Tarsiiformes

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Classification (3 gen, 12 esp)
Mammifères-Euthèriens-Primates-Tarsiiformes-Tarsiidés
(Tarsiers)

 



 

Genres

Espèces representatives

Description

Carlito
(1 espèce)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Prédateurs
6. Statut et effectif du Tarsier des Philippines

 

Carlito syrichtaTarsier des Philippines

Le Tarsier des Philippines est endémique du Sud‑Est des Philippines, présent sur les îles de Bohol, Leyte, Samar, Dinagat, Mindanao, Basilan, Maripipi et Siargao ; il occupe principalement les forêts tropicales humides, les zones arbustives, les forêts secondaires, et les zones de végétation dense où il se déplace exclusivement dans les arbres .

Le tarsier des Philippines mesure 8,5 à 16 cm de longueur corporelle, avec une queue d’environ 23 cm ; son poids varie de 85 à 165 g, les femelles pesant environ 120 g et les mâles 130 g ; il possède les plus grands yeux proportionnellement à la taille du corps parmi tous les mammifères, une tête pivotant à 180°, et des doigts allongés munis de ventouses facilitant l’adhérence aux branches .

Le tarsier des Philippines est strictement nocturne, territorial, arboricole, solitaire ou vivant en petits groupes ; il est carnivore, se nourrissant exclusivement d’insectes (papillons de nuit, sauterelles) mais aussi de lézards, serpents et petits oiseaux, qu’il peut capturer en plein saut ; il peut bondir jusqu’à 3 m grâce à un tarse allongé ; il communique par ultrasons (jusqu’à 91 kHz) et possède un cri territorial puissant ; la reproduction est vivipare, avec un seul petit, et les jeunes sont nidicoles ; l’espèce est monogame selon certaines observations .

Le tarsier des Philippines possède plusieurs particularités uniques : des yeux immenses et immobiles, nécessitant une rotation de la tête pour regarder autour de lui ; une ouïe extrêmement fine grâce à des oreilles mobiles ; la capacité d’émettre et percevoir des ultrasons, ce qui lui permet de communiquer discrètement et de repérer ses proies ; un tarse hypertrophié permettant des sauts spectaculaires ; une queue longue et nue servant à l’équilibre ; il est l’un des plus anciens primates d’Asie, présent depuis l’Éocène selon les données paléontologiques

Les sources ne listent pas explicitement les prédateurs du tarsier des Philippines ; cependant, les textes indiquent que ses ultrasons sont inaudibles pour la majorité de ses prédateurs naturels, notamment les oiseaux, serpents et lézards, ce qui implique que ces groupes constituent ses principaux prédateurs potentiels ; cette inférence est basée sur les informations fournies dans les sources, mais n’est pas explicitement détaillée comme une liste de prédateurs .

Le tarsier des Philippines est classé Quasi menacé (NT) par l’UICN, et inscrit en Annexe II de la CITES ; il a figuré entre 2000 et 2020 parmi les 25 primates les plus menacés au monde ; les populations sauvages sont estimées à environ 1 000 individus en 2011, et les données récentes indiquent une population totale inférieure à 2 500 individus ; les principales menaces sont la déforestation, la fragmentation de l’habitat, la capture pour le commerce illégal, et la mortalité élevée en captivité, l’espèce étant extrêmement sensible au stress .

Cephalopachus
(1 espèce)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Prédateurs
6. Statut et effectif du Tarsier de Horsfield

 

Cephalopachus bancanus – Tarsier de Horsfield

Le Tarsier de Horsfield est présent en Asie du Sud‑Est, sur les îles de Bangka, Belitung, Karimata, Natuna, Sumatra, ainsi que sur Bornéo (Indonésie, Malaisie, Brunei) ; il vit dans les forêts primaires et secondaires, les forêts tropicales humides, les mangroves, et préfère les habitats à sous‑bois dense, étant incapable de s’adapter aux milieux agricoles .

Le tarsier de Horsfield mesure 13 cm pour une longueur totale de 32 à 37 cm, et pèse 105 à 135 g ; il possède les plus grands yeux proportionnellement à la taille du crâne parmi les mammifères, des oreilles arrondies, une queue grêle, et des doigts munis de coussinets et griffes pointues ; sa tête peut pivoter à 90° et son pelage est brun à sable

Le tarsier de Horsfield est nocturne, arboricole, territorial, et se déplace par sauts verticaux, réalisant 650 à 850 sauts par nuit ; il grimpe sur des troncs de 1 à 4 cm de diamètre ; il est strictement carnivore, consommant arthropodes (coléoptères, sauterelles, cafards, papillons, mantes), mais aussi petits oiseaux, chauves‑souris, reptiles et œufs ; il communique par vocalisations ; la reproduction est vivipare, mais les sources ne donnent pas de détails sur la gestation ou la taille des portées .

Le tarsier de Horsfield possède des yeux immenses, une tête très mobile, une queue longue, des doigts allongés adaptés à l’adhérence, et une morphologie spécialisée pour le saut ; il ne présente pas d’incisives intermédiaires sur la mâchoire supérieure, un trait distinctif ; il réalise un nombre très élevé de sauts nocturnes, et utilise des vocalisations territoriales ; il montre une préférence marquée pour les troncs fins et un comportement de chasseur d’embuscade

Les sources ne listent aucun prédateur explicite pour cette espèce ; toutefois, par inférence écologique (non documentée dans les sources), ses prédateurs probables incluent les rapaces nocturnes, les serpents arboricoles, les félins asiatiques de petite taille, et les civettes, comme pour les autres tarsiers ; cette inférence repose sur l’écologie des tarsiers mais n’est pas fournie directement par les sources.

Le tarsier de Horsfield est classé Vulnérable (VU) par l’UICN, avec un statut A2cd, et inscrit en Annexe II de la CITES ; les populations sont en déclin en raison de la déforestation, de la perte d’habitat, et du commerce illégal ; les sources ne fournissent aucune estimation d’effectif global, mais indiquent que l’espèce est menacée par la destruction des forêts et la fragmentation de son habitat .

Tarsius
(10 espèces)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Prédateurs
6. Variétés et espèce du genre Tarsius

 

Tarsius tarsierTarsier spectral
Tarsius dentatusTarsier de Dian
Tarsius pumilusTarsier pygmée
Tarsius pelengensisTarsier de Peleng

Le genre Tarsius est endémique de l’Asie du Sud‑Est insulaire, présent exclusivement dans les archipels de la région Wallacea, principalement sur l’île de Sulawesi et ses îlots satellites ; toutes les espèces du genre Tarsius sont strictement limitées à Sulawesi, contrairement aux autres tarsiers répartis à Bornéo‑Sumatra (Cephalopachus) ou aux Philippines (Carlito) ; les tarsiers occupent les forêts tropicales primaires et secondaires, les forêts denses, les zones arbustives, et parfois les plantations, tant qu’il existe des supports verticaux pour le saut .

Les Tarsius sont de petits primates nocturnes mesurant environ 10 à 14 cm de longueur corporelle, avec une queue de 12 à 28 cm selon les espèces ; leur poids varie de 80 à 150 g, avec un léger dimorphisme sexuel où les mâles sont un peu plus grands ; ils possèdent des yeux extrêmement grands, une tête mobile à 180°, des oreilles nues et mobiles, et des membres postérieurs hypertrophiés adaptés au saut vertical .

Les Tarsius sont strictement nocturnes, arboricoles, et se déplacent par sauts rapides entre les troncs verticaux ; ils sont carnivores, se nourrissant d’insectes et de petits vertébrés (oiseaux, reptiles, chauves‑souris) ; ils dorment dans des amas de végétation, des vignes, ou des creux d’arbres ; ils vivent en petits groupes ou en unités familiales, selon les espèces ; la reproduction est vivipare, avec un unique petit par portée, déjà bien développé à la naissance ; les tarsiers communiquent par vocalisations, parfois ultrasoniques, et défendent des territoires bien définis .

Les Tarsius possèdent plusieurs particularités remarquables : des yeux proportionnellement plus grands que leur cerveau, une tête pivotant à plus de 180°, une locomotion par saut vertical unique chez les haplorrhiniens, une morphologie spécialisée avec un tarse allongé, et une écologie strictement carnivore, rare chez les primates ; ils représentent l’un des clades les plus anciens des haplorrhiniens, avec un registre fossile remontant à l’Éocène ; leur distribution insulaire a favorisé une spéciation rapide sur Sulawesi .

Les sources ne listent pas explicitement les prédateurs du genre Tarsius ; toutefois, par inférence écologique basée sur leur mode de vie nocturne et arboricole, leurs prédateurs probables incluent les rapaces nocturnes, les serpents arboricoles, les civettes, et les félins asiatiques de petite taille ; cette inférence n’est pas explicitement fournie par les sources mais découle de l’écologie des tarsiers .

Le genre Tarsius comprend 12 espèces vivantes reconnues, toutes endémiques de Sulawesi et de ses îles satellites ; les espèces listées dans les sources sont : Tarsius dentatus, T. lariang, T. niemitzi, T. pelengensis, T. pumilus, T. sangirensis, T. tarsier, T. tumpara, T. wallacei, T. fuscus, T. spectrumgurskyae, T. supriatnai ; certaines espèces fossiles sont également connues, comme T. eocaenus et T. sirindhornae ; cette diversité reflète une radiation évolutive insulaire très marquée sur Sulawesi .