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Classification ()
Métazoaires-Triploblastiques-Invertébrés-Protostomiens-Ecdysozoaires-Arthropodes-Mandibulates-Insectes-Néoptères-Ptérygotes-Holométaboles-Diptères-Nématocères
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Clade |
Espèces
representatives |
Description |
Axymyiomorpha
(env 12 esp)
1. Répartition géographique et habitat
2. taille et caractéristiques
3. Mode de vie nourriture et cycle de reproduction
4. Particularité
5. Prédateurs
6. Dangerosité éventuelle
6. Points communs et diversité des familles chez
les Axymyiomorpha
7. Présence en France et en gironde
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Axymyia furcata → Axymye fourchue
Mesaxymyia stackelbergi → Axymye de Stackelberg
Protaxymyia japonica → Axymye du Japon
Plesioaxymyia vespertina → Axymye vespérale
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Les Axymyiomorpha (ordre de diptères
primitifs) sont rares et présents surtout dans l’Hémisphère
Nord : Amérique du Nord, Europe, Russie,
Asie tempérée. Ils vivent dans les forêts humides, zones
ripariennes, marécages forestiers, tourbières, et les
bords de ruisseaux. Les larves se développent dans les débris
végétaux détrempés, les substrats organiques saturés d’eau,
ou les mousses humides.
Les adultes mesurent 6–12 mm, corps allongé, ailes
transparentes, nervation primitive, pattes fines. Les larves
sont vermiformes, blanchâtres, longues de 10–20 mm,
avec une capsule céphalique réduite. Les adultes ressemblent à de petits
moustiques mais avec une morphologie archaïque rappelant les
premiers diptères.
Les adultes sont discrets, volant lentement dans les sous‑bois
humides. Ils ne se nourrissent presque pas, ou consomment des
liquides végétaux. Les larves sont saprophages, se
nourrissant de matière organique en décomposition,
micro‑organismes, biofilms. Reproduction : ponte dans les
substrats humides, développement larvaire long, nymphose dans les
débris végétaux. Cycle souvent printanier, avec émergence des
adultes au début de la saison humide.
Les Axymyiomorpha sont l’un des groupes les plus primitifs
de diptères. Leur nervation alaire, leur structure thoracique et leur
morphologie larvaire montrent des traits ancestraux proches des
premiers Diptera. Ils sont essentiels pour comprendre l’évolution des
mouches. Leur rareté et leur écologie très spécifique en font des
insectes peu observés, souvent absents des inventaires
classiques.
Les larves sont consommées par les coléoptères aquatiques,
larves de trichoptères, plathelminthes, et divers
invertébrés du sol humide. Les adultes sont capturés par les
araignées, odonates, chauves‑souris, et les oiseaux
insectivores des sous‑bois.
Les Axymyiomorpha sont totalement inoffensifs. Aucun
parasitisme, aucune piqûre, aucune nuisance. Ils ne sont ni vecteurs de
maladies, ni envahissants. Ce sont des insectes discrets,
écologiquement neutres pour l’humain.
Les Axymyiomorpha comprennent deux familles principales :
Axymyiidae — famille la plus connue, espèces rares, larves
saprophages dans les substrats humides, adultes à nervation archaïque.
Pachyneuridae — diptères primitifs, larves dans le bois pourri ou
les débris saturés d’eau, adultes robustes, morphologie très archaïque.
Points communs : écologie forestière humide, larves
saprophages, morphologie primitive, faible diversité, rareté
dans les inventaires. Diversité : différences d’habitat larvaire,
de robustesse des adultes, de nervation alaire, et de
répartition géographique (Axymyiidae plus nordiques, Pachyneuridae
plus localisés).
Les Axymyiomorpha sont des diptères extrêmement rares en
Europe. En France, leur présence est possible mais non confirmée de
manière solide : ils sont mentionnés dans quelques inventaires
anciens ou signalements isolés, mais aucune donnée récente ne
prouve une population établie. Leur écologie très spécifique (forêts
humides, substrats saturés d’eau, débris végétaux détrempés) les rend
difficiles à détecter et souvent absents des relevés classiques.
En Gironde, aucun Axymyiomorpha n’a été formellement observé.
Les milieux du département — zones humides, ripisylves,
tourbières relictuelles, forêts atlantiques — pourraient
théoriquement convenir aux Axymyiidae, mais aucune donnée
naturaliste ne signale leur présence. Les inventaires entomologiques
régionaux ne mentionnent aucune espèce du groupe. |
Bibionomorpha
(env 3.000 esp)
1. Répartition géographique et habitat
2. taille et caractéristiques
3. Mode de vie nourriture et cycle de reproduction
4. Particularité
5. Prédateurs
6. Dangerosité éventuelle
6. Points communs et diversité des familles chez
les Bibionomorpha
7. Présence en France et en gironde
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Bibio
marci — bibion de la Saint‑Marc
Bibio
hortulanus — bibion des jardins
Dilophus febrilis — dilophus fébrile
Penthetria holosericea — penthetria holosérique
Sciara hemerobioides — sciara hémérobioïde
Lycoriella ingenua — lycoriella ingénue
Scatopse notata — scatopse notée
Coboldia fuscipes — coboldie à pieds sombres
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Les Bibionomorpha sont cosmopolites,
présents sur tous les continents, sauf l’Antarctique. Ils
occupent les forêts tempérées, prairies, zones humides,
lisières, jardins, friches, tourbières, et
les bords de rivières. Les larves vivent dans les sols riches
en matière organique, les débris végétaux, les litières
forestières, les substrats humides, parfois dans les
champignons ou les racines mortes.
Les adultes mesurent 3–15 mm, parfois jusqu’à 20 mm chez
les Bibionidae. Corps trapu, pattes robustes, antennes
courtes, ailes souvent fumées. Les larves sont vermiformes,
blanchâtres, longues de 5–20 mm, avec une capsule
céphalique bien développée. Les Bibionomorpha montrent une
morphologie primitive mais très diversifiée selon les familles.
Les adultes sont souvent floricoles, se nourrissant de nectar,
pollen, sucs végétaux, ou ne se nourrissant presque pas.
Les larves sont saprophages, mycétophages, parfois
phytophages, consommant racines, matière organique,
champignons, micro‑organismes. Cycle : émergence massive au
printemps, accouplements en essaims, ponte dans les
sols humides, développement larvaire long, nymphose dans la litière.
Certaines espèces forment des nuées spectaculaires lors de
l’émergence.
Les Bibionomorpha sont l’un des grands groupes primitifs
de Nématocères, avec une diversité écologique énorme :
pollinisateurs, décomposeurs, mycétophages, espèces cavernicoles. Ils
jouent un rôle majeur dans la décomposition et la fertilité
des sols. Plusieurs familles montrent des adaptations uniques
: larves fouisseuses, adultes massifs, antennes spécialisées, cycles
synchronisés avec les pluies.
Les larves sont consommées par les carabes, staphylins,
araignées du sol, larves de diptères prédateurs, oiseaux
fouisseurs, musaraignes. Les adultes sont capturés par les
araignées, odonates, hirondelles, chauves‑souris,
et divers insectes prédateurs.
Les Bibionomorpha sont inoffensifs pour l’humain. Quelques
espèces peuvent être nuisibles aux cultures (larves phytophages
sur racines), mais sans danger sanitaire. Aucun parasitisme humain,
aucune piqûre, aucune toxicité. Les essaims printaniers peuvent être
gênants, mais sans risque.
Les Bibionomorpha regroupent plusieurs familles majeures :
Bibionidae — “mouches de mars”, adultes trapus, essaims printaniers,
larves saprophages. Scatopsidae — très petites mouches, larves
dans la matière organique humide. Sciaridae — mouches noires des
champignons, larves mycétophages, parfois nuisibles en serres.
Mycetophilidae — mouches des champignons, larves dans les
basidiomycètes, grande diversité. Keroplatidae — espèces parfois
bioluminescentes, larves prédatrices dans les champignons.
Diadocidiidae — petites espèces forestières, larves dans les
champignons. Cecidomyiidae — mouches des galles, larves
phytophages formant des galles sur plantes. Points communs :
larves saprophages ou mycétophages, habitats humides, rôle
majeur dans la décomposition, adultes souvent floricoles,
morphologie de Nématocères primitifs. Diversité : écologie très
variée, présence de phytophages, prédateurs,
bioluminescents, cavernicoles, et espèces formant des
galles.
Les Bibionomorpha sont très largement présents en France,
dans toutes les régions : zones atlantiques, Méditerranée, Massif
central, Alpes, Pyrénées. Toutes les familles y sont représentées :
Bibionidae, Sciaridae, Mycetophilidae, Keroplatidae,
Cecidomyiidae, Scatopsidae, Diadocidiidae. Ils
occupent les forêts tempérées, prairies, zones humides,
lisières, friches, milieux agricoles, parcs
urbains, et les sols riches en matière organique. Les essaims
printaniers de Bibio marci et Bibio hortulanus sont très
fréquents.
En Gironde, les Bibionomorpha sont abondants et
répandus dans la majorité des milieux. Landes atlantiques :
nombreuses Sciaridae et Mycetophilidae dans les litières
de pins. Zones humides de l’Entre‑deux‑Mers : Cecidomyiidae et
Keroplatidae dans les boisements humides. Bords de la Garonne et de
la Dordogne : Bibionidae et Scatopsidae. Jardins urbains
de Bordeaux, Eysines, Villenave‑d’Ornon : essaims printaniers de
Bibio marci. Les sols acides, les forêts humides, les marécages et
les milieux agricoles du département offrent un habitat idéal pour la
majorité des familles. |
Blephariceromorpha
(env 200 esp)
1. Répartition géographique et habitat
2. taille et caractéristiques
3. Mode de vie nourriture et cycle de reproduction
4. Particularité
5. Prédateurs
6. Dangerosité éventuelle
6. Points communs et diversité des familles chez
les Blephariceromorpha
7. Présence en France et en gironde |
Blepharicera tenuipes Moucheron à ailes réticulées
nord-américain
Deuterophlebia shasta Moucheron glaciaire du mont Shasta
Blepharicera japonica Moucheron à ailes réticulées du
Japon
Nymphomyia dolichopeza Moucheron relique à longues pattes
Bibiocephala grandis — bibiocephale grande
Bibiocephala elegans — bibiocephale élégante
Philorus niger — philorus noir
Agathon arizonensis — agathon d’Arizona

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Les Blephariceromorpha (mouches des
torrents) sont présents dans les régions montagneuses de l’Amérique
du Nord, de l’Amérique du Sud, de l’Europe, de l’Asie,
et de la Nouvelle‑Zélande. Ils vivent exclusivement dans les
cours d’eau rapides, torrents, cascades, rivières
froides, et les zones de roches humides. Les larves se fixent
sur les pierres immergées dans les eaux oxygénées, souvent
à forte altitude.
Les adultes mesurent 4–10 mm, corps grêle, ailes
transparentes, nervation fine, pattes longues. Les larves
sont aplaties, adhésives, longues de 5–15 mm, avec
des ventouses thoraciques et abdominales leur permettant de
résister aux courants violents. Les pupes sont fixées aux roches,
enveloppées dans une gaine protectrice.
Les adultes volent près des torrents, se nourrissant de sucs
végétaux ou ne se nourrissant presque pas. Les larves sont
brouteuses de diatomées, algues, biofilms sur
les roches immergées. Cycle : ponte sur les pierres humides,
larves fixées dans les zones de courant, nymphose sur les roches
émergées, émergence des adultes au printemps ou en été selon l’altitude.
Les Blephariceromorpha sont les diptères les mieux adaptés aux
torrents. Leurs larves possèdent des ventouses segmentaires,
une morphologie aplatie, et un système respiratoire spécialisé
pour survivre dans des eaux rapides. Leur adaptation extrême en fait un
groupe unique parmi les insectes, souvent utilisé comme
indicateur de qualité des eaux froides.
Les larves sont consommées par les truites, chabots,
larves de plécoptères, larves de trichoptères, et divers
invertébrés aquatiques. Les adultes sont capturés par les
araignées, odonates, oiseaux insectivores, et parfois
par les chauves‑souris.
Les Blephariceromorpha sont totalement inoffensifs. Aucun
parasitisme, aucune piqûre, aucune nuisance. Ils ne sont ni vecteurs de
maladies, ni envahissants. Ce sont des insectes écologiquement
neutres pour l’humain.
Les Blephariceromorpha comprennent trois familles :
Blephariceridae — la famille principale, larves à ventouses
segmentaires, espèces des torrents froids. Deuterophlebiidae
— “mouches glaciaires”, très primitives, larves dans les ruisseaux
alpins. Nymphomyiidae — minuscules mouches reliques, adultes
microscopiques, larves dans les filets d’eau sur roches
humides. Points communs : écologie strictement aquatique, larves
adhésives, habitats torrents froids, morphologie
primitive, faible diversité, rôle d’indicateurs écologiques.
Diversité : différences de taille, de structure des ventouses,
de nervation alaire, et de niveau d’évolution (Nymphomyiidae
très archaïques, Blephariceridae plus dérivés).
Les Blephariceromorpha sont des diptères montagnards et
très spécialisés, présents en France mais uniquement dans les
zones de torrents froids des Alpes, des Pyrénées,
du Massif central (quelques stations), et de certains massifs
secondaires. Les Blephariceridae sont les plus représentés,
notamment dans les cours d’eau rapides, cascades,
gorges, et ruisseaux oxygénés. Les Deuterophlebiidae
ne sont pas connus en France. Les Nymphomyiidae sont extrêmement
rares, avec quelques mentions anciennes dans les Alpes. Leur
présence dépend strictement des torrents froids, des pierres
immergées, et des zones de courant violent.
En Gironde, les Blephariceromorpha sont absents. Le
département ne possède aucun torrent froid, aucune cascade
rocheuse, ni cours d’eau de montagne nécessaires à leurs
larves à ventouses segmentaires. Les rivières girondines
(Garonne, Dordogne, Ciron, Leyre) sont trop lentes, trop
chaudes, ou trop larges pour accueillir ces espèces. Aucun
inventaire régional, aucune donnée naturaliste, aucun relevé
entomologique ne signale la présence de Blephariceromorpha dans le
Sud‑Ouest atlantique. |
Culicomorpha
(env 5.000 esp)
1. Répartition géographique et habitat
2. taille et caractéristiques
3. Mode de vie nourriture et cycle de reproduction
4. Particularité
5. Prédateurs
6. Dangerosité éventuelle
6. Points communs et diversité des familles chez
les Culicomorpha
7. Présence en France et en gironde |
Anopheles gambiae : Anophèle gambien
Culicoides sonorensis Cératopogon de Sonora
Corethrella appendiculata Coréthrelle appendiculée
Simulium yahense Simulie de Yahé
Aedes polynesiensis — moustique polynésien
Aedes scutellaris — moustique des Moluques
Aedes
notoscriptus — moustique australien brun
Anopheles darlingi — anophèle amazonien

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Les Culicomorpha sont cosmopolites,
présents sur tous les continents, y compris les régions
arctiques et tropicales. Ils occupent les zones humides,
marécages, mares, étangs, rizières,
flaques temporaires, trous d’arbres, eaux stagnantes,
eaux propres, eaux polluées, et même les milieux
urbains. Les larves vivent exclusivement en milieu aquatique,
dans des eaux stagnantes, faiblement courantes, ou
conteneurs naturels (noix de coco, bambous, phytotelmes).
Les adultes mesurent 2–12 mm, corps grêle, pattes
longues, ailes étroites, antennes plumées chez les
mâles. Les larves sont aquatiques, longues de 3–10 mm,
avec un siphon respiratoire chez les Culex/Aedes, ou une
respiration directe chez les Anopheles. Les pupes sont actives,
en forme de virgule, nageant en surface. Les Culicomorpha
montrent une morphologie typique de Nématocères aquatiques.
Les adultes se nourrissent de nectar, sucs végétaux, et
pour les femelles, de sang (selon les familles). Les larves
filtrent les micro‑organismes, algues, bactéries,
débris organiques. Cycle : ponte dans l’eau ou juste au-dessus,
développement larvaire rapide (quelques jours à semaines), nymphose
aquatique, émergence des adultes. Certaines espèces ont des cycles
explosifs après les pluies, d’autres sont strictement
saisonnières.
Les Culicomorpha regroupent les moustiques et leurs
lignées proches. Ils sont les seuls diptères dont les larves sont
strictement aquatiques et dont les femelles de nombreuses espèces
sont hématophages. Leur diversité écologique est immense :
espèces urbaines, forestières, arctiques, cavernicoles, phytotelmiques.
Ils jouent un rôle majeur dans les réseaux trophiques aquatiques
et dans la transmission de pathogènes.
Les larves sont consommées par les odonates, notonectes,
dytiques, poissons, amphibiens, araignées
aquatiques, et divers invertébrés prédateurs. Les adultes
sont capturés par les chauves‑souris, hirondelles,
araignées, libellules, grenouilles, et de nombreux
insectes prédateurs.
Les Culicomorpha comptent plusieurs vecteurs majeurs de
maladies. Les Anopheles transmettent le paludisme. Les
Aedes transmettent la dengue, le chikungunya, le
Zika, la fièvre jaune. Les Culex transmettent le
virus du Nil occidental et des encéphalites. Certaines
familles sont inoffensives, mais les Culicidae sont parmi
les insectes les plus dangereux pour l’humain.
Les Culicomorpha regroupent plusieurs familles majeures :
Culicidae — moustiques, femelles hématophages, vecteurs de maladies,
larves aquatiques variées. Chaoboridae — “mouches fantômes”,
larves prédateurs dans les lacs, adultes non hématophages.
Corethrellidae — moustiques des grenouilles, femelles attirées par
les chants de mâles anoures. Dixidae — “mouches des
ruisseaux”, larves dans les eaux propres, adultes inoffensifs.
Thaumaleidae — mouches des filets d’eau, larves sur les
roches humides. Points communs : larves aquatiques, adultes
grêles, importance écologique dans les milieux humides, rôle
dans les réseaux trophiques, morphologie de Nématocères.
Diversité : familles hématophages, prédateurs,
filtreuses, espèces urbaines, montagnardes,
tropicales, ou arctiques, montrant une radiation écologique
très large.
Les Culicomorpha sont très largement présents en France,
dans toutes les régions, du littoral atlantique aux Alpes, en
passant par les zones urbaines, agricoles, forestières et humides.
Toutes les familles y sont représentées : Culicidae,
Chaoboridae, Corethrellidae (rares), Dixidae,
Thaumaleidae. Les Culicidae (moustiques) sont omniprésents :
Aedes albopictus, Aedes vexans, Culex pipiens,
Anopheles plumbeus, Anopheles maculipennis. Les
Chaoboridae sont fréquents dans les lacs et étangs.
Les Dixidae et Thaumaleidae sont présents dans les
ruisseaux propres, sources, filets d’eau.
En Gironde, les Culicomorpha sont très abondants. Les
milieux du département — zones humides atlantiques, marais,
lagunes, bords de la Garonne, Dordogne, Leyre,
Ciron, forêts de pins, milieux urbains — favorisent
une forte diversité. Les Culicidae sont omniprésents : Culex
pipiens (urbain), Aedes albopictus (installé et en
expansion), Aedes vexans (zones humides), Anopheles plumbeus
(boisements humides). Les Chaoboridae sont présents dans les
étangs landais et les lacs forestiers. Les Dixidae
apparaissent dans les ruisseaux propres du Sud‑Gironde. Les
Thaumaleidae sont rares mais possibles dans les filets d’eau
des zones forestières ombragées. |
Psychodomorpha
(env 1.000 esp)
1. Répartition géographique et habitat
2. taille et caractéristiques
3. Mode de vie nourriture et cycle de reproduction
4. Particularité
5. Prédateurs
6. Dangerosité éventuelle
6. Points communs et diversité des familles chez
les Psychodomorpha
7. Présence en France et en gironde |
Psychoda alternata — mouche des drains commune
Psychoda cinerea — mouche des égouts grise
Clogmia albipunctata — mouche papillon à points
blancs
Telmatoscopus meigenii — mouche papillon de Meigen
Trichocera regelationis — trichocère des neiges
Trichocera annulata — trichocère annelée
Pericoma fuliginosa — pericome fuligineuse
Mormia tenebricosa — mormie ténébreuse
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Les Psychodomorpha (Psychodidae +
Trichoceridae) sont cosmopolites, présents sur tous les
continents, y compris les régions tropicales, tempérées,
méditerranéennes, et boréales. Les Psychodidae
vivent dans les zones humides, égouts, caves,
salles d’eau, forêts, lisières, bords de rivières,
et les milieux riches en matière organique. Les Trichoceridae
préfèrent les forêts froides, zones montagnardes,
prairies humides, et les milieux neigeux où ils volent en
automne et en hiver.
Les adultes mesurent 2–6 mm chez les Psychodidae, avec un corps
velu, des ailes pubescentes, donnant un aspect de petit
papillon. Les Trichoceridae atteignent 6–10 mm, corps
grêle, ailes transparentes, nervation primitive. Les
larves des Psychodidae sont vermiformes, grises, longues
de 3–8 mm, vivant dans les milieux humides. Les larves des
Trichoceridae sont allongées, blanchâtres, avec une
capsule céphalique bien visible.
Les adultes des Psychodidae sont nocturnes, attirés par les
lumières, se nourrissant de sucs végétaux ou ne se
nourrissant presque pas. Les larves consomment matière organique en
décomposition, biofilms, bactéries, micro‑algues,
souvent dans les égouts ou les substrats humides. Les
Trichoceridae adultes volent en automne et hiver, se
nourrissant de nectar ou de sucs végétaux. Les larves
vivent dans les débris végétaux humides, se nourrissant de
micro‑organismes. Cycle : ponte dans les milieux humides,
développement larvaire rapide, nymphose dans les substrats organiques,
émergence saisonnière.
Les Psychodomorpha sont l’un des groupes les plus hétérogènes
de Nématocères. Les Psychodidae possèdent des ailes densément velues,
uniques chez les diptères, leur donnant un aspect de mouche papillon.
Les Trichoceridae sont parmi les rares diptères actifs en hiver,
volant dans des conditions froides où presque aucun autre insecte n’est
présent. Leur diversité écologique est remarquable : égouts, forêts
froides, grottes, milieux anthropisés.
Les larves sont consommées par les coléoptères du sol,
araignées, plathelminthes, larves de diptères prédateurs,
et divers invertébrés aquatiques ou semi‑aquatiques. Les adultes
sont capturés par les araignées, odonates,
chauves‑souris, hirondelles, et les insectes prédateurs
nocturnes.
Les Psychodomorpha sont globalement inoffensifs. Les
Psychodidae peuvent être nuisants dans les salles d’eau ou les
égouts, mais ne piquent pas. Quelques espèces peuvent être vectrices
mécaniques de bactéries dans les milieux insalubres, mais sans
danger majeur. Les Trichoceridae sont totalement inoffensifs,
sans piqûre ni parasitisme.
Les Psychodomorpha comprennent deux familles principales :
Psychodidae — mouches papillons, ailes velues, larves dans les
milieux humides, espèces parfois synanthropes. Trichoceridae —
trichocères, diptères hivernaux, nervation primitive, larves dans les
débris végétaux froids. Points communs : morphologie de Nématocères
primitifs, larves saprophages, habitats humides,
adultes nocturnes ou crépusculaires, rôle dans la
décomposition. Diversité : Psychodidae très adaptés aux milieux
organiques et anthropisés, Trichoceridae spécialisés dans les
milieux froids et les vols hivernaux, montrant une radiation
écologique contrastée.
Les Psychodomorpha sont très largement présents en France,
dans la quasi‑totalité des régions. Les Psychodidae (mouches
papillons) sont omniprésents : salles d’eau, égouts, caves,
forêts humides, lisières, bords de rivières, zones urbaines et rurales.
Les espèces les plus communes sont Psychoda alternata,
Psychoda cinerea, Clogmia albipunctata. Les Trichoceridae
sont également présents, surtout dans les zones froides,
forêts montagnardes, prairies humides, et les milieux
neigeux des Alpes, Pyrénées et Massif central. Leur activité
automnale et hivernale est bien documentée.
En Gironde, les Psychodomorpha sont très fréquents,
surtout les Psychodidae. Les milieux du département — zones
humides atlantiques, forêts de pins, lisières,
bords de la Garonne, Dordogne, Ciron, Leyre,
zones urbaines (Bordeaux, Eysines, Mérignac) — abritent de
nombreuses espèces synanthropes et forestières. Psychoda alternata
et Clogmia albipunctata sont courantes dans les salles d’eau,
égouts, caves, habitations. Les Trichoceridae
sont plus discrets mais présents dans les boisements humides du
Sud‑Gironde et les zones fraîches proches des cours d’eau. Aucun
obstacle écologique ne limite leur présence dans le département. |
Ptychopteromorpha
(env. 80 esp)
1. Répartition géographique et habitat
2. taille et caractéristiques
3. Mode de vie nourriture et cycle de reproduction
4. Particularité
5. Prédateurs
6. Dangerosité éventuelle
6. Points communs et diversité des familles chez
les Ptychopteromorpha
7. Présence en France et en gironde |
Ptychoptera contaminata — ptychoptère commune
européenne
Ptychoptera
albimana — ptychoptère à pattes blanches
Ptychoptera
minuta — petite ptychoptère
Ptychoptera lacustris — ptychoptère des lacs
Tanyderus pictus — tanydère peint
Tanyderus
testaceus — tanydère testacé
Protanyderus stackelbergi — protanydère de
Stackelberg
Protanyderus
vanduzeei — protanydère de Van Duzee
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Les Ptychopteromorpha (Ptychopteridae +
Tanyderidae) sont présents en Europe, Asie, Amérique du
Nord, Amérique du Sud, et Océanie. Ils vivent dans les
forêts humides, lisières, marécages, tourbières,
bords de ruisseaux, sources, et les zones ombragées
riches en débris végétaux détrempés. Les larves se développent
dans les sols saturés d’eau, les mousses humides, les
débris organiques, ou les micro‑habitats aquatiques très
calmes.
Les adultes mesurent 6–15 mm, corps allongé, pattes
très longues, ailes transparentes ou légèrement fumées,
nervation primitive. Les Tanyderidae ressemblent à des tipules
archaïques, avec des ailes plus nervurées. Les larves sont
vermiformes, blanchâtres, longues de 10–25 mm, avec
une capsule céphalique réduite et un corps segmenté adapté aux substrats
humides.
Les adultes sont discrets, volant lentement dans les sous‑bois
humides. Ils se nourrissent de sucs végétaux,
micro‑exsudats, ou ne se nourrissent presque pas. Les larves sont
saprophages, consommant matière organique en décomposition,
micro‑organismes, biofilms, parfois algues dans les
micro‑habitats aquatiques. Cycle : ponte dans les substrats humides,
développement larvaire long, nymphose dans les débris végétaux ou les
mousses, émergence saisonnière au printemps ou en début d’été.
Les Ptychopteromorpha sont des diptères archaïques,
proches de la base des Nématocères. Leur nervation alaire, leur
morphologie larvaire et leur écologie montrent des traits ancestraux.
Les Tanyderidae sont parfois considérés comme des fossiles vivants,
rappelant les premiers diptères du Mésozoïque. Les Ptychopteridae sont
connus pour leurs pattes extrêmement longues, leur vol lent, et
leur préférence pour les milieux saturés d’eau.
Les larves sont consommées par les coléoptères aquatiques,
larves de trichoptères, plathelminthes, invertébrés du sol
humide, et parfois par les amphibiens. Les adultes sont
capturés par les araignées, odonates, oiseaux
insectivores, et les chauves‑souris.
Les Ptychopteromorpha sont totalement inoffensifs. Aucun
parasitisme, aucune piqûre, aucune nuisance. Ils ne sont ni vecteurs de
maladies, ni envahissants. Ce sont des insectes discrets,
écologiquement neutres pour l’humain.
Les Ptychopteromorpha comprennent deux familles principales :
Ptychopteridae — “mouches à longues pattes”, larves dans les
substrats humides, adultes graciles, nervation simple.
Tanyderidae — mouches reliques, morphologie très archaïque, adultes
ressemblant à des tipules primitives, larves dans les
micro‑habitats aquatiques.Points communs : écologie forestière
humide, larves saprophages, morphologie primitive,
pattes très longues, faible diversité, habitats saturés d’eau.
Diversité : Ptychopteridae plus répandus, Tanyderidae plus reliques,
à nervation plus complexe et répartition plus fragmentée.
Les Ptychopteromorpha sont présents en France, mais
restent rares et localisés. Les Ptychopteridae
(notamment Ptychoptera contaminata, P. albimana, P.
minuta) sont signalés dans de nombreuses régions : Nord,
Île‑de‑France, Grand Est, Bourgogne, Auvergne,
Rhône‑Alpes, Occitanie, Normandie, Bretagne.
Ils fréquentent les forêts humides, lisières ombragées,
tourbières, marécages, bords de ruisseaux, et les
sols saturés d’eau. Les Tanyderidae, en revanche, sont
extrêmement rares en Europe occidentale et non confirmés en
France. Leur présence française est donc essentiellement celle des
Ptychopteridae, discrets mais bien implantés dans les milieux
humides tempérés.
En Gironde, les Ptychopteromorpha sont possibles mais non
confirmés. Aucun inventaire régional ne mentionne formellement une
espèce du groupe. Pourtant, les habitats du département — zones
humides atlantiques, forêts de pins ombragées, mousses
détrempées, bords du Ciron, Leyre, marais de Bruges,
zones tourbeuses relictuelles — sont théoriquement favorables
aux Ptychopteridae, qui apprécient les sols saturés d’eau
et les débris végétaux détrempés. Leur absence dans les relevés
semble davantage liée à leur discrétion, à leur faible
abondance, et au fait qu’ils sont rarement échantillonnés
dans les protocoles classiques. |
Tipulomorpha
(env 15.000 esp)
1. Répartition géographique et habitat
2. taille et caractéristiques
3. Mode de vie nourriture et cycle de reproduction
4. Particularité
5. Prédateurs
6. Dangerosité éventuelle
6. Points communs et diversité des familles chez
les Tipulomorpha
7. Présence en France et en gironde |
Tipula paludosa — tipule des marais
Tipula
maxima — grande tipule
Tipula
oleracea — tipule potagère
Dicranomyia chorea — limoniidé choréen
Limonia nubeculosa — limonie nuageuse
Pedicia
rivosa — pédicie des ruisseaux
Cylindrotoma distinctissima — cylindrotome distincte
Ctenophora
flaveolata — cténophore jaune
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Les Tipulomorpha (Tipulidae, Limoniidae,
Cylindrotomidae, Pediciidae) sont cosmopolites, présents sur
tous les continents, y compris les régions boréales,
tropicales, montagnardes, méditerranéennes, et
océaniques. Ils vivent dans les forêts humides, prairies,
marécages, tourbières, lisières, bords de
rivières, zones marécageuses, mousses humides, sols
détrempés, et parfois dans les milieux alpins. Les larves se
développent dans les sols humides, les débris végétaux,
les mousses, les sédiments, ou les milieux aquatiques
selon les familles.
Les adultes mesurent 8–35 mm, parfois plus chez les grandes
tipules. Corps allongé, pattes extrêmement longues, ailes
transparentes, nervation primitive. Les Limoniidae sont
plus grêles, les Tipulidae plus robustes, les
Cylindrotomidae plus élancés. Les larves sont vermiformes,
blanchâtres, longues de 10–40 mm, avec une capsule
céphalique réduite et un corps segmenté adapté aux substrats humides ou
aquatiques.
Les adultes sont discrets, volant lentement dans les sous‑bois,
prairies humides, ou près des zones aquatiques. Ils se
nourrissent de nectar, sucs végétaux, ou ne se nourrissent
presque pas. Les larves sont saprophages, phytophages, ou
brouteuses de micro‑algues, champignons, racines,
débris végétaux, selon les familles. Cycle : ponte dans les
substrats humides, développement larvaire long, nymphose dans les
sols saturés d’eau ou les débris végétaux, émergence
saisonnière au printemps ou en été.
Les Tipulomorpha sont les “grands nématocères” : pattes
démesurées, vol lent, morphologie archaïque. Ils représentent l’une des
lignées les plus anciennes de diptères. Leur diversité écologique
est immense : espèces aquatiques, semi‑aquatiques,
forestière humides, montagnardes, cavernicoles, ou
phytophages. Certaines larves jouent un rôle majeur dans la
décomposition et la structuration des sols humides.
Les larves sont consommées par les carabes, staphylins,
araignées du sol, larves de trichoptères, poissons,
amphibiens, et divers invertébrés aquatiques. Les adultes
sont capturés par les araignées, libellules,
hirondelles, chauves‑souris, et de nombreux insectes
prédateurs.
Les Tipulomorpha sont totalement inoffensifs. Ils ne
piquent pas, ne mordent pas, ne transmettent aucune maladie. Quelques
larves peuvent être phytophages sur racines dans les prairies
humides, mais sans danger sanitaire. Leur apparence de “grand moustique”
est trompeuse : ils sont sans risque pour l’humain.
Les Tipulomorpha comprennent quatre familles principales :
Tipulidae — grandes tipules, pattes très longues, larves dans les
sols humides ou les débris végétaux.Limoniidae — tipules grêles,
nombreuses espèces semi‑aquatiques, larves dans les mousses,
sédiments, zones humides.Pediciidae — espèces forestières, larves
dans les milieux aquatiques propres, adultes robustes.
Cylindrotomidae — tipules élancées, larves phytophages sur
mousses et plantes humides. Points communs : morphologie de
Nématocères primitifs, pattes très longues, vol lent,
larves saprophages ou phytophages, habitats humides ou
aquatiques, rôle dans la décomposition. Diversité : familles
aquatiques, semi‑aquatiques, phytophages,
forestière humides, ou montagnardes, montrant une radiation
écologique très large.
Les Tipulomorpha sont très largement présents en France,
dans toutes les régions : zones atlantiques, Massif central,
Alpes, Pyrénées, Bretagne, Normandie,
Nord, vallées fluviales, forêts tempérées, prairies
humides, marécages, tourbières, lisières,
zones montagnardes. Les Tipulidae (grandes tipules) et
Limoniidae sont les plus communs, visibles au printemps et en été.
Les Pediciidae apparaissent dans les ruisseaux propres et
les forêts humides. Les Cylindrotomidae, plus rares, sont
présents dans les mousses humides et les milieux forestiers
saturés d’eau. La France abrite des centaines d’espèces, avec
une forte diversité dans les milieux humides et montagnards.
En Gironde, les Tipulomorpha sont très fréquents, surtout
les Tipulidae et Limoniidae. Les milieux du département —
forêts de pins atlantiques, lisières humides, zones
marécageuses, bords de la Garonne, Dordogne, Ciron,
Leyre, prairies humides, mousses détrempées,
sols acides forestiers — abritent une grande diversité de tipules.
Tipula paludosa, Tipula oleracea, Tipula maxima,
Limonia nubeculosa, Dicranomyia spp. sont courantes. Les
Pediciidae sont possibles dans les ruisseaux propres du
Sud‑Gironde. Les Cylindrotomidae, plus rares, peuvent apparaître
dans les mousses humides des zones forestières ombragées. Aucun
obstacle écologique ne limite leur présence dans le département. |
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