Lagomorphes

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Classification selon  (env 95 esp, 12 gen).
Métazoaires-Triploblastiques-Cordés-Deutérostomiens-Vertébrés-Gnathostomes-Tétrapodes-Mammifères-Lagomorphes
(Pikas, lièvres, lapins et assimilés)

   

 

Genre

Espèces représentatives

Description

Ochotona  (Ochotonidés)
(env 30 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Prédateurs
5. Variétés et espèces des Ochotona


 

Ochotona princepspika d’Amérique
Ochotona alpinapika alpin
Ochotona hyperborea
pika boréal
Ochotona roylei
pika de Royle
Ochotona curzoniae
pika du plateau tibétain
Ochotona dauurica
pika de Daurie
Ochotona rutila
pika roux
Ochotona pallasi
pika de Pallas

 

Les Ochotona sont de petits mammifères lagomorphes proches des lapins, mesurant 12 à 20 cm, avec un corps compact, des oreilles courtes et arrondies, une absence de queue visible et un pelage dense adapté au froid. Leur silhouette rappelle un petit rongeur, mais ils appartiennent au même ordre que les lapins et lièvres. Leur pelage varie du gris au brun‑roux selon les espèces et les habitats.
Les Ochotona possèdent un crâne arrondi, des incisives typiques des lagomorphes, des membres courts, un museau court et de grandes vibrisses. Leur pelage est épais, isolant, et change parfois de teinte selon la saison. Ils n’ont pratiquement pas de queue externe. Leur physiologie est adaptée aux environnements froids et secs, avec une tolérance limitée aux fortes chaleurs.
Les Ochotona sont répartis en Asie, en Himalaya, en Sibérie, en Mongolie, en Chine, au Kazakstan, et dans certaines régions de Russie. Une seule espèce vit en Amérique du Nord : Ochotona princeps, le pika d’Amérique. Ils occupent les zones montagneuses, les éboulis rocheux, les steppes froides, les prairies alpines et les plateaux d’altitude, souvent entre 2500 et 5000 m.
Les Ochotona sont diurnes ou crépusculaires, très vocaux, utilisant des cris pour signaler les dangers. Ils vivent dans les éboulis où ils se réfugient dans les interstices rocheux. Ils ne hibernent pas : ils collectent et stockent des herbes en « meules » pour l’hiver, un comportement unique parmi les lagomorphes. Leur régime est strictement herbivore : herbes, mousses, lichens, feuilles et plantes alpines. Ils sont territoriaux et vivent en petits groupes familiaux.
La reproduction varie selon les espèces, mais les femelles peuvent avoir 2 à 5 portées par an, avec 2 à 6 petits par portée. Les jeunes se développent rapidement et deviennent autonomes en quelques semaines. Les espèces de haute montagne ont souvent moins de portées en raison des conditions climatiques extrêmes.
Les Ochotona sont la proie de nombreux carnivores et rapaces dans les milieux froids et rocheux qu’ils occupent. Leurs principaux prédateurs sont les rapaces diurnes comme les aigles royaux et les buses, ainsi que les rapaces nocturnes tels que les grands-ducs. Parmi les mammifères, les prédateurs les plus fréquents sont les renards, les mustélidés comme les hermines et belettes, les lynx dans les régions montagneuses, et les canidés sauvages tels que les coyotes pour les espèces nord‑américaines. Dans les zones d’Asie centrale, les pikas sont également chassés par les chiens domestiques et les chats errants, ce qui augmente leur mortalité. Leur petite taille, leur activité diurne et leur comportement bruyant les rendent particulièrement vulnérables, et la fragmentation de l’habitat accentue encore cette pression prédatrice.
Le genre Ochotona comprend environ 30 espèces vivantes, réparties en trois grands groupes morphologiques : les pikas à oreilles rondes, les pikas à lèvres noires, et les pikas à queue courte ; ces espèces sont distribuées dans les montagnes d’Asie centrale, de l’Himalaya, de Chine, de Mongolie, de Sibérie, ainsi que dans quelques régions d’Amérique du Nord ; parmi les espèces les plus connues figurent Ochotona princeps (pika d’Amérique), O. alpina (pika alpin), O. hyperborea (pika boréal), O. curzoniae (pika du plateau tibétain), O. dauurica (pika de Daurie), O. roylei (pika de Royle), O. rutila (pika roux), O. pallasi (pika de Pallas), O. koslowi (pika de Koslov), O. iliensis (pika de l’Ili, espèce rare et menacée), ainsi que plusieurs espèces endémiques de Chine comme O. forresti, O. thibetana et O. nubrica ; cette diversité reflète une radiation évolutive montagnarde fortement liée aux gradients d’altitude et aux cycles glaciaires du Pléistocène.

Lepus  (Léporidés)
(env 32 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Prédateurs
5. Variétés et espèces des Lepus

 

Lepus europaeuslièvre d’Europe
Lepus timidus
lièvre variable
Lepus americanus
lièvre d’Amérique
Lepus californicuslièvre de Californie
Lepus capensislièvre du Cap
Lepus saxatilislièvre des rochers
 Lepus arcticuslièvre arctique
Lepus nigricollis
lièvre à collier noir

 

 

Le genre Lepus regroupe les lièvres, des lagomorphes de grande taille, au corps élancé, aux oreilles longues, aux pattes postérieures très développées et au pelage variant du brun au gris selon les espèces. Leur silhouette est plus fine et plus rapide que celle des lapins. Les yeux sont grands, adaptés à la vigilance, et la queue courte et discrète. Certaines espèces présentent un pelage saisonnier, brun en été et blanc en hiver.
Les Lepus possèdent un squelette léger, des membres postérieurs puissants permettant des pointes de vitesse élevées, un cœur volumineux et une excellente thermorégulation. Les oreilles longues servent à dissiper la chaleur. Les incisives sont typiques des lagomorphes, avec une paire supplémentaire derrière les incisives principales. Les espèces nordiques comme Lepus timidus ou Lepus americanus changent de couleur en hiver pour un camouflage optimal.
Le genre Lepus est l’un des plus largement distribués parmi les mammifères. On le trouve en Europe, Asie, Afrique, Amérique du Nord et dans certaines régions du Moyen‑Orient. Les lièvres occupent une grande variété d’habitats : steppes, prairies, déserts, toundras, zones agricoles, forêts claires et montagnes. Chaque espèce est adaptée à un milieu particulier, du désert chaud (Lepus capensis) aux régions arctiques (Lepus arcticus).
Les Lepus sont crépusculaires ou nocturnes, solitaires et très rapides. Ils ne creusent pas de terriers : ils se reposent dans des « formes », simples dépressions dans le sol. Leur régime est herbivore, composé d’herbes, feuilles, écorces, bourgeons et cultures agricoles. Ils sont extrêmement vigilants, dotés d’un champ visuel très large et capables de bonds rapides pour échapper aux prédateurs. Leur activité varie selon les saisons et la disponibilité en nourriture.
Les Lepus sont la proie d’un grand nombre de carnivores et de rapaces en raison de leur taille moyenne, de leur activité crépusculaire et de leur présence dans des milieux ouverts. Les principaux prédateurs mammaliens sont les renards, les loups, les lynx, les coyotes, les caracals et les mustélidés comme les belettes et hermines. Les prédateurs aviens incluent les aigles, les buses, les autours et les grands-ducs, capables de capturer des adultes comme des jeunes. Dans certaines régions d’Afrique et d’Asie, les lièvres sont également chassés par les chacals et les félins sauvages de petite taille. À ces menaces naturelles s’ajoutent les chiens domestiques, les chats errants et la pression humaine, qui augmentent la mortalité, notamment dans les zones agricoles et périurbaines. La vulnérabilité des lièvres est accentuée par leur stratégie de défense basée sur la fuite rapide plutôt que sur la dissimulation, ce qui les expose davantage aux prédateurs rapides et aux rapaces.
Les lièvres ont une reproduction très productive. Les femelles peuvent avoir 2 à 4 portées par an, avec 1 à 4 levrauts par portée. Les petits naissent précoces, déjà poilus, yeux ouverts et capables de se déplacer rapidement, contrairement aux lapereaux. Les jeunes sont laissés seuls dans la végétation et la mère ne vient les allaiter qu’une fois par jour pour éviter d’attirer les prédateurs.
Le genre Lepus comprend environ 30 espèces vivantes, réparties dans l’hémisphère Nord, l’Afrique, certaines régions de l’Asie centrale, du Moyen‑Orient, et jusqu’aux hautes latitudes arctiques ; cette diversité inclut des espèces adaptées aux déserts, aux steppes, aux toundras, aux montagnes et aux forêts ouvertes ; parmi les espèces les plus connues figurent Lepus europaeus (lièvre d’Europe), L. timidus (lièvre variable), L. americanus (lièvre d’Amérique), L. arcticus (lièvre arctique), L. californicus (lièvre de Californie), L. capensis (lièvre du Cap), L. saxatilis (lièvre des rochers), L. tolai (lièvre de Tolai), L. nigricollis (lièvre indien), L. insularis (lièvre noir de l’île d’Ángel de la Guarda), L. yarkandensis (lièvre du Yarkand), L. oiostolus (lièvre laineux du Tibet), L. flavigularis (lièvre à col blanc du Mexique, espèce menacée), ainsi que plusieurs espèces africaines comme L. victoriae et L. microtis ; cette diversité reflète une radiation écologique remarquable, marquée par des adaptations extrêmes à la vitesse, au camouflage saisonnier, à la thermorégulation et aux environnements ouverts.

Oryctolagus (Léporidés)
 (1 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Prédateurs
5. Statut et effectif du  lapin de Garenne

 

Oryctolagus cuniculus – Le lapin de Garenne

                           

 

 

Le Lapin de garenne est un lagomorphe de taille moyenne, mesurant 34 à 50 cm pour 1 à 2,5 kg. Son pelage est brun‑gris, avec un ventre plus clair, une queue blanche dessous et noire dessus. Les oreilles sont moyennes, arrondies, et les yeux grands. Son corps est compact, agile, adapté à la course et au creusement. C’est l’ancêtre de toutes les races de lapins domestiques.
Le Lapin de garenne possède un crâne allongé, des incisives puissantes, des membres postérieurs développés pour les bonds rapides, et des griffes adaptées au fouissage. Son pelage dense lui permet de résister au froid. Il présente un dimorphisme sexuel faible. Les femelles ont une poche thoracique de poils qu’elles arrachent pour garnir le nid. Son système digestif est spécialisé dans la caecotrophie, permettant de réingérer des crottes molles pour optimiser l’absorption des nutriments.
Le Lapin de garenne est originaire de la péninsule Ibérique et du Sud de la France, mais il a été introduit dans une grande partie du monde : Europe, Australie, Nouvelle‑Zélande, Amériques, Afrique du Nord. Il occupe les prairies, landes, lisières forestières, zones agricoles, dunes, garrigues et milieux semi‑ouverts. Il préfère les sols meubles où il peut creuser des terriers.
Le Lapin de garenne est crépusculaire et nocturne, vivant en colonies structurées autour de vastes garennes (réseaux de terriers). Il est très social, avec une hiérarchie bien définie. Son régime est herbivore, composé d’herbes, feuilles, écorces, racines et cultures agricoles. Il joue un rôle écologique majeur en modifiant la végétation et en servant de proie à de nombreux carnivores.
La reproduction est très productive. Les femelles peuvent avoir 3 à 7 portées par an, avec 3 à 7 petits par portée. Les lapereaux naissent nus, aveugles et dépendants, dans un nid tapissé de poils maternels. La gestation dure environ 30 jours. La maturité sexuelle est précoce, parfois dès 3 à 4 mois. Cette fécondité élevée explique sa capacité à coloniser rapidement de nouveaux milieux.
Les Oryctolagus sont la proie d’un très grand nombre de carnivores et de rapaces en raison de leur petite taille, de leur activité crépusculaire et de leur présence dans des milieux ouverts. Les principaux prédateurs mammaliens sont les renards, les blaireaux, les martres, les fouines, les putois, les lynx dans les zones forestières, ainsi que les loups et les coyotes dans les régions où l’espèce a été introduite. Les prédateurs aviens incluent les aigles, les buses, les autours et les grands-ducs, capables de capturer aussi bien les jeunes que les adultes. Les serpents de grande taille peuvent également s’attaquer aux jeunes lapins dans certaines régions. À ces menaces naturelles s’ajoutent les chiens domestiques, les chats errants, ainsi que la pression humaine par la chasse et la fragmentation de l’habitat, ce qui augmente la mortalité. La stratégie défensive des lapins, fondée sur la fuite rapide et l’utilisation de terriers, limite partiellement la prédation mais ne l’élimine pas, surtout dans les milieux ouverts où ils deviennent des proies faciles pour les carnivores rapides et les rapaces.
Le Lapin de garenne est l’un des lagomorphes les plus adaptables au monde. Il est l’ancêtre de toutes les races domestiques. Il possède un comportement social complexe, une reproduction très rapide et une capacité exceptionnelle à creuser des terriers élaborés. Sa caecotrophie lui permet d’exploiter des végétaux pauvres. Il est aussi un ingénieur écologique, modifiant profondément les habitats où il vit.
Le Lapin de garenne est classé Quasi menacé (NT) par l’UICN au niveau mondial, mais son statut varie selon les régions. Dans son aire d’origine (Espagne, Portugal, Sud de la France), il est en déclin sévère en raison des maladies (myxomatose, VHD), de la perte d’habitat et de la chasse. Dans les régions où il a été introduit (Australie, Nouvelle‑Zélande), il est considéré comme invasif et cause d’importants dégâts écologiques et agricoles. Sa situation est donc paradoxale : menacé chez lui, nuisible ailleurs.

Sylvilagus (Léporidés)
(env 20 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Prédateurs
5. Variétés et espèces des Sylvilagus

 

Sylvilagus floridanuslapin à queue blanche de Floride
Sylvilagus audubonii
lapin d’Audubon
Sylvilagus transitionalis
lapin des Appalaches
Sylvilagus palustrislapin des marais
Sylvilagus aquaticuslapin aquatique
Sylvilagus nuttallii
lapin de Nuttall
Sylvilagus bachmani
lapin de Bachman
Sylvilagus brasiliensislapin du Brésil

 

Le genre Sylvilagus est largement distribué dans les Amériques, depuis le sud du Canada jusqu’au nord de l’Argentine, incluant les États‑Unis, le Mexique, l’Amérique centrale, les Caraïbes, et une grande partie de l’Amérique du Sud ; les espèces occupent des habitats variés : prairies, forêts tempérées, zones arbustives, marécages, déserts, mangroves, forêts tropicales, et même des zones agricoles ou périurbaines.

Les Sylvilagus mesurent généralement 25 à 45 cm de longueur corporelle, avec un poids variant de 0,7 à 2 kg selon les espèces ; les plus petits sont les lapins nains comme S. bachmani, tandis que les plus grands incluent S. floridanus ; ils possèdent une queue courte et blanche (cotton‑tail), des oreilles moyennes, un corps compact, et une fourrure cryptique adaptée à leur habitat.

Les Sylvilagus sont crépusculaires à nocturnes, solitaires, et utilisent des fosses peu profondes ou des abris naturels plutôt que de véritables terriers ; ils sont herbivores, consommant graminées, feuilles, écorces, bourgeons, fruits, et pratiquent la cæcotrophie pour optimiser la digestion ; la reproduction est très prolifique, avec 3 à 7 portées par an selon les espèces, chaque portée comptant 2 à 6 jeunes ; la gestation dure environ 28 jours, et les jeunes sont nidicoles, se développant rapidement.

Les Sylvilagus se distinguent par leur queue blanche très visible, utilisée comme signal de fuite, leur forte capacité reproductive, leur adaptabilité écologique, et leur stratégie anti‑prédateur basée sur la fuite en zigzag ; plusieurs espèces montrent une spéciation insulaire (Caraïbes, Basse‑Californie), et certaines sont adaptées à des milieux extrêmes comme les déserts ou les marécages ; ils ne creusent pas de terriers complexes, contrairement aux lapins du genre Oryctolagus.

Les prédateurs des Sylvilagus incluent les rapaces (buses, hiboux), les canidés (renards, coyotes), les félins (lynx, puma, ocelot), les serpents, et divers mammifères carnivores (mustélidés) ; leurs défenses reposent sur la vitesse, les changements brusques de direction, la camouflage, et la reproduction élevée compensant une forte mortalité.

Le genre Sylvilagus comprend 17 espèces vivantes, réparties en plusieurs groupes écologiques ; parmi les espèces les plus connues figurent : – Sylvilagus floridanus : lapin à queue blanche de l’Est, très commun en Amérique du Nord ; – S. audubonii : lapin d’Audubon, adapté aux déserts ; – S. nuttallii : lapin de Nuttall, des zones arides ; – S. bachmani : lapin brossard, espèce de Californie ; – S. palustris : lapin des marais, semi‑aquatique ; – S. aquaticus : lapin aquatique, excellent nageur ; – S. brasiliensis : lapin brésilien, très répandu en Amérique du Sud ; – S. graysoni : lapin de l’île d’Ángel de la Guarda, espèce insulaire menacée ; – S. insonus : lapin de l’île San José, extrêmement rare ; Cette diversité reflète une radiation adaptative couvrant presque tous les biomes des Amériques.

Brachylagus (Léporidés)
(1 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Prédateurs
5. Statut et effectif du  lapin pygmée

Brachylagus idahoensis Le lapin pygmée

 

 

Le lapin pygmée est endémique de l’Ouest des États‑Unis, principalement dans les sagesbrush steppes (steppes à armoise) de l’Idaho, du Nevada, de l’Oregon, de l’Utah, du Wyoming, du Montana et de l’État de Washington ; il dépend strictement des formations d’armoises (Artemisia tridentata)** denses et profondes, ce qui limite fortement sa distribution ; la population de l’Idaho est la plus représentative, tandis que la population de Washington est quasi éteinte à l’état sauvage et maintenue par des programmes de réintroduction.

Brachylagus idahoensis est le plus petit lagomorphe du monde, avec une longueur corporelle de 23 à 29 cm, un poids de 250 à 450 g, et une queue très courte ; il possède des oreilles petites, un pelage gris‑brun cryptique, et des membres postérieurs courts, adaptés à la vie dans les fourrés d’armoises plutôt qu’à la course en terrain ouvert.

Le lapin pygmée est crépusculaire à nocturne, discret, et dépend des terriers qu’il creuse lui‑même, contrairement aux Sylvilagus ; il est herbivore spécialisé, consommant jusqu’à 90 % d’armoises en hiver, complétées par graminées et herbacées au printemps ; la reproduction comporte 1 à 3 portées par an, avec 2 à 6 jeunes par portée ; la gestation dure environ 27 jours ; les jeunes sont nidicoles, élevés dans des terriers profonds ; la survie dépend fortement de la qualité du couvert végétal.

Le lapin pygmée est unique par sa spécialisation extrême à l’armoise, sa taille minuscule, et sa capacité à creuser ses propres terriers, un trait rare chez les lagomorphes américains ; il présente une faible capacité de dispersion, ce qui fragmente fortement les populations ; son métabolisme est adapté à un régime riche en composés aromatiques toxiques de l’armoise, grâce à une flore digestive spécialisée ; il est un indicateur écologique des sagesbrush ecosystems, parmi les plus menacés d’Amérique du Nord.

Les prédateurs incluent les rapaces (buses, chouettes), les canidés (renards, coyotes), les mustélidés, les félins sauvages (lynx roux), et les serpents ; sa défense repose sur la fuite courte, le camouflage, et l’utilisation de terriers profonds ; les jeunes sont particulièrement vulnérables.

Le lapin pygmée est classé En Danger (EN) pour la population de Washington et Quasi menacé (NT) pour l’espèce au niveau global ; la population de Washington a chuté à moins de 50 individus au début des années 2000, nécessitant un programme de reproduction en captivité ; les populations des autres États sont fragmentées et en déclin, principalement à cause de la destruction des steppes à armoise, des incendies, de l’expansion agricole, et des invasions végétales ; les estimations globales suggèrent quelques milliers d’individus, mais aucune population n’est considérée comme stable à long terme.

Bunolagus (Léporidés)
(1 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Prédateurs
5. Statut actuel et effectif du lapin des rivières


 

Bunolagus monticularis Le lapin des rivières

                          

 

Le Lapin des rivières est un petit lagomorphe sud‑africain de 33 à 45 cm pour 1,4 à 1,8 kg, au pelage brun‑sable avec un ventre plus clair. Il possède de longues oreilles, une tache noire caractéristique sous le menton, une queue courte et des pattes fines adaptées aux sols meubles. Son apparence rappelle un lièvre miniature, mais il appartient à une lignée très distincte.
Le Lapin des rivières présente un crâne allongé, des incisives robustes, des membres postérieurs puissants et un pelage dense adapté aux nuits froides des zones semi‑arides. Les femelles possèdent une seule paire de mamelles, ce qui limite fortement la taille des portées. Ses vibrisses sont longues, utiles dans les buissons denses. Il possède un masque facial sombre et un pelage cryptique qui le camoufle dans les broussailles.
Le Lapin des rivières est strictement endémique du Karoo en Afrique du Sud, principalement dans les provinces du Northern Cape et du Free State. Il occupe les ripisylves arides, les buissons riverains, les vallées sèches et les zones de broussailles le long des cours d’eau saisonniers. Sa distribution est extrêmement fragmentée, limitée à quelques poches d’habitat intact.
Le Lapin des rivières est nocturne, solitaire et très discret. Il passe la journée dans des fourrés denses ou des terriers abandonnés. Il se nourrit d’herbes, de feuilles, de pousses et de plantes du Karoo. Il dépend fortement des zones riveraines, les seules offrant assez de végétation pour se nourrir et se cacher. Il est très sensible aux perturbations humaines et évite les zones ouvertes. Le Lapin des rivières a l’un des taux de reproduction les plus faibles parmi les lagomorphes. La femelle ne produit qu’un seul petit par an, parfois deux les années favorables. Les jeunes naissent dans un nid camouflé, recouvert de végétation. La maturité sexuelle est tardive et la survie juvénile faible, ce qui limite fortement la croissance des populations.
Le lapin des rivières est la proie de plusieurs carnivores et rapaces de la région du Karoo. Ses principaux prédateurs naturels sont les caracals, les chacals à chabraque, les renards du Cap, les rapaces nocturnes comme les grands hiboux, ainsi que certains serpents capables de capturer de petits mammifères. À ces menaces naturelles s’ajoutent des prédateurs liés aux activités humaines, notamment les chats domestiques, les chiens errants et les prédateurs introduits, qui augmentent fortement la mortalité. La fragmentation de l’habitat rend le lapin des rivières plus vulnérable, car il doit traverser des zones ouvertes où il devient une cible facile pour les carnivores.
Le Lapin des rivières est l’un des lagomorphes les plus rares du monde. Il est le seul lagomorphe connu à avoir un taux de reproduction aussi bas, ce qui le rend extrêmement vulnérable. Il dépend entièrement des habitats riverains du Karoo, un milieu très restreint et fortement menacé. Son comportement discret et son camouflage en font un animal difficile à observer.
Le Lapin des rivières est classé En danger critique d’extinction (CR) par l’UICN. Les principales menaces sont la destruction des habitats riverains, l’agriculture, l’érosion, la fragmentation, la chasse, les chiens, les chats, et la faible reproduction naturelle. Les populations sont estimées à moins de 500 individus matures, répartis en petits noyaux isolés. C’est l’un des mammifères les plus menacés d’Afrique.

Caprolagus (Léporidés)
(1 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Prédateurs
5. Statut actuel et effectif du lièvre hispide

 

 

Caprolagus hispidusLe lièvre hispide

 

Le lièvre hispide est natif du Sud de l’Asie, avec une aire historique s’étendant le long des contreforts sud de l’Himalaya, depuis l’Uttar Pradesh en Inde jusqu’au Bengale occidental, en passant par le Népal, l’Assam, le Bhoutan et le Bangladesh ; aujourd’hui, sa distribution est fortement fragmentée, et l’espèce n’est plus présente que sporadiquement au Bangladesh, en Inde, au Népal et au Bhoutan ; elle occupe principalement les hautes herbes des savanes humides, les prairies à herbes géantes (thatchland, elephant grass), et se réfugie dans les zones marécageuses ou les herbes riveraines durant la saison sèche .

Le lièvre hispide mesure 40,5 à 53,8 cm de longueur et pèse en moyenne 2,5 kg ; son pelage est épais, rude et hérissé, de couleur brun sombre sur le dos, plus clair sur la poitrine et blanchâtre sur l’abdomen ; les oreilles sont très courtes, ne dépassant pas le pelage, et la queue, brune, mesure environ 30 mm ; les pattes postérieures sont courtes et robustes, un trait inhabituel chez les lagomorphes .

Le lièvre hispide est solitaire, crépusculaire et terrestre, se déplaçant lentement et se cachant dans les hautes herbes ou dans les terriers d’autres animaux, car il ne creuse pas lui‑même ; il est herbivore, consommant principalement racines, pousses, écorces et parfois des cultures ; la reproduction est mal connue, mais les données indiquent une taille de portée faible, généralement 2 à 5 jeunes, avec des femelles gestantes observées entre janvier et mars .

Le lièvre hispide possède un pelage très raide et hérissé, unique parmi les lagomorphes, d’où son nom ; il est fortement dépendant des prairies à herbes géantes, un habitat parmi les plus menacés du sous‑continent indien ; il est également l’un des lagomorphes les plus discrets, rarement observé, et son comportement lent le rend particulièrement vulnérable aux incendies saisonniers et à la fragmentation de l’habitat .

Les sources ne listent pas explicitement les prédateurs du lièvre hispide ; toutefois, par inférence écologique (non documentée dans les sources), ses prédateurs probables incluent les félins asiatiques (léopard, chat pêcheur), les rapaces, les serpents, et les canidés sauvages ; cette inférence repose sur les prédateurs typiques des lagomorphes de savane humide, mais n’est pas fournie directement par les sources.

Le lièvre hispide est classé En danger (EN) sur la Liste rouge de l’UICN depuis 1986, en raison d’un déclin continu de l’habitat, lié à l’agriculture, au contrôle des inondations, et au développement humain ; son aire d’occupation est estimée à moins de 500 km², avec une distribution totale comprise entre 5 000 et 20 000 km², mais très fragmentée ; les effectifs globaux sont inconnus, mais la tendance est fortement décroissante ; certaines populations, comme celles du Shuklaphanta National Park, pourraient avoir une importance internationale pour la survie de l’espèce .

Nesolagus (Léporidés)
(2 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Prédateurs
5. Variétés et espèces des Nesolagus

 

Nesolagus netscheriLapin rayé de Sumatra
Nesolagus timminsi Lapin rayé des Annamites

 

Le genre Nesolagus possède une répartition asiatique et très fragmentée, limitée à deux zones isolées : les montagnes Barisan de Sumatra pour Nesolagus netscheri et la chaîne annamitique à la frontière Laos–Vietnam pour Nesolagus timminsi ; ces deux espèces occupent des forêts tropicales humides montagnardes, souvent entre 600 et 1 600 m d’altitude, dans des zones très denses, humides et difficiles d’accès ; une espèce fossile, Nesolagus sinensis, est connue du Pléistocène de Chine, indiquant une répartition passée plus large.

Les Nesolagus mesurent 36 à 42 cm de longueur corporelle, avec une queue extrêmement courte d’environ 1,5 à 2 cm ; le poids est estimé entre 1,5 et 2 kg, bien que rarement mesuré en nature ; ils possèdent des oreilles très courtes (4 à 4,5 cm), un pelage dense, et surtout un motif rayé noir et brun‑roux unique parmi les lagomorphes.

Les Nesolagus sont nocturnes, solitaires, et se déplacent dans les sous‑bois denses ; ils utilisent des terriers abandonnés ou des crevasses naturelles, car ils ne creusent pas eux‑mêmes ; leur régime est herbivore, composé de feuilles, pousses, tiges, fruits tombés et champignons ; la reproduction est très mal connue, mais les observations suggèrent des portées réduites, probablement 1 à 2 jeunes, ce qui est cohérent avec leur rareté et leur écologie montagnarde.

Les Nesolagus sont les seuls lagomorphes rayés, avec sept bandes sombres sur le dos et les flancs, un croupion roux, et une queue minuscule ; ils sont parmi les lagomorphes les plus discrets du monde, rarement observés, et n’ont été documentés que par des pièges photographiques ; N. timminsi a été découvert seulement en 1999, ce qui en fait l’un des mammifères les plus récemment décrits d’Asie ; leur morphologie suggère une adaptation à la furtivité dans les forêts denses, plutôt qu’à la course en terrain ouvert.

Les prédateurs probables incluent les félins asiatiques (chat léopard, chat marbré), les civettes, les mustélidés, les rapaces nocturnes, et les serpents arboricoles ; ces inférences reposent sur l’écologie des forêts tropicales d’Asie du Sud‑Est, car les observations directes sont inexistantes ; leur défense repose sur la discrétion, le camouflage rayé, et l’utilisation d’abris naturels.

Le genre Nesolagus regroupe trois espèces, dont deux vivantes et une éteinte, toutes caractérisées par un pelage rayé unique parmi les lagomorphes ; les espèces actuelles sont le Nesolagus netscheri, le lapin rayé de Sumatra, endémique des montagnes Barisan à Sumatra, et le Nesolagus timminsi, le lapin rayé des Annamites, découvert récemment et présent dans la chaîne annamitique à la frontière Laos–Vietnam ; une espèce fossile, Nesolagus sinensis, est connue du Pléistocène de Chine ; les deux espèces vivantes partagent une morphologie similaire, avec sept bandes sombres, un croupion roux, des oreilles très courtes, une longueur de 368–417 mm, une queue d’environ 17 mm, et des oreilles de 43–45 mm, soit environ la moitié de la longueur observée chez les autres lapins ; N. netscheri est nocturne, solitaire, et se cache dans des terriers qu’il n’excave pas lui‑même, tandis que N. timminsi est également solitaire, herbivore, et menacé par la chasse et le piégeage ; l’espèce fossile N. sinensis est considérée comme l’ancêtre probable de N. timminsi.

Pentalagus (Léporidés)
 (1 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Prédateurs
5. Statut actuel et effectif du lapin d'Amani

 

 

Pentalagus furnessi Le lapin d’Amami

                       

 

 

Le lapin d’Amami est strictement endémique du Japon, limité à deux petites îles subtropicales de l’archipel des Ryūkyū : Amami‑Ōshima et Tokunoshima. Il occupe principalement les forêts denses subtropicales, les pentes montagneuses, les ravins humides et les zones de forêt primaire. Sa distribution est extrêmement restreinte, ce qui en fait l’un des mammifères les plus localisés du Japon.
Le lapin d’Amami mesure environ 40 à 50 cm de longueur totale, avec une queue très courte de 2 à 3 cm. Son poids varie entre 2 et 3 kg, ce qui en fait un lagomorphe de taille moyenne mais au corps robuste. Il possède des pattes courtes, un corps trapu, des oreilles petites et arrondies, caractéristiques archaïques parmi les lagomorphes.
Le lapin d’Amami est nocturne, sortant principalement au crépuscule et la nuit. Il vit dans les forêts épaisses, où il creuse des terriers ou utilise des cavités naturelles. Son alimentation est herbivore, composée de feuilles, pousses, herbes, écorces et graines. La reproduction est peu documentée, mais les femelles donnent naissance à 1 ou 2 petits par portée, dans un terrier tapissé de végétation, ce qui est typique des lagomorphes primitifs.
Le lapin d’Amami est considéré comme un fossile vivant, car il conserve des traits archaïques proches des lagomorphes ancestraux : oreilles courtes, pattes massives, griffes puissantes, pelage sombre, morphologie primitive du crâne. Il est le seul représentant du genre Pentalagus. Il joue un rôle écologique important dans la dispersion des graines et l’entretien des sols forestiers. Sa biologie unique en fait un symbole de la biodiversité des Ryūkyū.
Les prédateurs naturels du lapin d’Amami incluent les serpents et les rapaces nocturnes, mais les menaces les plus graves proviennent d’espèces introduites par l’être humain : la mangouste de Java (Herpestes javanicus), introduite pour lutter contre les serpents, les chats errants et les chiens domestiques, ces prédateurs invasifs ayant provoqué un effondrement local des populations.
Le lapin d’Amami est classé En Danger (EN) sur la Liste rouge de l’UICN. Les estimations récentes indiquent une population totale d’environ 2 000 à 5 000 individus, répartis en sous‑populations fragmentées. Les principales menaces sont la déforestation, les routes, les prédateurs introduits, et la fragmentation de l’habitat. Des programmes de conservation sont en cours, incluant la réduction des mangoustes, la protection des forêts primaires et la surveillance des populations.

Poelagus (Léporidés)
(1 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Prédateurs
5. Statut actuel et effectif du lapin de Bunyoro

 

Poelagus marjorita Lapin de Bunyoro

 

Le lapin de Bunyoro est endémique de l’Afrique centrale, présent en République démocratique du Congo, Soudan du Sud, Soudan et Ouganda ; il occupe principalement les savanes humides, les zones rocheuses, les prairies à herbes hautes, les boisements clairs, et parfois les forêts ; sa distribution réelle est plus restreinte qu’annoncé historiquement, aucune présence confirmée au Rwanda, Burundi, Kenya, sud du Tchad, sud de la RDC ou nord de l’Angola .

Le lapin de Bunyoro mesure 40 à 61 cm de longueur corporelle, avec une queue de 3,8 à 7 cm, des oreilles de 6 à 7 cm, et un poids de 2,3 à 3,2 kg ; il possède un pelage brun‑fauve grisonné, des flancs plus clairs, un ventre jaune‑buff, un menton blanc, et une bande ventrale blanche descendant de la poitrine jusqu’aux membres postérieurs ; les oreilles sont courtes et la nuque rousse est particulièrement marquée chez les jeunes .

Le lapin de Bunyoro est nocturne, solitaire le jour, se reposant dans une forme (dépression dans la végétation) ; il se nourrit la nuit en petits groupes composés de couples ou de femelles avec jeunes ; il fréquente souvent les zones rocheuses partagées avec les damans ; il est herbivore, consommant feuilles, herbes, pousses et végétation de savane ; la reproduction a lieu toute l’année, avec des naissances observées en janvier–mars, juin, août et octobre ; la gestation dure environ 5 semaines, et les portées comptent 1 à 2 jeunes, nés aveugles, faiblement poilus, dans de courts terriers dont l’entrée est dissimulée par de l’herbe et de la terre .

Le lapin de Bunyoro est le seul membre du genre Poelagus ; il présente une morphologie intermédiaire entre plusieurs genres de léporidés, ce qui a conduit à sa classification dans un genre monotypique ; il possède un pelage inhabituellement rêche, des oreilles très courtes, et une bande ventrale blanche distinctive ; il est également associé à des habitats rocheux et partage parfois les mêmes zones que les damans, un comportement rare chez les lagomorphes ; sa biologie reste peu documentée, malgré une large distribution apparente

Les sources ne listent pas explicitement les prédateurs du lapin de Bunyoro ; par inférence écologique (non documentée directement), ses prédateurs probables incluent les rapaces nocturnes, les félins africains (chat doré africain, serval), les canidés (chacals), les mustélidés, et les serpents ; cette inférence repose sur les prédateurs typiques des lagomorphes de savane humide.

Le lapin de Bunyoro est classé Préoccupation mineure (LC) par l’UICN, car il est considéré comme relativement répandu et présent dans plusieurs aires protégées, notamment en RDC et au Soudan du Sud ; toutefois, des études récentes suggèrent que sa distribution réelle est plus restreinte que ce que l’on pensait ; les populations semblent stables localement, mais les densités et effectifs globaux restent inconnus ; les menaces incluent la chasse locale, les feux de savane (qui peuvent à la fois détruire le couvert et favoriser la repousse alimentaire), et la conversion des habitats pour la culture de riz et arachides ; l’espèce ne semble pas nécessiter de mesures supplémentaires au‑delà de la protection déjà assurée par les parcs nationaux comme Garamba et Murchison Falls .

Pronolagus (Léporidés)
(4 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Prédateurs
5. Variétés et espèces des Pronolagus

 

Pronolagus crassicaudatusLièvre rouge du Natal
Pronolagus rupestris Lièvre rouge de Smith

 

Le genre Pronolagus est endémique de l’Afrique, principalement en Afrique australe, avec une extension allant jusqu’au Kenya ; les espèces occupent des zones rocheuses, pentes escarpées, prairies sèches, broussailles, grasslands et shrublands, souvent dans des environnements accidentés offrant des crevasses et abris naturels ; leur distribution couvre notamment l’Afrique du Sud, le Lesotho, le Mozambique, l’Eswatini, la Namibie, le Zimbabwe, le Botswana, la Zambie, le Malawi, la Tanzanie et le Kenya .

Les Pronolagus sont des lagomorphes de taille moyenne, au pelage roux à brun‑roux, avec des oreilles courtes et une queue rousse ; les sources ne donnent pas de mesures précises pour chaque espèce, mais indiquent une variation de taille notable entre espèces, toutes partageant une morphologie compacte adaptée aux milieux rocheux ; ils possèdent 42 chromosomes et se distinguent par l’absence d’os interpariétal dans le crâne .

Les Pronolagus sont nocturnes, se réfugiant le jour dans des crevasses rocheuses ou des abris naturels ; ils sont herbivores, consommant graminées, herbes, feuilles et arbustes ; ils jouent un rôle écologique dans la dispersion des graines ; la reproduction donne des portées de 1 à 2 jeunes, altriciels, nés dans des abris protégés ; ils utilisent des systèmes de cachettes plutôt que de véritables terriers, et montrent une activité nocturne discrète .

Les Pronolagus se distinguent par leur pelage roux, leur adaptation aux habitats rocheux, leurs oreilles courtes, et leur queue rousse ; ils présentent une morphologie crânienne unique (absence d’os interpariétal) et une activité strictement nocturne ; leur taxonomie a été complexe, plusieurs espèces ayant été initialement classées dans Lepus ou Oryctolagus avant la création du genre Pronolagus en 1904 ; ils constituent un groupe écologiquement spécialisé, dépendant des zones rocheuses pour la protection et la thermorégulation

Les sources ne listent pas explicitement les prédateurs, mais par inférence écologique (non documentée directement), les prédateurs probables incluent les félins africains (caracal, serval), les rapaces nocturnes, les canidés (chacals), et les serpents ; leur défense repose sur la fuite rapide dans les zones rocheuses, l’utilisation de crevasses, et leur activité nocturne.

Les sources identifient quatre espèces vivantes de Pronolagus : – Pronolagus crassicaudatus : lièvre roux du Natal ; – Pronolagus randensis : lièvre roux de Jameson ; – Pronolagus rupestris : lièvre roux de Smith, seule espèce s’étendant jusqu’au Kenya ; – Pronolagus saundersiae : lièvre roux de Hewitt, anciennement sous‑espèce de P. rupestris ; Deux espèces fossiles ont été proposées, mais l’une est considérée comme nomen oblitum ; toutes les espèces actuelles sont classées Préoccupation mineure (LC) par l’UICN, bien que les populations soient menacées par la perte d’habitat liée aux plantations commerciales et à l’expansion humaine .

Romerolagus
(Léporidés 1 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Prédateurs
5. Statut actuel et effectif du lapin des volcans
 

Romerolagus diaziLapin des volcans

                          

 

Le Lapin des volcans est un petit lagomorphe trapu de 26 à 32 cm pour 400 à 600 g, au pelage brun sombre à noirâtre, très dense, avec une queue minuscule presque invisible. Ses oreilles sont courtes et arrondies, ses pattes robustes, et son museau épais. Son apparence compacte et sombre le distingue nettement des autres lapins et lièvres.
Le Lapin des volcans possède un crâne massif, des incisives robustes, des membres courts adaptés aux terrains escarpés, et un pelage isolant pour les nuits froides d’altitude. Ses vibrisses sont longues, utiles dans les herbes hautes. Il présente des glandes odorantes très développées pour marquer son territoire. Sa morphologie est adaptée aux pentes volcaniques, aux sols pierreux et aux herbes denses.
Le Lapin des volcans est strictement endémique du centre du Mexique, limité aux pentes des volcans Popocatépetl, Iztaccíhuatl, Pelado, Tláloc et Nevado de Toluca. Il vit entre 2 800 et 4 250 m d’altitude, dans les forêts de pins, les forêts mixtes et surtout les zacatonales (prairies d’altitude à herbes denses). Sa distribution est très fragmentée et dépend de micro‑habitats spécifiques.
Le Lapin des volcans est crépusculaire et nocturne, vivant en petits groupes familiaux. Il utilise des tunnels naturels dans les touffes de zacaton ou des terriers abandonnés. Son régime est herbivore, composé d’herbes alpines, de tiges, de feuilles, d’écorces et de jeunes pousses. Il est très discret, se déplaçant dans les herbes hautes pour éviter les prédateurs. Il joue un rôle important dans la dynamique des prairies d’altitude.
La reproduction a lieu principalement entre février et août. Les femelles donnent naissance à 2 à 3 petits par portée, généralement une ou deux portées par an. Les jeunes naissent dans un nid camouflé dans les herbes denses. La maturité sexuelle est atteinte rapidement, mais la survie juvénile est faible en raison de la prédation et de la fragmentation de l’habitat.
Le lapin des volcans est la proie de plusieurs carnivores et rapaces des hautes terres mexicaines. Ses principaux prédateurs mammaliens sont les coyotes, les renards gris, les pumas et les lynx roux présents dans les forêts de pins et de chênes. Les prédateurs aviens incluent les buses, les caracaras et les grands-ducs, capables de capturer aussi bien les jeunes que les adultes. Les serpents de taille moyenne peuvent également s’attaquer aux jeunes lapins. À ces menaces naturelles s’ajoutent les chiens domestiques et les chats errants, qui augmentent fortement la mortalité dans les zones proches des villages et des routes. La fragmentation de l’habitat volcanique rend l’espèce plus vulnérable, car elle doit traverser des zones ouvertes où elle devient une cible facile pour les carnivores et les rapaces.
Le Lapin des volcans est l’un des lagomorphes les plus spécialisés au monde, dépendant presque exclusivement des zacatonales d’altitude. Il est l’un des rares lagomorphes à vivre à de telles altitudes tropicales. Il possède un système de communication complexe basé sur des sifflements aigus, ce qui lui vaut le nom local de teporingo. Il est également un symbole culturel important au Mexique.
Le Lapin des volcans est classé En danger (EN) par l’UICN. Les principales menaces sont la déforestation, les incendies, l’expansion agricole, la construction illégale, la fragmentation des zacatonales, la pression touristique, et la prédation par les chiens. Les populations sont en déclin et très isolées. L’espèce est protégée au Mexique, mais son habitat continue de se réduire.