Cette infographie est consacrée
aux Rotifères (Rotifera), de minuscules animaux
aquatiques microscopiques vivant principalement dans les eaux
douces, mais également dans certains milieux marins, saumâtres ou
simplement humides. La section « Présentation et description »
indique une taille généralement comprise entre 50 et 500 µm,
avec certaines espèces pouvant atteindre environ 2 mm, et
montre un corps transparent composé d’une région antérieure portant
la couronne ciliée, d’un tronc et d’un pied postérieur
souvent terminé par des orteils ou des glandes adhésives permettant
la fixation au substrat. La couronne ciliée, ou corona,
constitue l’un des caractères emblématiques du groupe : le mouvement
coordonné des cils donne l’impression d’une roue en rotation et
produit des courants d’eau servant à la locomotion et surtout à
diriger les particules alimentaires vers la bouche. Le schéma
anatomique montre également le mastax, appareil pharyngien
musculaire contenant des pièces dures appelées trophi et utilisé
pour saisir, broyer ou perforer la nourriture selon les espèces,
ainsi qu’un tube digestif comportant notamment bouche et intestin.
La partie « Habitat » insiste
sur l’extraordinaire diversité écologique des Rotifères : ils vivent
dans les étangs, lacs, mares et rivières à faible courant,
mais aussi dans le périphyton, les sédiments, les mousses
humides et certains environnements marins ou saumâtres ; plusieurs
espèces peuvent supporter temporairement des conditions défavorables
grâce à des œufs de résistance ou, chez certaines lignées, à
des phénomènes de dormance très poussés. La section « Particularité
» met justement en avant le mastax, caractéristique
extrêmement importante pour identifier et classifier les Rotifères,
ainsi que leur capacité à produire des formes résistantes capables
de traverser certaines périodes de sécheresse, de froid ou d’autres
conditions défavorables. Elle qualifie également les Rotifères de
bioindicateurs de la qualité de l’eau, ce qui doit être compris
avec nuance : la composition des communautés de rotifères peut
effectivement fournir des renseignements sur les conditions
écologiques et trophiques d’un milieu, mais toutes les espèces ne
signalent évidemment pas une eau de bonne qualité. La partie « Mode
de vie, nourriture et reproduction » explique que de nombreuses
espèces sont planctoniques, tandis que d’autres sont
benthiques, sessiles ou rampantes. Leur alimentation comprend
des bactéries, microalgues, protozoaires, petites particules
organiques et autres microorganismes, avec une importante
diversité de régimes alimentaires.
Le cycle reproducteur
représenté correspond principalement à celui des Monogononta,
chez lesquels les femelles peuvent se reproduire rapidement par
parthénogenèse dans des conditions favorables ; lorsque les
conditions environnementales changent, une phase sexuée peut
intervenir avec production de mâles, fécondation et formation
d’œufs de résistance capables de rester dormants avant
l’éclosion lorsque les conditions redeviennent favorables. La partie
consacrée à la dangerosité est correcte dans son principe : les
Rotifères sont inoffensifs pour l’être humain et ne constituent
aucun danger sanitaire direct connu ; certaines espèces
possèdent néanmoins des relations parasitaires ou épibiontiques avec
des invertébrés, tandis que la majorité participe aux réseaux
trophiques microscopiques comme consommateur de microorganismes et
comme nourriture pour de petits animaux aquatiques. La dernière
section nécessite toutefois une correction taxonomique importante
: les Monogononta, Bdelloidea et Seisonidea
correspondent bien aux grandes lignées traditionnellement reconnues
parmi les Rotifères, mais les Acanthocephala et les
Syndinavida ne doivent pas être présentés simplement comme deux
classes ordinaires équivalentes aux trois précédentes. Les
Acanthocéphales sont des animaux parasites aujourd’hui reconnus
par les analyses phylogénétiques comme étroitement apparentés aux
Rotifères et inclus avec eux dans le clade Syndermata, selon la
classification retenue, tandis que l’appellation « Syndinavida »
affichée dans l’infographie demande particulièrement à être vérifiée
et ne correspond pas à un grand groupe classique de Rotifères
présenté de cette manière.