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Classification ()
Métazoaires-Triploblastiques-Cordés-Deutérostomiens-Vertébrés-Gnathostomes-Tétrapodes-Oiseaux-Galliformes-Phasianidés
(Dindons,
tétras, gélinottes, perdrix, roulrouls, faisans et assimilés...)

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Sous-famille |
Espèces
représentatives |
Description |
Méléagridinés
(1 gen, 2 esp)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularite
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Points communs et diversité des espèces chez les
Méléagridinés
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Dindon sauvage (Meleagris gallopavo)
(moins de 125 cm, enverg moins de 150 cm, moins de 11 kg)
Dindon ocellé (Meleagris ocellata)
(moins de 100 cm, moins de 3 kg)

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Les Méléagridinés vivent exclusivement en
Amérique du Nord et centrale, principalement aux États‑Unis,
Mexique, Guatemala et Belize. Ils occupent les
forêts tempérées, forêts mixtes, forêts de montagne,
zones broussailleuses, lisières forestières, prairies
boisées, et parfois les zones agricoles. Répartition centrée
sur les milieux forestiers et semi‑ouverts.
Taille 80–125 cm, poids 3–11 kg, grands mâles 12–14 kg.
Corps massif, pattes robustes, tête nue, caroncules et barbillon chez
les mâles, queue large et arrondie.
Espèces terrestres, vivant en groupes ou bandes,
très actives au sol. Régime omnivore : graines, baies,
fruits, insectes, vers, petits vertébrés,
feuilles. Reproduction : parade spectaculaire du mâle (déploiement
de la queue, vocalisations), nid au sol, ponte 8–15 œufs,
incubation par la femelle, jeunes précoces et très mobiles.
Activité diurne, déplacements en bandes, vigilance élevée.
Les Méléagridinés sont les dindons sauvages du Nouveau Monde,
célèbres pour leur parade nuptiale, leur queue en éventail,
leur tête nue colorée, et leurs vocalisations puissantes (gobble).
Ils sont d’excellents coureurs, capables de voler sur courtes
distances malgré leur taille. Leur comportement est grégaire,
avec une hiérarchie sociale marquée.
Plumage bronze, cuivré, noir, métallique,
souvent irisé, avec des reflets verts ou rouges. Femelles plus
ternes. Tête nue, bleue ou rouge, avec caroncules,
barbillon et parfois appendices charnus. Bec court,
fort, légèrement courbé. Pattes puissantes, éperons chez les mâles.
Les Méléagridinés sont strictement non migrateurs. Ils
restent dans leur territoire toute l’année, effectuant seulement des
déplacements locaux pour la nourriture, l’eau ou la reproduction.
Les Méléagridinés partagent : une écologie terrestre, un
régime omnivore, un plumage irisé, une tête nue, un
comportement grégaire, une parade spectaculaire, et une
non‑migration. Le groupe comprend deux espèces : Meleagris
gallopavo, le dindon sauvage, largement répandu en Amérique
du Nord ; Meleagris ocellata, le dindon ocellé, plus
petit, aux couleurs spectaculaires, vivant au Yucatán et au
Guatemala. Diversité : taille, couleur de la tête,
intensité des irisations, structure sociale, habitat
préféré (forêts tempérées vs forêts tropicales), et motifs du
plumage (ocelles chez M. ocellata). |
Tétraoninés
(6 gen, 18 esp)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularite
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Points communs et diversité des espèces chez les
Tétraoninés |
Centrocercus urophasianus — Tétras des armoises
Tympanuchus cupido — Tétras cupidon
Dendragapus obscurus — Tétras sombre
Onasa umbellus — Gélinotte huppée
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Les Tétraoninés vivent dans l’hémisphère
nord, principalement en Amérique du Nord, Europe et
Asie boréale. Ils occupent les forêts boréales, taïgas,
toundras, montagnes, landes froides, forêts
mixtes, zones arbustives, et les milieux subalpins.
Répartition centrée sur les régions froides et tempérées de
l’Eurasie et de l’Amérique du Nord.
Taille 30–65 cm, poids 400 g à 2 kg, grands mâles 2,5–3
kg. Corps massif, pattes robustes, queue variable selon les genres
(courte chez les lagopèdes, large chez les tétras), silhouette compacte
adaptée au froid.
Espèces terrestres, vivant en groupes ou solitaires
selon la saison. Régime omnivore : bourgeons, aiguilles,
feuilles, baies, graines, insectes, vers.
Reproduction : parades nuptiales spectaculaires chez les mâles (cris,
battements d’ailes, gonflement des caroncules). Nid au sol, ponte
6–12 œufs, incubation par la femelle, poussins précoces.
Activité diurne, forte dépendance aux arbustes et aux zones couvertes.
Les Tétraoninés sont les galliformes du froid, adaptés aux
climats boréaux et montagnards. Plusieurs espèces ont des
pattes plumeuses pour marcher sur la neige. Les lagopèdes
changent de plumage selon la saison (blanc en hiver). Les tétras mâles
ont des parades très élaborées, parfois spectaculaires (tétras
lyre, grand tétras). Leur vol est court mais explosif, typique
des galliformes.
Plumage brun, gris, roux, noir, souvent
barré, moucheté, ou strié, avec des motifs cryptiques.
Chez les lagopèdes : plumage blanc hivernal. Bec court,
fort, adapté à un régime végétal en hiver. Pattes souvent
plumeuses, parfois très densément chez les espèces nordiques.
Les Tétraoninés sont non migrateurs. Ils restent dans leur
territoire toute l’année, effectuant seulement des déplacements
locaux selon la neige, la nourriture et la reproduction.
Les Tétraoninés partagent : une écologie boréale ou
montagnarde, un régime omnivore, un plumage cryptique,
un vol explosif, un comportement discret, et des
parades nuptiales souvent spectaculaires. Le groupe comprend
plusieurs genres : Lagopus (lagopèdes, plumage blanc en hiver),
Tetrao (grand tétras), Lyrurus (tétras lyre),
Falcipennis (gélinottes américaines), Centrocercus (tétras
des armoises), Dendragapus (tétras sombres). Diversité :
taille, plumage saisonnier, habitats froids ou montagnards,
structure des parades, densité des populations, et
adaptations au froid (pattes plumeuses, plumage hivernal). |
Perdicinés
(23 gen, env 90 esp)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularite
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Points communs et diversité des espèces chez les
Perdicinés
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Perdix perdix — Perdrix grise
Francolinus francolinus — Francolin noir
Arborophila rufogularis — Torquéole à gorge rousse
Perdrix rouge — Alectoris rufa

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Les Perdicinés sont présents en Europe,
Asie, Afrique du Nord, Moyen‑Orient, Himalaya,
Asie centrale, Inde, Chine, Indonésie et
Philippines selon les genres. Ils occupent les prairies,
steppes, zones arbustives, lisières forestières,
maquis, milieux rocheux, cultures agricoles, et les
pentes montagnardes. Répartition très large dans l’Ancien Monde,
centrée sur les milieux ouverts ou semi‑ouverts.
Taille 25–40 cm, poids 250–900 g, grands individus 1 kg.
Corps trapu, pattes robustes, queue courte, silhouette compacte typique
des galliformes terrestres.
Espèces terrestres, vivant en couples ou petits groupes,
très actives au sol. Régime omnivore : graines, baies,
insectes, vers, petits invertébrés, parfois
feuilles. Reproduction : nid au sol, ponte 8–20 œufs,
incubation par la femelle, poussins précoces et très
mobiles. Activité diurne, fuite rapide au sol, vol explosif mais très
court.
Les Perdicinés sont les perdrix de l’Ancien Monde,
équivalents écologiques des Odontophoridés américains. Ils
possèdent un plumage cryptique, une fuite au sol très rapide,
et un vol explosif. Plusieurs espèces ont des motifs faciaux
marqués ou des colliers colorés. Leur comportement est discret,
mais les mâles peuvent être vocalement actifs en saison de
reproduction.
Plumage brun, gris, roux, souvent barré,
moucheté, ou strié, avec des motifs faciaux (joues
claires, sourcils, collier noir). Bec court, fort,
légèrement courbé, adapté à un régime omnivore. Pattes robustes, parfois
éperons chez les mâles.
Les Perdicinés sont strictement non migrateurs. Ils
restent dans leur territoire toute l’année, n’effectuant que des
déplacements locaux pour la nourriture ou la reproduction.
Les Perdicinés partagent : une écologie terrestre, un
plumage cryptique, un régime omnivore, une fuite au sol,
un vol explosif, et une reproduction au sol avec poussins
précoces. Le groupe comprend plusieurs genres : Perdix (perdrix
grises et sibériennes), Alectoris (perdrix rouges, bartavelles,
perdrix de rochers), Francolinus et Ortygornis (francolins
africains et asiatiques), Arborophila (perdrix arboricoles
asiatiques). Diversité : taille, motifs du plumage,
habitats allant des steppes aux forêts tropicales, altitude
préférée, densité de population, et structure sociale
(couples, groupes, bandes). |
Rollulinés
(2 gen, 10 esp)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularite
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Points communs et diversité des espèces chez les
Rollulinés |
Rollulus rouloul — Rouloul bleu
Haematortyx sanguiniceps — Rouloul à tête
rouge
Caloperdix oculeus — Rouloul ocellé
Excalfactoria chinensis —
Caille peinte de Chine
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Les Rollulinés vivent en Asie du Sud‑Est,
principalement en Malaisie, Sumatra, Bornéo,
Thaïlande, Myanmar, Laos, Vietnam, Cambodge,
Inde orientale, et Chine méridionale selon les genres. Ils
occupent les forêts tropicales humides, forêts de montagne,
forêts de nuages, sous‑bois denses, bambouseraies,
et les lisières forestières. Répartition centrée sur les
milieux forestiers asiatiques.
Taille 22–30 cm, poids 200–450 g, grands individus 500
g. Corps compact, pattes robustes, queue courte, silhouette typique
des petits galliformes forestiers.
Espèces terrestres, vivant en couples ou petits groupes,
très discrètes dans les sous‑bois. Régime omnivore : graines,
baies, insectes, vers, petits invertébrés,
parfois feuilles. Reproduction : nid au sol, ponte 4–6 œufs,
incubation par la femelle, poussins précoces. Activité
diurne ou crépusculaire, fuite rapide au sol, vol très court.
Les Rollulinés sont les petits galliformes forestiers d’Asie,
extrêmement discrets, souvent plus colorés que les perdrix de
l’Ancien Monde. Plusieurs espèces ont des motifs faciaux
spectaculaires, des plumes brillantes, ou des colliers
colorés. Leur comportement est furtif, presque invisible dans
les sous‑bois, avec des vocalisations douces mais
caractéristiques.
Plumage brun, roux, gris, parfois bleuté ou
noir, souvent barré, moucheté, ou strié.
Certaines espèces présentent des plumes iridescentes ou des
zones colorées (rouge, bleu, blanc). Bec court, fort,
légèrement courbé. Pattes robustes, queue courte.
Les Rollulinés sont strictement non migrateurs. Ils restent dans
leur territoire toute l’année, n’effectuant que des déplacements
locaux pour la nourriture ou la reproduction.
Les Rollulinés partagent : une écologie forestière, un plumage
cryptique ou coloré, un régime omnivore, une fuite au sol,
un vol explosif, et une reproduction au sol avec poussins
précoces. Le groupe comprend plusieurs genres : Rollulus (perdrix
rouloul, très colorée), Melanoperdix (perdrix noire de Bornéo),
Arborophila (perdrix arboricoles asiatiques, nombreuses espèces).
Diversité : taille, motifs du plumage, coloration
faciale, habitats allant des plaines tropicales aux montagnes,
densité de population, et structure sociale (couples,
petits groupes). |
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Phasianinés
(env 30 gen, env 100 esp)
1. Distribution géographique
2. Place des Phasianinés au sein des Phasianidés
3. Points communs entre les Phasianinés
4. Diversité, nombre de genres et d’espèces chez les Phasianinés
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Les Phasianinés
sont principalement distribués en Eurasie, avec une
concentration exceptionnelle en Asie, berceau évolutif du
groupe. Ils occupent l’Himalaya, la Chine, l’Asie
du Sud‑Est, la Sibérie, le Moyen‑Orient, l’Asie
centrale, ainsi que certaines régions d’Europe. Quelques
espèces ont été introduites ailleurs, notamment le Faisan de
Colchide en Amérique du Nord et en Nouvelle‑Zélande. Leur
répartition couvre une grande diversité de milieux, des forêts
tropicales humides aux montagnes alpines, des steppes
aux zones arbustives tempérées.
Les Phasianinés
constituent l’un des sous‑groupes principaux de la famille des
Phasianidés, au sein de l’ordre des Galliformes. Ils
regroupent les faisans, perdrix, coqs, paons, tragopans, lophophores
et apparentés. Ils représentent la lignée la plus diversifiée et la
plus emblématique des Phasianidés, caractérisée par un fort
dimorphisme sexuel, des parades élaborées et une grande diversité
morphologique. Ils appartiennent au clade des Phasiani, qui
rassemble les espèces les plus dérivées des Galliformes terrestres.
Les Phasianinés
partagent plusieurs traits fondamentaux. Ils sont terrestres,
dotés de pattes puissantes, d’ailes courtes adaptées au vol
rapide sur de courtes distances, et d’un corps robuste. Leur
alimentation est omnivore, composée de graines, feuilles,
fruits, insectes et petits invertébrés. Leur reproduction implique
souvent un dimorphisme sexuel marqué, avec des mâles très
colorés, parfois dotés de plumes ornementales, de crêtes,
de barbillons ou d’ergots. La majorité niche au sol,
avec des couvées nombreuses et des poussins nidifuges. Leur
comportement social varie du monogame au polygame,
avec des parades spectaculaires chez les faisans, paons et
tragopans. Leur écologie repose sur une forte dépendance aux
habitats terrestres structurés, comme les sous‑bois, les prairies ou
les zones arbustives.
Les Phasianinés
constituent l’un des sous‑groupes les plus riches des Phasianidés,
avec environ 25 à 30 genres et plus de 90 à 110 espèces
selon les classifications. Parmi les genres les plus connus figurent
Phasianus, Gallus, Pavo, Lophura,
Tragopan, Syrmaticus, Perdix, Alectoris,
Francolinus et Ithaginis. Leur diversité morphologique
est immense, allant des petits perdrix de quelques centaines de
grammes aux paons de plus de 4 kg. Leur répartition écologique
couvre les forêts tropicales humides, les montagnes himalayennes,
les steppes froides, les zones méditerranéennes et les savanes
ouvertes. Cette diversité reflète une radiation évolutive
exceptionnelle, faisant des Phasianinés l’un des groupes les plus
variés et les plus étudiés des Galliformes. |
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