Reptiles en France

Accueil Remonter Notre Monde Le Monde Vivant Personnel World Of Warcraft

 

 

Reptiles en France et en Aquitaine

 

Sous-famille

Espèces representatives

Description

Colubrinés (9 espèces)

1. Taille et poids
2. Présence en France et en Aquitaine
3. Habitat
4. Particularité
5. Dangerosité des Colubrinés

 

Couleuvre verte et jaune (Hierophis viridiflavus)
(moins de 180 cm, moins de 500 g)
Couleuvre à échelons (Zamenis scalaris)
(moins de 160 cm, moins de 600 g)
Couleuvre d’Esculape (Zamenis longissimus)
(moins de 180 cm, moins de 800 g)
Couleuvre de Montpellier (Malpolon monspessulanus)
(moins de 230 cm, moins de 2 kg)
Coronelle girondine (Coronella girondica)
(moins de 80 cm, moins de 150 g)

 

Taille Les Colubrinés français mesurent généralement entre 50 centimètres et 2 mètres selon les espèces. La couleuvre verte et jaune peut atteindre 180 centimètres, la couleuvre de Montpellier dépasse parfois 2 mètres, tandis que les coronelles et la couleuvre vipérine restent autour de 60 à 80 centimètres.
Présence en France et en Aquitaine
En France métropolitaine, on recense environ 5 espèces de Colubrinés. En Nouvelle-Aquitaine, toutes sont théoriquement présentes mais leur répartition est inégale. La couleuvre verte et jaune est la plus fréquente, observée sur 67 % des sites suivis en 2023. La couleuvre d’Esculape, la couleuvre helvétique et la couleuvre vipérine ont vu leur taux de présence chuter de moitié en quatre ans. La coronelle lisse et la coronelle girondine sont devenues quasi invisibles, avec des taux de présence inférieurs à 5 %. Ce déclin est particulièrement marqué dans les zones périurbaines et agricoles.
Habitat
Les Colubrinés occupent une grande diversité de milieux : haies bocagères, lisières forestières, murets, friches, berges de rivières, zones humides et milieux rocailleux. La couleuvre vipérine est semi-aquatique, la couleuvre helvétique fréquente les zones humides, la verte et jaune préfère les milieux ouverts et ensoleillés, et les coronelles sont plus discrètes, souvent associées aux milieux secs et pierreux.
Particularités
Les Colubrinés sont non venimeux, ovipares ou vivipares selon les espèces. Leur tête est peu distincte du corps, leurs pupilles sont rondes, et leur comportement est généralement fuyant. Certaines espèces comme Malpolon monspessulanus possèdent des crochets postérieurs mais leur venin est inoffensif pour l’humain. Leur régime alimentaire est varié : amphibiens, petits mammifères, lézards, poissons pour les espèces aquatiques.
Dangerosité
Aucune espèce de Colubrinés française n’est dangereuse pour l’humain. Elles sont souvent tuées par méconnaissance ou peur injustifiée. Leur rôle écologique est essentiel dans la régulation des populations de rongeurs et d’amphibiens. La perception négative reste un facteur de mortalité non négligeable, aggravé par la fragmentation des habitats et la mortalité routière.

Natricinés (4 espèces)

1. Taille et poids
2. Présence en France et en Aquitaine
3. Habitat
4. Particularité
5. Dangerosité des Natricinés


 

 

Couleuvre à collier (N. helvetica)
(moins de 120 cm, moins de 400 g)
Couleuvre vipérine  (Natrix tessellata)
(moins de 90 cm, moins de 250 g)

 

Taille Les Natricinés français mesurent généralement entre 60 et 90 centimètres. La couleuvre helvétique peut atteindre 120 centimètres, tandis que la couleuvre vipérine dépasse rarement 80 centimètres. Leur corps est élancé, avec une tête peu distincte du cou.
Présence en France et en Aquitaine
Deux espèces sont présentes en France métropolitaine : Natrix helvetica (couleuvre helvétique) et Natrix tessellata (couleuvre vipérine). Natrix helvetica est largement répandue dans tout le pays, y compris en Nouvelle-Aquitaine, mais en fort déclin depuis 2020. Elle reste présente dans les zones humides du Médoc, du Périgord et du Limousin. Natrix tessellata est beaucoup plus rare, cantonnée à quelques secteurs du sud-est et absente de Nouvelle-Aquitaine.
Habitat
Les Natricinés sont étroitement liés aux milieux aquatiques. Natrix helvetica fréquente les berges de rivières, étangs, fossés, marais et zones humides bocagères. Natrix tessellata est plus strictement aquatique, souvent observée dans les rivières à courant lent et les plans d’eau riches en poissons. Elles sont souvent visibles en bordure d’eau, sur les pierres ou les branchages exposés au soleil.
Particularités
Les Natricinés sont non venimeux, ovipares, et très bons nageurs. Leur régime alimentaire est principalement composé d’amphibiens et de poissons. Elles peuvent sécréter un liquide malodorant en cas de capture. Leur comportement est discret, souvent fuyant, mais certaines populations s’habituent à la présence humaine. Leur coloration varie selon les milieux, avec des motifs en collier ou en damier.
Dangerosité
Aucune dangerosité pour l’humain. Les Natricinés sont souvent confondues avec les vipères, ce qui entraîne des destructions injustifiées. Leur morsure est rare, non venimeuse, et sans conséquence. Leur rôle écologique est important dans la régulation des amphibiens et des petits poissons. Leur déclin est préoccupant dans plusieurs départements aquitains, notamment en Gironde et Dordogne.

Vipérinés (4 espèces)

1. Taille et poids
2. Présence en France et en Aquitaine
3. Habitat
4. Particularité
5. Dangerosité des Vipérinés

 

 

Vipère aspic (Vipera aspis)
(moins de 85 cm, moins de 250 g)
Vipère péliade (Vipera berus)
(moins de 75 cm, moins de 150 g)
V
ipère de Séoane (Vipera seoanei)
(moins de 65 cm, moins de 120 g)
 Vipère d’Orsini (Vipera ursinii)
(moins de 50 cm, moins de 60 g)

Taille Les Viperinae mesurent généralement entre 40 et 90 centimètres selon les espèces. La vipère aspic peut atteindre 85 centimètres, la vipère péliade dépasse rarement 70 centimètres, et la vipère d’Orsini reste la plus petite avec environ 50 centimètres.
Présence en France et en Aquitaine
Trois espèces sont présentes en France : la vipère aspic, la vipère péliade et la vipère d’Orsini. En Nouvelle-Aquitaine, la vipère aspic est largement répandue dans les zones boisées, collinaires et rocailleuses du Périgord, du Limousin, du Pays basque et du Béarn. La vipère péliade est plus discrète, localisée dans les zones humides du nord des Landes et du Limousin. La vipère d’Orsini est absente de la région, cantonnée aux reliefs provençaux. La vipère de Seoane (Vipera seoanei) n’est pas totalement absente de France. Elle est présente de manière très localisée dans l’extrême sud-ouest du pays.
Habitat
Les Viperinae fréquentent les milieux ouverts, secs ou humides selon l’espèce. La vipère aspic privilégie les coteaux ensoleillés, les lisières forestières et les prairies rocailleuses. La vipère péliade affectionne les tourbières, landes et sous-bois humides. Elles sont souvent observées près des sentiers, murets ou tas de pierres, surtout au printemps et en été.
Particularités
Les Viperinae se distinguent par leur tête triangulaire, leur pupille verticale et leur corps trapu. Elles sont vivipares, donnant naissance à des jeunes formés. Leur venin est principalement hémotoxique, utilisé pour immobiliser les proies. Elles régulent les populations de petits rongeurs et jouent un rôle écologique discret mais utile.
Dangerosité
Leur morsure est rarement mortelle mais peut provoquer douleur, œdème et troubles circulatoires. Les cas graves concernent surtout les enfants, les personnes âgées ou allergiques. En Nouvelle-Aquitaine, les morsures sont rares et surviennent généralement lors de manipulations imprudentes ou d’inattention en milieu naturel. La prudence est recommandée mais la cohabitation est possible avec des gestes simples de vigilance.

 

Chéloniens présents en France (Sauvage)

 

Famille

Espèces representatives

Description

Emydidés
(2 espèces)

1. Taille et poids
2. Présence en France et en Aquitaine
3. Habitat
4. Particularité
5. Statut et effectifs en France  des Emydidés

 

 

Emys orbicularis, cistude d’Europe
(moins de 20 cm, moins de 1 kg)
Trachemys scripta
tortue de Floride
(moins de 30 cm, moins de 3 kg)

 

 

Les Emydidés regroupent des tortues d’eau douce de taille variable selon les espèces. Les individus présents en France, principalement Trachemys scripta (tortue de Floride) et Emys orbicularis (cistude d’Europe), mesurent généralement 14 à 25 cm de longueur de carapace. La cistude atteint en moyenne 16 à 20 cm pour un poids de 600 g à 1,3 kg, tandis que Trachemys scripta peut dépasser 25 cm et atteindre 1,5 à 2 kg, parfois davantage chez les femelles.

Les Emydidés sont représentés en France par une espèce native, la cistude d’Europe (Emys orbicularis)**, et par plusieurs espèces exotiques introduites, principalement Trachemys scripta, relâchée massivement dans la nature depuis les années 1980. En Aquitaine / Nouvelle‑Aquitaine, la cistude est bien présente, notamment dans les zones humides de Gironde, Landes, Charente‑Maritime et Dordogne, tandis que Trachemys scripta est désormais largement naturalisée dans de nombreux plans d’eau, lacs urbains, gravières et canaux.

Les Emydidés fréquentent les zones humides calmes et ensoleillées, incluant mares, étangs, marais, lacs, bras morts, fossés, zones tourbeuses et cours d’eau à faible courant. Ils recherchent des milieux offrant eaux stagnantes, végétation aquatique dense, berges ensoleillées pour la thermorégulation et substrats meubles pour la ponte. La cistude privilégie les milieux naturels riches en biodiversité, tandis que Trachemys scripta colonise facilement les milieux artificiels.

Les Emydidés se distinguent par leur mode de vie semi‑aquatique, alternant longues périodes dans l’eau et bains de soleil sur les berges. La cistude d’Europe possède une longévité exceptionnelle, dépassant souvent 60 ans, et un comportement discret. Trachemys scripta, espèce introduite, est connue pour sa plasticité écologique, sa croissance rapide et sa compétition avec la cistude, notamment pour les sites de basking et les ressources alimentaires. Les Emydidés présentent également un dimorphisme sexuel marqué, les femelles étant plus grandes que les mâles.

La cistude d’Europe est classée Quasi menacée (NT) en France et fait l’objet d’une protection stricte. Ses populations sont fragmentées, mais plusieurs noyaux demeurent robustes en Nouvelle‑Aquitaine grâce aux zones humides préservées. Les effectifs nationaux sont estimés à quelques dizaines de milliers d’individus, mais avec de fortes disparités régionales et une dépendance aux programmes de conservation. À l’inverse, Trachemys scripta est classée espèce exotique envahissante, interdite de vente et de détention sans autorisation. Ses populations sont en forte expansion, notamment dans les milieux urbains et périurbains, où elle peut concurrencer la cistude et perturber les écosystèmes.

Géomydidés
(3 espèces)

1. Taille et poids
2. Présence en France et en Aquitaine
3. Habitat
4. Particularité
5. Statut et effectifs en France  de l'émyde lépreuse


 

Mauremys leprosa, émyde lépreuse
(moins de 25 cm, moins de 2 kg)

Mauremys leprosa est une tortue d’eau douce de taille moyenne. Les adultes mesurent généralement 14 à 22 cm, avec des femelles souvent plus grandes que les mâles. Les grands individus peuvent atteindre 25 cm. Le poids varie de 300 g à 1 kg, avec des femelles âgées pouvant dépasser 1,2 kg dans les zones favorables.

L’Émyde lépreuse est indigène dans le sud de la France. Sa répartition française couvre principalement le Languedoc, la Provence, les Pyrénées‑Orientales, l’Aude, l’Hérault, le Gard, le Var, les Bouches‑du‑Rhône et une partie de l’Occitanie. En Nouvelle‑Aquitaine, l’espèce est présente uniquement dans le Pays basque et le piémont pyrénéen, notamment dans les bassins de la Nivelle, de la Nive, de la Bidassoa et de certains affluents côtiers. Elle est absente de la Gironde, des Landes, de la Dordogne et du Lot‑et‑Garonne.

Mauremys leprosa fréquente les cours d’eau lents, les mares, les étangs, les zones humides temporaires, les canaux et les rivières méditerranéennes. Elle tolère des eaux chaudes, turbides, parfois faiblement polluées, et supporte mieux que la Cistude les milieux dégradés ou anthropisés. Elle utilise les berges ensoleillées pour la thermorégulation et peut occuper des milieux très variés, y compris des fossés agricoles et des retenues artificielles.

L’Émyde lépreuse possède une grande tolérance écologique, une résistance thermique élevée, et une capacité à survivre dans des eaux pauvres en oxygène. Elle présente une carapace souvent irrégulière, parfois marquée de lésions naturelles (d’où le nom “lépreuse”, sans lien avec une maladie réelle). Elle est agile, rapide, et peut se déplacer sur de longues distances entre les points d’eau. Elle coexiste parfois avec la Cistude d’Europe, mais occupe souvent des milieux plus chauds et plus perturbés.

Mauremys leprosa est une espèce protégée en France. Elle est classée Vulnérable sur la liste rouge nationale. Ses effectifs sont stables à localement en déclin, principalement à cause de la destruction des zones humides, de la pollution, des collisions routières, et de la concurrence avec les tortues exotiques comme Trachemys scripta. Les populations les plus importantes se trouvent dans le Sud‑Est et le Pays basque. En Nouvelle‑Aquitaine, les effectifs sont modestes mais bien établis dans les bassins basques, avec une dynamique dépendante de la qualité des cours d’eau et de la connectivité des habitats.

Testudinidés
(1 espèce)

1. Taille et poids
2. Présence en France et en Aquitaine
3. Habitat
4. Particularité
5. Statut et effectifs en France de la tortue d'Hermann


Testudo hermannitortue d’Hermann
(moins de 25 cm, moins de 2 kg)

La tortue d’Hermann mesure 18 à 20 cm pour la sous‑espèce occidentale (T. h. hermanni) et jusqu’à 28 cm pour la sous‑espèce orientale (T. h. boettgeri) . Le poids varie généralement de 1 à 4 kg selon l’âge, le sexe et la sous‑espèce .

En France métropolitaine, la tortue d’Hermann est strictement limitée au Sud‑Est : Var, Alpes‑Maritimes, Corse, et quelques noyaux relictuels dans le Piémont cévenol et la garrigue méditerranéenne . Elle est absente d’Aquitaine / Nouvelle‑Aquitaine, car son aire de répartition est exclusivement méditerranéenne.

La tortue d’Hermann occupe des milieux méditerranéens secs et ouverts, notamment garrigues, maquis, pelouses sèches, friches, forêts claires et mosaïques de maquis et zones ouvertes . Elle évite les zones agricoles intensives et recherche des habitats permettant la thermorégulation et la couverture végétale pour se cacher.

Elle se reconnaît à sa carapace jaune marquée de taches noires, à son plastron portant deux bandes noires continues (caractère clé de la sous‑espèce occidentale) et à un éperon corné à l’extrémité de la queue . C’est également la seule tortue terrestre naturellement présente en France . Espèce très sédentaire, elle possède un territoire vital stable et une longévité pouvant dépasser 50 ans.

La tortue d’Hermann est classée Vulnérable (VU) sur la Liste rouge mondiale de l’UICN et fait l’objet d’une protection stricte en France (interdiction de capture, transport, détention, destruction d’habitats) . Selon les évaluations régionales et nationales, les populations françaises sont en fort déclin, principalement à cause de la destruction des habitats, des incendies, de l’urbanisation, des collisions routières et des prélèvements illégaux. Les effectifs exacts sont difficiles à estimer, mais les populations du Var et de Corse sont considérées comme fragiles, fragmentées et dépendantes de programmes de conservation (plans nationaux d’actions, réintroductions, suivis scientifiques).

Chéloniidés
(3 espèces)
Caretta carettatortue caouanne
(moins de 110 cm, moins de 200 kg)
Chelonia mydas
tortue verte
(moins de 140 cm, moins de 200 kg)
Eretmochelys imbricatatortue imbriquée
(moins de 100 cm, moins de 100 kg)

 

Dermochélyidés
(1 espèce)
Dermochelys coriacea, tortue luth
(moins de 180 cm, moins de 700 kg)

 

 

Chélydridés
(1 espèce)

1. Taille et poids
2. Présence en France et en Aquitaine
3. Habitat
4. Particularité
5. Statut et effectifs en France de la
 tortue serpentine

Chelydra serpentina, tortue serpentine
(moins de 50 cm, moins de 50 kg)

Les données françaises et naturalistes indiquent que la Tortue serpentine mesure 20 à 49,4 cm de longueur de carapace et peut atteindre jusqu’à 50kg . D’autres sources mentionnent une fourchette de 20 à 40 cm pour un poids allant de 4 à plus de 40 kg . Certaines bases systématiques confirment qu’elle peut atteindre 60 cm pour 50 kg dans les cas extrêmes .

L’espèce est introduite en France à la suite de lâchers illégaux. Elle est signalée dans plus de 20 départements, avec quelques populations reproductrices avérées . En Nouvelle‑Aquitaine, elle est bien documentée : en 2016, 22 individus ont été recensés près de Salaunes (Gironde), et d’autres observations ont été faites dans le secteur du Grand Lambrusse à Carcans .

La Tortue serpentine est semi‑aquatique, vivant dans les eaux douces : mares, étangs, lacs, rivières lentes, marécages, canaux d’irrigation, substrats boueux et végétation aquatique dense . Elle peut aussi tolérer des eaux saumâtres comme les estuaires .

La Tortue serpentine se distingue par une longue queue munie d’écailles en dent de scie, unique parmi les tortues présentes en France, par une grande tête dotée d’un bec très recourbé, par un plastron réduit laissant les membres largement exposés, par un comportement de prédation en embuscade, ainsi que par une ponte importante de 25 à 45 œufs, et c’est une tortue omnivore opportuniste consommant invertébrés, poissons, amphibiens, oiseaux d’eau, petits mammifères, serpents, autres tortues et charognes.

La Tortue serpentine est considérée comme une espèce exotique potentiellement envahissante, mais ses populations restent localisées, son statut national indique une présence certaine sans enjeu de conservation puisqu’elle n’est pas indigène, l’UICN mondiale la classe en Préoccupation mineure (LC), et en France ses effectifs demeurent faibles et dispersés, faisant l’objet d’une surveillance en raison des risques écologiques qu’elle représente, notamment la prédation sur la faune locale, la compétition avec les espèces autochtones et un danger potentiel pour l’humain en cas de manipulation.

 

Sauriens présents en France

Espèces de France

Espèces representatives

Description

Anguidés
2 espèces

1. Taille et poids
2. Présence en France et en Aquitaine
3. Habitat
4. Particularité
5. Statut et effectifs en France  des Anguidés


 

Anguis fragilisOrvet commun
Anguis veronensisOrvet de Vérone

 

Les Anguidés présents en France appartiennent exclusivement au genre Anguis, notamment Anguis fragilis. Les adultes mesurent généralement 30 à 50 cm queue comprise, mais la famille Anguidae dans son ensemble peut varier de 5 cm à plus d’un mètre selon les espèces . Le poids reste faible, de quelques dizaines de grammes à un peu plus de 100 g pour les plus grands individus (inférence basée sur leur morphologie fine et allongée).

En France, l’unique Anguidé autochtone est l’orvet fragile (Anguis fragilis)**, seul lézard sans pattes du pays . Il est largement répandu, avec des milliers d’observations dans de nombreuses régions, y compris en Île‑de‑France où plus de 6800 observations sont recensées . En Nouvelle‑Aquitaine, et donc en Aquitaine, Anguis fragilis est bien présent dans les zones boisées, bocagères et humides (inférence basée sur sa répartition nationale et ses habitats connus).

L’orvet fréquente les milieux frais, humides et ombragés : lisières forestières, haies, prairies bocagères, jardins, friches et zones riches en abris naturels. Il vit souvent sous les pierres, souches, feuilles mortes, et peut occuper des milieux anthropisés tant qu’ils restent humides et non perturbés.

Les Anguidés possèdent des ostéodermes sous les écailles, donnant un aspect rigide et segmenté. Anguis fragilis est sans pattes, ce qui le fait souvent confondre avec un serpent, mais il s’en distingue par des paupières mobiles et une oreille externe (inférence basée sur les traits diagnostiques des anguines). Il peut pratiquer l’autotomie : sa queue se détache facilement pour échapper aux prédateurs, mais repousse partiellement. C’est un lézard vivipare, donnant naissance à des jeunes déjà formés .

Le statut et les effectifs de Anguis fragilis en France montrent qu’il s’agit d’une espèce encore largement répandue et considérée comme commune, avec plusieurs milliers d’observations confirmées sur le territoire, dont plus de 6 900 en Île‑de‑France. Elle est classée LC – Préoccupation mineure, mais certaines populations locales présentent des signes de déclin, principalement en raison de la destruction des haies et des bocages, de l’urbanisation, de la circulation routière et de la persécution, l’espèce étant souvent confondue à tort avec un serpent. Malgré ces pressions, l’orvet fragile reste bien implanté dans l’ensemble de la France, occupant encore une grande diversité de milieux favorables.

Gekkonidés
(1
espèce)
Hemidactylus turcicusGecko méditerranéen

 

 

Phyllodactylidés
(2
espèces)
Euleptes europaeaPhyllodactyle d'Europe
Tarentola mauritanicaTarente de Maurétanie
 

 

Lacertidés
(env 15
espèces)
Podarcis muralisLézard des murailles
Lacerta bilineataLézard vert occidental
Zootoca viviparaLézard vivipare
Psammodromus algirusPsammodrome algire
Iberolacerta bonnali Lézard de Bonnal
Iberolacerta aranica Lézard du Val d’Aran
Timon lepidus  Lézard ocellé
Podarcis siculus Lézard sicilien