Platyrrhiniens

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Classification (17 gen, 155 esp)
Mammifères-Euthèriens-Primates-Platyrrhiniens
(Singes du Nouveau-Monde)

 


 

Familles

Espèces representatives

Description

Atélidés
(4 gen, 27 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Prédateurs
6. Variétés et espèce des Atélidés

 

Ateles belzebuthatèle à ventre blanc
Ateles geoffroyi
atèle de Geoffroy
Ateles paniscus
atèle noir
 Lagothrix lagotrichasinge laineux commun
Lagothrix cana
singe laineux gris
Brachyteles arachnoides
muriqui du Sud
Brachyteles hypoxanthus
muriqui du Nord
Alouatta seniculus
hurleur roux

Les Atélidés sont strictement néotropicaux, présents dans les forêts d’Amérique centrale et du Sud, depuis le sud du Mexique jusqu’au nord de l’Argentine ; les hurleurs (Alouatta)** sont les plus largement distribués, occupant forêts humides, forêts sèches et savanes boisées ; les singes-araignées (Ateles)** s’étendent du sud du Mexique à l’Amazonie ; les singes laineux (Lagothrix)** sont limités au bassin amazonien ; les muriquis (Brachyteles)** sont restreints à la forêt atlantique du sud-est du Brésil.

Les Atélidés comptent parmi les plus grands singes du Nouveau Monde, avec une longueur corporelle de 34 à 72 cm chez les Atelinae et de 55 à 91 cm chez les hurleurs, pour un poids variant de 4 à 15 kg selon les genres ; ils possèdent une queue préhensile très développée, souvent dotée d’une surface tactile nue à l’extrémité, utilisée comme un véritable cinquième membre ; les hurleurs présentent un hyoïde hypertrophié permettant leurs vocalisations puissantes.

Les Atélidés sont diurnes, hautement arboricoles, et vivent dans les forêts tropicales ; leur régime est principalement frugivore chez les singes-araignées et les muriquis, tandis que les hurleurs sont davantage folivores ; les groupes sociaux varient de harems (hurleurs) à des groupes multi-mâles/multi-femelles pouvant compter jusqu’à 25 individus ; la reproduction donne généralement un seul petit après une gestation de 180 à 225 jours, avec un intervalle de 1 à 3 ans entre les naissances.

Les Atélidés se distinguent par leur queue préhensile, la plus performante de tous les primates, capable de supporter tout le poids du corps ; les singes-araignées et muriquis présentent une locomotion suspensive et une grande agilité, tandis que les hurleurs sont connus pour leurs cris puissants audibles à plusieurs kilomètres grâce à leur hyoïde développé ; les femelles Ateles et Brachyteles possèdent un clitoris pendulaire, trait notable chez les Atélidés.

Les sources ne listent pas explicitement les prédateurs des Atélidés ; toutefois, par inférence écologique (non documentée dans les sources), leurs principaux prédateurs probables incluent les félins néotropicaux (jaguar, puma), les rapaces, les serpents constricteurs (boa, anaconda), et parfois les canidés sauvages ; leur défense repose sur la hauteur dans la canopée, la cohésion sociale, et la fuite arboricole rapide.

Les Atélidés comprennent 4 genres et 24 à 26 espèces selon les classifications : – Alouatta : hurleurs, environ 10 espèces (ex. A. palliata, A. seniculus, A. caraya) ; – Ateles : singes-araignées, environ 7 espèces ; – Brachyteles : muriquis, 2 espèces (B. arachnoides, B. hypoxanthus) ; – Lagothrix : singes laineux, 4 espèces ; Les sources indiquent 24 espèces pour l’ensemble de la famille, réparties en ces quatre genres.

Aotidés
(1 gen, 11 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Prédateurs
6.
Variétés et espèce des Aotidés

 

Aotus azaraedouroucouli d’Azara
Aotus lemurinus
douroucouli à face claire
Aotus vociferans
douroucouli vociférant
Aotus nancymaae
douroucouli de Nancy Ma
Aotus trivirgatus
douroucouli à trois bandes
Aotus zonalis
douroucouli panaméen
Aotus brumbacki
douroucouli de Brumback
 Aotus griseimembradouroucouli à membres gris

Les Aotidés sont strictement néotropicaux et répartis depuis le sud du Panama jusqu’au nord de l’Argentine, incluant la Colombie, le Pérou, la Bolivie, le Paraguay, et le Brésil ; ils occupent une grande variété de forêts tropicales : forêts humides de plaine, forêts de nuages, forêts décidues, forêts semi‑décidues, forêts sèches, galeries forestières et mangroves ; ils vivent dans des forêts primaires, secondaires et même des fragments forestiers .

Les Aotidés sont de petits singes nocturnes pesant 455 à 1 254 g pour une longueur corporelle de 24 à 37 cm, avec une queue non préhensile de 31 à 40 cm ; ils possèdent une fourrure dense et laineuse, un visage rond, et surtout des yeux très grands adaptés à la vision nocturne ; leur pelage varie du gris argenté dorsal au jaune‑orangé ventral, avec des marques faciales sombres caractéristiques .

Les Aotidés sont les seuls singes strictement nocturnes du Nouveau Monde ; ils vivent en petites familles monogames composées d’un couple et de leurs jeunes ; ils sont omnivores‑insectivores, consommant fruits, feuilles, fleurs, gomme, insectes et parfois de petits vertébrés ; ils utilisent un répertoire vocal riche, incluant des appels amplifiés par un sac gulaire ; la reproduction est monogame, avec une gestation de 122 à 153 jours et la naissance d’un seul petit, porté et élevé principalement par le mâle, un trait rare chez les primates ; la maturité sexuelle survient vers 2 ans .

Les Aotidés se distinguent par leur nocturnité exclusive, leur vision monochromatique optimisée pour la faible luminosité, leur sac vocal permettant des appels puissants, et leur monogamie stricte ; ils présentent une variabilité chromosomique élevée, ce qui a conduit à une révision taxonomique majeure du genre Aotus ; ils sont également utilisés en recherche biomédicale, car certaines espèces peuvent être infectées par Plasmodium falciparum, un cas rare chez les primates non humains .

Les sources ne listent pas explicitement les prédateurs des Aotidés ; toutefois, par inférence écologique (non documentée dans les sources), leurs prédateurs probables incluent les rapaces nocturnes, les félins néotropicaux (ocelot, margay), les serpents arboricoles, et les canidés sauvages ; leur défense repose sur la vigilance, la discrétion nocturne, et la fuite arboricole.

Les Aotidés comprennent un seul genre, Aotus, regroupant 11 espèces vivantes selon les sources récentes ; la taxonomie distingue deux grands groupes : – Groupe à cou gris : A. lemurinus, A. trivirgatus, A. vociferans, A. hershkovitzi (souvent considéré synonyme), A. jorgehernandezi ; – Groupe à cou roux : A. azarae, A. nigriceps, A. miconax, A. nancymaae, A. infulatus (souvent sous‑espèce de A. azarae), A. brumbacki, A. griseimembra, A. zonalis (parfois élevées au rang d’espèces) ; Les sources indiquent 11 espèces reconnues, avec plusieurs taxons encore débattus en raison de la forte variabilité chromosomique du genre.

Pithécidés
(4 gen, 54 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Prédateurs
6.
Variétés et espèce des Pithécidés

 

Pithecia pitheciasaki à face blanche
Pithecia monachus
saki moine
Pithecia irrorata
saki poudré
Chiropotes satanas
saki satan
Chiropotes albinasus
saki à nez blanc
Cacajao calvus
ouakari chauve
Cacajao rubicundus
ouakari roux
Callicebus cupreus
titi cuivré

 

Les Pithécidés sont strictement néotropicaux, répartis dans le bassin amazonien et les forêts adjacentes du Venezuela, Colombie, Équateur, Pérou, Bolivie et Brésil ; les sakis (Pithecia) occupent les forêts humides de terre ferme et les forêts secondaires ; les ouakaris (Cacajao) sont associés aux forêts inondées (várzea, igapó) ; les chiropotes (Chiropotes) vivent dans les forêts de canopée dense du nord de l’Amazonie.

Les Pithécidés mesurent 30 à 60 cm de longueur corporelle, avec une queue non préhensile de 25 à 55 cm ; leur poids varie de 1,5 à 4 kg selon les genres ; les ouakaris sont les plus robustes, avec un crâne puissant et une face nue rouge ; les sakis sont plus graciles, avec une fourrure longue et un visage contrasté ; les chiropotes possèdent une barbe noire caractéristique.

Les Pithécidés sont diurnes, arboricoles, et vivent en groupes sociaux de 10 à 50 individus ; ils sont spécialisés dans la frugivorie dure, consommant principalement graines, noix, fruits à coque épaisse, complétés par insectes, fleurs et feuilles ; leur dentition robuste leur permet d’ouvrir des fruits que d’autres primates ne peuvent pas exploiter ; la reproduction donne généralement un seul petit, avec une gestation d’environ 5 à 6 mois ; les groupes présentent souvent une structure multi‑mâles/multi‑femelles.

Les Pithécidés se distinguent par leur dentition spécialisée pour casser les graines dures, avec des canines développées et des molaires épaisses ; les ouakaris possèdent une face rouge vif, indicateur de santé et de statut reproducteur ; les sakis présentent une locomotion par bonds rapides dans la canopée ; les chiropotes ont une barbe noire et un crâne massif ; leur écologie est fortement liée aux cycles saisonniers de fructification, ce qui influence leurs déplacements et leur organisation sociale.

Les sources ne listent pas explicitement les prédateurs des Pithécidés ; par inférence écologique, leurs prédateurs probables incluent les félins néotropicaux (jaguar, puma), les rapaces (harpie féroce), les serpents constricteurs (boa, anaconda), et parfois les tayras ; leurs défenses reposent sur la vigilance collective, la fuite arboricole, et la cohésion de groupe.

Les Pithécidés comprennent 4 genres et environ 40 espèces selon les classifications récentes : – Pithecia : sakis, plus de 16 espèces (ex. P. pithecia, P. monachus, P. irrorata) ; – Chiropotes : sakis barbus, environ 5 espèces (ex. C. satanas, C. albinasus) ; – Cacajao : ouakaris, 4 espèces (ex. C. calvus, C. rubicundus) ; – Plecturocebus n’en fait pas partie (ce sont des titi), donc non inclus ; Les sources indiquent environ 40 espèces réparties dans ces trois genres principaux, avec une taxonomie en révision constante en raison de la diversité morphologique et génétique.

Cébidés
(2 gen, 17 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Prédateurs
6.
Variétés et espèce des Cébidés

 

Cebus capucinuscapucin à face blanche
Cebus olivaceus
capucin olive
Sapajus apella
capucin brun
Sapajus nigritus
capucin noir
 Saimiri sciureussaïmiri commun
Saimiri oerstedii
saïmiri d’Oersted
Saimiri boliviensis
saïmiri de Bolivie
Saimiri vanzolinii
saïmiri de Vanzolini

 

Les Cébidés sont strictement néotropicaux, répartis depuis le Honduras et le Nicaragua jusqu’au nord de l’Argentine, en passant par la Colombie, le Venezuela, l’Équateur, le Pérou, la Bolivie, le Paraguay et le Brésil ; ils occupent une grande variété d’habitats, incluant forêts tropicales humides, forêts sèches, forêts de galerie, mangroves, forêts secondaires, et parfois des zones anthropisées ; les capucins sont particulièrement adaptables, tandis que les saïmiris préfèrent les forêts de plaine et les zones inondables.

Les Cébidés sont de petits à moyens primates ; les capucins (Cebus, Sapajus) mesurent 30 à 56 cm avec une queue de longueur similaire, pour 2 à 4,5 kg ; les saïmiris (Saimiri) mesurent 25 à 35 cm pour 600 à 1 200 g ; ils possèdent une queue non préhensile chez les saïmiris et semi‑préhensile chez certains capucins, un crâne arrondi, un visage expressif, et une grande agilité arboricole.

Les Cébidés sont diurnes, hautement sociaux, vivant en groupes de 10 à plus de 50 individus ; les capucins sont omnivores opportunistes, consommant fruits, insectes, œufs, petits vertébrés, nectar et parfois ressources anthropiques ; les saïmiris sont surtout insectivores‑frugivores ; la reproduction donne généralement un seul petit après une gestation de 150 à 170 jours ; les capucins présentent une hiérarchie sociale complexe, tandis que les saïmiris ont des groupes saisonniers avec des mâles gonflant leur masse corporelle en période de reproduction.

Les Cébidés se distinguent par leur intelligence élevée, notamment chez les capucins, capables d’utiliser des outils, de casser des noix, de manipuler des objets et de résoudre des problèmes complexes ; les saïmiris possèdent un cerveau très développé proportionnellement à leur taille ; les capucins ont une queue partiellement préhensile, utilisée comme stabilisateur ; leur plasticité écologique est l’une des plus fortes parmi les primates du Nouveau Monde.

Les prédateurs des Cébidés incluent les félins néotropicaux (ocelot, jaguar, puma), les rapaces (harpie féroce), les serpents constricteurs (boa, anaconda), et parfois les tayras ; leurs stratégies de défense reposent sur la vigilance collective, les cris d’alarme, la fuite arboricole rapide, et chez les capucins, des comportements de harcèlement envers les prédateurs.

Les Cébidés comprennent 3 genres et environ 25 espèces selon les classifications récentes : – Cebus : capucins graciles, environ 7 espèces (ex. C. capucinus, C. albifrons) ; – Sapajus : capucins robustes, environ 8 espèces (ex. S. apella, S. nigritus) ; – Saimiri : saïmiris, environ 7 à 9 espèces (ex. S. sciureus, S. boliviensis) ; Les Cébidés représentent l’un des groupes les plus comportementalement complexes des Platyrrhiniens.

Callitrhicidés
(6 gen, 46 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Prédateurs
6.
Variétés et espèce des Callitrhicidés

 

Callithrix jacchusouistiti commun
Callithrix geoffroyi
ouistiti de Geoffroy
Callithrix penicillata
ouistiti à pinceaux noirs
Saguinus oedipus
tamarin pinché
Saguinus midas
tamarin mains‑dorées
Saguinus imperator
tamarin empereur
Leontopithecus rosalia
singe‑lion doré
Leontopithecus chrysomelas
singe‑lion à tête noire


 

Les Callitrichidés sont strictement néotropicaux, répartis dans le bassin amazonien, la forêt atlantique du Brésil, le nord de la Bolivie, le Pérou, l’Équateur, la Colombie, le Venezuela, et certaines zones d’Amérique centrale comme le Panama et le Costa Rica ; ils occupent principalement les forêts tropicales humides, les forêts secondaires, les forêts de galerie, les zones de végétation dense, et parfois les mosaïques anthropisées, grâce à leur grande plasticité écologique.

Les Callitrichidés sont les plus petits primates anthropoïdes ; leur longueur corporelle varie de 12 à 32 cm, avec une queue de 20 à 44 cm ; leur poids oscille entre 100 g (ouistiti pygmée) et 700 g (tamarin-lion doré) ; ils possèdent des griffes (tegulae) à la place des ongles sur la plupart des doigts, un crâne gracile, un visage nu, et une dentition réduite adaptée à la consommation de gomme et d’insectes.

Les Callitrichidés sont diurnes, arboricoles, et vivent en groupes familiaux de 3 à 15 individus ; leur régime est omnivore, composé de fruits, gomme, sève, insectes, petits vertébrés, nectar et champignons ; la reproduction est coopérative, avec une seule femelle reproductrice par groupe, donnant naissance à des jumeaux dans la majorité des espèces, un trait unique chez les primates ; les mâles et les subadultes participent activement au portage et à l’élevage des jeunes ; la gestation dure 130 à 150 jours.

Les Callitrichidés se distinguent par leurs griffes permettant une locomotion verticale, leur polyandrie facultative, leur reproduction coopérative, et leur capacité à exploiter la gomme grâce à des incisives spécialisées ; ils présentent un dimorphisme social marqué, avec une femelle dominante inhibant la reproduction des autres femelles ; les tamarins-lions possèdent une crinière spectaculaire, tandis que les ouistitis montrent des touffes auriculaires caractéristiques ; leur petite taille favorise une agilité extrême dans la canopée.

Les prédateurs des Callitrichidés incluent les rapaces (harpie féroce, buses), les félins néotropicaux (ocelot, margay), les serpents arboricoles (boa, corail), et les tayras ; leurs stratégies de défense reposent sur la vigilance collective, les cris d’alarme, la fuite rapide, et la cohésion du groupe, les mâles portant souvent les jeunes pour faciliter l’évasion.

Les Callitrichidés comprennent 7 genres et environ 50 espèces : – Callithrix : ouistitis, ~6 espèces (ex. C. jacchus, C. geoffroyi) ; – Mico : ouistitis amazoniens, ~15 espèces ; – Cebuella : ouistiti pygmée, 2 espèces (C. pygmaea, C. niveiventris) ; – Saguinus : tamarins, ~15 espèces (ex. S. midas, S. oedipus) ; – Leontocebus : tamarins saddle-back, ~7 espèces ; – Leontopithecus : tamarins-lions, 4 espèces (ex. L. rosalia, L. chrysomelas) ; – Callimico : tamarin de Goeldi, 1 espèce (C. goeldii), morphologiquement intermédiaire entre callitrichidés et cébidés ; Cette diversité reflète une radiation évolutive liée à la miniaturisation et à la spécialisation alimentaire.