Classification  (env 2.900 gen, env. 11.000 esp)
Métazoaires-Triploblastiques-Cordés-Deutérostomiens-Vertébrés-Gnathostomes-Tétrapodes-Oiseaux
(Vertébrés adaptés au vol et grands oiseaux marcheurs)

   

  

 

               

Passeriformes
(env 1.640, env 9.000 esp)

Ratites
(5 gen, 14 esp)

Tinamiformes
(9 gen, 46 esp)

Galliformes
(env 86 gen, env 307 esp)

Ansériformes
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Columbiformes
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Mésitornithiformes
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Ptérocliformes
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Ordre

Description

   
   
   
   
   

Galliformes
(env 86 gen, env 307 esp)

Les Galliformes, communément appelés gallinacés, constituent un ordre d’oiseaux principalement terrestres comprenant notamment les poules, faisans, perdrix, cailles, pintades, dindons, paons, tétras, lagopèdes, hoccos et mégapodes. La classification actuelle reconnaît 5 familles principales : les Phasianidés, Odontophoridés, Numididés, Cracidés et Mégapodiidés. Généralement dotés d’un corps robuste, de pattes puissantes et d’un bec court et solide, ils passent une grande partie de leur temps au sol, où ils recherchent graines, végétaux et invertébrés. Leur diversité est remarquable, allant des petites cailles aux grands dindons et paons, avec chez de nombreuses espèces un dimorphisme sexuel prononcé, les mâles présentant des couleurs et des ornements spectaculaires utilisés lors des parades nuptiales. Présents dans une grande variété d’habitats à travers le monde, les Galliformes jouent notamment un rôle dans la dispersion des graines et la consommation d’invertébrés. Plusieurs espèces ont également été domestiquées, en particulier le Poulet domestique, issu du Coq bankiva, faisant des Galliformes l’un des groupes d’oiseaux les plus étroitement associés à l’histoire et à l’alimentation humaines.

 

Ansériformes
(env 58 gen, env 185 esp)

Les Ansériformes (Anseriformes) constituent un ordre d’oiseaux principalement aquatiques regroupant les canards, oies, cygnes, canaroies et kamichis. Ils sont répartis en trois familles actuelles : les Anatidés (Anatidae), qui rassemblent l’immense majorité des espèces, les Anhimidés (Anhimidae) et les Anséranatidés (Anseranatidae). La plupart sont remarquablement adaptés aux lacs, étangs, rivières, marais et autres zones humides, et de nombreuses espèces possèdent des pattes palmées facilitant la nage. Chez les Anatidés, le bec est généralement large et possède des lamelles permettant de retenir ou filtrer des éléments alimentaires, tandis que leur plumage dense est imperméabilisé grâce aux sécrétions de la glande uropygienne. Leur alimentation est variée et comprend selon les espèces végétation aquatique, graines, plancton, insectes, mollusques, crustacés et petits poissons. Plusieurs espèces accomplissent d’importantes migrations saisonnières, faisant des Ansériformes l’un des groupes d’oiseaux les plus caractéristiques et emblématiques des milieux aquatiques et zones humides de la planète.

 

Columbiformes
(50 gen, 352 esp)

   

Les Columbiformes constituent un ordre d’oiseaux regroupant les pigeons, colombes, tourterelles et leurs proches parents. Dans la classification actuelle, toutes les espèces vivantes appartiennent à une seule famille, les Columbidés (Columbidae), qui compte environ 350 espèces réparties dans le monde entier, à l’exception de l’Antarctique. Les Columbiformes possèdent généralement un corps trapu, une petite tête, un cou relativement court et un bec fin, et occupent des habitats extrêmement variés allant des forêts tropicales aux déserts et aux milieux urbains. Leur alimentation repose principalement sur les graines, les fruits et d’autres matières végétales, ce qui fait de nombreuses espèces d’importants disperseurs de graines. L’ordre comprenait également des oiseaux aujourd’hui disparus particulièrement célèbres, notamment le Dodo (Raphus cucullatus) et le Solitaire de Rodrigues (Pezophaps solitaria), désormais intégrés aux Columbidés plutôt que placés dans une famille distincte. Par leur diversité, leur vaste répartition et leur remarquable adaptation à des environnements très différents, les Columbiformes représentent l’une des lignées d’oiseaux les plus familières et les plus répandues de la planète

 

Mésitornithiformes
(2 gen, 3 esp)

 

Les Mésitornithiformes constituent un petit ordre d’oiseaux entièrement endémiques de Madagascar, représenté aujourd’hui par une seule famille, les Mésitornithidés (Mesitornithidae), comprenant seulement trois espèces réparties dans deux genres : Mesitornis et Monias. Les mésites sont des oiseaux essentiellement terrestres, mesurant environ 30 à 32 cm, caractérisés par des ailes courtes, une longue queue et des pattes robustes, adaptées aux déplacements au sol. Ils fréquentent principalement les forêts, zones boisées et fourrés malgaches, où ils recherchent leur nourriture parmi la végétation et la litière du sol. Leur alimentation comprend notamment des insectes et des graines, la Mésite monias (Monias benschi) utilisant également son bec allongé pour sonder le sol à la recherche de nourriture. Avec la Mésite variée (Mesitornis variegatus), la Mésite unicolore (Mesitornis unicolor) et la Mésite monias, les Mésitornithiformes constituent ainsi une lignée aviaire unique de Madagascar, particulièrement remarquable par son isolement géographique et sa faible diversité actuelle

 

Ptérocliformes
(2 gen, 16 esp)

 

Les Ptérocliformes (Pterocliformes) constituent un ordre d’oiseaux terrestres comprenant une seule famille actuelle, les Ptéroclidés (Pteroclidae), qui rassemble 16 espèces de gangas et de syrrhaptes réparties dans les genres Pterocles et Syrrhaptes. Ces oiseaux sont particulièrement adaptés aux régions arides et ouvertes, notamment les steppes, plaines sèches et zones semi-désertiques d’Afrique et d’Eurasie. Leur plumage généralement sableux et cryptique leur permet de se confondre avec le sol, tandis que leurs ailes longues et pointues leur assurent un vol rapide et puissant, indispensable pour parcourir de grandes distances à la recherche d’eau et de nourriture. Essentiellement granivores, ils recherchent leurs graines directement au sol. Leur adaptation la plus spectaculaire concerne la reproduction : chez plusieurs espèces, les adultes, particulièrement les mâles, peuvent retenir de l’eau dans les plumes spécialisées du ventre et de la poitrine pour la transporter jusqu’à leurs poussins. Avec leur silhouette rappelant superficiellement les pigeons ou les perdrix et leurs remarquables adaptations à la sécheresse, les Ptérocliformes comptent parmi les oiseaux les plus spécialisés des milieux arides.

 

Opisthocomiformes
(1 gen, 1 esp)

 

Podicipédiformes
(6 gen, 23 esp)

 

Phoenicopteriformes
(3 gen, 6 esp)

 

Gaviiformes
(1 gen, 5 esp)

 

 

Sphénisciformes
(6 gen, 18 esp)

 

Les Sphénisciformes (Sphenisciformes) constituent l’ordre des manchots, des oiseaux marins entièrement incapables de voler mais remarquablement adaptés à la nage et à la plongée. L’ordre comprend une seule famille actuelle, les Sphéniscidés (Spheniscidae), répartie en six genres et 19 espèces selon la classification IOC 15.1. Les manchots vivent presque exclusivement dans l’hémisphère Sud, depuis l’Antarctique et les îles subantarctiques jusqu’aux côtes d’Amérique du Sud, d’Afrique australe, d’Australie, de Nouvelle-Zélande et aux Galápagos. Leur corps est parfaitement adapté à la vie aquatique : leurs ailes sont transformées en nageoires rigides, leur silhouette hydrodynamique réduit la résistance de l’eau et leur plumage dense contribue à leur isolation thermique. Excellents plongeurs, ils poursuivent sous l’eau des proies telles que les poissons, calmars et krill. Du petit Manchot pygmée aux imposants Manchots empereurs, les Sphénisciformes représentent l’un des exemples les plus spectaculaires d’adaptation secondaire des oiseaux à la vie marine

Procellariiformes
(24 gen, 147 esp)

Les Procellariiformes constituent un ordre d’oiseaux marins regroupant les albatros, les pétrels, les puffins, les fulmars, les prions et les océanites. Ils comprennent actuellement quatre grandes familles : les Diomédéidés, les Procellariidés, les Hydrobatidés et les Océanitidés. Ces oiseaux sont remarquablement adaptés à la vie en haute mer, où ils passent l’essentiel de leur existence et parcourent de vastes distances au-dessus des océans. Leur caractéristique anatomique la plus reconnaissable est la présence de narines tubulaires sur le bec, associées à des glandes permettant l’élimination de l’excès de sel. Beaucoup possèdent de longues ailes adaptées au vol plané, particulièrement spectaculaires chez les albatros. Les Procellariiformes regagnent la terre principalement pour se reproduire, souvent en colonies installées sur des îles océaniques isolées, et présentent une forte fidélité à leurs sites de nidification. Plusieurs espèces sont aujourd’hui menacées notamment par les captures accidentelles liées à la pêche, les prédateurs introduits dans les colonies et la pollution marine, faisant de leur conservation un enjeu important pour la biodiversité océanique

 

Phaéthontiformes
(1 gen, 3 esp)

 

 

Eurypigiformes
(2 gen, 2 esp)

 

 

Ciconiiformes
(6 gen, 20 esp)

Les Ciconiiformes constituent un ordre de grands oiseaux échassiers aujourd’hui représenté par une seule famille, les Ciconiidés (Ciconiidae), qui comprend 20 espèces réparties en 6 genres selon la classification IOC 15.2 de 2026. Ce groupe rassemble les cigognes, marabouts, jabirus, tantales et becs-ouverts, caractérisés par de longues pattes, un long cou et un bec allongé et puissant. Présents dans une grande partie du monde, avec une diversité particulièrement importante dans les régions tropicales, ils fréquentent principalement les marais, plaines inondables et autres zones humides, même si certaines espèces exploitent également les prairies et les milieux boisés. Leur morphologie varie selon leur alimentation, notamment chez les becs-ouverts (Anastomus), les marabouts (Leptoptilos), les tantales (Mycteria) et les véritables cigognes (Ciconia). Contrairement aux anciennes classifications, les hérons, ibis et spatules ne sont plus placés parmi les Ciconiiformes mais dans les Pélécaniformes. Avec leur grande taille et leurs adaptations aux milieux humides, les Ciconiiformes comptent parmi les échassiers les plus emblématiques de la planète.

 

Suliformes
(4 gen, 60 esp)

 

Pélécaniformes
(5 gen, 118 esp)

 

Accipitriformes
(75 gen, 266 esp)

 

Strigiformes
(28 gen, 243 esp)

 

Coliiformes
(2 gen, 6 esp)

 

 

Leptosomiformes
(1 gen, 1 esp)

 

 

Trogoniformes
(1 gen, 43 esp)

 

 

Bucérotiformes
(6 gen, 74 esp)

 

Coraciiformes
(18 gen, 158 esp)

 

Cuculiformes
(33 gen, 150 esp.)

 

Piciformes
(71 gen, 484 esp)

 

 

Cariamiformes
(1 gen, 2 esp)

 

 

Falconiformes
(11 gen, 71 esp)

1. Morphologie et description
2. Place des Falconiformes au sein des Oiseaux
 3. Groupes principaux chez les Falconiformes
4. Distribution géographique

 

 

 

Les Falconiformes regroupent les faucons, crécerelles, caracaras et forest-falcons. Leur morphologie est caractérisée par un bec court, très recourbé, muni d’une encoche tomiale (la « dent du faucon ») permettant de sectionner les vertèbres des proies. Leurs ailes longues et pointues favorisent un vol rapide et manÅ“uvrable, souvent en piqué. Les serres sont puissantes mais généralement moins massives que celles des Accipitriformes, car les faucons tuent surtout par impact ou morsure, non par constriction. Leur vision est extrêmement développée, avec une acuité parmi les plus élevées du règne animal. Le dimorphisme sexuel est marqué, les femelles étant plus grandes que les mâles. Leur plumage est souvent barré ou tacheté, optimisé pour la chasse en vol ou l’affût.

Les Falconiformes appartiennent à la classe des Aves, dans le clade des Neoaves, au sein du groupe des Telluraves. Les analyses moléculaires modernes montrent que les faucons ne sont pas apparentés aux Accipitriformes, malgré des ressemblances morphologiques dues à la convergence évolutive. Leur groupe frère est constitué des Psittaciformes (perroquets) et des Passeriformes, formant un clade appelé Eufalconimorphae. Les Falconiformes constituent donc un ordre bien distinct, regroupant les rapaces diurnes non accipitridés, caractérisés par une stratégie de prédation basée sur la vitesse, le piqué et la morsure.

Les Falconiformes, au sens moderne, ne regroupent plus que les faucons depuis la séparation phylogénomique d’avec les Accipitriformes (aigles, buses, vautours). Les analyses génomiques (UCEs, génomes complets, COI 2025) montrent que les faucons appartiennent au clade Eufalconimorphae, proches des Psittaciformes (perroquets) et des Passeriformes, et non des rapaces accipitridés. L’ordre moderne comprend une seule famille vivante, les Falconidae, divisée en deux sous‑familles : les Falconinae (faucons au sens strict : Falco, Microhierax, Polihierax) et les Polyborinae (caracaras et forest‑falcons : Caracara, Milvago, Herpetotheres). La structure moderne est : Aves → Néognathes → Eufalconimorphae → Falconiformes → Falconinae + Polyborinae. Les Falconiformes se distinguent par un bec court à encoche tomiale, des ailes longues et pointues, une stratégie de prédation basée sur la vitesse, et une morsure cervicale pour tuer les proies. L’ordre compte environ 65 espèces.

Les Falconiformes, qui regroupent les faucons, crécerelles, caracaras et fauconneaux, possèdent une distribution cosmopolite, couvrant l’ensemble de l’Europe, de l’Asie, de l’Afrique, de l’Amérique du Nord, de l’Amérique du Sud et de l’Océanie, à l’exception de l’Antarctique où aucun représentant n’est présent. Leur répartition est particulièrement large grâce à leur grande capacité d’adaptation : certaines espèces vivent dans les déserts, d’autres dans les forêts tropicales, les montagnes, les toundras, les prairies, les zones agricoles ou même les villes, comme le Faucon pèlerin qui niche désormais sur des gratte‑ciel dans de nombreuses métropoles. Les caracaras sont surtout concentrés en Amérique du Sud, tandis que les crécerelles et les faucons sont présents sur presque toute la planète, y compris sur de nombreuses îles océaniques. Cette distribution extrêmement étendue reflète leur rôle de prédateurs rapides et opportunistes, capables d’occuper une grande variété de niches écologiques.

Psittaciformes
(82 gen, 434 esp)

1. Morphologie et description
2. Place des Psittaciformes au sein des Oiseaux
 3. Groupes principaux chez les Psittaciformes
4. Distribution géographique

 

 

 

 Les Psittaciformes regroupent les perroquets, perruches, cacatoès, loris, ara, youyous, amazones, et de nombreux autres psittacidés. Leur morphologie est définie par un bec puissant et recourbé, articulé par une charnière cranio‑faciale permettant une grande force de morsure, des pattes zygodactyles (deux doigts vers l’avant, deux vers l’arrière), une langue musculaire souvent spécialisée, un plumage coloré, et une intelligence élevée avec des capacités d’apprentissage vocal remarquables. Les Psittaciformes possèdent un cerveau volumineux, une longévité élevée, et une sociabilité complexe. Leur vol est généralement rapide, avec des ailes arrondies ou pointues selon les groupes.

Les Psittaciformes forment un ordre monophylétique au sein des Néognathes, étroitement apparenté aux Passeriformes (oiseaux chanteurs) et aux Falconiformes (faucons) dans le grand clade des Eufalconimorphae. Les analyses génomiques modernes montrent que les perroquets sont plus proches des passereaux que des autres rapaces, ce qui a profondément modifié la classification traditionnelle. La structure évolutive actuelle est : Aves → Néognathes → Eufalconimorphae → Psittaciformes + Passeriformes + Falconiformes. Les Psittaciformes représentent donc la branche arboricole intelligente de ce clade, avec une évolution centrée sur la manipulation, la cognition et la communication.

La classification moderne reconnaît trois familles vivantes : les Psittacidae (perroquets et perruches du monde entier, dont les aras, amazones, youyous, conures), les Cacatuidae (cacatoès, corellas, cockatiels, endémiques d’Australie et d’Océanie), et les Strigopidae (perroquets néo‑zélandais, dont le kakapo, le kea et le kÄ?kÄ?). Les Psittacidae sont les plus diversifiés, les Cacatuidae se distinguent par une huppe érectile et une poudre de plumage, tandis que les Strigopidae représentent une lignée ancienne avec des adaptations uniques comme le vol limité du kakapo ou l’écologie alpine du kea.

Les Psittaciformes sont principalement tropicaux et subtropicaux, présents en Amérique du Sud, Amérique centrale, Afrique, Australie, Asie du Sud‑Est, Océanie et Nouvelle‑Zélande. Quelques espèces s’étendent aux zones tempérées (ex. Psittacula krameri, Melopsittacus undulatus introduit, Nymphicus hollandicus). L’Australie et l’Amérique du Sud sont les régions les plus riches en diversité. Plusieurs espèces ont été introduites dans le monde, notamment les perruches à collier et les conures soleil, formant des populations urbaines en Europe et en Amérique du Nord.

Caprimulgiformes
(20 gen, 98 esp)

 

 

Aegothéliformes
(1 gen, 10 esp)

 

 

Apodiformes
(45 gen, 480 esp)

 

Gruiformes
(33 gen, 189 esp)

 Les Gruiformes constituent un ordre très diversifié d’oiseaux terrestres et aquatiques, regroupant aujourd’hui notamment les grues, râles, foulques, gallinules, courlans, agamis et râles-pygmées. La classification IOC récente reconnaît 6 familles : les Gruidés, Rallidés, Aramidés, Psophiidés, Héliornithidés et Sarothruridés, pour environ 190 espèces. Leur morphologie est extrêmement variée : les grues possèdent de longues pattes et un long cou adaptés aux espaces ouverts et aux zones humides, tandis que les râles et foulques présentent généralement une silhouette plus compacte adaptée aux marais et à la végétation dense. Les Gruiformes occupent des habitats très diversifiés, notamment les marais, lacs, rivières, prairies, savanes et forêts tropicales, et leur alimentation peut comprendre végétaux, graines, insectes, mollusques, poissons et autres petits animaux. Présents sur une grande partie du globe, ils illustrent une remarquable diversification écologique, depuis les imposantes grues effectuant de longues migrations jusqu’aux petits râles dissimulés dans les roselières.

Charadriiformes
(94 gen, 393 esp)

Les Charadriiformes constituent un vaste ordre d’oiseaux regroupant près de 400 espèces réparties sur l’ensemble de la planète. Ils comprennent aussi bien les pluviers, vanneaux, bécasseaux, chevaliers, courlis, bécassines et huîtriers que les mouettes, goélands, sternes, labbes, guillemots, pingouins et macareux. L’ordre est traditionnellement organisé autour de trois grandes lignées : les Charadrii, regroupant de nombreux limicoles, les Scolopaci, comprenant notamment les bécasseaux et leurs proches parents, et les Lari, auxquels appartiennent entre autres les laridés, labbes et alcidés. La majorité des Charadriiformes fréquente les littoraux, vasières, plages, marais, lacs et autres zones humides, mais certaines espèces vivent en haute mer, dans les déserts ou même dans les forêts. Leur alimentation comprend principalement des invertébrés, crustacés, mollusques, poissons et autres petits animaux, avec des techniques de recherche de nourriture très différentes selon les familles. Plusieurs espèces accomplissent également de remarquables migrations à longue distance, faisant des Charadriiformes l’un des groupes d’oiseaux les plus diversifiés et les mieux adaptés aux milieux côtiers, aquatiques et marins

 

 

 

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