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Classification (env
2.900 gen, env. 11.000 esp)
Métazoaires-Triploblastiques-Cordés-Deutérostomiens-Vertébrés-Gnathostomes-Tétrapodes-Oiseaux
()
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Ordre |
Description |
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Struthioniformes
(1 gen, 2 esp)
1.
Morphologie et description
2. Place des Struthioniformes au sein des Oiseaux
3. Groupes principaux chez les Struthioniformes
4. Distribution géographique

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Morphologie et description des Struthioniformes
Les Struthioniformes sont de grands oiseaux coureurs,
incapables de voler, caractérisés par un sternum dépourvu de
bréchet, une ossature robuste, des ailes réduites, et des
pattes longues et puissantes adaptées à la course rapide.
Leur corps est massif, leur cou long et flexible, leur tête petite
avec un bec large et non crochu. Leur plumage est souple, non
rigide, souvent dépourvu de barbules, donnant un aspect duveteux.
Leur thermorégulation est efficace grâce à un plumage isolant et à
un système respiratoire performant. Leur taille varie de 1,5 m
à plus de 2,7 m pour l’autruche, le plus grand oiseau actuel.
Leur reproduction implique des œufs très volumineux, des nids
au sol et un soin parental souvent assuré par le mâle. Leur
écologie est strictement terrestre, dans les savanes, steppes ou
zones ouvertes.
Classification des Struthioniformes au
sein des Oiseaux Les
Struthioniformes appartiennent au règne Animalia, au phylum Chordata,
à la classe Aves. Au sein des oiseaux, ils font partie du
clade des Palaeognathes, caractérisé par un palais osseux
primitif, opposé aux Neognathes (la majorité des oiseaux
modernes). Les Struthioniformes constituent l’un des groupes de
ratites, oiseaux incapables de voler, apparus après la
séparation des lignées continentales. Ils se distinguent par leur
grande taille, leur sternum sans bréchet, leurs ailes réduites et
leur locomotion exclusivement pédestre. L’autruche est le seul
Struthioniforme encore vivant, les autres ratites étant classés dans
des ordres proches mais distincts (casuaires, émeus, nandous,
kiwis).
Groupes principaux des
Struthioniformes Les
Struthioniformes actuels ne comprennent qu’une seule famille
vivante, les Struthionidae, représentée par le genre
Struthio, incluant l’autruche d’Afrique (Struthio
camelus) et l’autruche de Somalie (Struthio
molybdophanes). Les Struthioniformes fossiles incluent plusieurs
genres éteints comme Pachystruthio ou Struthio
oldowayensis, témoignant d’une diversité passée plus importante.
Les autres grands oiseaux incapables de voler (casuaires, émeus,
nandous, kiwis, moas, oiseaux‑éléphants) ne sont pas des
Struthioniformes mais appartiennent à d’autres ordres de
Palaeognathes. Ainsi, les Struthioniformes représentent un groupe
restreint mais emblématique, centré sur l’autruche, le plus grand
oiseau actuel.
Les Struthioniformes, représentés
aujourd’hui uniquement par les autruches du genre Struthio,
possèdent une répartition strictement africaine. Les deux espèces
actuelles, Struthio camelus et Struthio molybdophanes,
occupent les régions de savanes, steppes, zones
semi‑arides et déserts de l’Afrique subsaharienne,
principalement en Afrique de l’Est, en Afrique australe et dans
certaines zones du Sahel. Leur répartition moderne est donc limitée
au continent africain, bien que les fossiles montrent qu’ils étaient
autrefois présents dans une grande partie de l’Eurasie,
depuis l’Europe orientale jusqu’à la Chine, avant que ces lignées ne
disparaissent et que seules les formes africaines ne subsistent. |
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Rhéiformes
(1 gen, 2 esp)
1.
Morphologie et description
2. Place des Rhéiformes au sein des Oiseaux
3. Groupes principaux chez les Rhéiformes
4. Distribution géographique

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Morphologie et description des Rhéiformes
Les Rhéiformes sont de grands oiseaux coureurs, incapables de
voler, caractérisés par un sternum dépourvu de bréchet, des
ailes relativement longues mais non fonctionnelles pour le vol,
et des pattes puissantes adaptées à la course rapide. Leur
corps est massif, leur cou long et flexible, leur tête petite avec
un bec droit et non crochu. Leur plumage est souple, non
rigide, avec des plumes sans barbules, donnant un aspect duveteux.
Contrairement à l’autruche, ils possèdent trois doigts à
chaque patte. Leur taille varie de 1,2 à 1,7 m, et leur poids
peut atteindre 40 kg. Leur comportement reproducteur est
particulier : le mâle construit le nid, couve les œufs et
élève les jeunes, souvent issus de plusieurs femelles. Leur écologie
est terrestre, dans les pampas, savannes, steppes
et zones ouvertes d’Amérique du Sud.
Classification des Rhéiformes au sein
des Oiseaux Les Rhéiformes
appartiennent au règne Animalia, au phylum Chordata, à la classe
Aves. Au sein des oiseaux, ils font partie du clade des
Palaeognathes, caractérisé par un palais osseux primitif, opposé
aux Neognathes. Les Rhéiformes constituent l’un des ordres de
ratites, oiseaux incapables de voler, aux côtés des
Struthioniformes (autruches), Casuariiformes (casuaires et émeus),
Apterygiformes (kiwis) et Tinamiformes (tinamous, qui volent
faiblement). Ils se distinguent par leur morphologie intermédiaire
entre autruches et émeus, leur nombre de doigts (trois), et leur
répartition strictement sud‑américaine.
Groupes principaux des Rhéiformes
Les Rhéiformes comprennent une seule famille vivante, les Rheidae,
regroupant deux espèces actuelles. Le Nandou d’Amérique (Rhea
americana) est le plus grand, vivant dans les pampas et savanes
du Brésil, d’Argentine et d’Uruguay. Le Nandou de Darwin (Rhea
pennata, ou Pterocnemia pennata) est plus petit, adapté
aux steppes froides de Patagonie et des Andes, avec un plumage plus
dense. Ces deux espèces illustrent la diversité écologique des
Rhéiformes, allant des plaines chaudes aux plateaux andins, tout en
partageant les caractéristiques des ratites : incapacité de voler,
grande taille, pattes puissantes et reproduction centrée sur le
mâle.
Les Rhéiformes, représentés
aujourd’hui uniquement par la famille des Rheidae et le genre
Rhea, vivent exclusivement en Amérique du Sud au sud de
l’équateur . Les deux espèces actuelles, le Nandou d’Amérique
(Rhea americana)** et le Nandou de Darwin (Rhea pennata),
occupent principalement les prairies, pampas, steppes
arbustives, zones semi‑arides et parfois les marécages.
Rhea americana est présent en Argentine, Bolivie,
Brésil, Paraguay et Uruguay, avec une
population introduite en Allemagne . Rhea pennata vit
dans le sud du Pérou, le sud‑ouest de la Bolivie,
l’Argentine** et le Chili, avec une introduction en Terre
de Feu . Leur aire de répartition couvre donc un large gradient
allant des plaines basses jusqu’à environ 4 500 m d’altitude,
selon les habitats fréquentés |
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Casuariformes
(2 gen, 4 esp)
1.
Morphologie et description
2. Place des Casuariformes au sein des Oiseaux
3. Groupes principaux chez les Casuariformes
4. Distribution géographique

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Les
Casuariformes sont un ordre d’oiseaux coureurs incapables de voler,
regroupant les casoars et l’émeu, caractérisés par une morphologie
massive, des pattes puissantes et une place phylogénétique au sein
des ratites. Voici la synthèse structurée demandée.
Les Casuariformes sont
des oiseaux de grande taille, incapables de voler, dotés de
pattes longues et puissantes adaptées à la course. Leur
squelette présente les caractéristiques typiques des ratites
: sternum sans bréchet, ailes réduites, plumage souple et non penné.
Les casoars possèdent un casque céphalique et des
caroncules, tandis que l’émeu présente un plumage double et
filamenteux. Leur morphologie générale est adaptée aux milieux
forestiers denses (casoars) ou ouverts et semi‑arides (émeu).
Les Casuariformes constituent un
ordre d’oiseaux au sein de la classe des Aves, appartenant au
groupe des ratites, qui regroupe les grands oiseaux coureurs
incapables de voler. Ils sont classés dans l’embranchement des
Chordata, sous‑embranchement Vertebrata. Leur position
phylogénétique les place parmi les oiseaux les plus primitifs au
sens évolutif, proches des autruches, nandous et kiwis.
Les Casuariformes comprennent deux
familles : Casuariidae, qui regroupe le genre Casuarius
(casoars) comprenant trois espèces, Casuarius casuarius,
Casuarius bennetti et Casuarius unappendiculatus, et
Dromaiidae, qui comprend le genre Dromaius, représenté
aujourd’hui par une seule espèce vivante, Dromaius
novaehollandiae (l’émeu). Ces deux familles totalisent ainsi
quatre espèces actuelles selon la classification du Congrès
ornithologique international.
Les Casuariformes regroupent deux
familles : les Casuariidae (casoars) et les Dromaiidae
(émeu). Leur répartition est entièrement limitée à la région
australasienne. Les casoars du genre Casuarius
occupent les forêts tropicales humides de
Papouasie–Nouvelle‑Guinée, de l’île de Nouvelle‑Guinée et
du nord de l’Australie, notamment dans le Queensland, où ils
vivent dans des zones denses, marécageuses ou montagneuses. L’émeu
(Dromaius novaehollandiae) est quant à lui largement
distribué sur tout le continent australien, dans les
plaines ouvertes, les savannes, les zones arbustives
et les régions semi‑arides, à l’exception des zones très
densément forestières ou désertiques extrêmes. Cette répartition
montre une séparation écologique nette : les casoars sont des
oiseaux forestiers tropicaux, tandis que l’émeu occupe les milieux
ouverts et secs du continent australien. |
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Apterygiformes
(1 gen, 5 esp)
1.
Morphologie et description
2. Place des Apterygiformes au sein des Oiseaux
3. Groupes principaux chez les Apterygiformes
4. Distribution géographique

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Les
Apterygiformes regroupent uniquement les kiwis, oiseaux terrestres
incapables de voler, endémiques de Nouvelle‑Zélande, caractérisés
par un bec long à narines terminales, un plumage filamenteux et une
place phylogénétique unique parmi les ratites.
Les Apterygiformes sont
des oiseaux terrestres, nocturnes et inaptes au vol, de 35
à 65 cm de haut . Leur morphologie est très particulière :
ailes atrophiées, absence de queue, sternum sans
bréchet, pattes courtes mais robustes, et un plumage
brun ou gris, souple et ressemblant à des poils . Leur bec
long et fin porte les narines à l’extrémité, un caractère
unique chez les oiseaux, leur donnant un odorat très développé.
Ils possèdent aussi des vibrisses autour du bec et des yeux,
renforçant leur sens tactile. Leur vue est faible, mais leur odorat
et leur ouïe sont excellents.
Les Apterygiformes constituent un
ordre à part entière au sein de la classe des Aves,
dans l’embranchement des Chordata et le sous‑embranchement
Vertebrata . Ils appartiennent au groupe des ratites,
oiseaux incapables de voler comprenant aussi autruches, émeus,
casoars et nandous. Cet ordre ne comprend qu’une seule famille,
les Apterygidae, et un seul genre, Apteryx .
Ils représentent l’une des lignées d’oiseaux modernes les plus
anciennes, ayant divergé tôt dans l’évolution des Néornithes.
Les
Apterygiformes comprennent une seule famille, les Apterygidae,
un seul genre, Apteryx, et cinq espèces actuelles, toutes
endémiques de Nouvelle‑Zélande. Les espèces reconnues par la
classification IOC sont Apteryx australis (Kiwi austral),
Apteryx mantelli (Kiwi de Mantell), Apteryx rowi (Kiwi
d’Okarito), Apteryx haastii (Grand kiwi tacheté) et
Apteryx owenii (Petit kiwi tacheté). Ces espèces se distinguent
par leur taille, la longueur du bec, la coloration du plumage, leur
répartition géographique et leur statut de conservation, mais
partagent toutes les traits fondamentaux des Apterygiformes :
incapacité de voler, activité nocturne, reproduction avec incubation
assurée principalement par le mâle et dépendance aux habitats
forestiers.
Les Apterygiformes, représentés
uniquement par la famille des Apterygidae et le genre
Apteryx, sont entièrement endémiques de la Nouvelle‑Zélande.
Toutes les espèces de kiwis — Apteryx australis, A.
mantelli, A. rowi, A. haastii et A. owenii
— vivent exclusivement sur les deux grandes îles principales
ainsi que sur quelques îles périphériques protégées. Leur
répartition couvre principalement les forêts tempérées humides,
les zones de broussailles, les forêts de montagne et
parfois les prairies boisées, jusqu’à environ 1200 mètres
d’altitude. Les sources indiquent clairement que les kiwis sont
des oiseaux surtout forestiers, occupant des habitats boisés
ou broussailleux dans toute la Nouvelle‑Zélande . Ils ne sont
présents dans aucun autre pays, et leur distribution actuelle
reflète une longue histoire évolutive isolée sur cet archipel. |
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Tinamiformes
(9 gen, 47 esp)
1.
Morphologie et description
2. Place des Tinamiformes au sein des Oiseaux
3. Groupes principaux chez les Tinamiformes
4. Distribution géographique

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Les
Tinamiformes forment un ordre d’oiseaux terrestres d’Amérique
centrale et du Sud, regroupant une seule famille — les Tinamidae —
mais une grande diversité de genres et d’espèces.
Les Tinamiformes sont
des oiseaux terrestres, de taille petite à moyenne,
mesurant 15 à 50 cm selon les espèces. Ils possèdent un
corps dodu, des pattes courtes mais robustes, une
queue très réduite, et un plumage généralement cryptique,
souvent brun ou gris, facilitant le camouflage. Leur capacité de vol
est limitée, mais ils peuvent effectuer de courts vols
rapides pour échapper aux prédateurs. Leur morphologie générale est
décrite comme celle d’oiseaux « galliformes » mais plus graciles.
Les Tinamiformes appartiennent à
la classe des Aves, dans le super‑ordre des Paleognathae,
aux côtés des ratites (autruches, casoars, émeus, nandous, kiwis).
Ils constituent un ordre à part, distinct des autres oiseaux
incapables de voler, car les tinamous sont capables de voler,
bien que faiblement. Ils forment la seule famille de leur
ordre : les Tinamidae. Les analyses génétiques suggèrent
qu’ils descendent d’ancêtres proches des grands ratites, ce qui en
fait un groupe clé pour comprendre l’évolution des oiseaux
primitifs.
Les Tinamiformes comprennent une
seule famille, les Tinamidae, mais celle‑ci est divisée en
deux sous‑familles et neuf genres, totalisant 46 espèces
selon la classification IOC 2025. La sous‑famille Tinaminae,
regroupant les espèces forestières, comprend les genres Tinamus
(5 espèces), Nothocercus (3 espèces) et Crypturellus
(21 espèces). La sous‑famille Rhynchotinae, regroupant les
espèces de savanes et de steppes, comprend les genres Rhynchotus
(2 espèces), Nothoprocta (6 espèces), Nothura (4
espèces), Taoniscus (1 espèce), Eudromia (2 espèces)
et Tinamotis (2 espèces). Un genre fossile, Querandiornis,
est également connu.
Les Tinamiformes, représentés par
la famille des Tinamidae, sont des oiseaux strictement
néotropicaux. Ils vivent en Amérique du Sud, en
Amérique centrale et dans le sud du Mexique, où ils
occupent une grande variété d’habitats allant des forêts
tropicales humides aux savanes, steppes, zones
arbustives et même aux régions montagneuses. Les sources
indiquent qu’on les rencontre depuis le niveau de la mer
jusqu’à environ 5300 mètres d’altitude, ce qui en fait l’un
des groupes d’oiseaux terrestres ayant l’amplitude altitudinale la
plus large parmi les Paleognathes. Leur répartition couvre donc
l’ensemble du continent sud‑américain (Brésil, Argentine, Bolivie,
Pérou, Colombie, Venezuela, Guyanes, Chili), ainsi que l’Amérique
centrale (Panama, Costa Rica, Nicaragua, Honduras, Guatemala) et le
sud du Mexique. |
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Galliformes
(99 gen, 307 esp)

1.
Morphologie et description
2. Place des Galliformes au sein des Oiseaux
3. Groupes principaux chez les Galliformes
4. Distribution géographique (sauvage)

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Les
Galliformes sont des oiseaux terrestres robustes, dotés d’un
corps massif, d’un cou court, d’un bec fort et de
pattes puissantes adaptées à la marche et au grattage du sol.
Leurs ailes sont courtes et arrondies, adaptées au vol rapide
sur de courtes distances. Ils possèdent souvent des ergots
aux pattes, surtout chez les mâles. Leur plumage varie du très
discret (perdrix, cailles) au très ornementé (paons, faisans). Les
poussins sont nidifuges, capables de marcher et se nourrir
dès l’éclosion. Leur morphologie traduit une adaptation à la vie au
sol, à la recherche de nourriture dans la litière végétale et à des
comportements sociaux complexes.
Les Galliformes constituent l’un
des ordres les plus anciens des Néornithes. Avec les
Ansériformes, ils forment le clade des Galloanserae,
considéré comme basal dans l’évolution des oiseaux modernes. Ils
représentent la principale radiation des oiseaux terrestres
granivores et omnivores. Leur diversité morphologique et
comportementale en fait un groupe central dans l’étude de
l’évolution des oiseaux terrestres. Ils comprennent plusieurs
familles actuelles, dont les Phasianidae, Numididae,
Odontophoridae, Cracidae et Megapodiidae.
Les Galliformes se divisent en
plusieurs familles vivantes. Les Phasianidae constituent le
groupe le plus vaste, incluant faisans, perdrix, coqs, paons, tétras
et apparentés, caractérisés par un fort dimorphisme sexuel et une
grande diversité écologique. Les Numididae regroupent les
pintades africaines, adaptées aux milieux ouverts et secs. Les
Odontophoridae comprennent les colins et cailles américaines,
petits galliformes forestiers ou de savane. Les Cracidae
rassemblent hoccos, pauxis et pénélopes, oiseaux arboricoles
d’Amérique tropicale. Les Megapodiidae regroupent les
mégapodes australo‑océaniens, uniques par leur incubation externe
dans des monticules. Ces groupes illustrent la diversité évolutive
de l’ordre, allant des oiseaux terrestres des zones tempérées aux
formes tropicales arboricoles ou insulaires.
Les Galliformes "sauvages" ont une
distribution quasi mondiale, occupant une grande variété de
milieux naturels. Selon les sources, ils sont présents en Europe,
Asie, Afrique et Amériques, ce qui en fait l’un des ordres
d’oiseaux terrestres les plus largement répartis. Leur diversité est
particulièrement élevée en Asie, où se trouvent de nombreux
faisans, perdrix, cailles et paons, ainsi qu’en Amérique du Sud,
où vivent les Cracidés comme les hoccos et pénélopes. En Afrique,
les pintades et francolins sont largement représentés, tandis qu’en
Amérique du Nord, on trouve des espèces comme les dindons
sauvages et les colins. Les Galliformes occupent des habitats très
variés, allant des forêts tropicales aux prairies
tempérées, des zones montagneuses aux régions
semi‑arides, ce qui reflète leur grande plasticité écologique.
Les sources indiquent que cet ordre comprend plus de 300 espèces
réparties dans de nombreux genres et familles, ce qui explique leur
présence sur une grande partie du globe . |
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Ansériformes
(53 gen, 174 esp)

1.
Morphologie et description
2. Place des Ansériformes au sein des Oiseaux
3. Groupes principaux chez les Ansériformes
4. Distribution géographique (sauvage)

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Les
Ansériformes regroupent des oiseaux aquatiques caractérisés par
un corps massif, un cou plus ou moins long, des
pattes palmées et un bec large souvent muni de
lamelles filtrantes. Leur morphologie est adaptée à la nage,
avec un plumage dense, imperméable, et une glande
uropygienne très développée. Leur squelette est robuste, avec un
sternum large et des ailes adaptées au vol puissant chez la majorité
des espèces, bien que certaines soient incapables de voler. Leur bec
varie selon le régime alimentaire, allant du bec filtrant des
canards au bec robuste des oies et cygnes. Leur physiologie est
adaptée aux milieux aquatiques, avec une excellente flottabilité et
une thermorégulation efficace.
Les Ansériformes constituent l’un
des ordres les plus anciens et les plus basaux des Néornithes,
aux côtés des Galliformes. Ils appartiennent au clade des
Galloanserae, qui regroupe les oiseaux terrestres primitifs. Au
sein des oiseaux modernes, ils représentent la principale radiation
des oiseaux aquatiques herbivores et filtreurs. L’ordre comprend
deux grandes familles actuelles : les Anatidae, qui
regroupent canards, oies et cygnes, et les Anhimidae, qui
regroupent les kamichis. Une troisième famille, les Anseranatidae,
ne contient qu’une seule espèce, l’Oie‑armée de Magellan (Anseranas
semipalmata). Les Ansériformes occupent ainsi une position
centrale dans l’évolution des oiseaux aquatiques.
Les Ansériformes se divisent en
trois groupes vivants. Les Anatidae constituent le groupe le
plus vaste, comprenant les canards, oies, cygnes,
tadornes et apparentés, avec une diversité écologique et
morphologique exceptionnelle. Les Anhimidae regroupent les
kamichis, oiseaux sud‑américains terrestres et semi‑aquatiques,
dotés d’ailes épineuses et d’un mode de vie très particulier. Les
Anseranatidae ne comptent qu’une seule espèce, l’Oie‑armée de
Magellan, occupant une position intermédiaire entre les deux
autres familles. Ces trois groupes illustrent la diversité évolutive
de l’ordre, allant des oiseaux aquatiques spécialisés aux formes
plus terrestres et archaïques.
Les Anatidae (canards, oies, cygnes) forment la composante la
plus largement répandue : ils sont présents sur tous les
continents sauf l’Antarctique, occupant une grande variété de
milieux aquatiques — lacs, étangs, marais, rivières, zones côtières
et parfois milieux marins hors période de reproduction. Leur
distribution mondiale est confirmée par l’Animal Diversity Web, qui
précise que ces taxons sont globalement cosmopolites . Les
Anhimidae (kamichis) ont une distribution beaucoup plus
restreinte : ils sont exclusifs à l’Amérique du Sud, où ils
occupent des zones humides ouvertes, marécages et savanes inondées.
Cette restriction géographique est explicitement mentionnée dans les
données de l’ADW, qui indique que les anhimidés sont
limités au continent sud‑américain . Les Anseranatidae (canaroie
semipalmée) constituent un cas particulier : cette famille
monotypique est cantonnée à l’Australie et à la Nouvelle‑Guinée,
où l’espèce fréquente marais, plaines inondables et zones humides
tropicales. Cette distribution régionale exclusive est également
précisée dans les sources de référence, qui situent les
Anseranatidae uniquement en Australie et Nouvelle‑Guinée .
Dans l’ensemble, les Ansériformes sauvages montrent une forte
affinité pour les milieux aquatiques, qu’ils soient continentaux
ou côtiers, et leur répartition mondiale reflète à la fois leur
capacité d’adaptation écologique et l’histoire évolutive propre à
chaque lignée. Leur absence de l’Antarctique est cohérente avec les
contraintes climatiques extrêmes, tandis que leur présence dans
presque toutes les autres régions du globe témoigne d’une
remarquable plasticité écologique. |
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Columbiformes
(50 gen, 352 esp)

1.
Morphologie et description
2. Place des Columbiformes au sein des Oiseaux
3. Groupes principaux chez les Columbiformes
4. Distribution géographique

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Les
Columbiformes présentent un corps compact, une petite tête, un
bec fin souvent muni d’une cire basale, des ailes larges et
puissantes adaptées au vol battu, ainsi qu’un plumage dense et
lisse. Ils possèdent un crop très développé permettant la
production du « lait de pigeon », substance nutritive régurgitée
pour nourrir les jeunes. Leur squelette présente plusieurs traits
distinctifs, notamment une structure crânienne et sternale
spécifique, ainsi que l’absence du cinquième rémige secondaire.
Les Columbiformes appartiennent à
la classe Aves, au sein du clade Columbimorphae, et
constituent un ordre bien individualisé depuis le Crétacé selon les
données génétiques. Ils comprennent une seule famille actuelle,
les Columbidae, regroupant environ 320 à 350 espèces
selon les classifications modernes. L’ordre inclut également une
famille éteinte, les Raphidae, qui comprenait les dodos et
solitaires, aujourd’hui intégrée comme sous‑famille Raphinae au sein
des Columbidae.
La famille des Columbidae est
divisée en plusieurs sous‑familles reflétant une grande diversité
morphologique, écologique et biogéographique. Les Columbinae
regroupent les pigeons et tourterelles au sens large, constituant le
groupe le plus répandu et le plus diversifié. Les Gourinae
rassemblent les gouras de Nouvelle‑Guinée, grands pigeons terrestres
aux allures de galliformes. Les Treroninae comprennent les
colombars et ptilopes, espèces majoritairement frugivores et souvent
très colorées, caractéristiques des forêts tropicales d’Asie et
d’Océanie. Les Otidiphabinae regroupent les otidiphaps,
pigeons terrestres forestiers de Nouvelle‑Guinée, au mode de vie
proche des faisans. Les Didunculinae sont représentés par le
diduncule des Samoa, espèce relictuelle au bec puissant. Les
Raphinae, enfin, incluent les formes insulaires éteintes telles
que les dodos et solitaires, témoignant d’une radiation évolutive
unique sur les îles de l’océan Indien. L’ensemble de ces
sous‑familles représente environ 42 à 52 genres, avec une
diversité particulièrement élevée dans la région australasienne,
considérée comme le centre d’origine du groupe.
Les Columbiformes, qui regroupent
les pigeons, colombes et dodos (éteints), possèdent une distribution
quasi mondiale, occupant tous les continents à l’exception de
l’Antarctique. Ils sont particulièrement diversifiés dans les
régions tropicales et subtropicales, notamment en Asie du
Sud‑Est, en Océanie, en Afrique, en Amérique
centrale et en Amérique du Sud, où se trouvent de
nombreuses espèces forestières spécialisées. Les pigeons et colombes
sont également largement présents en Europe, en Amérique
du Nord et dans les îles océaniques, où plusieurs espèces
endémiques ont évolué, certaines ayant disparu comme le dodo de
Maurice ou le solitaire de Rodrigues. Leur répartition couvre une
grande variété d’habitats, allant des forêts tropicales humides
aux zones arides, des montagnes aux villes, ce
qui reflète leur forte capacité d’adaptation et leur succès
écologique mondial. |
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Mésitornithiformes
(2 gen, 3 esp)
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Ptérocliformes
(2 gen, 16 esp)


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Opisthocomiformes
(1 gen, 1 esp)

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Podicipédiformes
(6 gen, 23 esp)

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Phoenicopteriformes
(3 gen, 6 esp)
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Gaviiformes
(1 gen, 5 esp)
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Sphénisciformes
(6 gen, 18 esp)
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Procellariiformes
(24 gen, 147 esp)
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Phaéthontiformes
(1 gen, 3 esp)
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Eurypigiformes
(2 gen, 2 esp)
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Ciconiiformes
(6 gen, 20 esp)
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Suliformes
(4 gen, 60 esp)

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Pelecaniformes
(5 gen, 118 esp)

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Accipitriformes
(75 gen, 266 esp)
1.
Morphologie et description
2. Place des Accipitriformes au sein des Oiseaux
3. Groupes principaux chez les Accipitriformes
4. Distribution géographique


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Les
Accipitriformes regroupent les rapaces diurnes tels que les
aigles, buses, vautours de l’Ancien Monde, milans et circaètes. Leur
morphologie est caractérisée par un bec crochu puissant,
adapté à la déchirure des proies, des serres robustes avec
des griffes recourbées, une vue extrêmement développée
permettant la détection de proies à grande distance, et des ailes
larges favorisant le vol plané. Leur plumage est dense, souvent
brun, noir ou gris, parfois avec des motifs contrastés. Le
dimorphisme sexuel est fréquent, les femelles étant généralement
plus grandes que les mâles. Leur squelette est léger mais
solide, optimisé pour le vol, et leur musculature pectorale est très
développée.
Les Accipitriformes appartiennent
à la classe des Aves, au sein du grand clade des Neoaves.
Ils font partie des rapaces diurnes, distincts des
Falconiformes (faucons) avec lesquels ils ne sont pas étroitement
apparentés malgré des convergences morphologiques. Les
Accipitriformes sont inclus dans le groupe des Telluraves,
qui rassemble de nombreuses lignées terrestres. Ils constituent un
ordre bien défini comprenant les rapaces diurnes non falconidés. Les
études moléculaires modernes ont confirmé leur séparation nette
d’avec les Falconiformes et leur proximité relative avec les
Cathartiformes (vautours du Nouveau Monde), même si ces derniers
sont aujourd’hui souvent considérés comme un ordre distinct.
L’ordre des Accipitriformes
comprend plusieurs familles vivantes, chacune regroupant des types
de rapaces aux écologies variées. Les principaux groupes sont : •
Accipitridae : la plus grande famille, comprenant les aigles,
buses, milans, éperviers, circaètes, harpies et gypaètes. C’est le
cœur de la diversité des rapaces diurnes. • Pandionidae : une
famille monotypique représentée par le balbuzard pêcheur (Pandion
haliaetus), spécialisé dans la capture de poissons. •
Sagittariidae : représentée par le secrétaire (Sagittarius
serpentarius), un rapace terrestre africain aux longues pattes,
spécialisé dans la chasse au sol. • Cathartidae (selon
certaines classifications) : vautours du Nouveau Monde, parfois
placés dans un ordre séparé (Cathartiformes), mais historiquement
associés aux Accipitriformes.
Les Accipitriformes, qui
regroupent les aigles, buses, vautours de l’Ancien Monde, éperviers,
milans et circaètes, possèdent une distribution quasi cosmopolite,
couvrant l’Europe, l’Asie, l’Afrique, l’Amérique
du Nord, l’Amérique du Sud et une grande partie de l’Océanie,
à l’exception de l’Antarctique où aucun représentant n’est présent.
Leur diversité est particulièrement élevée dans les régions
tropicales et subtropicales, notamment en Afrique, en Asie du
Sud‑Est et en Amérique du Sud, où se trouvent de nombreuses espèces
forestières et montagnardes. Ils occupent une grande variété
d’habitats, allant des forêts denses aux déserts, des
montagnes aux prairies, et même les zones urbaines
pour certaines espèces comme la buse variable ou le milan noir. Les
vautours de l’Ancien Monde sont surtout concentrés en Afrique,
en Europe méridionale et en Asie, tandis que les
grands aigles et buses sont répartis sur l’ensemble de l’hémisphère
Nord et dans les Andes. Cette distribution extrêmement large reflète
leur rôle écologique de prédateurs et de charognards dans presque
tous les écosystèmes terrestres du globe. |
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Strigiformes
(28 gen, 243 esp)

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Coliiformes
(2 gen, 6 esp)
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Leptosomiformes
(1 gen, 1 esp)
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Trogoniformes
(1 gen, 43 esp)
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Bucérotiformes
(6 gen, 74 esp)


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Coraciiformes
(18 gen, 158 esp)

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Cuculiformes
(33 gen, 150 esp.)
1.
Morphologie et description
2. Place des Cuculiformes au sein des Oiseaux
3. Groupes principaux chez les Cuculiformes
4. Distribution géographique

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Les
Cuculiformes, représentés aujourd’hui uniquement par la famille
des Cuculidae, regroupent des oiseaux de taille petite à
moyenne au corps élancé, aux ailes longues et pointues, à la queue
souvent longue et graduée, avec un plumage généralement discret
variant du gris au brun, un bec fin et légèrement courbé, et des
pattes adaptées à la vie arboricole ; certaines espèces comme les
anis présentent un corps plus massif et un plumage noir, tandis que
les coucous typiques comme le Coucou gris (Cuculus canorus)
possèdent un ventre barré rappelant celui d’un petit rapace.
Les Cuculiformes appartiennent au
vaste groupe des Neoaves, qui regroupe la majorité des
oiseaux modernes ; les analyses génétiques récentes confirment
qu’ils forment un ordre distinct, séparé des Coraciiformes et
des Trogoniformes auxquels ils avaient parfois été associés
dans les classifications anciennes, et ils se caractérisent par des
traits évolutifs uniques comme le parasitisme de couvée chez
de nombreuses espèces du genre Cuculus.
L’ordre des Cuculiformes comprend
une seule famille actuelle, les Cuculidae, elle‑même divisée
en plusieurs sous‑familles regroupant les principaux types de
coucous : les Cuculinae (coucous typiques, dont le Coucou
gris), les Phaenicophaeinae (coucous faisans et coucous
terrestres), les Centropodinae (coucous coucals), les
Crotophaginae (anis comme Crotophaga ani), et les
Neomorphinae (coucous terrestres du Nouveau Monde, dont le
Guira cantara).
Les Cuculiformes sont présents sur
presque tous les continents, avec une forte diversité en Afrique,
en Asie et en Amérique du Sud, tandis que l’Europe
n’abrite que quelques espèces migratrices comme le Coucou gris
; ils occupent une grande variété de milieux, des forêts tropicales
aux savanes, des zones agricoles aux lisières boisées, et certaines
espèces sont strictement arboricoles alors que d’autres, comme les
coucals, fréquentent les zones humides et les fourrés denses. |
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Piciformes
(71 gen, 484 esp)

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Cariamiformes
(1 gen, 2 esp)
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Falconiformes
(11 gen, 71 esp)

1.
Morphologie et description
2. Place des Falconiformes au sein des Oiseaux
3. Groupes principaux chez les Falconiformes
4. Distribution géographique

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Les
Falconiformes regroupent les faucons, crécerelles, caracaras
et forest-falcons. Leur morphologie est caractérisée par un
bec court, très recourbé, muni d’une encoche tomiale (la
« dent du faucon ») permettant de sectionner les vertèbres des
proies. Leurs ailes longues et pointues favorisent un vol
rapide et manœuvrable, souvent en piqué. Les serres sont puissantes
mais généralement moins massives que celles des Accipitriformes, car
les faucons tuent surtout par impact ou morsure, non par
constriction. Leur vision est extrêmement développée, avec une
acuité parmi les plus élevées du règne animal. Le dimorphisme sexuel
est marqué, les femelles étant plus grandes que les mâles.
Leur plumage est souvent barré ou tacheté, optimisé pour la chasse
en vol ou l’affût.
Les Falconiformes appartiennent à
la classe des Aves, dans le clade des Neoaves, au sein
du groupe des Telluraves. Les analyses moléculaires modernes
montrent que les faucons ne sont pas apparentés aux
Accipitriformes, malgré des ressemblances morphologiques dues à
la convergence évolutive. Leur groupe frère est constitué des
Psittaciformes (perroquets) et des Passeriformes, formant
un clade appelé Eufalconimorphae. Les Falconiformes
constituent donc un ordre bien distinct, regroupant les
rapaces diurnes non accipitridés, caractérisés par une stratégie de
prédation basée sur la vitesse, le piqué et la morsure.
L’ordre des Falconiformes comprend
une seule famille vivante, les Falconidae, divisée en
deux sous‑familles principales : • Falconinae : regroupe les
faucons au sens strict, crécerelles, hobereaux, faucons pèlerins,
faucons émerillons. Ce sont des chasseurs rapides, spécialisés dans
la capture d’oiseaux, d’insectes ou de petits vertébrés. •
Polyborinae : regroupe les caracaras et les forest-falcons. Les
caracaras sont des opportunistes terrestres d’Amérique du Sud,
souvent charognards ou omnivores, tandis que les forest-falcons sont
des prédateurs forestiers discrets d’Amérique tropicale.
Les Falconiformes, qui regroupent les faucons, crécerelles,
caracaras et fauconneaux, possèdent une distribution cosmopolite,
couvrant l’ensemble de l’Europe, de l’Asie, de l’Afrique,
de l’Amérique du Nord, de l’Amérique du Sud et de l’Océanie,
à l’exception de l’Antarctique où aucun représentant n’est présent.
Leur répartition est particulièrement large grâce à leur grande
capacité d’adaptation : certaines espèces vivent dans les déserts,
d’autres dans les forêts tropicales, les montagnes,
les toundras, les prairies, les zones agricoles
ou même les villes, comme le Faucon pèlerin qui niche
désormais sur des gratte‑ciel dans de nombreuses métropoles. Les
caracaras sont surtout concentrés en Amérique du Sud, tandis
que les crécerelles et les faucons sont présents sur presque toute
la planète, y compris sur de nombreuses îles océaniques.
Cette distribution extrêmement étendue reflète leur rôle de
prédateurs rapides et opportunistes, capables d’occuper une grande
variété de niches écologiques. |
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Psittaciformes
(82 gen, 434 esp)


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Passeriformes
(env 1.400, env 6.500 esp)
1.
Morphologie et description
2. Place des Passériformes au sein des Oiseaux
3. Groupes principaux chez les Passériformes
4. Distribution géographique


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Les
Passériformes, souvent appelés oiseaux percheurs ou
oiseaux chanteurs, représentent plus de la moitié des espèces
d’oiseaux vivants. Leur morphologie est généralement adaptée à la
perche grâce à une disposition particulière des doigts :
trois doigts dirigés vers l’avant et un vers l’arrière (anisodactylie),
permettant une prise solide sur les branches. Leur taille varie de
7 à 120 cm, mais la majorité sont de petits oiseaux légers.
Ils possèdent un syrinx très développé, organe vocal
permettant une grande complexité de chants, particulièrement chez
les oscines. Leur plumage est souvent coloré, parfois
dimorphe entre mâles et femelles. Leur bec montre une grande
diversité de formes, reflétant une adaptation à des régimes
alimentaires variés : insectivore, granivore, nectarivore, omnivore
ou frugivore. Leur squelette léger, leur musculature pectorale
développée et leur métabolisme élevé en font des oiseaux très
actifs, souvent territoriaux et dotés de comportements sociaux
élaborés.
Les Passériformes constituent l’un
des ordres les plus évolués des Néornithes (oiseaux
modernes). Ils appartiennent au clade des Néognathes,
caractérisés par un palais osseux flexible. Au sein des Néognathes,
ils forment un groupe très dérivé, issu d’une radiation évolutive
rapide à la fin du Crétacé ou au début du Paléogène. Ils sont
considérés comme le groupe frère de plusieurs lignées
d’oiseaux terrestres modernes, mais leur position exacte a été
affinée grâce à la phylogénétique moléculaire. Les Passériformes se
divisent en deux grands ensembles : les Suboscines, plus
primitifs, et les Oscines, ou oiseaux chanteurs véritables,
qui représentent la majorité des espèces actuelles. Leur succès
évolutif est lié à leur capacité d’adaptation, leur diversification
vocale et leur plasticité écologique.
Les Passériformes constituent
un seul ordre, mais ils sont divisés en trois grands
sous‑ordres, qui représentent les principales lignées évolutives
du groupe. Ces trois ensembles sont les niveaux taxonomiques les
plus élevés à l’intérieur des Passériformes et jouent le rôle de «
grands groupes ».
Les Acanthisitti sont les passériformes les plus primitifs et
les plus anciens. Ils sont endémiques de Nouvelle‑Zélande et
ne comptent que quelques espèces, dont certaines aujourd’hui
éteintes. Leur syrinx est simple, leur morphologie rappelle celle
des passériformes ancestraux et ils représentent la première branche
séparée du reste des Passériformes.
Les Suboscines regroupent des passériformes dont le chant est
inné et non appris. Ils sont surtout présents en Amérique
du Sud, où ils dominent la faune forestière tropicale. Leur
syrinx est moins complexe que celui des oscines. Les principales
familles incluent les Tyrannidae (tyrans, moucherolles),
Furnariidae (fourniers, synallaxes), Dendrocolaptidae
(grimpeurs), Pipridae (manakins), Cotingidae
(cotingas), Formicariidae (fourmiliers) et Rhinocryptidae
(tapaculos). Ils représentent une radiation évolutive majeure du
Néotropique.
Les Oscines sont les oiseaux chanteurs véritables,
dotés d’un syrinx très développé permettant une grande complexité
vocale. Leur chant est appris, ce qui a favorisé une
diversification spectaculaire. Ils constituent la majorité des
passériformes actuels et sont présents dans tous les milieux du
globe. Les principales familles incluent les Corvidae
(corbeaux, geais), Turdidae (merles, grives), Fringillidae
(pinsons), Emberizidae (bruants), Paridae (mésanges),
Hirundinidae (hirondelles), Sturnidae (étourneaux),
Sylviidae (fauvettes), Passeridae (moineaux), Laniidae
(pies‑grièches), Muscicapidae (gobemouches), Motacillidae
(pipits) et Alaudidae (alouettes). Ils sont les passériformes
les plus évolués et les plus diversifiés.
Les Passeriformes, qui regroupent plus de la moitié de toutes
les espèces d’oiseaux, possèdent une distribution quasi mondiale,
couvrant l’Europe, l’Asie, l’Afrique, l’Amérique
du Nord, l’Amérique du Sud, l’Océanie et la
plupart des îles océaniques, à l’exception de l’Antarctique
où aucun représentant n’est présent. Leur diversité est
particulièrement élevée dans les régions tropicales,
notamment en Amazonie, en Afrique équatoriale, en
Asie du Sud‑Est et en Nouvelle‑Guinée, où se trouvent les
familles les plus spécialisées comme les paradisiers, les pittas ou
les lyrebirds. Ils occupent une immense variété d’habitats, allant
des forêts tropicales humides aux déserts, des
toundras aux montagnes, des zones agricoles aux
milieux urbains, ce qui reflète leur plasticité écologique
exceptionnelle. Leur expansion mondiale est liée à leur capacité
d’adaptation, à leur diversité alimentaire et à leur comportement
reproducteur efficace, faisant des Passeriformes le groupe d’oiseaux
le plus largement distribué et le plus diversifié de la planète. |
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Caprimulgiformes
(20 gen, 98 esp)
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Aegothéliformes
(1 gen, 10 esp)
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Apodiformes
(45 gen, 480 esp)
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Gruiformes
(33 gen, 189 esp)
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Charadriiformes
(94 gen, 393 esp)
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