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Nos maisons, habitations, caves et greniers

1. Description du biotope
2. Richesse des espèces
3. Particularité et adaptation au climat
4. Faune présente dans nos maisons, habitations, caves et
greniers |
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La prolifération d’espèces animales
et végétales dans une maison dépend de la présence de
micro‑habitats favorables, notamment l’humidité, la
chaleur, la nourriture disponible, les
cachettes, et l’absence de prédateurs ; les zones humides
(salles de bain, caves, cuisines) favorisent les moisissures,
les champignons, les acariens, les cloportes
et certains insectes ; les zones chaudes et sèches (plinthes,
murs creux, combles) favorisent les blattes, fourmis,
lépismes, araignées ; les denrées alimentaires mal
stockées favorisent les mites alimentaires, charançons,
mouches ; les plantes d’intérieur mal entretenues
favorisent les moucherons, cochenilles,
pucerons, champignons ; les fissures, interstices et
matériaux poreux offrent des refuges pour les souris,
rats, chauves‑souris, fouines selon les
régions.
Les plantes indésirables (algues, mousses, moisissures,
champignons) prolifèrent dans les environnements humides,
mal ventilés, peu éclairés, ou riches en
matière organique ; les moisissures se développent
sur les murs froids, les joints, les plafonds, les tissus
humides ; les algues et mousses colonisent les
rebords de fenêtres, les salles de bain, les terrasses ; les
champignons lignivores se développent dans les charpentes
humides ; les plantes d’intérieur mal gérées peuvent attirer des
parasites végétaux comme les cochenilles, pucerons,
aleurodes, favorisés par la chaleur et l’absence de
prédateurs naturels.
Les animaux synanthropes se multiplient lorsque les conditions
suivantes sont réunies : nourriture disponible (miettes,
déchets, croquettes, denrées stockées), eau (fuites,
condensation, plantes d’intérieur), abris (murs creux,
plinthes, combles, caves), température stable
(chauffage), absence de prédateurs ; les insectes comme
les poissons d’argent, blattes, fourmis,
mites, mouches exploitent les ressources alimentaires
et les micro‑habitats ; les acariens prolifèrent dans les
environnements chauds et humides ; les souris et rats
profitent des fissures et des réserves alimentaires ; les
araignées se multiplient lorsque les insectes sont
abondants.
Les espèces qui prolifèrent dans les maisons possèdent des
cycles de vie rapides, une forte capacité de reproduction,
une tolérance aux milieux artificiels, et une
plasticité écologique ; les insectes synanthropes pondent
des œufs dans des zones discrètes, les larves se développent
rapidement, et les adultes exploitent les ressources humaines ;
les moisissures se reproduisent par spores, capables de
coloniser rapidement les surfaces humides ; les rongeurs ont des
portées nombreuses et exploitent les ressources alimentaires
humaines ; les parasites végétaux se multiplient vite en
l’absence de prédateurs naturels.
Les espèces les plus favorisées sont : blattes,
fourmis, mites alimentaires, mouches,
poissons d’argent, lépismes, charançons,
acariens, araignées, souris, rats,
chauves‑souris dans les combles, cochenilles,
pucerons, champignons, moisissures, algues
dans les zones humides ; toutes ces espèces profitent de la
stabilité thermique, de la nourriture, de l’humidité,
et de l’absence de prédateurs.
Une maison est un écosystème artificiel stable, riche en
micro‑habitats, en nourriture, en chaleur,
et en humidité, ce qui favorise des espèces
opportunistes, rapides, tolérantes, et
cosmopolites ; la prolifération est donc un phénomène
écologique normal, lié à la capacité des espèces
synanthropes à exploiter les ressources humaines.
La prolifération d’espèces animales et végétales dans une maison
dépend de la présence de micro‑habitats favorables,
notamment l’humidité, la chaleur, la nourriture
disponible, les cachettes, et l’absence de prédateurs
; les zones humides (salles de bain, caves, cuisines) favorisent
les moisissures, les champignons, les acariens,
les cloportes et certains insectes ; les zones chaudes et
sèches (plinthes, murs creux, combles) favorisent les blattes,
fourmis, lépismes, araignées ; les denrées
alimentaires mal stockées favorisent les mites alimentaires,
charançons, mouches ; les plantes d’intérieur mal
entretenues favorisent les moucherons, cochenilles,
pucerons, champignons ; les fissures, interstices
et matériaux poreux offrent des refuges pour les souris,
rats, chauves‑souris, fouines selon les
régions. |
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Champignons, Métaphytes et algues vertes
Aspergillus niger
— aspergille noir
Penicillium chrysogenum — pénicillium
Cladosporium herbarum — cladosporium
Stachybotrys chartarum — moisissure noire toxique
Marchantia polymorpha
— hépatiques à thalle
Funaria hygrometrica — funaire hygrométrique
Bryum argenteum — bryum argenté
Tortula muralis — tortule des murs
Chlorella vulgaris
— chlorelle
Trentepohlia umbrina — trentepohlie sombre
Klebsormidium crenulatum — klebsormidium des murs
Protococcus viridis — protococcus vert

Les
habitations humides, caves, salles de bain,
cuisines et greniers offrent un biotope artificiel mais
favorable à certains champignons : zones mal ventilées,
matériaux poreux (plâtre, bois, carton), condensation,
infiltrations, ponts thermiques, humidité stagnante et obscurité
; ces micro‑milieux reproduisent les conditions d’un humus
détrempé ou d’un bois en décomposition, permettant
l’installation de moisissures et de champignons lignivores.
La
richesse fongique domestique est modérée mais
dominée par quelques espèces très adaptées : moisissures
superficielles comme
Aspergillus niger,
Penicillium chrysogenum,
Cladosporium herbarum,
moisissures noires toxiques comme
Stachybotrys chartarum,
champignons lignivores comme
Serpula lacrymans
(mérule), Coniophora
puteana ou Poria
placenta, ainsi que des levures et micro‑champignons
dans les joints, salles d’eau et zones mal ventilées ; chaque
espèce occupe un micro‑habitat précis selon l’humidité, la
température et le matériau. Les
champignons des habitations sont adaptés à un
milieu clos, humide et pauvre en lumière grâce à un mycélium
capable de coloniser rapidement les matériaux poreux, une forte
tolérance à la condensation, une capacité à se nourrir de
cellulose, colle, peinture ou poussière, et une production
massive de spores pour se disperser dans l’air intérieur ; les
moisissures comme
Aspergillus et
Penicillium se développent dès 60 % d’humidité,
Stachybotrys
exige une humidité chronique, et les champignons lignivores
comme la mérule possèdent des enzymes puissantes pour dégrader
la lignine et traverser les murs en transportant l’eau via leurs
cordons mycéliens. Les
champignons domestiques apparaissent dans les
salles de bain mal ventilées (ex.
Cladosporium,
Aspergillus),
sur les murs froids et humides (ex.
Penicillium),
dans les caves et sous‑sols saturés d’humidité (ex.
Stachybotrys chartarum),
dans les greniers mal isolés où la condensation s’accumule (ex.
Aspergillus versicolor),
et dans les charpentes ou plinthes humides (ex.
Serpula lacrymans,
Coniophora puteana)
; leur présence indique presque toujours un déséquilibre
écologique intérieur lié à l’humidité, à la ventilation ou à une
infiltration, et ils jouent un rôle de décomposeurs
opportunistes dans un milieu où ils ne devraient normalement pas
exister. |
Nématodes et Protozoaires
Panagrellus redivivus
— ver du vinaigre
Rhabditis terricola — rhabdite terrestre
Caenorhabditis elegans — nématode du compost
Mesorhabditis longespiculosa — mésorhabdite
Colpoda steinii — colpode des poussières
humides
Colpoda
cucullus — colpode des sols organiques
Tetrahymena pyriformis — tétrahymène des
eaux stagnantes domestiques
Acanthamoeba castellanii — amibe libre des
zones humides intérieures
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Arthropodes
Tegenaria domestica
— tégénaire domestique
Eratigena atrica — tégénaire géante
Pholcus phalangioides — araignée des caves
Steatoda grossa — fausse veuve noire
Thermobia domestica — le poisson d’argent des greniers
Lepisma saccharinum — le lépisme argenté
Blattella germanica — blatte germanique
Ctenolepisma longicaudata — poisson d’argent à longue
queue
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Poissons, oiseaux, amphibiens et reptiles
Betta splendens
— combattant
Poecilia reticulata — guppy
Danio rerio — danio zébré
Corydoras paleatus — corydoras poivré
Columba livia domestica
— pigeon biset domestique
Passer domesticus — moineau domestique
Athene noctua — chevêche d’Athéna
Tyto alba — effraie des clochers
Bufo spinosus
— crapaud épineux
Pelophylax kl. esculentus — grenouille verte
Lissotriton helveticus — triton palmé
Hyla arborea — rainette verte
Podarcis muralis
— lézard des murailles
Zootoca vivipara — lézard vivipare
Natrix helvetica — couleuvre helvétique
Hierophis viridiflavus — couleuvre verte et jaune |
Mammifères Carnivores
Martes foina
— fouine
Mustela nivalis — belette
Mustela putorius — putois européen
Vulpes vulpes — renard roux
Procyon lotor — raton laveur
Nyctereutes procyonoides — chien viverrin
Herpestes javanicus — mangouste javanaise
Genetta genetta — genette commune |
Mammifères insectivores ou herbivores
Mus musculus
— souris domestique
Rattus rattus — rat noir
Rattus norvegicus — rat brun
Apodemus sylvaticus — mulot sylvestre
Microtus arvalis — campagnol des champs
Myodes glareolus — campagnol roussâtre
Erinaceus europaeus — hérisson d’Europe
Sorex coronatus — musaraigne couronnée
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