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Description |
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Paléogène
1. Histoire des Mammifères du Paléogène
2. taille et poids approximatifs
3. Période d'existence
4. Situation dans la classification animale
5. Processus d'extinction des espèces et disparition définitive
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Hyaenodon gigas — hyénodon géant
Andrewsarchus mongoliensis — andréwsarchus
Patriofelis ulta — patriofélin
Sarkastodon mongoliensis — sarkastodon
Paraceratherium transouralicum — paracérathérium
Chalicotherium
goldfussi — chalicothère
Uintatherium anceps — uintathérium
Coryphodon radians — coryphodon
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Les mammifères
du Paléogène émergent immédiatement après l’extinction des
dinosaures non aviens (~66 Ma), profitant de niches
écologiques libérées pour se diversifier rapidement ; selon les
données paléontologiques, cette radiation adaptative est favorisée
par l’absence de grands prédateurs reptiliens et par un climat
global d’abord chaud puis progressivement refroidissant ; durant le
Paléocène, les mammifères restent encore de petite taille mais se
diversifient en insectivores, herbivores primitifs et carnivores
archaïques ; à l’Éocène, ils connaissent une expansion
spectaculaire, donnant naissance aux premiers primates, aux premiers
ongulés modernes, aux premiers carnivores véritables et aux premiers
cétacés ; à l’Oligocène, les changements climatiques
(refroidissement global, expansion des prairies) restructurent les
faunes et favorisent l’apparition de formes plus spécialisées comme
les canidés, les féliformes et les rongeurs modernes.
Les mammifères
du Paléogène présentent une grande diversité morphologique : les
formes du Paléocène mesurent souvent 10 à 40 cm pour 100 g
à 2 kg, tandis que les formes de l’Éocène atteignent des tailles
beaucoup plus importantes, certains ongulés dépassant 1 m au
garrot pour 100 à 300 kg ; les premiers carnivores (miacidés)
mesurent 30 à 60 cm pour 1 à 5 kg ; les premiers
cétacés de l’Éocène atteignent déjà 3 à 6 m pour 200 à 500
kg ; à l’Oligocène, certains mammifères deviennent géants, comme
les entélodontes (jusqu’à 2 m au garrot, 300–500 kg)
ou les brontothères (jusqu’à 2,5 m au garrot, 1–2 tonnes).
Les mammifères
du Paléogène couvrent la période allant de 66 Ma à 23 Ma,
divisée en trois époques : Paléocène, Éocène,
Oligocène ; cette période correspond à la première grande
diversification des mammifères modernes après la disparition des
dinosaures ; elle marque l’origine des principaux ordres actuels :
primates, carnivores, périssodactyles, artiodactyles, rongeurs et
cétacés.
Les mammifères
du Paléogène appartiennent au règne Animalia, au phylum
Chordata, et à la classe Mammalia ; ils se répartissent
en plusieurs grands clades modernes : Laurasiatheria
(carnivores, ongulés, chauves-souris), Euarchontoglires
(primates, rongeurs), Afrotheria (proboscidiens primitifs),
et Xenarthra ; leur diversification est directement liée à
l’évolution des synapsides et des mammaliaformes décrits dans
l’histoire évolutive des mammifères
Les mammifères
du Paléogène ne subissent pas d’extinction massive comparable à
celle de la fin du Crétacé, mais plusieurs déclins progressifs liés
aux changements climatiques ; le refroidissement global de
l’Oligocène entraîne la disparition de nombreuses formes archaïques
et favorise les lignées plus adaptées aux environnements ouverts ;
certaines espèces disparaissent également en raison de la
compétition interspécifique avec les nouveaux carnivores et
herbivores spécialisés ; leur extinction est donc un remplacement
évolutif, non une crise brutale, et les lignées modernes
émergent progressivement à partir de ces formes paléogènes. |
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Néogène
1. Histoire des Mammifères du Néogène
2. taille et poids approximatifs
3. Période d'existence
4. Situation dans la classification animale
5. Processus d'extinction des espèces et disparition définitive
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Amphicyon ingens — amphicyon géant
Barbourofelis fricki — barbourofélis
Machairodus giganteus — mahaïrodus
Thylacosmilus
atrox — thylacosmîle
Paraceratherium transouralicum — paracérathérium
Deinotherium
giganteum — déinothérium
Platybelodon grangeri — platybéldon
Chalicotherium
goldfussi — chalicothère

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Les mammifères
du Néogène se développent entre 23 et 2,6 millions d’années,
période marquée par un refroidissement global, l’expansion des
prairies et la restructuration des écosystèmes terrestres. Au
Miocène, les mammifères connaissent une diversification
spectaculaire : apparition des premiers hominidés, expansion des
félins primitifs, diversification des canidés, des équidés, des
rhinocéros, des girafidés et des antilopes modernes ; les
proboscidiens évoluent vers des formes géantes comme Deinotherium
et Gomphotherium. Au Pliocène, les climats deviennent
plus secs et plus froids, favorisant les herbivores rapides adaptés
aux savanes et les carnivores spécialisés comme les machairodontes ;
les premiers représentants du genre Homo apparaissent à la
fin du Néogène, annonçant l’évolution humaine du Quaternaire.
Les mammifères
du Néogène présentent une grande diversité : les petits rongeurs
mesurent 5 à 20 cm pour 20 à 200 g, les carnivores
moyens comme les premiers canidés mesurent 60 à 90 cm pour
10 à 30 kg, les félins à dents de sabre atteignent 1,2 à 1,5
m pour 150 à 250 kg, les équidés du Miocène mesurent 1
à 1,4 m au garrot pour 150 à 300 kg, les proboscidiens
géants comme Deinotherium atteignent 4 m au garrot
pour 10 tonnes, et les cétacés modernes du Miocène atteignent
déjà 10 à 20 m pour 10 à 30 tonnes ; la majorité des
espèces reste toutefois de taille moyenne, adaptée aux
environnements ouverts.
Les mammifères
du Néogène couvrent la période allant de 23 Ma à 2,6 Ma,
divisée en deux époques : Miocène (23–5,3 Ma) et Pliocène
(5,3–2,6 Ma) ; cette période correspond à l’apparition des
formes modernes de nombreux ordres : félins, canidés, équidés,
cervidés, bovidés, proboscidiens évolués, hominidés, ainsi qu’à la
diversification des cétacés à fanons et des dauphins.
Les mammifères du
Néogène appartiennent au règne Animalia, au phylum
Chordata, et à la classe Mammalia ; ils se répartissent
dans les grands clades modernes : Laurasiatheria (félins,
canidés, équidés, rhinocéros, chauves-souris), Euarchontoglires
(primates, hominidés, rongeurs, lagomorphes), Afrotheria
(proboscidiens, hyraxes), et Cetartiodactyla (cétacés,
bovidés, cervidés) ; le Néogène marque la consolidation des familles
actuelles et l’apparition des premiers représentants des genres
modernes.
Les mammifères
du Néogène ne subissent pas d’extinction massive, mais plusieurs
déclins progressifs liés au refroidissement global, à l’expansion
des prairies et à la disparition des forêts tropicales ; les grands
herbivores forestiers du Miocène disparaissent en raison de la
réduction des habitats boisés ; les carnivores spécialisés comme les
machairodontes déclinent à la fin du Pliocène, remplacés par des
formes plus généralistes ; les proboscidiens géants comme
Deinotherium disparaissent en raison de la baisse de la
productivité végétale ; l’extinction des mammifères du Néogène est
donc un remplacement évolutif, non une crise brutale, et les
lignées modernes émergent progressivement à partir de ces formes. |
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Quaternaire
1. Histoire des Mammifères du Quaternaire
2. taille et poids approximatifs
3. Période d'existence
4. Situation dans la classification animale
5. Processus d'extinction des espèces et disparition définitive
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Panthera spelaea — lion des cavernes
Smilodon fatalis — smilodon
Homotherium latidens — homothérium
Canis
dirus — loup terrible
Mammuthus primigenius — mammouth laineux
Megatherium
americanum — mégathérium
Coelodonta antiquitatis — rhinocéros laineux
Glyptodon
clavipes — glyptodon
Ursus
spelaeus — Ours des cavernes

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Les mammifères
du Quaternaire se développent entre 2,6 Ma et aujourd’hui,
période marquée par des cycles glaciaires, l’expansion des prairies
froides et l’apparition des humains modernes. Au début du
Quaternaire, la mégafaune atteint son apogée : mammouths,
mastodontes, mégathériums, félins géants, bisons colossaux,
rhinocéros laineux et ours géants dominent les écosystèmes. Les
carnivores comme Smilodon, Panthera spelaea et
Arctodus simus occupent le sommet des chaînes alimentaires.
L’évolution humaine influence progressivement les écosystèmes :
Homo erectus, Homo neanderthalensis puis Homo sapiens
deviennent des prédateurs efficaces. À la fin du Pléistocène, la
combinaison du réchauffement climatique et de la pression humaine
entraîne la disparition de la majorité de la mégafaune.
Les mammifères
du Quaternaire présentent une diversité extrême : les petits
rongeurs mesurent 5 à 20 cm pour 20 à 200 g, les
carnivores moyens comme les loups mesurent 80 à 100 cm pour
30 à 60 kg, les félins géants comme Panthera spelaea
atteignent 300 à 350 kg, les ours géants comme Arctodus
simus dépassent 1 000 kg, les herbivores géants comme les
mammouths atteignent 3 à 4 m au garrot pour 6 à 12 tonnes,
les mégathériums mesurent 6 m debout pour 4 à 6 tonnes,
et les cétacés modernes comme la baleine bleue atteignent 30 m
pour 150 à 180 tonnes, faisant d’elle le plus grand animal de
tous les temps.
Les mammifères
du Quaternaire couvrent la période allant de 2,6 Ma à aujourd’hui,
divisée en deux époques : Pléistocène (2,6 Ma – 11 700 ans),
marqué par la mégafaune glaciaire, et Holocène (11 700 ans –
présent), période de stabilisation climatique et d’expansion
humaine. Le Quaternaire correspond à l’évolution des mammifères
modernes, à l’apparition des humains et à la disparition de
nombreuses espèces géantes.
Les mammifères
du Quaternaire appartiennent au règne Animalia, au phylum
Chordata, et à la classe Mammalia ; ils se répartissent
dans les grands clades modernes : Laurasiatheria (félins,
canidés, ursidés, équidés), Euarchontoglires (primates,
rongeurs, lagomorphes), Afrotheria (éléphants, hyraxes), et
Cetartiodactyla (bovidés, cervidés, cétacés). Le Quaternaire
marque la consolidation des familles actuelles et l’apparition des
premiers représentants des genres modernes, y compris Homo.
Les mammifères
du Quaternaire subissent une extinction massive à la fin du
Pléistocène, entre 50 000 et 10 000 ans, causée par une
combinaison de réchauffement climatique rapide, de
réduction des habitats glaciaires, et de pression humaine
croissante (chasse, fragmentation des territoires). Les
mammouths, mégathériums, félins géants, rhinocéros laineux,
mastodontes et ours géants disparaissent progressivement. Les
espèces modernes survivent grâce à leur taille plus réduite, leur
reproduction plus rapide et leur capacité d’adaptation. L’extinction
du Quaternaire est donc un effondrement écologique global,
lié à la fois au climat et à l’expansion humaine. |
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