Ordres

Espèces representatives

Description

Orthoptères
(env 230 esp)

1. Présence en France et en Gironde des Orthoptères
2. Dangerosité éventuelle
3. Taille et poids des espèces en France 

 

Chorthippus paralleluscriquet des pâtures
 Chorthippus brunneuscriquet brun
Chorthippus biguttulus
criquet biguttulé
Oedipoda caerulescens
criquet bleu
 Oedipoda germanicacriquet germanique
Locusta migratoria
criquet migrateur
Calliptamus italicus
criquet italien
 Calliptamus barbaruscriquet barbare


Gryllus campestris
grillon champêtre
 Acheta domesticusgrillon domestique
Tettigonia viridissima
grande sauterelle verte
 Phaneroptera falcatasauterelle falciforme
 Conocephalus discolorsauterelle discolore
 Meconema meridionaleméconème méridional Pseudopodisma fiebericriquet de Fieber
 Eyprepocnemis ploranscriquet pleurant

Les Orthoptères — criquets, sauterelles, grillons — sont largement présents en France, avec environ 230 espèces recensées. Ils occupent les prairies, pelouses sèches, landes, friches, bocages, zones agricoles, dunes fixées, lisières forestières, tourbières, marais, et les milieux montagnards. En Nouvelle‑Aquitaine, la diversité est très élevée, confirmée par les atlas régionaux. En Gironde, les Orthoptères sont présents dans les landes de Gascogne, les prairies humides, les dunes végétalisées, les friches littorales, les bords d’estuaire, les clairières forestières, et les zones agricoles. Les espèces communes incluent Chorthippus brunneus, Chorthippus parallelus, Pseudopodisma, Oedipoda caerulescens, Gryllus campestris, Acheta domesticus, Tettigonia viridissima, Phaneroptera falcata, Conocephalus discolor. Les dunes atlantiques de Gironde accueillent plusieurs espèces spécialisées, comme Oedipoda caerulescens et Locusta migratoria dans les secteurs ouverts. Les milieux girondins étant variés (dunes, marais, landes, bocages), la quasi‑totalité des espèces atlantiques y est représentée, sauf les espèces strictement alpines ou méditerranéennes.

Les Orthoptères sont totalement inoffensifs pour l’humain. Aucun Orthoptère français n’est venimeux, toxique, ni dangereux. Les criquets ne mordent pas, les sauterelles peuvent pincer légèrement si manipulées mais sans conséquence, et les grillons sont inoffensifs. Ils ne transmettent aucune maladie, ne piquent pas, et ne présentent aucun risque sanitaire. Leur impact est uniquement agricole pour quelques espèces (ex. Locusta migratoria dans certains contextes), mais jamais dangereux pour l’homme. Les Orthoptères sont donc un ordre sans dangerosité en France et en Gironde.

Les Orthoptères français — criquets, sauterelles, grillons — couvrent un spectre de taille très large, allant de 8–12 mm pour les plus petits Tetrigidae (criquets pygmées) jusqu’à 60–80 mm pour les grandes Tettigoniidae (sauterelles). Les Acrididae (criquets) mesurent généralement 12–30 mm, parfois 35 mm pour Locusta migratoria. Les Gryllidae (grillons) atteignent 15–25 mm, tandis que les Gryllotalpidae (courtilières) dépassent 40–50 mm avec un corps massif. Les grandes sauterelles Tettigonia viridissima et T. cantans atteignent 60–80 mm. Concernant le poids, il varie fortement : les petits Tetrigidae pèsent 20–40 mg, les Acrididae 50–150 mg, les Gryllidae 100–200 mg, les Gryllotalpidae 300–500 mg, et les grandes Tettigoniidae 400–800 mg, parfois 1 g pour les femelles très robustes (inférence basée sur la masse des Orthoptères de même gabarit). Leur musculature des pattes postérieures, très développée, explique cette masse relativement élevée pour des insectes sauteurs.

Grylloblattoides

1. Présence en France et en Gironde des Grylloblattoides
2. Pourquoi absent de France
 



 

Les Grylloblattoides — ordre regroupant les Grylloblattidae (insectes “glaciers”, ice‑crawlers) et les Mantophasmatidae (gladiateurs) selon certaines classifications — sont des insectes strictement montagnards ou froids, totalement absents de France, de Nouvelle‑Aquitaine, et donc de Gironde. Les Grylloblattidae vivent dans les zones subglaciaires, les éboulis froids, les grottes glacées, les milieux alpins ou subarctiques, principalement en Amérique du Nord, Asie du Nord‑Est, et quelques zones de Sibérie. Les Mantophasmatidae, eux, sont strictement africains (Namibie, Tanzanie, Afrique du Sud). Aucun représentant de ces deux lignées n’a jamais été observé en Europe occidentale. Les conditions climatiques françaises — même alpines — sont trop chaudes pour les Grylloblattidae, qui nécessitent des températures proches de 0 à 5°C en permanence. En Gironde, où les milieux sont atlantiques, sableux, forestiers, marais, dunes, il n’existe aucun habitat compatible. Les Grylloblattoides sont donc absents de France, absents d’Europe, absents de Gironde, et ne peuvent pas coloniser les milieux tempérés.

Dermaptères
(env 13 esp)

1. Présence en France et en Gironde des Dermaptères
2. Dangerosité éventuelle 
3. Taille et poids des espèces en France 


 

Forficula auriculariaperce‑oreille commun
 Forficula lesneiperce‑oreille de Lesne
 Forficula decipiensperce‑oreille trompeur
 Chelidurella acanthopygiachélidurelle épineuse
 Chelidurella guentherichélidurelle de Guenther
 Chelidurella stalichélidurelle de Stål
 Apterygida mediaperce‑oreille médian
 Labidura riparialabidure des berges

Les Dermaptères — les perce‑oreilles — sont bien présents en France, avec une dizaine d’espèces régulières. Les plus communes sont Forficula auricularia (perce‑oreille européen), Forficula lesnei, Chelidurella acanthopygia, Chelidurella guentheri, Apterygida media, et Labidura riparia (espèce littorale). Ils occupent les jardins, bocages, lisières forestières, prairies humides, friches, haies, zones agricoles, parcs urbains, et les milieux littoraux sableux pour Labidura. En Gironde, les Dermaptères sont très communs : Forficula auricularia est omniprésent dans les jardins, parcs, haies, lisières, zones urbaines et périurbaines ; Labidura riparia est présent sur les plages atlantiques, les dunes fixées, et les secteurs sableux ouverts. Les autres espèces sont plus discrètes mais bien représentées dans les milieux forestiers et bocagers du département. Les Dermaptères sont donc largement présents en France et très communs en Gironde, avec une préférence pour les milieux humides, ombragés ou sableux.

Les Dermaptères sont totalement inoffensifs pour l’humain. Leur pince abdominale (cerques) n’est pas un organe venimeux : elle sert à la défense, à la prédation de petits invertébrés, et à la reproduction. Ils ne piquent pas, ne mordent pas, ne transmettent aucune maladie, et ne présentent aucun risque sanitaire. Les perce‑oreilles ne pénètrent pas dans les oreilles humaines : c’est un mythe ancien. Leur dangerosité est nulle, y compris pour les animaux domestiques. Leur impact est parfois léger en agriculture (consommation de jeunes pousses), mais ils sont aussi bénéfiques car prédateurs de pucerons et larves nuisibles. Les Dermaptères sont donc un ordre inoffensif, utile, et sans danger pour l’homme.

Les Dermaptères français — perce‑oreilles, essentiellement Forficula auricularia, F. lesnei, Chelidurella acanthopygia, Apterygida media, Labidura riparia — sont des insectes de taille modérée, mesurant 5 à 25 mm selon les espèces. Les plus petits (F. lesnei) tournent autour de 5–8 mm, les espèces communes comme Forficula auricularia mesurent 10–16 mm, tandis que les grands Labidura riparia atteignent 20–25 mm sur les côtes atlantiques. Leur corps est allongé, brun, avec des cerques bien visibles. Concernant le poids, il est faible : les petits Dermaptères pèsent 20–40 mg, F. auricularia 50–80 mg, et les grands Labidura 100–150 mg (inférence basée sur la masse des insectes de même gabarit). Leur cuticule fine et leur faible volume expliquent cette masse légère.

Embioptères

1. Présence en France et en Gironde des Embioptères
2. Pourquoi absent de France
 

 

Les Embioptères — insectes tisserands vivant dans des galeries de soie — sont un ordre strictement tropical et subtropical, totalement absent de France, absent d’Europe, et donc absent de Gironde. Leur répartition mondiale concerne l’Afrique, l’Asie du Sud, l’Asie du Sud‑Est, l’Australie, l’Amérique centrale, l’Amérique du Sud, et quelques zones chaudes du sud des États‑Unis. Les Embioptères nécessitent des températures élevées, une humidité constante, et des micro‑habitats chauds (écorces, fissures, litières humides), conditions impossibles à maintenir dans les climats tempérés européens. Aucun inventaire entomologique français (INPN, Faune‑France, atlas régionaux) ne mentionne la moindre espèce. En Gironde, où les milieux sont atlantiques, forestiers, marais, dunes, bocages, il n’existe aucun habitat compatible. Les Embioptères sont donc un ordre entièrement absent de France pour des raisons climatiques, écologiques, et biogéographiques.

Plécoptères
(env 130 esp)

1. Présence en France et en Gironde des Plécoptères
2. Dangerosité éventuelle 
3. Taille et poids des espèces en France 


 

Rhyacophila pubescensrhyacophile pubescente
 Rhyacophila fasciatarhyacophile fasciée
 Rhyacophila vulgarisrhyacophile commune
Perla bipunctata
perle bipunctuée
Perla marginata
perle marginée
Dinocras cephalotes
grande perle
Isoperla grammatica
isoperle grammaticale
 Isoperla difformisisoperle difforme


 Leuctra fuscaleuctre brune
Leuctra hippopus
leuctre hippopus
Leuctra geniculata
leuctre géniculée
Nemoura cinerea
némoure cendrée
Nemoura dubitans
némoure hésitante
 Taeniopteryx nebulosataenioptéryx nébuleuse
 Taeniopteryx schoenemunditaenioptéryx de Schoenemund
Protonemura meyeri
protonémoure de Meyer

 

Les Plécoptères — les perles ou mouches de pierre — sont des insectes strictement aquatiques à l’état larvaire, dépendants des eaux froides, propres, bien oxygénées, ce qui en fait d’excellents bio‑indicateurs. En France, ils sont largement présents dans les massifs montagneux (Alpes, Pyrénées, Massif central, Jura, Vosges) et dans les rivières fraîches des régions tempérées. Les familles régulières incluent les Nemouridae, Capniidae, Leuctridae, Perlidae, Perlodidae, Taeniopterygidae. Les espèces alpines et pyrénéennes sont les plus diversifiées, avec des formes strictement montagnardes. En Nouvelle‑Aquitaine, les Plécoptères sont présents dans les cours d’eau forestiers, les sources, les ruisseaux froids, et les rivières de piémont. En Gironde, la présence est réduite mais réelle : les Plécoptères sont observés dans les ruisseaux forestiers frais des secteurs les plus préservés (cours d’eau du Médoc intérieur, sources forestières, ruisseaux des zones boisées profondes). Ils sont absents des marais, vasières, dunes, étangs chauds, et des cours d’eau lents typiques des Landes de Gascogne, car ces milieux sont trop chauds et trop pauvres en oxygène. La Gironde accueille donc quelques espèces discrètes (Nemouridae, Leuctridae), mais pas les grandes perles des rivières alpines.

Les Plécoptères sont totalement inoffensifs pour l’humain. Les adultes ne piquent pas, ne mordent pas, ne transmettent aucune maladie, et sont incapables de causer le moindre dommage. Les larves, aquatiques, sont prédatrices de petits invertébrés mais sans danger pour l’homme. Leur dangerosité est nulle, et leur présence indique au contraire une excellente qualité de l’eau. Ils ne présentent aucun risque sanitaire, agricole ou domestique. Ce sont des insectes fragiles, sensibles à la pollution, et strictement bénéfiques pour l’écosystème.

Les Plécoptères français — perles, mouches de pierre — sont des insectes strictement liés aux eaux froides et oxygénées, présents surtout dans les massifs montagneux (Alpes, Pyrénées, Jura, Vosges, Massif central) et dans les ruisseaux forestiers des régions tempérées. Les familles principales : Nemouridae, Leuctridae, Capniidae, Taeniopterygidae, Perlidae, Perlodidae. Les grandes perles (Perla, Dinocras) sont surtout montagnardes ; les petites espèces (Nemoura, Leuctra) sont plus largement répandues. En plaine atlantique, les Plécoptères deviennent rares, limités aux ruisseaux frais et sources forestières. Taille : les plus petits Nemouridae et Leuctridae mesurent 6–10 mm, les Capniidae 5–8 mm, les Taeniopterygidae 8–12 mm, tandis que les grandes Perlidae et Perlodidae atteignent 20–35 mm, parfois 40 mm pour Dinocras cephalotes. Les larves, aquatiques, mesurent 5–30 mm selon l’espèce. Poids : très faible à modéré. Les petits Leuctridae pèsent 5–10 mg, les Nemouridae 10–20 mg, les Taeniopterygidae 15–30 mg, tandis que les grandes Perlidae atteignent 40–80 mg, parfois 100 mg pour les plus massives (inférence basée sur la masse des insectes aquatiques de même gabarit). Les larves, plus volumineuses, se situent entre 10 et 120 mg selon la taille.

Mantophasmatoides

1. Présence en France et en Gironde des Mantophasmatoides
2. Pourquoi absent de France
 

 

Les Mantophasmatoides — appelés « gladiateurs » — sont un ordre d’insectes strictement africains, découvert en 2002, regroupant les Mantophasmatidae. Leur répartition est limitée à la Namibie, Afrique du Sud, Tanzanie, et quelques zones arides d’Afrique australe. Ils vivent dans les déserts, semi‑déserts, steppes chaudes, et les zones rocheuses arides. Ils sont totalement absents d’Europe, absents de France, et donc absents de Gironde. Aucun inventaire entomologique européen (INPN, Faune‑France, bases taxonomiques internationales) ne mentionne la moindre observation. Leur physiologie exige des températures élevées, des milieux secs, et des cycles thermiques tropicaux, incompatibles avec les climats tempérés français. En Gironde, où les milieux sont atlantiques, humides, forestiers, marais, dunes, bocages, il n’existe aucun habitat compatible. Les Mantophasmatoides sont donc un ordre entièrement absent de France pour des raisons climatiques, écologiques, et biogéographiques.

Phasmidoptères
(env 3 esp)

1. Présence en France et en Gironde des Phasmidoptères
2. Dangerosité éventuelle 
3. Taille et poids des espèces en France 


 

Clonopsis gallicaphasme gaulois
Bacillus rossius
phasme de Rossius
Leptynia hispanica
phasme ibérique

Les Phasmidoptères — terme parfois utilisé pour désigner les Phasmatodea (phasmes) dans certaines classifications anciennes — regroupent les insectes bâtons et insectes feuilles. En France, ils sont présents, mais en faible diversité : les espèces autochtones sont rares et principalement méditerranéennes. Les espèces régulièrement citées sont Clonopsis gallica (phasme gaulois), Bacillus rossius, Bacillus atticus, et quelques populations isolées de Leptynia. Leur présence est surtout concentrée dans le Sud, les zones chaudes, les garrigues, les bocages méditerranéens, et les lisières sèches. En Nouvelle‑Aquitaine, les phasmes sont présents mais discrets, avec quelques populations de Clonopsis gallica dans les secteurs les plus chauds et secs. En Gironde, la présence est possible mais très localisée : quelques observations ponctuelles existent dans les zones boisées chaudes, lisières, friches, et secteurs sableux abrités. Les phasmes ne sont pas communs en Gironde, car le climat est trop humide et les hivers trop frais pour la majorité des espèces. Les populations observées sont souvent isolées, parfois issues d’introductions accidentelles.

Les Phasmidoptères sont totalement inoffensifs pour l’humain. Ils ne piquent pas, ne mordent pas, ne transmettent aucune maladie, et ne présentent aucun risque sanitaire. Leur stratégie est uniquement cryptique : mimétisme végétal, immobilité, camouflage. Ils sont herbivores, se nourrissent de feuilles, et n’ont aucun impact négatif sur l’homme ou les animaux domestiques. Leur dangerosité est nulle, et même en agriculture, ils ne causent pas de dégâts significatifs en France. Ce sont des insectes paisibles, lents, et inoffensifs.

Les Phasmidoptères français — c’est‑à‑dire les Phasmatodea (phasmes) — sont rares en France métropolitaine, essentiellement méditerranéens. Les espèces autochtones sont Clonopsis gallica, Bacillus rossius, Bacillus atticus et quelques Leptynia. Leur taille varie de 40 à 110 mm selon les espèces. Clonopsis gallica mesure 40–60 mm, les Bacillus atteignent 80–100 mm, et certaines Leptynia dépassent 100–110 mm. Leur morphologie est très allongée, mimétique, avec une cuticule fine. Concernant le poids, il est faible à modéré : les petits phasmes de 40–60 mm pèsent 150–250 mg, les Bacillus 300–500 mg, et les grandes Leptynia 600–900 mg, parfois 1 g pour les femelles très robustes (inférence basée sur la masse des insectes allongés de même gabarit). Leur corps léger, adapté au mimétisme végétal, explique cette masse relativement faible malgré la longueur.

Zoraptères

1. Présence en France et en Gironde des Zoraptères
2. Pourquoi absent de France
 

 

Les Zoraptères — ordre minuscule d’insectes très primitifs, proches des Dictyoptères — sont totalement absents de France, absents d’Europe, et donc absents de Gironde. Leur répartition mondiale est limitée aux zones tropicales et subtropicales : Amérique du Sud, Amérique centrale, Afrique équatoriale, Asie du Sud‑Est, Inde, Indonésie, Philippines, et quelques régions chaudes des États‑Unis. Ils vivent dans les litières humides, les bois pourris, les galeries de termites, et les micro‑habitats chauds. Leur physiologie exige des températures élevées, une humidité constante, et des milieux stables, conditions impossibles à maintenir dans les climats tempérés européens. Aucun inventaire entomologique français (INPN, Faune‑France, atlas régionaux) ne mentionne la moindre espèce. En Gironde, où les milieux sont atlantiques, forestiers, marais, dunes, bocages, il n’existe aucun habitat compatible. Les Zoraptères sont donc un ordre entièrement absent de France pour des raisons climatiques, écologiques, et biogéographiques.