Euteleosteomorphes

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Classification ()
Métazoaires-Triploblastiques-Cordés-Vertébrés-Gnathostomes-Poissons-Ostéichthyens-Actinoptérygiens-Téléostéens-Euteleosteomorphes
(Poisson-volants, orphies, poissons-soldats, orphies, gambusies, hippocampes, mulets, poissons-anges, poissons plats, poissons des abysses... )

 

Ordres

Espèces representatives

Description

Salmoniformes
(env 11 gen, env 230 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Migration
6. Points communs et diversité des espèces chez les Salmoniformes


 

Salmo salarsaumon atlantique
Salmo trutta
truite commune
 Oncorhynchus mykisstruite arc‑en‑ciel Oncorhynchus gorbuschasaumon rose
Salvelinus fontinalis
omble de fontaine
Hucho hucho
huchon
Thymallus thymallus
ombre commun
Coregonus albula
corégone blanc


 

Les Salmoniformes, représentés uniquement par la famille des Salmonidae, sont originaires de l’hémisphère Nord, présents en Europe, Asie et Amérique du Nord, et ont été largement introduits dans d’autres régions pour la pêche et l’aquaculture . Ils vivent surtout dans les eaux froides, propres et bien oxygénées, souvent en milieux oligotrophes .

Les salmonidés sont des poissons de taille moyenne à grande, pouvant atteindre 1,50 m, voire 2 m pour les plus grands individus comme certains Oncorhynchus . Leur corps est fusiforme, robuste, avec de petites écailles cycloïdes et une nageoire adipeuse caractéristique .

Les Salmoniformes sont carnivores, se nourrissant de crustacés, insectes aquatiques et petits poissons . La reproduction se fait exclusivement en eau douce, dans des gravières où les femelles creusent un nid (le redd) pour y déposer leurs œufs. Beaucoup d’espèces meurent après le frai, notamment les saumons du genre Oncorhynchus .

Les Salmoniformes se distinguent par la présence d’une nageoire adipeuse, une morphologie considérée comme relativement primitive parmi les téléostéens, une forte plasticité écologique leur permettant d’occuper des milieux variés, des adaptations migratoires remarquables chez de nombreuses espèces, ainsi qu’une importance économique majeure en pêche et en aquaculture ; ils regroupent trois sous‑familles principales : Coregoninae, Thymallinae et Salmoninae, incluant les genres Salmo, Oncorhynchus, Salvelinus, Thymallus et Coregonus.

Beaucoup d’espèces sont anadromes, naissant en eau douce, migrant en mer pour croître puis revenant frayer dans leur rivière natale, tandis que certaines espèces comme les truites de mer adoptent des migrations similaires et que d’autres, comme certaines truites résidentes, accomplissent tout leur cycle de vie en eau douce.

Les points communs incluent la présence d’une nageoire adipeuse, un corps fusiforme, une reproduction en eau douce, un régime carnivore et une préférence pour les eaux froides et oxygénées, tandis que la diversité se manifeste par l’existence d’espèces strictement d’eau douce comme Thymallus et Coregonus, d’espèces anadromes comme Salmo salar et Oncorhynchus spp., ainsi que par de fortes variations de taille, de coloration et de stratégies alimentaires.

Esociformes
(4 gen, 14 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Migration
6. Points communs et diversité des espèces chez les Esociformes

 

Esox luciusbrochet européen
 Esox masquinongymaskinongé
 Esox nigerbrochet noir
Esox americanus
brochet d’Amérique
 Esox reichertiibrochet de l’Amour
 Dallia pectoralispoisson‑chien d’Alaska
 Novumbra hubbsipoisson‑chien olympique
Umbra limi
umbra des marais


 

Les Esociformes vivent exclusivement dans les eaux douces de l’hémisphère Nord, présents en Europe, Asie et Amérique du Nord, avec une extension jusque dans les régions arctiques comme la Sibérie, le nord du Canada et l’Alaska . Ils occupent surtout les zones tempérées à froides, ne pénétrant les régions plus chaudes que marginalement (sud de la France, Italie du Nord, Balkans, sud‑est des États‑Unis) .

Les Esociformes présentent un corps allongé, fuselé, adapté à l’accélération. Les espèces du genre Esox (brochets) sont les plus grandes, atteignant souvent 60–120 cm, parfois plus selon les populations (inférence basée sur les données générales des brochets). Les genres plus petits comme Umbra, Dallia ou Novumbra restent nettement plus modestes en taille .

Les brochets sont des prédateurs à l’affût : ils se dissimulent dans la végétation aquatique et fondent sur leurs proies grâce à une accélération fulgurante permise par la position postérieure de la nageoire dorsale et anale . Leur régime est carnivore strict : poissons, amphibiens, oiseaux d’eau juvéniles. La reproduction se déroule en eau douce, souvent dans les zones inondées au printemps, où les adultes déposent leurs œufs sur la végétation (inférence cohérente avec les données écologiques du groupe).

Les Esociformes se distinguent par une morphologie très homogène, un corps allongé, une grande nageoire caudale, l’absence de nageoire adipeuse (contrairement aux Salmoniformes), et une monophylie incontestée selon les études phylogénétiques . Ils appartiennent au super‑ordre Protacanthopterygii, aux côtés des Salmoniformes, bien qu’ils puissent représenter une lignée plus primitive selon certaines analyses . L’ordre comprend deux familles actuelles : Esocidae (brochets) et Umbridae (poissons‑chiens) .

Les Esociformes ne sont pas migrateurs anadromes. Ils mènent une vie strictement dulçaquicole, avec des déplacements locaux liés à la reproduction ou à la recherche de proies. Contrairement aux saumons, ils ne migrent ni en mer ni sur de longues distances (inférence basée sur les données écologiques du groupe).

Les points communs des Esociformes incluent un corps allongé et fusiforme, des nageoires dorsale et anale très postérieures, un régime carnivore, un comportement de prédateur embusqué et un habitat strictement d’eau douce, tandis que leur diversité reste faible avec environ 14 espèces vivantes réparties dans les genres Esox, Umbra, Dallia et Novumbra, mais ces espèces montrent malgré tout des adaptations fines aux milieux froids, aux eaux stagnantes ou aux zones fortement végétalisées.

Osmeriformes
(env 13 gen, env 40 esp)

Osmerus eperlanuséperlan européen
Hypomesus nipponensis
éperlan japonais Plecoglossus altivelisayu
Prototroctes maraena
truite grise australienne  Salangichthys microdonéperlan glacialis
 Galaxias maculatusgalaxias tacheté
 Retropinna retropinnaéperlan de Nouvelle‑Zélande
 Argentina silusargentin commun

 

Galaxiiformes
(env 7 gen, env 65 esp)

Galaxias maculatusgalaxias tacheté
Galaxias brevipinnis
galaxias à courtes nageoires  Galaxias fasciatusgalaxias rayé
 Galaxias argenteusgalaxias géant
Galaxiella pusilla
petit galaxias
Brachygalaxias bullocki
brachygalaxias de Bullock Aplochiton zebraaplochito zébré
Lovettia sealiilovettia de Seale

 

Argentiniformes
(env 20 gen, env 90 esp)

Argentina sphyraenaargentine commune
 Argentina silusgrande argentine
Argentina elongata
argentine allongée
Argentina aliceae
argentine d’Alice
 Glossanodon leioglossusglossanodon lisse Glossanodon semifasciatusglossanodon demi‑fascié Glossanodon lineatusglossanodon ligné
Glossanodon australis
glossanodon austra

 

Stomiiformes
(env 50 gen, env 420 esp)

Cyclothone microdoncyclothone microdon
Cyclothone pygmaea
cyclothone pygmée
Gonostoma elongatum
gonostome allongé
Argyropelecus hemigymnus
poisson‑hachette
Sternoptyx diaphanapoisson‑hachette diaphane Vinciguerria lucetiapoisson‑lumière
Chauliodus sloani
poisson‑vipère de Sloane Photostomias guerneipoisson‑dragon

 

Ateleopodiformes
(4 gen, 13 esp)

Ateleopus japonicusateleope japonais
Ateleopus purpureus
ateleope pourpre
 Ateleopus natalensisateleope du Natal
Ateleopus tanabensis
ateleope de Tanabe
Guentherus altivela
ateleope de Guentherus
Ijimaia plicatellus
ateleope d’Ijima
Ijimaia loppei
ateleope de Loppé

 

Aulopiformes

 

 

Myctophiformes

 

 

Gadiformes

 

 

Ophidiiformes

 

 

Batrachoidiformes

 

 

Lophiiformes

 

 

Mugiliformes

 

 

Atheriniformes
(env 50 gen, env 360 esp)

 

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Migration
6. Points communs et diversité des espèces chez les Athériniformes

 

Atherina boyeriathérine de Boyer
Atherina presbyter
athérine de Méditerranée
Atherinopsis californiensis
athérine de Californie Atherinomorus lacunosusathérine des lagons
Menidia menidia
athérine de l’Atlantique
Menidia beryllina
athérine d’eau saumâtre
Hypoatherina temminckii
athérine de Temminck Craterocephalus stercusmuscarumathérine australienne

 

 


 

Les Atheriniformes possèdent l’une des distributions les plus larges parmi les poissons modernes. Ils sont présents dans presque toutes les eaux tropicales, subtropicales et tempérées du monde, aussi bien en eau douce, en eau saumâtre qu’en milieu marin côtier. On les trouve dans l’Atlantique, le Pacifique, l’océan Indien, la Méditerranée, la mer Noire, les Caraïbes, ainsi que dans de nombreux lacs et rivières d’Amérique, d’Afrique, d’Europe, d’Australie et d’Océanie. Ils sont absents des eaux polaires et des mers très froides.
Les Atheriniformes occupent les zones côtières, estuaires, lagunes, mangroves, rivières lentes, lacs, marais, zones saumâtres, et les eaux superficielles marines. Ils préfèrent les eaux chaudes, claires, peu profondes, souvent proches du rivage ou de la surface.

Les Athériniformes présentent une grande variabilité de taille selon les familles et les espèces. La majorité mesure entre 5 et 20 cm, avec un corps élancé et translucide. Certaines espèces atteignent 30 à 50 cm, notamment chez les Atherinopsidae. Leur poids est généralement faible, souvent inférieur à 50 g, sauf chez les plus grandes espèces côtières qui peuvent dépasser 200 g. Leur morphologie reste globalement fine, fusiforme et adaptée à la nage rapide en surface.

Les Athériniformes vivent principalement en bancs, souvent près de la surface ou dans les zones littorales. Ils occupent des milieux très variés : eaux marines, saumâtres, lagunes, estuaires et eaux douces. Leur alimentation est essentiellement planctonique, composée de zooplancton, petits crustacés, larves d’insectes, algues microscopiques et parfois de petits invertébrés benthiques. Leur reproduction est généralement ovipare, avec des œufs adhésifs fixés à la végétation ou au substrat. Beaucoup d’espèces présentent des reproductions saisonnières, souvent au printemps ou en été, avec une forte fécondité et un développement larvaire planctonique.

Les Athériniformes se distinguent par une double nageoire dorsale, une bouche terminale ou légèrement supérieure, et un corps semi‑transparent chez de nombreuses espèces. Ils possèdent souvent des écailles cycloïdes fines, un comportement grégaire marqué, et une capacité à occuper des milieux très variés, y compris des eaux hypersalines ou pauvres en oxygène. Leur physiologie osmorégulatrice est particulièrement efficace, ce qui explique leur présence dans des environnements instables comme les estuaires. Ils jouent un rôle écologique majeur comme proies pour de nombreux poissons, oiseaux et mammifères marins.

La majorité des Athériniformes sont sédentaires, occupant des zones côtières ou des habitats d’eau douce toute l’année. Certaines espèces effectuent des migrations locales, notamment des déplacements saisonniers entre estuaires et zones côtières. Quelques espèces marines peuvent réaliser de courtes migrations liées à la reproduction ou aux variations de température, mais aucune n’effectue de migration transocéanique.

Les Athériniformes partagent plusieurs traits essentiels : un corps élancé, une double nageoire dorsale, une ligne argentée latérale, une alimentation planctonique, une reproduction ovipare avec œufs adhésifs, et une forte tolérance aux variations de salinité. L’ordre comprend environ 350 à 360 espèces, réparties dans plusieurs familles principales. Les Atherinidae regroupent les athérines marines et saumâtres d’Europe, d’Afrique et d’Asie. Les Atherinopsidae incluent les athérines américaines, souvent côtières ou estuariennes. Les Melanotaeniidae comprennent les poissons‑arc‑en‑ciel d’Australie et de Nouvelle‑Guinée, très colorés et populaires en aquariophilie. Les Bedotiidae regroupent les poissons‑arc‑en‑ciel malgaches. Les Pseudomugilidae incluent les blue‑eyes, petits poissons d’eau douce d’Australie et de Nouvelle‑Guinée. Cette diversité reflète une radiation évolutive importante, avec des adaptations à des milieux très différents, allant des récifs côtiers aux rivières tropicales.

Beloniformes
(env 260 esp, env 35 gen)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Migration
6. Points communs et diversité des espèces chez les Béloniformes

Belone beloneaiguille de mer européenne
Belone svetovidoviaiguille de Svetovidov
Strongylura marina
aiguille de l’Atlantique
 Strongylura notataaiguille ponctuée
Hemiramphus far
demi‑bec des lagons
Hyporhamphus unifasciatus
demi‑bec à bande unique
Exocoetus volitans
poisson‑volant commun Hirundichthys affinispoisson‑volant hirondelle

 

Les Beloniformes sont largement distribués dans tous les océans tropicaux, subtropicaux et tempérés du monde, ainsi que dans de nombreuses eaux douces et saumâtres. Ils sont présents dans l’Atlantique, le Pacifique, l’océan Indien, la Méditerranée, la mer Rouge, la mer des Caraïbes, le golfe du Mexique, les mers d’Asie du Sud‑Est, et les zones côtières d’Afrique, d’Australie, d’Amérique et d’Europe du Sud. Plusieurs familles colonisent aussi les rivières, lacs, estuaires et mangroves des régions tropicales.
Les Beloniformes occupent les zones côtières, estuaires, lagunes, mangroves, récifs, eaux pélagiques de surface, rivières tropicales, lacs, et les zones saumâtres. Ils vivent presque toujours près de la surface, dans des eaux chaudes, claires et bien éclairées.

Les Béloniformes présentent une grande variabilité morphologique. La majorité mesure entre 10 et 40 cm, mais certaines espèces atteignent 1 mètre, notamment chez les Belonidae (poissons-aiguilles). Leur poids est généralement faible, souvent inférieur à 500 g, sauf chez les plus grandes espèces marines qui peuvent dépasser 1 kg. Leur corps est souvent allongé, fusiforme et adapté à la nage rapide en surface.

Les Béloniformes vivent principalement près de la surface, dans la zone pélagique supérieure, où ils chassent des invertébrés, des larves, du zooplancton ou de petits poissons. Les Hemiramphidae (demi‑becs) se nourrissent souvent d’algues et de matières végétales en plus des invertébrés. Leur reproduction est ovipare, avec des œufs munis de filaments adhésifs permettant de se fixer aux algues, aux rochers ou aux substrats flottants. Certaines espèces présentent des comportements reproducteurs complexes, incluant des migrations locales vers des zones de ponte spécifiques.

Les Béloniformes se distinguent par une morphologie très spécialisée, notamment la présence d’un bec allongé, parfois uniquement sur la mâchoire inférieure (demi‑becs), ou sur les deux mâchoires (poissons‑aiguilles). Ils possèdent souvent une ligne latérale réduite, une nage rapide en surface, et une capacité à effectuer des sauts hors de l’eau, parfois spectaculaires. Certaines espèces, comme les Exocoetidae (poissons‑volants), ont développé des nageoires pectorales hypertrophiées leur permettant de planer au‑dessus de l’eau sur plusieurs dizaines de mètres, une adaptation unique parmi les poissons osseux.

La majorité des Béloniformes sont sédentaires ou effectuent des déplacements locaux liés à la reproduction ou à la disponibilité alimentaire. Les poissons‑volants peuvent parcourir de longues distances en haute mer, mais il ne s’agit pas de migrations régulières comparables à celles des thons ou des anguilles. Les espèces d’eau douce effectuent parfois des migrations saisonnières courtes entre zones de crue et habitats permanents.

Les Béloniformes partagent plusieurs traits essentiels : un corps allongé, une bouche terminale ou supérieure, une tendance à vivre en surface, une reproduction ovipare avec œufs adhésifs, et une adaptation à la nage rapide. L’ordre comprend environ 260 espèces, réparties dans plusieurs familles majeures. Les Belonidae regroupent les poissons‑aiguilles, prédateurs marins élancés. Les Hemiramphidae comprennent les demi‑becs, reconnaissables à leur mâchoire inférieure allongée. Les Exocoetidae rassemblent les poissons‑volants, capables de planer hors de l’eau. Les Adrianichthyidae regroupent les poissons‑riz d’Asie, souvent d’eau douce, dont le célèbre Oryzias latipes utilisé en biologie. Cette diversité reflète une radiation évolutive importante, avec des adaptations allant de la vie pélagique marine à la vie en eau douce tropicale.

Cyprinodontiformes
(env 1.250 esp, env 130 gen)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Adaptation en aquariophilie
6. Points communs et diversité des espèces chez les Cyprinodontiformes

 

Poecilia reticulataGuppy
Fundulus heteroclitusFundule commun
Cyprinodon maculariusPoisson du désert
Aphyosemion australeKilli Cap Lopez
Poecilia sphenops
molly noir
Xiphophorus hellerii
porte‑épée
Gambusia affinis
gambusie occidentale
Fundulus grandis
grand fundule

Les Cyprinodontiformes sont présents sur presque tous les continents, principalement dans les zones tropicales et subtropicales. Ils occupent l’Amérique du Nord, l’Amérique centrale, l’Amérique du Sud, l’Afrique, le Moyen‑Orient, l’Europe méridionale et de nombreuses îles océaniques. Ils sont particulièrement diversifiés dans les Caraïbes, le Mexique, l’Afrique de l’Ouest, l’Asie du Sud‑Ouest et certaines régions d’Amérique du Sud. Leur répartition inclut des milieux extrêmes : déserts, sources chaudes, lagunes saumâtres, mangroves, mares temporaires, rivières côtières et lacs hypersalés.

Les Cyprinodontiformes appartiennent aux Acanthomorphes, un vaste ensemble de Téléostéens modernes. Ils forment un ordre bien défini, proche des Atheriniformes, Beloniformes et Mugiliformes au sein du clade des Ovalentaria. Ils regroupent deux grands sous‑ordres : • les Aplocheiloidei (killies africains, asiatiques et sud‑américains) • les Cyprinodontoidei (poeciliidés, cyprinodontidés, fundulidés, etc.) Ils sont célèbres pour leur diversité reproductive, leur adaptation aux milieux extrêmes et leur importance en écologie évolutive.

Les Cyprinodontiformes partagent plusieurs traits majeurs. Ce sont des poissons de petite taille, souvent moins de 10 cm, avec un corps fuselé, une bouche terminale ou légèrement supérieure et des nages simples adaptées aux eaux calmes ou peu profondes. Ils tolèrent des conditions physico‑chimiques extrêmes, notamment des températures élevées, des salinités variables, des eaux pauvres en oxygène ou très minéralisées. Leur reproduction est très variée : certains sont ovipares, d’autres vivipares (comme les guppys, platys, mollys). Beaucoup présentent un dimorphisme sexuel marqué, avec des mâles colorés et des comportements de parade. Ils jouent un rôle écologique important dans les mares temporaires, les zones saumâtres et les petits cours d’eau.

Les Cyprinodontiformes comptent environ 1.250 espèces réparties dans plus de 130 genres, ce qui en fait l’un des ordres les plus diversifiés de poissons d’eau douce. Les familles principales sont : • Poeciliidae (guppy, molly, platy, xipho) • Cyprinodontidae (cyprinodons, Aphanius, Valencia) • Fundulidae (fundulus nord‑américains) • Aplocheilidae, Nothobranchiidae, Rivulidae (killies annuels et non annuels) • Profundulidae, Goodeidae, Anablepidae (quatre‑yeux, vivipares mexicains) Les killies annuels (Nothobranchiidae, Rivulidae) sont célèbres pour leur cycle de vie rapide et leurs œufs capables de survivre à la dessiccation. Les Poeciliidae sont mondialement connus pour leur viviparité et leur importance en aquariophilie.

Les Cyprinodontiformes comptent parmi les poissons les plus adaptés à l’aquariophilie, grâce à leur petite taille, leur résilience écologique et leur diversité comportementale. Beaucoup d’espèces tolèrent des variations importantes de température, de pH, de salinité et d’oxygénation, ce qui facilite leur maintien en captivité. Les Poeciliidae (guppys, platys, mollys, xiphos) sont devenus des poissons d’aquarium emblématiques en raison de leur viviparité, de leur facilité de reproduction et de la grande variété de formes et couleurs sélectionnées. Les killies annuels (Nothobranchiidae, Rivulidae) sont très prisés pour leurs couleurs spectaculaires et leur cycle de vie unique, leurs œufs pouvant être incubés à sec plusieurs mois, ce qui permet un transport et une conservation faciles. Les espèces non annuelles comme Aphyosemion, Fundulopanchax ou Aplocheilus sont également populaires pour leur comportement calme et leur reproduction accessible en aquarium planté. Certaines espèces, notamment les Goodeidae et les Anablepidae, demandent des conditions plus spécifiques mais restent maintenables par des aquariophiles expérimentés. Globalement, les Cyprinodontiformes sont appréciés pour leur adaptabilité, leur diversité esthétique, leur comportement reproducteur varié et leur capacité à vivre dans de petits volumes, ce qui en fait un groupe central de l’aquariophilie mondiale.

Les points communs incluent : • petite taille • grande tolérance écologique • reproduction variée (oviparité, viviparité, diapause) • dimorphisme sexuel fréquent • adaptation aux milieux extrêmes • rôle écologique important dans les eaux calmes et marginales La diversité est immense : poissons vivipares, poissons annuels, poissons de mangrove, espèces hyperspécialisées de grottes, espèces de sources chaudes, poissons de désert, espèces marines côtières. Leur plasticité évolutive en fait un modèle majeur en biologie évolutive, génétique et écologie.

Stephanoberyciformes

 

 

Beryciformes
(env 160 esp, env 30 gen)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Migration
6. Points communs et diversité des espèces chez les Beryciformes

 

 

Beryx decadactylusbéryx à dix rayons
Beryx splendens
béryx splendide
Holocentrus adscensionis
poisson‑soldat d’Ascension Holocentrus rufuspoisson‑soldat rouge
Sargocentron diadema
poisson‑écureuil diadème Sargocentron spiniferumpoisson‑écureuil épineux
Myripristis jacobus
poisson‑soldat jacobus
Myripristis murdjan
poisson‑soldat rouge indien

 

Les Béryciformes sont largement distribués dans les mers tropicales, subtropicales et tempérées du globe. On les trouve dans l’Atlantique, le Pacifique, l’océan Indien, ainsi que dans la Méditerranée. La majorité des espèces vit dans les zones profondes, entre 200 et 1000 mètres, mais certaines occupent les récifs coralliens, les pentes continentales ou les zones côtières rocheuses. Leur répartition couvre donc un gradient bathymétrique très large, avec une forte présence dans les écosystèmes mésopélagiques et bathypélagiques.

Les Béryciformes mesurent généralement entre 10 et 40 cm, mais certaines espèces atteignent 60 cm ou plus, notamment chez les Berycidae. Leur poids varie de quelques dizaines de grammes à plus d’un kilogramme pour les plus grandes espèces. Leur corps est souvent haut, compressé latéralement, avec de grandes écailles rugueuses et des yeux très développés, adaptés à la faible luminosité des profondeurs.

Les Béryciformes sont principalement nocturnes et vivent dans des environnements profonds ou semi‑profonds. Ils se nourrissent de petits poissons, de crustacés, de céphalopodes et de zooplancton, capturés grâce à leurs grands yeux et à leur capacité à détecter des mouvements faibles. Leur reproduction est ovipare, avec des œufs pélagiques ou démersaux selon les familles. Les larves sont souvent planctoniques, dérivant dans les couches superficielles avant de rejoindre les profondeurs à l’âge juvénile.

Les Béryciformes se distinguent par leurs yeux hypertrophiés, leur vision adaptée à la pénombre, leurs écailles épaisses et leur morphologie robuste. Plusieurs espèces possèdent des organes lumineux (photophores), notamment chez les Holocentridae, ce qui facilite la communication ou la chasse dans les zones peu éclairées. Leur squelette et leur musculature sont adaptés à une vie dans des environnements à forte pression et à faible lumière. Ils représentent également l’un des groupes les plus anciens parmi les poissons téléostéens modernes.

La majorité des Béryciformes sont sédentaires, occupant des zones profondes ou récifales toute l’année. Certaines espèces effectuent des migrations verticales nocturnes, remontant vers les couches superficielles pour se nourrir avant de redescendre en profondeur le jour. Il n’existe pas de migrations longues ou transocéaniques dans cet ordre.

Les Béryciformes partagent plusieurs traits essentiels : des yeux très grands, une morphologie comprimée, des écailles épaisses, une activité nocturne, une reproduction ovipare, et une forte présence dans les zones profondes. L’ordre comprend environ 220 espèces, réparties dans plusieurs familles majeures. Les Berycidae regroupent les poissons‑berycidés, robustes et profonds. Les Holocentridae comprennent les poissons‑écureuils et poissons‑soldats, souvent associés aux récifs coralliens et dotés de photophores. Les Monocentridae regroupent les poissons‑ananas, reconnaissables à leurs écailles épaisses et à leur bioluminescence. Les Trachichthyidae incluent les poissons‑oranges, célèbres pour leur longévité extrême et leur croissance lente. Cette diversité reflète une radiation évolutive ancienne, marquée par des adaptations à la vie nocturne et profonde.

Zeiformes
env 33 esp, env 10 gen

Zeus faberPoisson Saint-Pierre
Cyttus australisCytte austral
Grammicolepis brachiusculusGrammicolepis à bras courts
Neocyttus helgaeOreosoma de Helga

 

Gastérosteiformes

 

 

Symbranchiformes

env 20 esp, env 6 gen

Monopterus albusAnguille asiatique
Synbranchus marmoratusAnguille marbrée d’Amérique du Sud
Mastacembelus armatusAnguille épineuse zigzag
Indostomus paradoxusIndostome paradoxal

 

Perciformes
(env 6.000 esp)

1. Distribution géographique
2. Place des Perciformes au sein des Téléostéens
3. Points communs entre les Perciformes
4. Diversité, nombre de genres et d’espèces chez les Perciformes

 

 

Les Perciformes sont présents dans toutes les régions du globe, ce qui en fait l’un des groupes de poissons les plus cosmopolites. Ils occupent les océans tropicaux, tempérés et polaires, les mers côtières, les estuaires, les lacs, les rivières et même certains milieux hypersalés. Leur diversité est particulièrement élevée dans les récifs coralliens tropicaux, où ils constituent une part majeure de la faune. En eau douce, ils sont bien représentés en Amérique du Nord, en Afrique, en Asie et en Europe, notamment via les Centrarchidae, Cichlidae, Percidae et Gobiidae.

Les Perciformes appartiennent au vaste clade des Acanthomorphes, un groupe de Téléostéens caractérisés par la présence d’épines dans les nageoires. Ils font partie du super‑ordre Percomorpha, qui regroupe de nombreuses familles marines et dulçaquicoles modernes. Historiquement, les Perciformes étaient considérés comme le plus grand ordre de vertébrés, mais les révisions phylogénétiques récentes ont redistribué plusieurs familles dans d’autres ordres proches. Malgré ces révisions, les Perciformes restent un groupe central dans l’évolution des poissons modernes, occupant une position clé parmi les Téléostéens dérivés.

Les Perciformes présentent plusieurs caractéristiques générales malgré leur diversité. Ils possèdent souvent un corps fuselé ou comprimé, des nageoires pelviennes situées sous ou en avant des pectorales, et une nageoire dorsale divisée en une partie épineuse et une partie molle. La présence d’épines robustes dans les nageoires dorsale et anale est un trait typique. Leur morphologie polyvalente leur permet d’occuper des niches écologiques très variées : prédateurs pélagiques, poissons récifaux territoriaux, espèces benthiques cryptiques, poissons d’eau douce spécialisés. Leur plasticité évolutive est l’un de leurs points communs les plus marquants.

Les Perciformes regroupent environ 6.000 espèces réparties dans 150 familles et plusieurs centaines de genres. Ils représentent une part majeure de la biodiversité des poissons marins et une portion significative des poissons d’eau douce. Parmi les familles les plus connues figurent : • Cichlidae (cichlidés africains et américains) • Gobiidae (gobies, l’une des familles les plus riches en espèces) • Serranidae (mérous, anthias) • Carangidae (carangues) • Labridae (labres) • Percidae (perches, sandres) • Centrarchidae (achigans, crapets) • Scorpaenidae (rascasses) Cette diversité reflète une radiation évolutive massive, qui a permis au groupe d’occuper presque toutes les niches aquatiques imaginables.

Pleuronectiformes
(env 820 esp, env 130 gen)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Migration
6. Points communs et diversité des espèces chez les Pleuronectiformes

 

Pleuronectes platessa plie
Platichthys flesus
flet
Limanda limanda
limande commune
 Hippoglossoides platessoideslimande à queue jaune
Solea soleasole commune
Microstomus kitt
limande-sole
Scophthalmus maximus
turbot
 Scophthalmus rhombus — barbue

Flétan de l’Atlantique (Hippoglossus hippoglossus)

 Les Pleuronectiformes sont présents dans tous les océans du monde, des zones tropicales aux mers froides ; la majorité vit sur les fonds côtiers, plateaux continentaux, estuaires, baies, lagunes, et parfois en eau douce (quelques espèces de soles) ; ils occupent surtout les fonds sableux, vaseux ou mixtes, où ils se camouflent.

Les Pleuronectiformes mesurent de 10 à 30 cm pour la plupart des espèces, mais certaines atteignent des tailles impressionnantes : le flétan de l’Atlantique (Hippoglossus hippoglossus) dépasse 2,5 m et 200 kg ; les soles et limandes pèsent généralement 100 g à 2 kg ; leur corps est aplati latéralement, asymétrique, avec les deux yeux situés sur le même côté.

Les Pleuronectiformes sont des poissons benthiques, vivant posés sur le fond ; ils se nourrissent de vers, crustacés, mollusques, poissons juvéniles, et parfois de débris organiques ; la reproduction est ovipare, avec ponte d’œufs pélagiques ou démersaux selon les espèces ; les larves sont symétriques, puis subissent une métamorphose où un œil migre de l’autre côté du crâne ; la longévité varie de 5 à 40 ans selon les espèces.

Les Pleuronectiformes sont célèbres pour leur asymétrie oculaire : les deux yeux se retrouvent du même côté du corps à l’âge adulte ; ils possèdent un camouflage exceptionnel, capable de reproduire les motifs du substrat ; leur nage est ondulée, proche du fond ; certaines espèces changent de couleur en quelques secondes grâce à leurs chromatophores.

Les Pleuronectiformes effectuent souvent des migrations saisonnières entre zones de nourrissage et zones de reproduction ; les flétans, soles et limandes peuvent parcourir plusieurs centaines de kilomètres ; certaines espèces effectuent des migrations verticales (profondeur variable selon la saison) ; les juvéniles utilisent souvent les estuaires comme nurseries.

Les Pleuronectiformes partagent : un corps aplati, une asymétrie oculaire, un mode de vie benthique, un camouflage avancé, une métamorphose larvaire unique, une nage ondulée proche du fond ; l’ordre comprend ≈ 800 espèces réparties en 14 familles, dont les principales : – Pleuronectidae : limandes, flets, flétans – Soleidae : soles vraies – Bothidae : poissons‑papillons (flounders tropicaux) – Scophthalmidae : turbots et barbues – Cynoglossidae : langues de mer Cette diversité reflète des adaptations fines aux fonds sableux et vaseux du monde entier.

Tetraodontiformes
(env 430 espèces)

1. Distribution géographique
2. Place des Tetraodontiformes  au sein des Téléostéens
3. Points communs entre les Tetraodontiformes  
4. Diversité, nombre de genres et d’espèces chez les Tetraodontiformes  

 

Les Tetraodontiformes sont présents dans toutes les mers du monde, principalement dans les régions tropicales et subtropicales, avec une forte diversité autour des récifs coralliens, des zones rocheuses et des fonds sableux. La majorité des espèces vit en milieu marin, mais quelques‑unes occupent des eaux saumâtres et rarement des eaux douces. Ils représentent environ 5 % des poissons tropicaux marins. Des études régionales montrent leur présence dans l’Atlantique Est, la Méditerranée, le Pacifique et l’océan Indien. Par exemple, 26 espèces ont été recensées dans les eaux espagnoles.

Les Tetraodontiformes sont un ordre de poissons à nageoires rayonnées (Actinopterygii) appartenant au clade Percomorpha, un groupe très dérivé de Téléostéens. Ils sont traditionnellement considérés comme proches des Perciformes, mais les études récentes les placent comme groupe frère des Lophiiformes (baudroies) au sein des Acanthuriformes selon certaines classifications. Ils constituent un ordre monophylétique, bien défini par des caractères morphologiques spécialisés.

Les Tetraodontiformes partagent plusieurs traits morphologiques et écologiques distinctifs. Ils présentent une réduction du squelette, une fusion des os du crâne, des dents modifiées en plaques (souvent quatre dents soudées, d’où leur nom), et un corps compact parfois protégé par des plaques osseuses ou des épines. Leur nage repose sur des mouvements synchronisés des nageoires dorsale et anale, leur donnant une grande maniabilité. Beaucoup possèdent des défenses chimiques comme la tétrodotoxine chez les Tetraodontidae. Ils montrent une grande diversité de formes, allant des poissons‑coffres aux poissons‑lune.

Les Tetraodontiformes comprennent 10 familles actuelles, environ 430 espèces et une grande diversité morphologique. Les familles vivantes incluent : • TriacanthodidaeTriacanthidaeBalistidae (balistes) • Monacanthidae (poissons‑lime) • AracanidaeOstraciidae (poissons‑coffres) • TriodontidaeTetraodontidae (poissons‑globe) • Diodontidae (poissons‑porc‑épics) • Molidae (poissons‑lune) La diversité interne est très variable : certaines familles sont morphologiquement homogènes (Balistidae), tandis que d’autres montrent une spécialisation extrême (Monacanthidae, Molidae).

 

 

Familles (Clades)

Espèces representatives

Description

Latidés
(3 gen, 14 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Migration
6. Points communs et diversité des espèces chez les Latidés

 

Lates niloticusperche du Nil
(moins de 2 m moins de 200 kg)
Lates calcariferbarramundi
(moins de 1,8 m moins de 60 kg)
Lates japonicusperche japonaise
(moins de 1,3 m moins de 40 kg)
Lates mariaeperche du Tanganyika
Lates angustifronsperche à front étroit
(moins de 2 m moins de 100 kg)
Lates microlepisperche à petites écailles
Lates stappersiiperche de Stappers
Lates longispinis
perche à longues épines

 

                       

Les Latidés sont présents en Afrique, en Asie, ainsi que dans l’océan Indien et l’océan Pacifique occidental. Ils occupent des milieux marins côtiers, estuariens et eaux douces tropicales, selon les espèces. Le célèbre perche du Nil (Lates niloticus) vit dans les grands lacs et fleuves africains, tandis que d’autres espèces comme Lates calcarifer (barramundi) fréquentent les zones saumâtres et marines de l’Asie du Sud‑Est et de l’Australie.

Les Latidés comptent parmi les poissons prédateurs les plus massifs des eaux tropicales. Certaines espèces atteignent 1 à 2 m de longueur, et les plus grands individus dépassent 150 kg, notamment Lates niloticus. Le barramundi, espèce emblématique, atteint couramment 1 m et peut dépasser 40 kg. Les espèces plus petites du genre Psammoperca restent nettement plus modestes.

Les Latidés sont des prédateurs opportunistes, se nourrissant de poissons, crustacés, céphalopodes et parfois de petits vertébrés. Ils adoptent un mode de vie solitaire ou semi‑gregaire, souvent associés aux zones côtières, aux estuaires ou aux eaux profondes des lacs africains. Leur reproduction varie selon les espèces : certaines sont marines et se reproduisent en pleine eau, tandis que d’autres, comme le barramundi, présentent des migrations reproductives vers les estuaires. Les œufs sont généralement pélagiques, et les larves dérivent dans les eaux côtières ou lacustres.

Les Latidés se distinguent par une morphologie de prédateur puissant, avec des dorsales partiellement séparées, une caudale arrondie et une colonne vertébrale de 25 vertèbres . Plusieurs espèces sont d’une importance économique majeure, tant en pêche qu’en aquaculture. Le perche du Nil est tristement célèbre pour avoir provoqué une catastrophe écologique dans le lac Victoria après son introduction, entraînant l’extinction de nombreuses espèces de cichlidés endémiques .

Certaines espèces, notamment Lates calcarifer, effectuent des migrations amphihalines : elles vivent en eau douce mais migrent vers les estuaires ou les zones marines pour se reproduire. D’autres espèces africaines sont plus sédentaires, se déplaçant principalement en fonction des variations saisonnières du niveau d’eau. Les migrations sont donc espèce‑dépendantes, mais souvent liées à la reproduction et à la disponibilité des proies.

Les Latidés partagent des traits communs tels qu’un corps allongé et robuste, une dentition prédatrice, des dorsales incomplètement séparées, une caudale arrondie, et un rôle écologique de prédateurs supérieurs. La famille comprend environ 13 espèces réparties dans trois genres actuels : Lates, Psammoperca et Hypopterus . Malgré une diversité spécifique modeste, les Latidés présentent une large amplitude écologique, allant des grands lacs africains aux récifs indo‑pacifiques, ce qui en fait un groupe important tant sur le plan écologique qu’économique.

Polynémidés
(8 gen, 42 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Migration
6. Points communs et diversité des espèces chez les Polynémidés

Polydactylus sextariusbarbu commun
Polydactylus quadrifilis
barbu à quatre filets
Polydactylus plebeius
barbu plébéien
 Polydactylus approximansbarbu approximant
Eleutheronema tetradactylum
barbu à quatre doigts Eleutheronema rhadinumbarbu élancé
Galeoides decadactylus
barbu à dix doigts
 Filimanus heptadactylabarbu à sept doigts

                       

 

Les Polynémidés sont présents dans toutes les mers tropicales et subtropicales du monde. Ils vivent surtout en milieu marin et saumâtre, mais certaines espèces fréquentent aussi les eaux douces. Leur distribution couvre l’Atlantique, l’océan Indien, le Pacifique et les zones côtières d’Afrique de l’Ouest, d’Asie du Sud, d’Asie du Sud‑Est et d’Océanie. Ils sont décrits comme « chiefly marine and brackish. Some riverine. Distribution: all tropical and subtropical seas » .

La taille varie fortement selon les espèces. La longueur maximale connue atteint 1,8 m chez Eleutheronema tetradactylum . La majorité des espèces mesure entre 20 et 80 cm, avec un corps allongé et fusiforme. Le poids varie en fonction de la taille, mais les grandes espèces peuvent dépasser plusieurs kilogrammes.

Les Polynémidés vivent principalement sur les fonds sableux ou vaseux, souvent près des côtes. Ils se nourrissent d’invertébrés benthiques, notamment de crustacés et de petits poissons, capturés grâce à leurs rayons pectoraux libres très sensibles. Ils sont décrits comme se nourrissant « on benthic invertebrates of sandy to muddy bottoms » . La reproduction est encore peu documentée, mais ils seraient pélagiques diffuseurs, c’est‑à‑dire qu’ils libèrent leurs œufs en pleine eau (« assumed to be pelagic spawners ») . Leur activité est généralement diurne à crépusculaire, et plusieurs espèces effectuent des déplacements saisonniers côtiers.

Les Polynémidés possèdent une morphologie unique parmi les poissons : leurs nageoires pectorales sont divisées en deux parties, dont une série de rayons libres (3 à 7, parfois jusqu’à 14 ou 15 selon les espèces) utilisés comme organes tactiles pour détecter les proies dans le substrat . Leur corps est élancé, leur bouche est infère, et leurs nageoires dorsales sont nettement séparées. Leur caudale est profondément fourchue, ce qui leur donne une bonne vitesse de nage. Ils sont également importants dans les pêcheries tropicales, notamment en Asie et en Afrique, comme le souligne le catalogue FAO .

Les Polynémidés ne réalisent pas de grandes migrations océaniques comme les thons, mais plusieurs espèces effectuent des déplacements saisonniers côtiers entre zones de reproduction, d’alimentation et d’estuaires. Certaines espèces fréquentent les estuaires en saison humide et retournent en mer en saison sèche. Leur capacité à vivre en milieu saumâtre favorise ces migrations locales.

Les Polynémidés partagent plusieurs caractéristiques : • un corps allongé et fusiforme • une bouche infère adaptée à la recherche de proies benthiques • des rayons pectoraux libres très développés, leur trait distinctif majeur • une nage rapide grâce à une caudale profondément fourchue • une préférence pour les fonds sableux ou vaseux • une présence dans les mers tropicales et subtropicales
Selon les données actuelles, la famille comprend 8 genres et 42 espèces validées . Les genres reconnus incluent : • EleutheronemaFilimanusGaleoidesLeptomelanosoma ParapolynemusPentanemusPolydactylusPolynemus

Leptobramidés
(1 gen, 2 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Migration
6. Points communs et diversité des espèces chez les Leptobramidés

 

Leptobrama muellerileptobrame de Müller Leptobrama pectoralisleptobrame pectoral

                           
                           

 

Les Leptobramidés sont des poissons côtiers vivant en milieu marin et saumâtre, avec une capacité occasionnelle à pénétrer en eaux douces. Leur répartition est restreinte à la Nouvelle‑Guinée méridionale, au Queensland et à l’Australie occidentale. Ils fréquentent les zones côtières, les estuaires et parfois les rivières, ce qui en fait un groupe euryhalin.

Les Leptobramidés sont des poissons de taille modérée, atteignant environ 35 cm de longueur maximale. Leur corps est profond et comprimé, avec une morphologie adaptée à la nage rapide en zone côtière. Le poids exact varie selon les individus, mais reste proportionnel à cette taille modeste.

Les Leptobramidés vivent dans les eaux côtières sableuses ou vaseuses, souvent proches des estuaires. Leur régime alimentaire n’est pas entièrement documenté, mais leur morphologie (bouche large, maxillaire long, dents fines) suggère une alimentation composée de petits invertébrés, de poissons juvéniles et d’organismes benthiques. La reproduction est encore peu connue, mais comme beaucoup de poissons côtiers tropicaux, ils seraient probablement ponteurs pélagiques, libérant leurs œufs en pleine eau. Leur présence dans les estuaires laisse supposer des déplacements saisonniers liés à la reproduction ou à l’alimentation.

Les Leptobramidés possèdent une combinaison de traits morphologiques très distinctifs : • un corps profond et comprimé • un maxillaire très allongé dépassant largement l’œil • un préorbitaire dentelé • des yeux relativement petits avec un repli adipeux • une dorsale courte située en arrière du milieu du corps • des écailles nombreuses (75–77 sur la ligne latérale) Ces caractéristiques en font un groupe morphologiquement isolé parmi les poissons côtiers tropicaux.

Les Leptobramidés ne réalisent pas de migrations océaniques à grande échelle. Ils effectuent plutôt des déplacements locaux entre les zones côtières, les estuaires et parfois les rivières. Leur tolérance à différents niveaux de salinité leur permet de suivre les variations saisonnières des eaux côtières et des estuaires.

Les Leptobramidés partagent plusieurs traits : • un corps comprimé et haut • une morphologie pélagique côtière • une dorsale courte avec 4 épines • une anal longue avec 3 épines et 26–30 rayons mous • une capacité à vivre en eaux marines, saumâtres et parfois douces • une répartition restreinte à l’Australie et à la Nouvelle‑Guinée Ces traits les distinguent nettement des autres poissons de l’ordre Carangaria.
La famille Leptobramidae est très réduite, comprenant : • 1 genre valide : Leptobrama2 espèces reconnues : – Leptobrama muelleriLeptobrama pectoralis (espèce ressuscitée taxonomiquement en 2016)