|
| |
|
Hautes et très hautes
montagnes

1. Description du biotope
2. Richesse des espèces
3. Particularité et adaptation au climat
4. Faune présente dans les hautes et tès hautes
montagnes |
|
Le biotope des
hautes montagnes et
très hautes montagnes
correspond aux zones situées au‑dessus de la limite supérieure
des forêts, où dominent les rochers, éboulis, pelouses alpines,
névés et glaciers ; c’est un milieu froid, venté, pauvre en sol,
soumis à un fort rayonnement UV, à des variations thermiques
extrêmes et à une saison de croissance très courte, où seules
des espèces très spécialisées peuvent survivre.
La
richesse spécifique est faible comparée aux
milieux tempérés, mais les espèces présentes sont très
spécialisées : plantes naines, mousses, lichens, insectes
adaptés au froid, oiseaux montagnards et quelques mammifères
emblématiques ; la diversité augmente légèrement dans les
pelouses alpines mais chute fortement dans les zones nivales et
glaciaires où seules quelques espèces extrêmes subsistent.
Les
hautes et très hautes montagnes se répartissent
principalement le long des grandes zones de collision
tectonique, formant une vaste ceinture orogénique mondiale ; en
Asie, se trouvent les plus hauts massifs du
globe avec l’Himalaya, le Karakorum,
l’Hindu Kush, le Pamir, le
Tien Shan et le Kunlun, où les
sommets dépassent 7 000 à 8 000 m ; en
Europe, les hautes montagnes incluent les
Alpes, les Pyrénées, les
Carpates, le Caucase (avec
l’Elbrouz) et les monts Scandinaves ; en
Afrique, les reliefs majeurs sont le
Kilimandjaro, le Mont Kenya, le
Rwenzori, l’Atlas et les
montagnes d’Éthiopie ; en
Amérique du Nord, les hautes montagnes
comprennent les Rocheuses, la Sierra
Nevada, les Cascades, les
Aléoutiennes et les montagnes d’Alaska
; en
Amérique du Sud, la cordillère des Andes
forme la plus longue chaîne de hautes montagnes du monde, avec
de nombreux sommets dépassant 6 000 m ; en
Océanie, les hautes montagnes se trouvent en
Nouvelle‑Zélande (Alpes du Sud), en
Papouasie‑Nouvelle‑Guinée (mont Wilhelm) et dans
quelques massifs australiens ; globalement, les hautes et très
hautes montagnes dessinent une immense couronne
tectonique autour du globe, concentrée dans les zones
de subduction et de collision, et structurent les grands biomes
alpins de la planète.
Les organismes des
hautes montagnes possèdent des adaptations
extrêmes : plantes en coussinet pour résister au vent, feuilles
réduites pour limiter la perte d’eau, pigments protecteurs
contre les UV, croissance très lente, animaux à fourrure dense,
pattes adaptées aux rochers, métabolisme capable de fonctionner
avec peu d’oxygène, et comportements saisonniers permettant de
survivre à l’hiver long et rigoureux.
La faune comprend des espèces emblématiques comme le
bouquetin, le
chamois, la
marmotte alpine,
le lagopède alpin,
l’aigle royal,
le gypaète barbu,
ainsi que des insectes spécialisés comme les
coléoptères cryophiles,
les papillons alpins,
les araignées de haute
altitude, et dans les zones très élevées quelques
micromammifères
et invertébrés résistants
au gel ; au‑delà de 3500–4000 m, seules subsistent des
espèces extrêmes comme certains
lichens,
acariens,
collemboles et
diptères adaptés
au froid permanent. |
|
Champignons, Métaphytes et algues vertes
Cladonia rangiferina — lichen des rennes
Gyromitra gigas — gyromitre géant
Hygrophorus goetzii — hygrophore des neiges
Mycena
alpina — mycène des Alpes
Saxifraga
oppositifolia — saxifrage à feuilles
opposées
Dryas
octopetala — dryade à huit pétales
Ranunculus glacialis — renoncule des
glaciers
Silene
acaulis — silène acaule
Chloromonas nivalis — algue des neiges
Chlamydomonas
alpina — chlamydomonas alpine
Zygnema
circumcarinatum — zygéma alpin
Klebsormidium
crenulatum — klebsormidium des montagnes |
Nématodes et Protozoaires
Plectus parvus — plectus des sols alpins
Eudorylaimus silvaticus — eudorylaimus
montagnard
Acrobeloides nanus — acrobéloïde des sols
froids
Panagrolaimus rigidus — panagrolaimus
cryophile
Les nématodes adaptés aux hautes
altitudes — représentés par des genres typiques comme
Plectus,
Panagrolaimus,
Acrobeloides ou
Aphelenchus — survivent dans les milieux alpins
extrêmes grâce à quatre stratégies majeures : ils possèdent une
résistance exceptionnelle au gel grâce à
l’anhydrobiose, un état où leur corps se déshydrate presque
totalement, empêchant la formation de cristaux de glace
internes; ils tolèrent des variations thermiques
brutales (de −20 °C la nuit à +20 °C au soleil) grâce à
des protéines de stress et à des membranes très flexibles; leur
métabolisme ultra‑lent leur permet de survivre
dans des sols pauvres, secs et soumis à un rayonnement UV
intense, typiques des éboulis et moraines d’altitude; enfin, ils
exploitent des micro‑habitats froids mais stables
comme les mousses alpines, les sols humides sous les névés, les
fissures de roches et les films d’eau autour des particules de
sol, où ils se nourrissent de bactéries, champignons et algues
nivales. Ces adaptations font des nématodes les animaux
multicellulaires les plus résistants des hautes montagnes,
capables de survivre là où presque aucun autre invertébré ne
persiste.
Chlamydomonas nivalis — algue‑protozoaire
des neiges rouges
Acanthamoeba
castellanii — amibe des sols froids
Euglena
mutabilis — euglène des sources alpines
acides
Colpoda steinii — colpode des sols
d’altitude
Les protozoaires adaptés aux
hautes altitudes — représentés par des genres typiques comme
Acanthamoeba,
Euglena,
Tetrahymena et
Colpoda — survivent dans les milieux alpins
extrêmes grâce à quatre stratégies majeures : ils résistent au
gel grâce à la kryptobiose, un état où leur
métabolisme ralentit presque à zéro, leur permettant de
supporter des températures de −20 à −40 °C; ils possèdent des
membranes très flexibles riches en acides gras
insaturés, ce qui évite la rigidification cellulaire dans les
sols glacés; ils tolèrent une dessiccation extrême
grâce à des kystes très résistants, capables de survivre des
années dans les éboulis secs, les névés et les sols soumis à un
fort rayonnement UV; enfin, ils exploitent des
micro‑habitats froids mais stables comme les mousses
alpines, les films d’eau autour des particules de sol, les
poches humides sous les névés et les micro‑fissures rocheuses,
où ils se nourrissent de bactéries, algues nivales et débris
organiques. Ces adaptations font des protozoaires les eucaryotes
unicellulaires les plus résistants des hautes montagnes,
capables de survivre là où presque aucun autre organisme
microscopique ne persiste.te. |
Arthropodes
|
|
Poissons, oiseaux, amphibiens et reptiles
|
Mammifères Carnivores
|
Mammifères insectivores ou herbivores
|
|