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Espèces en France |
Espèces representatives |
Description |
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Holocéphales
(1 esp)
1. Présence près des côtes
françaises métropolitaines (Golfe de Gascogne, Méditerranée,
Manche, côte Atlantique...) des Holocephales
2. Dangerosité éventuelle
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Chimaera
monstrosa - Chimère
monstrueuse

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Les
Holocephales — ordre Chimaeriformes, incluant les
chimères — sont présents dans les eaux françaises,
mais uniquement au large, dans les zones profondes
du Golfe de Gascogne, de la Manche, et de la
Méditerranée. Ils ne fréquentent pas les côtes
littorales proches, car ce sont des poissons
strictement bathyaux. La France métropolitaine accueille
principalement Chimaera monstrosa (chimère commune),
espèce largement répandue dans l’Atlantique Nord‑Est. On la
trouve dans les fonds vaseux ou sableux entre 300
et 1 000 m de profondeur, parfois jusqu’à 1 500 m.
Elle est confirmée dans le Golfe de Gascogne, sur les
pentes du plateau continental, dans les canyons
sous‑marins, et dans les zones profondes de la Manche
occidentale. En Méditerranée, la chimère commune
est également présente, mais plus rare, occupant les
fonds bathyaux du bassin occidental. Aucune espèce d’Holocephale
ne remonte vers les côtes atlantiques, plages,
estuaires, zones côtières, ou eaux peu
profondes : leur biologie impose des températures
stables, une faible luminosité, et des
pressions élevées.
En
Gironde, les Holocephales sont absents des côtes,
mais présents au large dans le Golfe de Gascogne
profond. Les eaux côtières girondines — plages,
estuaires, zones sableuses, milieux
turbides, plateau continental peu profond — ne
conviennent pas aux chimères. Leur présence est donc
strictement offshore, dans les zones bathyales
situées bien au‑delà du plateau continental.
Concernant
la dangerosité éventuelle, les Holocephales sont
totalement inoffensifs pour l’humain. Ils ne possèdent
pas de venin, ne sont pas agressifs, et vivent
dans des profondeurs où l’humain ne les rencontre jamais en
conditions naturelles. Leur seule particularité est la
présence d’un dard osseux sur la nageoire dorsale,
utilisé uniquement pour la défense contre les prédateurs,
mais il n’est pas dangereux pour l’humain sauf
manipulation directe. Les chimères sont des poissons
calmes, lents, et non menaçants, se
nourrissant de invertébrés benthiques. Leur
dangerosité réelle est donc nulle. |
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Batoïdes
(env 25 esp)
1. Présence près des côtes
françaises métropolitaines (Golfe de Gascogne, Méditerranée,
Manche, côte Atlantique...) des Batoïdes
2. Dangerosité éventuelle
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Raja
clavata — raie
bouclée
Raja undulata — raie ondulée
Raja montagui — raie de Montagui
Raja brachyura — grande raie
Dipturus batis — raie commune
Leucoraja naevus — raie tachetée
Torpedo marmorata — torpille marbrée
Myliobatis aquila — aigle de mer

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Les
Batoïdes — raies et poissons‑scies, super‑ordre
Batoidea — sont largement présents dans toutes
les eaux françaises métropolitaines : Golfe de Gascogne,
Manche, Atlantique, Méditerranée. La
France accueille plus de 20 espèces de raies,
appartenant aux familles Rajidae (raies vraies),
Dasyatidae (raies pastenagues), Myliobatidae
(raies aigles), Mobulidae (mantes de mer, rares), et
Torpedinidae (raies électriques). En Atlantique
et dans le Golfe de Gascogne, les espèces les plus
fréquentes sont la Raie bouclée, la Raie brunette,
la Raie lisse, la Raie douce, la Raie mêlée,
et la Raie pastenague commune. En Manche, les
raies sont très abondantes, notamment Raja clavata,
Raja montagui, Raja microocellata. En
Méditerranée, on trouve la Pastenague violette,
la Pastenague brune, la Raie aigle, la Raie
torpille, et quelques espèces profondes. Les Batoïdes
fréquentent les fonds sableux, vaseux,
zones côtières, estuaires, herbiers,
plateaux continentaux, et les zones profondes
selon les espèces.
En
Gironde, les Batoïdes sont présents près des côtes
atlantiques, notamment dans les plages du Médoc,
les zones sableuses, les fonds vaseux, et les
eaux côtières du Golfe de Gascogne. Les espèces les
plus probables sont la Raie bouclée, la Raie
brunette, la Raie lisse, et la Pastenague
commune. Les raies électriques (Torpedinidae)
sont plus rares mais possibles dans les zones sableuses
profondes. Les raies aigles (Myliobatidae) sont
occasionnelles. Les poissons‑scies (Pristidae) sont
absents de France et d’Europe.
Concernant
la dangerosité éventuelle, les Batoïdes sont
globalement inoffensifs, mais certaines espèces peuvent
être modérément dangereuses si manipulées ou si l’on
marche dessus. Les pastenagues (Dasyatidae)
possèdent un dard venimeux à la base de la queue : la
piqûre est très douloureuse, peut provoquer œdème,
nécrose locale, infection, mais elle est
rarement grave et jamais mortelle en France. Les
raies électriques (Torpedinidae) peuvent
délivrer une décharge électrique (jusqu’à 200 volts
selon l’espèce), non mortelle mais impressionnante et
douloureuse. Les raies vraies (Rajidae)
sont inoffensives, sans venin, sans dard, et ne
présentent aucun danger. Les raies aigles sont
paisibles et ne piquent pas. Les Batoïdes ne sont pas
agressifs, fuient l’humain, et les accidents surviennent
uniquement par contact involontaire. |
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Galéomorphes
(env 40 esp)
1. Présence près des côtes
françaises métropolitaines (Golfe de Gascogne, Méditerranée,
Manche, côte Atlantique...) des Galéomorphes
2. Dangerosité éventuelle
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Galeorhinus galeus —
requin hâ
Mustelus mustelus — émissole lisse
Mustelus asterias — émissole étoilée
Scyliorhinus canicula — roussette
Scyliorhinus stellaris — grande roussette
Carcharhinus plumbeus — requin gris
Prionace glauca — requin bleu
Isurus oxyrinchus — requin mako

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Les
Galéomorphes — super‑ordre des requins modernes
incluant les Carcharhiniformes, Lamniformes,
Orectolobiformes et Heterodontiformes — sont
largement présents dans les eaux françaises
métropolitaines : Golfe de Gascogne, Manche,
Atlantique, Méditerranée. La France accueille
plus de 40 espèces de requins galéomorphes. En
Atlantique et dans le Golfe de Gascogne, les
espèces les plus fréquentes sont le Requin peau‑bleue,
le Requin taupe commun, le Requin mako (rare),
le Requin renard, le Requin hâ, et le
Requin dormeur. En Manche, on observe le
Requin hâ, le Requin peau‑bleue, et le Requin
taupe. En Méditerranée, les Galéomorphes sont
très diversifiés : Requin peau‑bleue, Requin mako,
Requin gris, Requin renard, Requin dormeur,
Requin chabot, Requin citron (très rare), et
quelques espèces profondes comme le Requin grande gueule.
Les Galéomorphes fréquentent les plateaux continentaux,
zones côtières, eaux pélagiques, canyons
sous‑marins, et les zones bathyales selon les
espèces.
En
Gironde, les Galéomorphes sont présents au large
dans le Golfe de Gascogne, mais rares près des
plages. Les espèces les plus probables sont le Requin
peau‑bleue, le Requin hâ, et le Requin taupe
commun, tous pélagiques et non côtiers.
Les eaux côtières girondines — plages, estuaires,
zones sableuses — ne sont pas des habitats
privilégiés pour les grands Galéomorphes, qui préfèrent les
eaux plus profondes et plus froides du large.
Les observations près du littoral sont exceptionnelles
et généralement liées à des individus désorientés,
malades, ou immatures.
Concernant
la dangerosité éventuelle, les Galéomorphes présents
en France sont globalement peu dangereux. Le
Requin peau‑bleue est curieux mais non agressif,
les attaques sont extrêmement rares et liées à des
situations de pêche. Le Requin hâ est
inoffensif pour l’humain. Le Requin taupe commun
est puissant mais timide, évitant les côtes. Le
Requin mako, potentiellement dangereux, est très rare
en France et strictement pélagique, donc jamais
observé près des plages. En Méditerranée, le Requin
gris peut être impressionnant mais reste non agressif.
Aucun Galéomorphe fréquentant les eaux françaises
n’appartient aux espèces réellement dangereuses comme le
grand requin blanc ou le requin tigre, dont les
présences en France sont exceptionnelles, non
confirmées, ou liées à des individus isolés. La
dangerosité réelle des Galéomorphes français est donc
faible, et les interactions avec l’humain sont quasi
inexistantes. |
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Squalimorphes
(env
25 esp)
1. Présence près des côtes
françaises métropolitaines (Golfe de Gascogne, Méditerranée,
Manche, côte Atlantique...) des Squalimorphes
2. Dangerosité éventuelle
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Hexanchus
griseus — requin griset
Heptranchias perlo — requin perlon
Squalus acanthias — aiguillat commun
Centrophorus granulosus — sagre granuleux
Centroscymnus coelolepis — sagre à museau
noir
Etmopterus spinax — lanterne épineux
Somniosus rostratus — requin dormeur
Squatina squatina — ange de mer

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Les
Squalimorphes — requins “primitifs”, incluant les
Squaliformes, Hexanchiformes,
Echinorhiniformes, Squatiniformes — sont
largement présents dans les eaux françaises
métropolitaines : Golfe de Gascogne, Manche,
Atlantique, Méditerranée. La France accueille
≈ 25 espèces. Les Squaliformes sont les plus
fréquents : Aiguillat commun (Squalus acanthias),
Paillette (Etmopterus spinax), Centrophores,
Oxynotus, Dalatias licha. Ils occupent les
fonds côtiers, plateaux continentaux, zones
profondes, et les canyons. Les Hexanchiformes
sont représentés par le Requin griset (Hexanchus
griseus) et le Requin vache (Heptranchias
perlo), présents en Méditerranée et dans l’Atlantique
profond. Les Squatiniformes (requins‑anges) sont
très rares en France, principalement en
Méditerranée. Les Echinorhiniformes
(requin‑oursin) sont occasionnels dans l’Atlantique
profond. Les Squalimorphes fréquentent les fonds sableux,
vaseux, zones côtières tempérées, eaux
profondes, et les pentes du plateau continental.
En Golfe
de Gascogne, les Squalimorphes sont très présents
: Aiguillat commun, Paillette, Centrophorus
squamosus, Dalatias licha, Oxynotus centrina
(rare). En Manche, l’Aiguillat commun est
abondant, ainsi que Etmopterus spinax. En
Atlantique, les squaliformes dominent les fonds
côtiers et profonds. En Méditerranée, on
observe le Requin griset, le Requin vache,
Etmopterus spinax, Oxynotus centrina, et quelques
Squatina (en déclin). Les Squalimorphes sont donc
omniprésents dans les eaux françaises, mais discrets
car souvent profonds ou nocturnes.
En
Gironde, les Squalimorphes sont présents au large
dans le Golfe de Gascogne, mais rares près des
plages. Les espèces les plus probables sont l’Aiguillat
commun, la Paillette, et Dalatias licha,
toutes côtières profondes ou pélagiques benthiques.
Les eaux côtières girondines — plages, estuaires,
zones sableuses — ne sont pas des habitats
privilégiés pour les Squalimorphes, qui préfèrent les
fonds plus profonds du large. Les observations
littorales sont exceptionnelles.
Concernant
la dangerosité éventuelle, les Squalimorphes français
sont globalement inoffensifs. L’Aiguillat commun
possède une épine dorsale venimeuse, pouvant
provoquer une piqûre douloureuse si manipulé, mais
sans gravité. Les Centrophores, Etmopterus,
Oxynotus, Dalatias sont non agressifs,
profonds, et sans danger pour l’humain. Le
Requin griset peut atteindre une grande taille mais
reste timide, profond, et non agressif.
Les Squatina (requins‑anges), bien que plats et
côtiers, sont paisibles et ne mordent que si
manipulés. Aucun Squalimorphe présent en France n’est
considéré comme dangereux pour l’humain. Les
interactions sont quasi nulles, et les accidents
exceptionnels. |
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