Procellariiformes

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Classification ()
Métazoaires-Triploblastiques-Cordés-Deutérostomiens-Vertébrés-Gnathostomes-Tétrapodes-Oiseaux-Procellariiformes
(Albatros, océanites, pétrels, puffins...)

 

Familles

Description
Procellariidés
(15 gen, env 70 esp)

1. Morphologie et description
2. Place des Procellariidés au sein des Procellariiformes
 3. Classification moderne des Procellariidés
4. Distribution géographique

 

 Les Procellariidés sont les pétrels, fulmars, prions et shearwaters, oiseaux marins tubenoses à narines tubulaires, bec en plaques cornées, ailes longues, corps fuselé, pattes postérieures faibles, plumage gris, noir, blanc ou brun. Leur vol est un plané dynamique extrêmement efficace, avec des ailes étroites chez les shearwaters et plus larges chez les fulmars. Ils possèdent un excellent odorat, utilisent le stomach oil en défense, et montrent une grande variation de taille : des prions de 23–28 cm aux grands fulmars de 50–60 cm.

 Les Procellariidés forment la plus grande famille de l’ordre des Procellariiformes, aux côtés des Diomedeidae (albatros), Hydrobatidae (storm‑petrels nordiques) et Oceanitidae (storm‑petrels australs). Ils représentent la radiation centrale de l’ordre, occupant toutes les niches océaniques : planeurs polaires, pétrels tropicaux, prions filtrants, shearwaters migrateurs extrêmes. Leur position phylogénétique est stable : Procellariiformes → Procellariidae → fulmars, gadfly‑petrels, prions, shearwaters.

Les Procellariidés constituent la plus grande famille de l’ordre des Procellariiformes. Ils regroupent les pétrels, fulmars, prions et shearwaters, soit 60 à 76 espèces selon les classifications, réparties en plusieurs genres spécialisés. La structure interne moderne distingue quatre grands ensembles : les fulmars (Fulmarus, Macronectes), les gadfly‑petrels (Pterodroma, Bulweria, Daption), les prions (Pachyptila, Halobaena), et les shearwaters (Ardenna, Calonectris, Puffinus). Les Procellariidés se caractérisent par des narines tubulaires, un bec en plaques cornées, un vol plané dynamique, et une forte spécialisation océanique. Ils forment la radiation la plus diversifiée des Procellariiformes, occupant toutes les zones océaniques du globe, des eaux polaires aux tropiques.

 Les Procellariidés ont une distribution mondiale, présents dans tous les océans. Leur diversité maximale se situe autour de la Nouvelle‑Zélande et des îles subantarctiques. Les fulmars dominent les mers froides de l’hémisphère nord, les shearwaters sont migrateurs transocéaniques, les pétrels tropicaux occupent les zones chaudes, et les prions se concentrent dans les mers australes. Ils nichent sur des îles isolées, souvent dans des terrains rocheux, pentes herbeuses, terrains meubles ou cavités. Leur vie est pélagique, avec des déplacements de milliers de kilomètres et une philopatrie extrême envers les sites de reproduction.

Océanitidés
(6 gen, 10 esp)

1. Morphologie et description
2. Place des Océanitidés au sein des Procellariiformes
 3. Classification moderne des Océanitidés
4. Distribution géographique

 

Les Océanitidés sont les storm‑petrels australs, les plus petits des Procellariiformes. Taille 15 à 22 cm, poids 20 à 45 g, silhouette gracile, ailes longues et étroites, vol papillonnant ou dansant au ras des vagues. Corps léger, pattes fines, souvent avec tarses allongés permettant un contact bref avec la surface de l’eau. Plumage généralement noir, brun sombre, parfois avec croupion blanc. Bec fin, noir, avec narines tubulaires typiques mais discrètes. Ce sont des oiseaux hyper‑pélagiques, rarement observés près des côtes.

Les Océanitidés forment l’une des quatre familles de l’ordre des Procellariiformes, aux côtés des Procellariidae, Diomedeidae et Hydrobatidae. Ils représentent la lignée australe des storm‑petrels, tandis que les Hydrobatidés constituent la lignée boréale. Structure phylogénétique : Procellariiformes → Oceanitidae → genres australs (Oceanites, Fregetta, Pelagodroma, Garrodia, Nesofregetta). Leur position est stable dans les phylogénies génomiques modernes : ils sont basaux parmi les petits Procellariiformes et spécialisés pour les eaux subtropicales et subantarctiques.

Les Océanitidés constituent l’une des quatre familles de l’ordre des Procellariiformes. Ils regroupent les storm‑petrels de l’hémisphère sud, petits oiseaux marins pélagiques, très légers, spécialisés dans le vol au ras des vagues. La famille comprend 9 genres et environ 11 espèces selon les classifications modernes. Les genres principaux sont Oceanites, Garrodia, Fregetta, Pelagodroma et Nesofregetta. Les Océanitidés se distinguent des Hydrobatidés (storm‑petrels de l’hémisphère nord) par leur répartition australe, leur morphologie plus gracile, et des traits comportementaux propres aux eaux subtropicales et subantarctiques. Ils forment une lignée ancienne, occupant des niches océaniques très dispersées, avec des espèces souvent insulaires, nichant dans des terriers ou des cavités. Leur classification moderne est stable : Procellariiformes → Oceanitidae → Oceanites, Garrodia, Fregetta, Pelagodroma, Nesofregetta et genres associés.

Les Océanitidés sont présents dans les océans de l’hémisphère sud, depuis les eaux subtropicales jusqu’aux mers subantarctiques. On les trouve autour de la Nouvelle‑Zélande, des îles Chatham, des Kerguelen, de la Géorgie du Sud, des Malouines, de la Patagonie, et dans tout le Pacifique sud. Ils nichent sur des îles isolées, souvent dans des terrains meubles, cavités, pentes herbeuses ou falaises. Leur vie est pélagique, avec des déplacements immenses mais une fidélité extrême aux sites de reproduction.

Hydrobatidés
(1 gen, 3 esp)

1. Morphologie et description
2. Place des Hydrobatidés au sein des Procellariiformes
 3. Classification moderne des Hydrobatidés
4. Distribution géographique

 

Les Hydrobatidés sont les storm‑petrels de l’hémisphère nord, petits Procellariiformes de 15 à 22 cm pour 20 à 50 g, silhouette gracile, ailes longues et étroites, vol papillonnant, rapide, souvent en zigzag au ras des vagues. Plumage noir, brun sombre, parfois avec croupion blanc chez certaines espèces. Bec fin, noir, avec narines tubulaires typiques mais discrètes. Pattes fines, souvent plus courtes que chez les Océanitidés. Ce sont des oiseaux hyper‑pélagiques, rarement visibles depuis les côtes.

Les Hydrobatidés forment l’une des quatre familles de l’ordre des Procellariiformes, aux côtés des Procellariidae, des Diomedeidae et des Oceanitidae. Ils représentent la lignée boréale des storm‑petrels, complémentaire des Océanitidés australs. Leur position phylogénétique est stable : Procellariiformes → Hydrobatidae → petits storm‑petrels nordiques. Ils sont considérés comme plus robustes que les Océanitidés, adaptés aux mers froides de l’Atlantique nord et du Pacifique nord.

Les Hydrobatidés constituent l’une des quatre familles de l’ordre des Procellariiformes. Ils regroupent les storm‑petrels de l’hémisphère nord, petits oiseaux marins pélagiques, spécialisés dans le vol au ras des vagues et la capture d’invertébrés en surface. La famille comprend 2 genres principaux : Hydrobates (qui inclut les anciennes espèces du genre Oceanodroma) et Cymochorea selon certaines classifications récentes. Le genre Hydrobates rassemble la majorité des espèces, dont le Hydrobates pelagicus, le Hydrobates leucorhous, et plusieurs espèces du Pacifique nord. Les Hydrobatidés se distinguent des Océanitidés par leur répartition boréale, leur morphologie légèrement plus robuste, et des traits comportementaux adaptés aux eaux froides de l’Atlantique nord et du Pacifique nord. Leur classification moderne est stable : Procellariiformes → Hydrobatidae → Hydrobates (+ Cymochorea selon les sources). Ils représentent la lignée nordique des storm‑petrels, complémentaire de la lignée australe des Océanitidés.

Les Hydrobatidés sont présents dans les mers froides et tempérées de l’hémisphère nord : Atlantique nord (Islande, îles Féroé, Bretagne, mer du Nord), Pacifique nord (Alaska, Colombie‑Britannique, Japon). Ils nichent sur des îles rocheuses, falaises, pentes herbeuses, souvent dans des cavités ou terrains meubles. Leur vie est pélagique, avec des déplacements immenses mais une fidélité extrême aux sites de reproduction. Ils ne franchissent généralement pas l’équateur, contrairement à certains Océanitidés.

Diomédéidés
(4 gen, 22 esp)

1. Morphologie et description
2. Place des Diomédéidés au sein des Procellariiformes
 3. Classification moderne des Diomédéidés
4. Distribution géographique

 

Les Diomédéidés sont les albatros, les plus grands des Procellariiformes. Taille 80 à 120 cm, poids 3 à 10 kg selon les espèces, envergure 2,5 à 3,5 m chez les grands albatros (Diomedea exulans). Corps massif, ailes extrêmement longues et étroites, adaptées au vol plané dynamique. Bec puissant, en plaques cornées, avec narines tubulaires bien développées. Plumage généralement blanc, gris, noir, avec contrastes nets selon les genres. Pattes courtes, marche maladroite, mais vol d’une efficacité exceptionnelle, permettant de parcourir des milliers de kilomètres sans effort.

Les Diomédéidés forment l’une des quatre familles de l’ordre des Procellariiformes, aux côtés des Procellariidae, des Hydrobatidae et des Oceanitidae. Ils représentent la lignée géante de l’ordre, spécialisée dans le vol océanique à très longue distance. Structure phylogénétique : Procellariiformes → Diomedeidae → grands planeurs océaniques. Leur position est stable dans les phylogénies modernes : ils sont les plus dérivés en termes d’adaptation au vol plané dynamique.

Les Diomédéidés regroupent les albatros, les plus grands des Procellariiformes. La famille comprend 4 genres et environ 22 espèces selon les classifications actuelles. Les genres sont : Diomedea (grands albatros : albatros hurleur, albatros royal), Phoebastria (albatros du Pacifique nord : Laysan, à pieds noirs, à queue courte), Thalassarche (albatros à sourcils noirs, à cape grise, à nez jaune), et Phoebetria (albatros fuligineux). Les Diomédéidés se distinguent par une envergure exceptionnelle (jusqu’à 3,5 m chez Diomedea exulans), un vol plané dynamique utilisant les vents océaniques, des narines tubulaires et un bec puissant en plaques cornées. Leur classification moderne est stable : Procellariiformes → Diomedeidae → Diomedea, Phoebastria, Thalassarche, Phoebetria. Ils forment la lignée la plus spécialisée du vol océanique, occupant les zones subantarctiques, antarctiques et pacifiques nord, avec une reproduction sur des îles isolées et une philopatrie extrême.

 Les Diomédéidés sont largement australs, occupant les mers subantarctiques et antarctiques, ainsi que le Pacifique nord pour le genre Phoebastria. On les trouve autour des Kerguelen, Géorgie du Sud, Campbell, Auckland, Chatham, Crozet, Macquarie, Patagonie, et dans le Pacifique nord (Hawaï, Japon, Alaska). Ils nichent sur des îles isolées, souvent dépourvues de prédateurs terrestres, et passent la quasi‑totalité de leur vie en haute mer, parcourant des distances immenses grâce au vol plané dynamique.

 

Famille

Espèces representatives Description
Pelecanoididés
(1 gen, 4 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Classification moderne des Pelecanoididés

 

  Pelecanoides urinatrix Pétrel‑plongeur commun
Pelecanoides georgicus
Pétrel‑plongeur de Géorgie du Sud
Pelecanoides magellani
Pétrel‑plongeur du Magellan
Pelecanoides garnotii
Pétrel‑plongeur du Pérou

Les Pelecanoididés (pétrels‑plongeurs) sont strictement australs, présents dans les mers froides de l’hémisphère sud. On les trouve autour de la Patagonie, des îles Malouines, de la Géorgie du Sud, des îles Kerguelen, des îles Chatham, de la Nouvelle‑Zélande et des côtes subantarctiques. Ils vivent en haute mer mais reviennent à terre pour nicher sur des îles isolées, souvent dans des pentes herbeuses, terrains meubles ou zones rocheuses proches de l’océan.

Les pétrels‑plongeurs sont des Procellariiformes petits et compacts. Taille 19 à 25 cm, poids 120 à 200 g selon les espèces. Leur morphologie rappelle les alcidés : corps trapu, ailes très courtes, vol battu extrêmement rapide, silhouette ramassée. Ce sont les plus petits Procellariiformes après les storm‑petrels.

Les Pelecanoididés sont des plongeurs actifs, utilisant leurs ailes comme des nageoires sous l’eau. Ils se nourrissent de petits poissons, krill, amphipodes et copépodes, capturés en plongée. Leur vol est battu, presque sans plané, ce qui les distingue des autres Procellariiformes. Ils nichent dans des terrains meubles, cavités ou petits terriers, pondent un seul œuf, et montrent une forte philopatrie. Les adultes reviennent au même site chaque année, souvent en colonies discrètes et difficiles à détecter.

Leur particularité majeure est une convergence évolutive avec les alcidés (pingouins, guillemots) : corps compact, ailes réduites, plongée rapide, vol battu. Contrairement aux autres Procellariiformes, ils ne pratiquent pas le vol plané dynamique. Ce sont les meilleurs nageurs de l’ordre, capables de poursuivre des proies sous l’eau. Leur comportement est très discret, et ils passent la quasi‑totalité de leur vie en mer, ne revenant à terre que pour la reproduction.

Plumage noir, brun sombre ou gris, souvent avec un dessous plus clair. Aspect uniforme, sans motifs contrastés. Le bec est court, épais, noir, avec les narines tubulaires typiques des Procellariiformes mais moins proéminentes que chez les pétrels ou albatros. Les ailes sont courtes et rigides, adaptées à la nage sous‑marine. Les pattes sont placées très en arrière, facilitant la propulsion aquatique.

Les Pelecanoididés ne sont pas migrateurs au sens classique. Ils effectuent des déplacements océaniques locaux, suivant les zones de productivité marine, mais restent dans les mers froides australes toute l’année. Ils ne réalisent pas de migrations transocéaniques comme les shearwaters. Leur fidélité aux zones subantarctiques est très forte, avec des variations saisonnières limitées.

Les Pelecanoididés forment une petite famille de l’ordre des Procellariiformes, regroupant les pétrels‑plongeurs (diving‑petrels), oiseaux marins compacts, adaptés au vol battu rapide et à la plongée sous‑marine. La famille comprend un seul genre, Pelecanoides, avec 4 espèces vivantes : Pelecanoides urinatrix, P. georgicus, P. garnotii, P. magellani. Leur classification moderne est simple et stable : Procellariiformes → Pelecanoididae → Pelecanoides. Les Pelecanoididés se distinguent des autres Procellariiformes par une morphologie convergente avec les alcidés (corps trapu, ailes très courtes, vol rapide), une plongée active plutôt qu’un vol plané, et une répartition centrée sur les mers froides de l’hémisphère sud. Ils représentent la lignée la plus spécialisée pour la nage au sein des Procellariiformes.