’à 3 m. — Panthera onca
(jaguar) : 60 à 120 kg, 1,7 à 2,4 m. —
Panthera pardus (léopard) : 30 à 90 kg, 1,6 à
2,3 m. — Panthera uncia (once) : 25 à 55 kg,
1 à 1,3 m. Morphologie : corps massif, muscles
puissants, crâne large, canines longues.
Mode de vie : — lion : vie en groupes (prides),
coopération. — autres espèces : solitaires,
territoriales. Nourriture : — grands ongulés (cerfs,
buffles, antilopes), — sangliers, — primates,
— poissons (jaguar), — bouquetins (once).
Reproduction : gestation 90 à 110 jours, 1 à 4
petits. Les jeunes restent 1 à 2 ans avec la
mère. Chasse : embuscade, puissance, morsure très forte
(jaguar : la plus puissante des félins).
Le genre Panthera est unique : — rugissement
grâce à l’appareil hyoïdien partiellement ossifié, —
puissance musculaire extrême, — vision nocturne
très développée, — adaptation écologique remarquable
(forêts, savanes, montagnes, marécages), — morsure
perforante du jaguar, — aptitude alpine de
l’once. Ce sont les félins les plus puissants et
emblématiques du monde.
Les adultes n’ont pratiquement aucun prédateur naturel.
Menaces possibles : — hyènes, lions, tigres
(sur les jeunes), — loups (rare), — crocodiles
(rare). Le principal prédateur de toutes les espèces :
l’humain (braconnage, conflits, perte d’habitat).
Statut global du genre : en déclin, mais variable
selon les espèces. — Panthera tigris : EN —
Endangered, ~5 500 individus sauvages. —
Panthera leo : VU — Vulnerable, ~20 000
individus. — Panthera pardus : VU, 250
000 à 300 000, mais très fragmentés. — Panthera onca
: NT — Near Threatened, ~60 000 individus. —
Panthera uncia : VU, 4 000 à 6 500
individus.
Le genre Panthera compte environ 350 000 individus,
mais la majorité est en déclin et certaines
populations sont critiquement menacées.
Tigre de Sibérie (Panthera tigris altaica)

Le tigre de Sibérie est
le plus grand félin de la planète, un géant des forêts
glacées d’Extrême‑Orient. Avec ses 350 kg possibles,
sa fourrure épaisse, ses pattes larges comme des
raquettes et son endurance dans des températures qui
descendent sous les –40 °C, il incarne la puissance
brute adaptée au froid. Solitaire, invisible, il parcourt
des territoires immenses — parfois 1 000 km² — à la
recherche de cerfs, sangliers et orignaux. Chaque individu
est un maître de son royaume blanc. Longtemps traqué pour sa
peau et ses os, il a frôlé l’extinction. Aujourd’hui, grâce
aux efforts de conservation, il ne reste qu’environ 550 à
600 tigres sauvages, principalement en Russie. C’est un
survivant, un symbole, un colosse silencieux dont la
présence dans la neige est l’un des derniers miracles de la
nature.
Le tigre de Sibérie survit aujourd’hui uniquement
dans l’Extrême‑Orient russe : kraï du Primorié,
kraï du Khabarovsk, bassin de l’Amour,
monts Sikhote‑Alin. Petite population transfrontalière
en Chine (province du Jilin et Heilongjiang)
en expansion lente. Disparu de 95 % de son aire
historique (Corée, Mandchourie, Sibérie centrale). Habitat :
forêts boréales, taïga mixte, montagnes
froides, vallées boisées.
Le tigre de Sibérie est solitaire, sauf durant la
reproduction. Territoire immense : 500 à 1 000 km²
pour un mâle. Nourriture : — cerf sika, — wapiti,
— sanglier, — chevreuil, — ours noirs
juvéniles, — petits mammifères. Reproduction :
femelle fertile 1 fois/an, gestation 100 à 110
jours, 2 à 4 petits. Les jeunes restent 18 à
24 mois avec la mère avant de devenir indépendants. Taux
de survie des jeunes faible dans les hivers rigoureux.
Le tigre de Sibérie est le plus grand félin du monde
: — fourrure très épaisse, — pattes larges
pour la neige, — endurance extrême au froid (–40
°C), — territoires gigantesques, — force
exceptionnelle (capable de tuer un cerf de 200 kg).
C’est le tigre le plus adapté au climat boréal et
l’un des carnivores les plus puissants de la planète.
Adultes : aucun prédateur naturel. Menaces possibles
: — ours bruns (rare, conflits pour les carcasses), —
autres tigres (conflits territoriaux), — humains
(braconnage, fragmentation). Les jeunes peuvent être tués
par : loups, ours, lynx, rapaces.
Effectifs sauvages : 550 à 600 tigres (Russie +
Chine). Population russe : ~540 individus, stable ou
légèrement en hausse. Population chinoise : ~60 individus,
en expansion grâce aux corridors écologiques. Statut UICN :
EN — Endangered. Menaces : — braconnage (os,
peau), — perte d’habitat, — fragmentation, —
raréfaction des proies. Mesures de préservation : —
réserves du Sikhote‑Alin, — corridors Russie–Chine, —
surveillance anti‑braconnage, — réintroduction de proies
(cerfs), — suivi génétique. C’est l’un des rares grands
félins dont la population remonte lentement grâce à
une protection stricte. |
Uncia
(1 espèce)
1.
Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Prédateurs
5. Statut actuel et effectif de la panthère des neiges
|
Uncia uncia — Panthère
des neiges
 |
La panthère des neiges vit dans
les hautes montagnes d’Asie centrale : Himalaya,
Pamir, Tian Shan, Kunlun, Altaï.
Pays principaux : Chine (50 % de la population
mondiale), Mongolie, Inde, Népal,
Pakistan, Bhoutan, Kazakhstan,
Kirghizistan, Ouzbékistan. Altitude : 2 500 à
5 500 m, dans des milieux rocheux, arides,
froids, où elle reste presque invisible.
Félin moyen à grand : — longueur : 1 à 1,30 m,
— queue : 80 à 100 cm, — poids : 25 à 55 kg,
rarement 60 kg. Queue énorme, pelage très épais,
pattes larges pour la neige.
Espèce solitaire, territoriale, active
crépusculaire et nocturne. Nourriture : —
bharals (moutons bleus), — ibex, — marmottes,
— pikas, — petits ongulés, — oiseaux.
Chasse en embuscade, sauts de 9 à 12 m dans
les pentes. Reproduction : gestation 90 à 100 jours,
1 à 3 petits. Les jeunes restent 18 à 22 mois
avec la mère. Cycle reproductif très lent → vulnérabilité
élevée.
La panthère des neiges est unique parmi les félins : —
queue gigantesque pour l’équilibre en montagne, —
pelage ultra‑dense pour les froids extrêmes, — pattes
larges comme des raquettes, — morphologie adaptée aux
falaises, — discrétion extrême (l’un des félins
les plus difficiles à observer). Elle ne rugît pas :
son appareil hyoïdien est différent des autres Panthera.
Adultes : aucun prédateur naturel. Menaces possibles
: — loups (rare), — ours bruns (conflits pour
les carcasses), — aigles royaux (sur les jeunes).
Principal danger : humains (braconnage,
empoisonnements, perte de proies).
Statut UICN : VU — Vulnerable. Effectifs mondiaux :
4 000 à 6 500 individus sauvages. Tendance :
déclin lent, fragmentation des populations. Menaces : —
braconnage (fourrure, os), — réduction des proies
(marmottes, bharals), — conflits avec les éleveurs, —
climat (retrait des zones froides). Conservation : —
programmes Snow Leopard Trust, — corridors
transfrontaliers, — suivi par pièges photographiques,
— compensation financière pour les éleveurs. Espèce
emblématique mais extrêmement difficile à protéger. |
Pardofelis
(1 espèce)1.
Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Prédateurs
5. Statut actuel et effectif du chat marbré
|
Pardofelis
marmorata — Chat marbré
 |
|
Herpailurus
(1 espèce)1.
Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Prédateurs
5. Statut actuel et effectif du jaguarondi
|
Herpailurus
yagouaroundi — Le Jaguarondi
 |
|
Otocolobus
(1 espèce)1.
Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Prédateurs
5. Statut actuel et effectif du chat manul
|
Otocolobus manul— Le Chat manul
 |
|
|
|