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Classification (env 76
gen, env 491 esp)
Métazoaires-Triploblastiques-Cordés-Deutérostomiens-Vertébrés-Gnathostomes-Tétrapodes-Mammifères-Thèriens-Eutheriens-Primates
(Singes du Nouveau et de l'Ancien-Monde... l'homme.)

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Ordres |
Description |
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Lorisiformes
(env 9 gen, env 36 esp)
1.
Morphologie et description
2. Place des Lorisiformes au sein des Primates
3. Genres et diversités au sein des Lorisiformes |
Les
Lorisiformes sont des primates nocturnes, dotés de
grands yeux adaptés à la vision dans l’obscurité, d’un museau
court, d’oreilles sensibles, et d’une fourrure dense ;
ils possèdent une griffe de toilette sur le deuxième orteil
et un peigne dentaire pour le toilettage ; les loris
et pottos ont un corps robuste, des membres de longueur
similaire et un déplacement lent et silencieux, tandis que
les galagos ont des membres postérieurs très allongés,
une queue longue, et sont capables de sauts spectaculaires
; leur morphologie reflète deux stratégies opposées : la
furtivité chez les loris et la vitesse chez les galagos.
Les Lorisiformes appartiennent à
l’ordre des Primates, au sous‑ordre des Strepsirrhiniens,
aux côtés des lémuriens de Madagascar ; ils forment l’un des deux
grands clades de Strepsirrhiniens, l’autre étant les Lémuriformes
; ils se distinguent par leur activité nocturne, leur
olfaction développée, leur rhinarium humide, et des
adaptations locomotrices uniques ; ils sont considérés comme une
lignée ancienne, ayant divergé tôt dans l’évolution des primates, et
jouent un rôle clé dans la compréhension des primates nocturnes
ancestraux.
Les Lorisiformes comprennent 2
familles, 9 genres et plus de 40 espèces, répartis
en deux grands groupes : – Lorisidae : les loris et pottos, à
déplacement lent ; genres Loris, Nycticebus,
Xanthonycticebus, Perodicticus, Arctocebus ; –
Galagidae : les galagos ou bushbabies, rapides et sauteurs ;
genres Galago, Galagoides, Otolemur,
Sciurocheirus, Euoticus ; Les loris asiatiques (Nycticebus,
Loris) sont connus pour leur morsure toxique, unique
chez les primates, tandis que les galagos africains sont réputés
pour leurs performances locomotrices, capables de sauts
dépassant 2 m. |
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Lémuriformes
(15 gen, 101 esp)
1.
Morphologie et description
2. Place des Lémuriformes au sein des Primates
3. Genres et diversités au sein des Lémuriformes
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Les
Lémuriformes présentent une grande diversité morphologique,
allant de 30 g chez les microcèbes à plus de 9 kg chez
les indris ; ils possèdent un museau allongé, un rhinarium
humide, de grands yeux adaptés à la vision nocturne chez
les espèces nocturnes, une dentition avec peigne dentaire
pour le toilettage, et une griffe de toilette sur le deuxième
orteil ; leur pelage varie du gris au roux, parfois avec des motifs
contrastés ; leur locomotion est très diversifiée : saut vertical
chez les sifakas, quadrupédie arboricole chez les lémurs,
saut rapide chez les microcèbes ; leur comportement social varie
de groupes familiaux complexes à des espèces solitaires ; plusieurs
espèces présentent des adaptations saisonnières, comme
l’hibernation chez certains Cheirogaleidés.
Les Lémuriformes appartiennent à
l’ordre des Primates, au sous‑ordre des Strepsirrhiniens,
qui regroupe également les Lorisiformes ; ils constituent l’un des
deux grands clades de Strepsirrhiniens, caractérisés par un
rhinarium humide, une olfaction développée, une
activité souvent nocturne, et des traits primitifs par
rapport aux Haplorrhiniens ; les Lémuriformes sont endémiques de
Madagascar, où ils ont évolué en isolation pendant plus de 50
millions d’années, donnant naissance à une radiation évolutive
exceptionnelle ; ils représentent un modèle clé pour comprendre
l’évolution des primates ancestraux et les adaptations aux
environnements insulaires.
Les Lémuriformes comprennent 5
familles, plus de 100 espèces et une grande diversité
écologique : – Cheirogaleidae : microcèbes, lémuriens nains,
lémurs souris géants ; plus petits primates du monde, souvent
nocturnes, certains hibernants ; – Lemuridae : makis, lémurs
bruns, varis ; espèces diurnes, sociales, omnivores, très
diversifiées ; – Indriidae : indris, sifakas, avahis ; grands
sauteurs verticaux, souvent folivores, avec des vocalisations
puissantes ; – Lepilemuridae : lepilemurs ou lémurs sauteurs
; nocturnes, folivores stricts, locomotion par sauts verticaux ; –
Daubentoniidae : Daubentonia madagascariensis,
l’aye‑aye ; espèce unique, nocturne, insectivore, dotée d’un
troisième doigt extrêmement allongé pour extraire les larves. |
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Tarsiiformes
(3 gen, 12 esp)
1.
Morphologie et description
2. Place des Tarsiiformes au sein des Primates
3. Genres et diversités au sein des Tarsiiformes
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Les
Tarsiiformes sont de petits primates pesant 80 à 150 g,
caractérisés par des yeux gigantesques, proportionnellement
les plus grands de tous les mammifères par rapport à la taille du
crâne ; chaque œil est plus volumineux que leur cerveau. Leur tête
peut pivoter de 180° grâce à des vertèbres cervicales
modifiées. Ils possèdent des membres postérieurs extrêmement
allongés, adaptés au saut, avec un tibia et un péroné
fusionnés ; leurs doigts sont munis de disques adhésifs
facilitant l’adhérence aux branches. Leur dentition est insectivore,
leur fourrure est douce, et leur queue est longue, souvent nue à
l’extrémité. Leur locomotion est basée sur des sauts explosifs
pouvant dépasser 2 m malgré leur petite taille.
Les tarsiers appartiennent à
l’ordre des Primates, mais occupent une position unique : ils
sont classés dans le sous‑ordre des Haplorrhiniens aux côtés
des singes et des hominoïdes, mais conservent plusieurs traits
primitifs rappelant les Strepsirrhiniens. Ils constituent un clade
distinct, les Tarsiiformes, séparé très tôt dans l’évolution
des primates. Ils partagent avec les Haplorrhiniens l’absence de
rhinarium humide et certains traits neuro‑anatomiques, mais se
distinguent par leur nocturnité, leur morphologie extrême,
et leur écologie insectivore stricte. Ils représentent une
lignée relictuelle, essentielle pour comprendre l’évolution des
primates ancestraux.
Les Tarsiiformes comprennent une
seule famille actuelle, les Tarsiidae, regroupant un seul
genre vivant, Tarsius, mais subdivisé en plusieurs
espèces réparties en trois groupes géographiques : – Tarsiers des
Philippines : Tarsius syrichta et espèces proches,
arboricoles, très spécialisés, connus pour leurs yeux immenses ; –
Tarsiers de Sulawesi : groupe le plus diversifié, comprenant
plus de 10 espèces (ex. Tarsius tarsier, T.
dentatus, T. lariang), souvent différenciées par leurs
vocalisations territoriales ; – Tarsiers de Bornéo et Sumatra
: espèces comme Tarsius bancanus, vivant dans les forêts
tropicales basses ; La diversité réelle est probablement
sous‑estimée, car les tarsiers présentent une spéciation
cryptique, avec des espèces morphologiquement proches mais
génétiquement distinctes. |
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Platyrrhiniens
( 17 gen, 155 esp)
1.
Morphologie et description
2. Place des Platyrrhiniens au sein des Primates
3. Genres et diversités au sein des Platyrrhiniens
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Les
Platyrrhiniens se caractérisent par des narines largement
écartées, orientées latéralement, un trait distinctif par
rapport aux Catarrhiniens ; ils possèdent généralement une queue
longue, souvent préhensile chez les Atelidae, utilisée
comme un véritable cinquième membre ; leur taille varie de 100 g
chez les ouistitis à plus de 10 kg chez les singes hurleurs ;
leur dentition est typiquement 2.1.3.3, avec trois
prémolaires ; leur pelage est varié, parfois très coloré, et leurs
membres sont adaptés à la locomotion arboricole, incluant la
suspension, le saut ou la quadrupédie ; leur vision est bien
développée, mais certaines espèces présentent encore du
dichromatisme, notamment chez les femelles.
Les
Platyrrhiniens appartiennent à l’ordre des Primates, au
sous‑ordre des Haplorrhiniens, et forment l’un des deux
grands groupes de singes, les Anthropoïdes, aux côtés des
Catarrhiniens (singes de l’Ancien Monde et Hominoïdes) ; ils ont
divergé des Catarrhiniens il y a environ 35 à 40 millions
d’années, probablement à partir d’ancêtres africains ayant
colonisé l’Amérique du Sud ; ils sont strictement néotropicaux,
occupant les forêts tropicales d’Amérique centrale et du Sud ; leur
évolution insulaire a conduit à des innovations uniques comme la
queue préhensile, la polyandrie chez certains
callitrichidés, et des systèmes sociaux très variés.
Les Platyrrhiniens comprennent
5 familles, plus de 20 genres et environ 150 espèces,
répartis en grands ensembles écologiques : – Callitrichidae :
ouistitis et tamarins (Callithrix, Mico, Saguinus,
Leontopithecus), les plus petits singes du Nouveau Monde,
souvent polyandres, avec des jumeaux fréquents ; – Cebidae :
capucins et saïmiris (Cebus, Sapajus, Saimiri),
très intelligents, omnivores, souvent utilisés comme modèles
cognitifs ; – Aotidae : singes de nuit (Aotus), seuls
singes nocturnes du Nouveau Monde, dotés de grands yeux ; –
Pitheciidae : sakis, ouakaris et titis (Pithecia,
Chiropotes, Cacajao, Callicebus), spécialisés dans
la consommation de graines dures ; – Atelidae : atèles,
hurleurs et muriquis (Ateles, Alouatta, Brachyteles),
les plus grands Platyrrhiniens, dotés d’une queue préhensile très
développée et de capacités locomotrices acrobatiques. |
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Catarrhiniens
(32 gen, 187 esp)
1.
Morphologie et description
2. Place des Catarrhiniens au sein des Primates
3. Genres et diversités au sein des Catarrhiniens
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Les
Catarrhiniens se caractérisent par des narines rapprochées,
orientées vers le bas, une dentition 2.1.2.3, des membres
robustes, et une grande diversité de tailles allant de 1 kg
chez certains cercopithèques à plus de 150 kg chez les
gorilles ; leur queue est non préhensile, et absente chez les
Hominoïdes ; leur vision est hautement développée, avec un
trichromatisme complet chez la plupart des espèces ; leur
squelette est adapté à la quadrupédie terrestre, à la
quadrupédie arboricole, au brachiation (gibbons) ou à la
locomotion bipède (humains) ; leur cerveau est volumineux,
associé à des comportements sociaux complexes, une communication
riche et une grande plasticité cognitive.
Les
Catarrhiniens appartiennent à l’ordre des Primates, au
sous‑ordre des Haplorrhiniens, et forment avec les
Platyrrhiniens le clade des Anthropoïdes ; ils regroupent les
Cercopithecoidea (singes de l’Ancien Monde) et les
Hominoidea (gibbons, grands singes, humains) ; ils ont divergé
des Platyrrhiniens il y a environ 35 à 40 millions d’années,
et se sont diversifiés en Afrique, en Europe et en Asie ; leur
évolution est marquée par une augmentation de la taille corporelle,
du volume cérébral, de la complexité sociale et de la diversité
locomotrice ; ils représentent aujourd’hui les primates les plus
largement distribués hors du continent américain.
Les Catarrhiniens comprennent 2
super‑familles, 7 familles et plus de 150 espèces,
réparties en deux grands ensembles : – Cercopithecoidea :
singes de l’Ancien Monde, avec deux familles principales : •
Cercopithecidae : babouins (Papio), macaques (Macaca),
vervets (Chlorocebus), colobes (Colobus), langurs (Trachypithecus),
nasiques (Nasalis) ; • Hylobatidae : gibbons (Hylobates,
Nomascus, Symphalangus), spécialistes du brachiation ;
– Hominoidea : grands singes et humains, comprenant : •
Hominidae : orangs‑outans (Pongo), gorilles (Gorilla),
chimpanzés et bonobos (Pan), humains (Homo) ; •
Hylobatidae (déjà cité) : gibbons, parfois séparés selon les
classifications ; Les Catarrhiniens présentent une diversité
exceptionnelle de systèmes sociaux, allant des harems
(colobes, langurs) aux sociétés multi‑mâles/multi‑femelles
(macaques, babouins), jusqu’aux structures familiales complexes des
Hominoïdes. |
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