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Classification ()
Eucaryotes- Protistes
unicellulaires-Protistes unicellulaires
(Amibes, euglènes, trypanosomes, SAR, CRuMs et assimilés)

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Les Protistes unicellulaires dans la classification moderne
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Les
protistes unicellulaires
sont des
eucaryotes unicellulaires
capables d’assurer, au sein d’une seule cellule, la nutrition, la
reproduction et la locomotion ; ils possèdent un noyau et des
organites intracellulaires et peuvent être
autotrophes,
hétérotrophes
ou
mixotrophes.
Ils présentent une
organisation cellulaire complexe
(noyau, mitochondries, parfois chloroplastes), des structures
spécialisées pour la phagocytose, la photosynthèse ou la locomotion,
des tailles variables (quelques µm à plusieurs centaines de µm) et
des cycles de vie allant de la division simple à des cycles sexués
et asexués.
Les anciens « protozoaires » sont répartis dans plusieurs grands
clades d’eucaryotes modernes, notamment
Amoebozoa,
Opisthokonta
(choanoflagellés et proches),
SAR
(Stramenopiles,
Alveolata,
Rhizaria),
Archaeplastida,
Excavata,
CRuMs,
Haptista
et
Cryptista
; le terme
protiste
reste utile pédagogiquement mais est
paraphylétique
en systématique.
Les protistes unicellulaires sont des
producteurs primaires
majeurs (ex.
diatomées),
des
recycleurs
de matière organique, des
prédateurs microbien
et des
agents pathogènes
importants (ex.
Plasmodium,
Giardia),
jouant un rôle central dans les cycles biogéochimiques et les
réseaux trophiques aquatiques.
Quelques groupes :
Amoebozoa
→
Amoeba
;
Alveolata
→
Paramecium,
Plasmodium
;
Stramenopiles
→
diatomées,
algues brunes
;
Archaeplastida
→
Chlorella
;
Excavata
→
Giardia,
Trypanosoma...
Les «protistes» ne forment plus un règne monophylétique en
classification moderne: c’est une catégorie fonctionnelle et
pédagogique qui regroupe des eucaryotes unicellulaires répartis dans
plusieurs grands clades phylogénétiques.
Protistes
désigne historiquement les
eucaryotes unicellulaires
(ou simples multicellulaires) qui ne sont ni animaux, ni plantes, ni
champignons. Le terme reste d’usage courant en écologie et en
enseignement, mais il est
paraphylétique
et
obsolète
comme taxon formel : les lignées autrefois regroupées sous
Protista
appartiennent à des clades distincts identifiés par la phylogénie
moléculaire.
On retrouve les anciens «protozoaires» et autres protistes dans
plusieurs grands ensembles d’eucaryotes reconnus aujourd’hui :
SAR
(Stramenopiles, Alveolata, Rhizaria),
Archaeplastida,
Amoebozoa,
Opisthokonta
(pour certains protistes proches des animaux/champignons),
Excavata,
CRuMs,
Haptista/Cryptista,
ainsi que quelques petits groupes comme
Telonemia.
Ces clades sont considérés comme monophylétiques ou en cours
d’affinement par analyses génomiques.
Terminologie:
employer
protiste
reste utile pour décrire un mode de vie (unicellulaire,
autotrophe/hétérotrophe/mixotrophe) mais il faut préciser le
clade
pour parler d’évolution ou de parenté.
Recherche et classification :
les études phylogénomiques redistribuent les espèces selon leur
histoire évolutive réelle, ce qui a conduit à reconnaître des
lignées équivalentes à des «règnes» ou super‑groupes modernes.
Les protistes (au sens large) sont
cruciaux
pour les écosystèmes aquatiques:
diatomées
et autres algues unicellulaires assurent une part importante de la
production primaire marine, tandis que ciliés, amibes et rhizaires
recyclent la matière organique et contrôlent les populations
microbiennes ; certains protistes sont aussi des
pathogènes
humains et animaux (ex.
Plasmodium,
Giardia).
La phylogénie des eucaryotes continue d’évoluer : la composition
exacte de certains super‑groupes (ex. relations entre
Pancryptista
et
Archaeplastida,
position de
CRuMs)
reste étudiée et sujette à révision au fur et à mesure des données
génomiques. En pratique, il vaut mieux nommer le
clade
(ex.
Alveolata,
Rhizaria)
plutôt que d’utiliser
protiste
pour des questions phylogénétiques. |
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Clades |
Espèces
representatives |
Description |
Amoebozoa
(env. 2.400 esp)
1.
Distribution géographique
2. Habitat
3. Description et particularités
4. Dangerosité et parasitisme
5. Groupes principaux des Amoebozoa
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Amoeba
proteus — amibe géante des étangs
Chaos
carolinense — amibe géante multinucléée
Arcella vulgaris — thèque brune des marais
Difflugia
oblonga — difflugie oblongue
Pelomyxa
palustris — pelomyxa des marais
Vannella
simplex — vannelle simple
Acanthamoeba
castellanii — acanthamibe
Dictyostelium
discoideum — dictyostèle social
 |
Les Amoebozoa sont présents partout dans
le monde : eaux douces, eaux marines, sols humides,
mousses, litières forestières, et même milieux
terrestres secs. Certaines espèces vivent comme symbiontes ou
parasites dans d’autres organismes. Leur distribution est
cosmopolite, couvrant tous les continents et tous les types
d’habitats.
Ils occupent les milieux aquatiques (lacs,
rivières, mares, océans), les sols riches en matière organique,
les mousses, les débris végétaux, et les micro‑habitats
humides. Les formes libres sont très communes dans les sols et
eaux stagnantes, tandis que les formes parasites vivent dans les
tissus animaux ou intestinaux.
Les Amoebozoa sont des protistes
amiboïdes caractérisés par des lobopodes (pseudopodes
arrondis), un endoplasme granuleux et un ectoplasme clair.
Beaucoup sont unicellulaires, mais certains (myxomycètes) forment
des plasmodia géants visibles à l’œil nu. Taille très variable :
10–20 µm pour les plus petits, jusqu’à 800 µm pour
Amoeba proteus, et plusieurs millimètres pour des géants
comme Chaos ou Pelomyxa. Certains possèdent une vacuole
contractile, d’autres une coque (test), et quelques espèces
ont même des flagelles.
La majorité des Amoebozoa est inoffensive,
vivant librement dans les sols et les eaux, mais plusieurs lignées sont
pathogènes. Les Entamoeba comptent E. histolytica,
responsable de l’amibiase, infection intestinale parfois grave.
Les Acanthamoeba provoquent des infections opportunistes,
notamment des kératites sévères chez les porteurs de lentilles.
Les myxomycètes (Eumycetozoa) ne sont pas dangereux mais
peuvent devenir envahissants dans les milieux humides. Le phylum
regroupe donc des parasites intestinaux, des pathogènes
opportunistes, mais aussi une immense majorité d’espèces libres,
essentielles au fonctionnement des sols et des écosystèmes
aquatiques.
Les Amoebozoa se divisent en plusieurs
grands clades morphologiques et écologiques. Les Tubulinea
regroupent les amibes à lobopodes tubulaires, souvent libres. Les
Discosea sont des formes aplatis, adaptées aux substrats.
Les Evosea rassemblent des lignées variées, dont les myxomycètes.
Les Conosa incluent les Archamoebae, formes anaérobies,
souvent parasites, dépourvues de mitochondries classiques. Les
Archamoebae comprennent des espèces intestinales comme Entamoeba.
Les Eumycetozoa regroupent les myxomycètes, organismes
capables de former des plasmodia multicellulaires. Ces clades
illustrent la diversité morphologique, écologique et
évolutive du phylum Amoebozoa.
Obazoa
(env. 350 esp)
1.
Distribution géographique
2. Habitat
3. Description et particularités
4. Dangerosité et parasitisme
5. Groupes principaux des Obazoa

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Monosiga brevicollis — monosiga à collerette
Salpingoeca
rosetta — salpingoèque en rosette
Codosiga
botrytis — codosiga botrytis
Proterospongia
haeckelii — protérosponge de Haeckel
Sphaeroforma arctica — sphaéroforme arctique
Creolimax
fragrantissima — créolimax fragrantissime
Ichthyophonus
hoferi — ichtyophonus de Hofer
Dermocystidium
salmonis — dermocystidium du saumon
 |
Les Obazoa regroupent des lignées eucaryotes
présentes partout dans le monde, dans les milieux aquatiques,
sols humides, sédiments, zones marines, et dans les
organismes vivants pour les formes parasites. Leur distribution
est cosmopolite, couvrant tous les continents, des eaux douces
aux océans, en passant par les sols forestiers et les
milieux anaérobies.
Les Obazoa occupent des habitats très variés
: eaux stagnantes, sols riches en matière organique,
milieux marins, zones humides, micro‑habitats anaérobies,
et les tissus animaux pour les formes parasitaires. Les lignées
libres vivent dans les sols, sédiments, biofilms,
et les milieux aquatiques, tandis que les lignées parasitaires
colonisent les intestins, tissus, ou organes de
divers hôtes.
Les Obazoa forment un super‑groupe eucaryote
comprenant des organismes très divers : amibes, champignons, animaux, et
lignées proches. Ils se caractérisent par des formes unicellulaires
ou multicellulaires, des pseudopodes chez les lignées
amiboïdes, des structures fongiques chez les Holomycota, et des
cellules flagellées chez les choanoflagellés. Les Nucleariida,
étudiés dans les sources , sont des amibes proches des champignons,
montrant la transition évolutive entre formes amiboïdes et
fongiques. Les Obazoa sont essentiels pour comprendre l’évolution des
animaux, champignons, et protistes amiboïdes.
La dangerosité dépend des lignées internes.
Les Archamoebae incluent des formes anaérobies parfois
parasites, comme Entamoeba, responsable de l’amibiase.
Les Holomycota comprennent les champignons pathogènes
(mycoses). Les Holozoa incluent des parasites animaux (ex.
Ichthyosporea). Les Nucleariida, eux, sont non pathogènes,
vivant librement dans les sols et les eaux . Le super‑groupe Obazoa
rassemble donc des protistes libres, des champignons, des
parasites, et des formes opportunistes, avec une
dangerosité très variable selon le clade.
Les Obazoa se divisent en trois grands
ensembles évolutifs. Les Opisthokonta regroupent les
animaux, les champignons, les choanoflagellés et les
ichthyosporeans, formant la lignée qui mène directement aux
métazoaires. Les Amoebozoa rassemblent les amibes à lobopodes,
les myxomycètes et les archamoebae, incluant des formes
libres, anaérobies ou parasites. Les Apusomonadida sont des
protistes flagellés libres, fréquents dans les sols,
biofilms et milieux aquatiques. Les Nucleariida,
intégrés aux Holomycota, sont des amibes proches des champignons,
illustrant la transition évolutive entre formes amiboïdes et
fongiques. Ces trois ensembles représentent la diversité profonde
du super‑groupe Obazoa, reliant dans une même lignée ancestrale les
protistes, les champignons et les animaux.
Excavata
(env.
2.000 esp)
1.
Distribution géographique
2. Habitat
3. Description et particularités
4. Dangerosité et parasitisme
5. Groupes principaux des Excavata
|
Euglena gracilis — euglène gracile
Trypanosoma brucei — trypanosome de Bruce
Leishmania donovani — leishmanie de Donovani
Giardia
intestinalis — giardie intestinale
Trichomonas
vaginalis — trichomonas vaginal
Naegleria
gruberi — naeglerie gruberi
Percolomonas
cosmopolitus — percolomonas cosmopolite
Jakoba
libera — jakoba libre |
Les Excavata sont présents partout dans
le monde : eaux douces, milieux marins, sols,
sédiments, et intestins ou tissus pour les formes
parasites. Ils occupent des environnements très variés, des habitats
aquatiques aux milieux anaérobies comme les intestins de
mammifères (ex. Giardia lamblia) .
Ils vivent dans les eaux stagnantes,
rivières, lacs, océans, sols riches en matière
organique, biofilms, et les milieux pauvres en oxygène.
Les parasites colonisent les systèmes digestifs ou uro‑génitaux
(Giardia, Trichomonas) .
Les Excavata sont des protistes unicellulaires
flagellés, souvent asymétriques, possédant un sillon
ventral excavé utilisé pour l’alimentation. Beaucoup sont
hétérotrophes, certains photosynthétiques (Euglenozoa),
d’autres anaérobies avec des mitochondries réduites (mitosomes,
hydrogenosomes) ou modifiées. Plusieurs lignées ont 2 à 4
flagelles, parfois davantage. Les mitochondries peuvent être
tubulaires, discoïdales ou laminaires selon le clade.
Quelques groupes (Acrasidae) présentent une multicellularité limitée
.
Plusieurs Excavata sont pathogènes
majeurs. Giardia intestinalis est un parasite intestinal
provoquant la giardiase, entraînant des diarrhées sévères.
Trichomonas vaginalis infecte le système urogénital et cause la
trichomonase, une infection sexuellement transmissible très
répandue. Trypanosoma brucei est l’agent de la maladie du
sommeil, une trypanosomiase africaine grave. Naegleria fowleri,
amibe libre, provoque une méningo‑encéphalite amibienne rare mais
presque toujours mortelle. Le groupe comprend donc des parasites
intestinaux, uro‑génitaux, sanguins, ainsi que des
amibes pathogènes, mais aussi une grande diversité d’espèces
libres, aquatiques ou du sol, totalement
inoffensives.
Les Excavata se répartissent en trois grands
clades. Les Discoba regroupent les euglenozoaires
(dont Euglena et Trypanosoma), les hétérolobosés
(comme Naegleria) et les jakobides, dont les mitochondries
sont parmi les plus primitives connues chez les eucaryotes. Les
Metamonada comprennent les diplomonades (Giardia),
les parabasalides (Trichomonas) et divers flagellés
anaérobies dotés de mitochondries réduites (mitosomes,
hydrogenosomes). Les Malawimonadida sont de petits flagellés
libres, rares, considérés comme proches de l’état ancestral des
eucaryotes. Ces trois ensembles illustrent la diversité morphologique,
métabolique et évolutive des Excavata, un groupe
paraphylétique mais crucial pour comprendre les origines des
eucaryotes et l’évolution des organites mitochondriaux.
Archaeplastida
(env.
13.000 esp)
1.
Distribution géographique
2. Habitat
3. Description et particularités
4. Dangerosité et parasitisme
5. Groupes principaux des
Archaeplastida
|
Chlamydomonas reinhardtii — chlamydomonas de
Reinhardt
Chlorella
vulgaris — chlorelle commune
Micrasterias
radiata — micrastérie rayonnée
Volvox aureus — volvox doré
Porphyridium purpureum — porphyridium pourpre
Galdieria
sulphuraria — galdierie sulfurée
Cyanophora
paradoxa — cyanophore paradoxale
Glaucocystis
nostochinearum — glaucocystis nostochinéaire |
Les Archaeplastida unicellulaires (glaucophytes,
algues rouges unicellulaires, algues vertes unicellulaires) sont
cosmopolites. Les glaucophytes sont rares et limitées à
quelques lacs et étangs d’eau douce. Les algues rouges
unicellulaires vivent surtout dans les mers tropicales et
tempérées. Les algues vertes unicellulaires sont présentes
partout : eaux douces, mers, sols humides, rochers, glaces, milieux
extrêmes.
Les protistes Archaeplastida occupent les
eaux douces (glaucophytes, chlorophytes), les milieux marins
(rhodophytes unicellulaires), les sols humides, les biofilms,
les zones intertidales, les glaciers, et les milieux
oligotrophes. Certains vivent en symbiose dans les lichens ou
dans des micro‑habitats extrêmes.
Les protistes Archaeplastida sont des
eucaryotes photosynthétiques possédant des chloroplastes issus
d’une endosymbiose primaire avec une cyanobactérie. Les
glaucophytes conservent des cyanelles, chloroplastes
primitifs avec paroi de peptidoglycane. Les rhodophytes
unicellulaires possèdent des phycobiliprotéines donnant des
teintes rouges ou violettes. Les chlorophytes unicellulaires
utilisent la chlorophylle a et b, donnant la couleur verte.
Taille variable : de 3–5 µm (picoplancton) à 50–100 µm
pour certaines formes complexes. Beaucoup présentent des formes
sphériques, ovales, lobées, parfois flagellées
(ex. Chlamydomonas).
Les protistes Archaeplastida sont non
parasitaires et non pathogènes pour l’humain. Quelques
rhodophytes peuvent produire des toxines marines lors de
proliférations, mais cela reste rare. Certaines chlorophytes
peuvent provoquer des blooms entraînant une eutrophisation,
mais ce n’est pas un parasitisme. Aucun Archaeplastida unicellulaire
n’est parasite d’animaux ou d’humains.
Les protistes unicellulaires Archaeplastida appartiennent à
trois grands ensembles : Glaucophyta — algues unicellulaires
primitives à cyanelles, très rares, uniquement en eaux douces.Rhodophyta
(formes unicellulaires) — algues rouges unicellulaires, surtout
marines, pigments phycobiliprotéiques.Chlorophyta (formes
unicellulaires) — algues vertes unicellulaires, très diversifiées,
présentes dans eaux douces, mers, sols, glaces.
Les Streptophyta ne sont pas inclus ici car leurs
représentants unicellulaires sont rares et surtout liés aux lignées
menant aux plantes terrestres.
SAR
(env.55.000 esp)
1.
Distribution géographique
2. Habitat
3. Description et particularités
4. Dangerosité et parasitisme
5. Groupes principaux des SAR
|
Thalassiosira pseudonana — diatomée marine
Phaeodactylum tricornutum — diatomée tricornue
Noctiluca scintillans — noctiluque scintillante
Alexandrium
minutum — dinoflagellé toxique
Paramecium caudatum — paramécie caudée
Globigerina bulloides — foraminifère globigérine
Collozoum inerme — radiolaire collozoum
Euglypha rotunda — thécamibe rotunda |
Les SAR unicellulaires (Stramenopiles,
Alveolata, Rhizaria) sont cosmopolites. Les stramenopiles
unicellulaires (diatomées, chrysophytes) dominent les océans, les
mers froides, les lacs et les rivières. Les
alveolates unicellulaires (dinoflagellés, ciliés, apicomplexés) sont
présents dans les mers tropicales, les eaux douces, les
sols, et les organismes hôtes pour les formes parasites. Les
rhizaires unicellulaires (foraminifères, radiolaires,
cercozoaires) sont surtout marins, très abondants dans le
plancton mondial.
Les protistes SAR occupent les milieux
marins (foraminifères, radiolaires, diatomées, dinoflagellés), les
eaux douces (ciliés, chrysophytes), les sols (cercozoaires),
les sédiments, les zones intertidales, et les tissus
animaux pour les apicomplexés. Ils sont présents dans les zones
photiques, les profondeurs abyssales, les marécages,
les estuaires, et les biofilms.
Les SAR regroupent trois grandes lignées de
protistes unicellulaires. Les Stramenopiles possèdent souvent des
flagelles à mastigonèmes, des chloroplastes secondaires,
et incluent les diatomées à frustule siliceux. Les Alveolata
possèdent des alvéoles sous‑membranaires ; les dinoflagellés
ont des plaques cellulosiques, les ciliés des cils
organisés, et les apicomplexés un complexe apical pour
l’infection. Les Rhizaria présentent des pseudopodes fins
(filopodes), des tests perforés (foraminifères), ou des
squelettes siliceux (radiolaires). Taille variable : de 2–5 µm
(picoplancton) à 300–500 µm pour certains foraminifères.
Les SAR comptent plusieurs protistes pathogènes.
Les apicomplexés incluent Plasmodium (paludisme),
Toxoplasma (toxoplasmose), Eimeria (coccidioses). Certains
dinoflagellés produisent des toxines marines (marées rouges).
Quelques ciliés sont commensaux ou parasites de
poissons. Les rhizaires sont presque tous inoffensifs,
mais essentiels au plancton et au cycle du carbone. Les
stramenopiles unicellulaires sont majoritairement non pathogènes,
sauf quelques oomycètes (mais ceux‑ci ne sont pas unicellulaires
stricts).
Les protistes unicellulaires SAR
appartiennent à trois grands ensembles : Stramenopiles —
diatomées, chrysophytes, synurophytes, bicosoecides ; flagelles à
mastigonèmes, frustules siliceux, photosynthèse secondaire. Alveolata
— dinoflagellés, ciliés, apicomplexés ; alvéoles sous‑membranaires,
cils, plaques cellulosiques, complexe apical. Rhizaria —
foraminifères, radiolaires, cercozoaires ; pseudopodes fins, tests
perforés, squelettes siliceux. Ces trois ensembles représentent la
plus grande diversité de protistes unicellulaires connue, occupant
tous les milieux aquatiques et jouant un rôle majeur dans la
production primaire, le plancton, et les cycles
biogéochimiques.
Haptista
(env.
2.000 esp)
1.
Distribution géographique
2. Habitat
3. Description et particularités
4. Dangerosité et parasitisme
5. Groupes principaux des Haptista
|
Emiliania huxleyi — coccolithe d’Huxley
Gephyrocapsa oceanica — géphyrocapsa océanique
Phaeocystis
globosa — phaeocystis globuleuse
Isochrysis galbana — isochrysis galbana
Chrysochromulina
polylepis — chrysochromulina polylepis
Rhabdosphaera
clavigera — rhabdosphaera clavigère
Centrohelix
raphidion — centrohelix raphidion
Acanthocystis
turfacea — acanthocystis turfacea |
Les Haptista unicellulaires (Haptophytes +
Centrohelida) sont cosmopolites. Les haptophytes dominent
les océans du globe, des eaux tropicales aux mers froides, et
forment une part majeure du phytoplancton marin. Les
centrohelides sont présents dans les eaux douces, les
mares, les tourbières, les sols humides, et parfois
dans les milieux marins côtiers. Leur distribution couvre tous
les continents et toutes les zones climatiques.
Les Haptista occupent les milieux
aquatiques : océans, mers, lacs, étangs, rivières, sols saturés
d’eau, biofilms. Les haptophytes vivent surtout dans la zone
photique des océans, où ils réalisent la photosynthèse. Les
centrohelides préfèrent les eaux douces stagnantes, les
substrats humides, et les micro‑habitats benthiques. Certains
vivent en plancton, d’autres sur les surfaces végétales ou
dans les sédiments.
Les Haptista regroupent deux grands types de
protistes unicellulaires. Les Haptophytes sont des microalgues
photosynthétiques possédant un haptonème, structure filamenteuse
unique servant à la capture de particules ou à l’adhésion. Beaucoup
produisent des coccolithes, plaques calcaires formant des
coquilles microscopiques (ex. Emiliania huxleyi). Les
Centrohelida sont des amibes à axopodes rayonnants, soutenus
par des microtubules, souvent entourées de spicules siliceux ou
de capsules organiques. Taille variable : de 3–10 µm pour
les haptophytes à 20–80 µm pour les centrohelides. Les Haptista
jouent un rôle majeur dans la production primaire marine et la
formation des sédiments calcaires.
Les Haptista unicellulaires sont non
pathogènes pour l’humain. Les haptophytes sont des
microalgues bénéfiques, essentielles au phytoplancton et au
cycle du carbone. Quelques espèces peuvent provoquer des blooms
marins, mais sans toxicité notable. Les centrohelides sont
entièrement inoffensifs, vivant librement dans les eaux et les
sols. Aucun Haptista unicellulaire n’est parasite d’animaux ou
d’humains.
Les Haptista se divisent en deux grands
ensembles : Haptophyta — microalgues photosynthétiques,
haptonème, coccolithes, très abondantes dans les océans. Centrohelida
— amibes à axopodes, squelettes siliceux ou organiques, surtout en eaux
douces. Ces deux groupes représentent une diversité morphologique et
écologique importante, reliant des microalgues marines à des
amibes rayonnantes, toutes issues d’une lignée eucaryote unique.
Cryptista
(env.
1.000 esp)
1.
Distribution géographique
2. Habitat
3. Description et particularités
4. Dangerosité et parasitisme
5. Groupes principaux des Cryptista
|
Cryptomonas ovata — cryptomonas ovale
Rhodomonas
salina — rhodomonas saline
Hemiselmis rufescens — hémiselmis rougeâtre
Teleaulax amphioxeia — téléaulax amphioxeia
Goniomonas avonlea — goniomonas avonlea
Katablepharis
japonica — katablepharis japonaise
Palpitomonas
bilix — palpitomonas bilix
Hillea marina — hillea marine |
Les Cryptista unicellulaires (cryptophytes,
katablepharids, Palpitomonas, Goniomonas, Hillea) sont cosmopolites.
Les cryptophytes dominent les eaux marines froides, les
mers tempérées, les lacs, les étangs, et les
rivières. Les katablepharids sont présents dans les eaux
côtières, les estuaires, et les milieux saumâtres. Les
lignées comme Goniomonas et Palpitomonas vivent dans les
eaux douces, les sols humides, et les biofilms.
Leur distribution couvre tous les continents et la majorité des
écosystèmes aquatiques.
Les Cryptista occupent les milieux
aquatiques : océans, mers, lacs, rivières, zones intertidales, sols
saturés d’eau, sédiments, biofilms. Les cryptophytes vivent dans
la zone photique, souvent en plancton. Les
katablepharids préfèrent les eaux côtières et les
estuaires. Les Goniomonas et Palpitomonas se trouvent
dans les eaux douces, les micro‑habitats benthiques, et
les substrats humides.
Les Cryptista regroupent des protistes
unicellulaires très divers. Les Cryptophytes sont des microalgues
photosynthétiques possédant des chloroplastes secondaires avec
nucléomorphes, reliques d’un ancien eucaryote endosymbiotique. Leur
cellule est souvent asymétrique, avec deux flagelles et un
pocket ventral. Les Katablepharids sont des protistes
hétérotrophes, dépourvus de chloroplastes, dotés de flagelles et
d’un appareil d’ingestion. Les Goniomonas sont des
prédateurs unicellulaires de bactéries. Palpitomonas est une
lignée rare, à morphologie simple, considérée comme proche de l’état
ancestral du groupe. Taille variable : de 5–10 µm pour les
cryptophytes à 15–25 µm pour certaines formes hétérotrophes.
Les Cryptista unicellulaires sont
inoffensifs pour l’humain. Les cryptophytes sont des
microalgues bénéfiques, essentielles au phytoplancton et à la
production primaire. Aucun katablepharid, Goniomonas,
Hillea, ou Palpitomonas n’est parasite d’animaux ou
d’humains. Quelques cryptophytes peuvent participer à des blooms
aquatiques, mais sans toxicité notable. Le groupe est donc non
pathogène, composé de protistes libres, photosynthétiques ou
bactériophages.
Les Cryptista se divisent en trois grands
ensembles : ryptophyta — microalgues photosynthétiques,
chloroplastes secondaires, nucléomorphes, deux flagelles.
Katablepharida — protistes hétérotrophes, flagellés, appareil
d’ingestion, souvent marins ou saumâtres. Palpitomonadida —
lignées unicellulaires simples, proches de l’état ancestral, incluant
Palpitomonas. On y rattache aussi des genres importants comme
Goniomonas (prédateurs bactériophages) et Hillea (formes
marines planctoniques). Ces ensembles représentent la diversité
morphologique et écologique des Cryptista, un groupe clé pour
comprendre l’évolution des chloroplastes secondaires et des
protistes aquatiques.
CRuMs
(env. 20
esp)
1.
Distribution géographique
2. Habitat
3. Description et particularités
4. Dangerosité et parasitisme
5. Groupes principaux des CRuMs
|
Collodictyon triciliatum — collodictyon tricilié
Collodictyon sparsevacuolatum — collodictyon à
vacuoles rares
Diphylleia rotans — diphylleia tournoyante
Rigifila ramosa — rigifile rameuse
Micronuclearia
podoventralis — micronucléaire podoventrale
Mantamonas plastica — mantamonas plastique
Mantamonas vickermani — mantamonas de Vickerman
Mantamonas
sphyra — mantamonas sphérique |
Les CRuMs (Collodictyonidae + Rigifilida +
Mantamonas) sont cosmopolites mais rares, présents dans
les eaux douces froides, les lacs oligotrophes, les
rivières, les tourbières, et certains sols humides. On
les trouve surtout dans les régions tempérées à boréales : Europe
du Nord, Amérique du Nord, Asie. Leur distribution est discontinue,
liée à des micro‑habitats très spécifiques.
Les CRuMs vivent dans des milieux aquatiques
pauvres en nutriments : eaux douces froides, zones humides acides,
sédiments légers, biofilms, micro‑habitats benthiques. Ils préfèrent les
eaux stagnantes ou faiblement courantes, souvent riches
en matière organique dissoute. Quelques espèces sont observées dans
les sols saturés d’eau ou les mousses humides.
Les CRuMs sont des protistes unicellulaires
amibo‑flagellés très primitifs. Ils possèdent des pseudopodes
lobés ou irréguliers, parfois un flagelle unique ou deux, et
une morphologie plastique. Les Collodictyonidae ont un
corps ovale, plusieurs pseudopodes et un appareil d’ingestion
interne. Les Rigifilida sont aplatis, avec des filopodes
rigides. Les Mantamonas sont de petites formes glissantes, à
flagelle unique, très mobiles. Taille variable : 10–30 µm,
parfois plus. Leur particularité majeure : ils appartiennent à une
lignée profonde des eucaryotes, proche de la base du groupe
Amorphea, ce qui en fait des organismes clés pour comprendre
l’évolution des premiers eucaryotes.
Les CRuMs sont totalement inoffensifs pour
l’humain. Aucun n’est parasite, pathogène, ou impliqué
dans des maladies. Ce sont des protistes libres, souvent
bactériophages ou microphages, jouant un rôle discret mais
important dans les réseaux trophiques des eaux douces. Aucun
bloom, aucune toxicité, aucune interaction négative connue.
Les CRuMs se divisent en trois ensembles :
Collodictyonidae — amibes flagellées primitives, corps ovale,
pseudopodes multiples, ingestion interne (ex. Collodictyon
triciliatum. Rigifilida — protistes aplatis, filopodes
rigides, formes discrètes des sédiments (ex. Rigifila ramosa).
Mantamonas — petites formes glissantes, flagelle unique, locomotion
rapide (ex. Mantamonas plastica, M. vickermani, M.
sphyra). Ces trois groupes représentent une lignée eucaryote
profonde, rare, discrète, mais essentielle pour comprendre les
origines des amibes, des opisthokontes, et des Amoebozoa. | | | | | | | |
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