|
| |
Classification ()
Métazoaires-Triploblastiques-Cordés-Deutérostomiens-Vertébrés-Gnathostomes-Tétrapodes-Oiseaux-Columbiformes-Columbidés.
(Pigeons,
colombes, trugons, diduncule, gouras, founingos, tourterelles, carpophages,
ptilopes...).
|
Sous-familles |
Espèces representatives |
Description |
Otidiphabinés
(1 gen, 1 esp)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularite
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Statut et effectif actuel du Pigeon-faisan

|
Oditiphaps nobilis— Pigeon-faisan
 |
Le
Pigeon‑faisan est endémique de la Nouvelle‑Guinée et des îles
proches, notamment les îles Aru, Waigeo, Batanta, Yapen
et l’île de Fergusson . Il occupe principalement les
forêts primaires, souvent en zones collinaires ou
montagnardes, mais peut aussi être observé en forêts de basse
altitude .
L’espèce atteint environ 50 cm de
longueur, ce qui en fait l’un des plus grands pigeons terrestres
de la région. Le poids n’est pas précisé dans les sources
consultées, mais les descriptions biométriques confirment une
stature robuste typique des Columbidés terrestres .
Le Pigeon‑faisan est un oiseau
terrestre, se déplaçant au sol dans les forêts denses. Les
sources disponibles ne détaillent pas précisément son régime
alimentaire, mais comme la majorité des Columbidés forestiers, il
est probablement frugivore et granivore (inférence basée sur
les genres proches). Il est réputé discret, difficile à
observer, et son cri puissant est souvent le principal indice de sa
présence. Les données sur la reproduction ne sont pas détaillées
dans les sources consultées.
L’espèce est remarquable par son
aspect rappelant un faisan, d’où son nom vernaculaire. Elle
possède une huppe raide sur la nuque (variable selon les
sous‑espèces), un iris rouge‑orangé, des pattes jaune
orangé, et un plumage aux reflets métalliques très
marqués, notamment sur la nuque et le manteau . Son cri d’alarme est
un « wu‑huwoooaaa » puissant, audible à longue distance .
Le plumage présente une combinaison de
noir, violet, bleu‑vert irisé, châtain et turquoise, avec des
variations fortes selon les sous‑espèces. Le bec est écarlate,
contrastant fortement avec la tête sombre. Les sous‑espèces
diffèrent par la couleur du cou (blanc, vert, gris ou noir) et par
la présence ou l’absence de huppe .
Le Pigeon‑faisan est
strictement non migrateur. Il reste dans les forêts de
Nouvelle‑Guinée toute l’année, avec seulement des déplacements
locaux liés à la disponibilité des ressources (inférence écologique
basée sur son mode de vie terrestre et forestier).
Le statut du Pigeon‑faisan varie
selon les sous‑espèces, car l’UICN les évalue séparément. O. n.
nobilis et O. n. cervicalis sont classées en
Préoccupation mineure, avec des populations en diminution.
O. n. aruensis est classée Vulnérable, tandis que
O. n. insularis est en Danger critique d’extinction,
longtemps considérée comme possiblement disparue avant sa
redécouverte en 2022 grâce à des pièges photographiques. Les
effectifs globaux restent mal connus, mais l’espèce est
considérée comme localement rare, fortement dépendante des
forêts primaires et menacée par la déforestation, la
fragmentation des habitats et la pression humaine dans certaines
régions. |
|
Columbinés
(env 15 gen, env 150 esp)
1.
Morphologie et description
2. Place des Columbinés au sein des Columbiformes
3. Genres principaux chez les Columbinés
|
Les
Columbinés regroupent les pigeons et tourterelles typiques. Leur
morphologie est caractérisée par un corps compact, un cou court, une
petite tête et un bec fin muni d’une cire à la base. Le
plumage est généralement lisse, serré et souvent irisé sur le cou ou
la poitrine. Les ailes sont longues et pointues, adaptées à un vol
rapide et direct. Les pattes sont courtes, avec trois doigts dirigés
vers l’avant et un vers l’arrière. Les yeux sont souvent grands,
avec un cercle orbital parfois coloré. La taille varie selon les
espèces, de 20 à 40 cm en moyenne. Leur anatomie interne est
typique des Columbidés, avec la capacité unique de produire du
lait de pigeon pour nourrir les jeunes.
Les Columbinés appartiennent à l’ordre des Columbiformes,
qui regroupe tous les pigeons et tourterelles. L’ordre se divise en
plusieurs sous‑familles, dont les principales sont les Columbinés,
les Gourinés, les Didunculinés, les Otidiphabinés
et les Raphinés (éteints). Les Columbinés constituent
la sous‑famille la plus vaste et la plus diversifiée, comprenant la
majorité des espèces actuelles de pigeons et tourterelles. Ils se
distinguent par leur morphologie plus légère et leur capacité de vol
plus développée que les groupes insulaires géants comme les
Gourinés ou les Raphinés.
Les Columbinés regroupent de nombreux genres importants.
Columba : pigeons typiques, dont le Pigeon biset et le
Pigeon ramier. Streptopelia : tourterelles, dont la
Tourterelle turque et la Tourterelle des bois. Zenaida
: tourterelles américaines, dont la Tourterelle triste.
Patagioenas : grands pigeons américains. Macropygia :
tourterelles à longue queue d’Asie. Treron : pigeons verts
frugivores d’Asie et d’Afrique. Ducula : pigeons impériaux,
grands frugivores des îles du Pacifique et d’Asie. Chalcophaps
: colombes émeraudes. Geopelia : petites tourterelles
australiennes. Leptotila : colombes terrestres américaines.
Gallicolumba : pigeons terrestres des Philippines et du
Pacifique. |
|
Trérorinés
(env 12 gen, env 100 esp)
1.
Morphologie et description
2. Place des Trérorinés au sein des Columbiformes
3. Genres principaux chez les Trérorinés
|
Les
Tréroninés regroupent les pigeons verts, un ensemble
d’espèces arboricoles reconnaissables à leur plumage vert vif,
souvent mêlé de jaune, de gris, de bleu ou de rouge. Leur
morphologie est adaptée à la vie dans les arbres, avec un corps
élancé, une tête petite, un cou court et un bec fin. Le plumage
vert, riche en pigments caroténoïdes, leur permet de se camoufler
dans le feuillage. Les ailes sont relativement courtes mais
puissantes, adaptées à des vols rapides entre les arbres. Les pattes
sont robustes, avec des doigts adaptés à la préhension des branches.
La taille varie de 20 à 35 cm selon les espèces. Les yeux
sont souvent brillants, parfois entourés d’un cercle orbital coloré.
Leur anatomie interne est typique des Columbidés, avec la capacité
de produire du lait de pigeon pour nourrir les jeunes.
Les Tréroninés appartiennent à
l’ordre des Columbiformes, qui regroupe tous les pigeons et
tourterelles. Au sein de cet ordre, ils constituent une sous‑famille
distincte, les Treroninae, caractérisée par leur mode de vie
arboricole et leur régime frugivore. Ils sont proches des
Columbinés, mais s’en distinguent par leur plumage vert, leur
bec plus fin et leur comportement forestier. Les Tréroninés
comprennent principalement les genres Treron, Ptilinopus,
Ducula et quelques genres insulaires apparentés. Ils
représentent l’un des groupes les plus diversifiés et les plus
colorés des Columbiformes.
Genres principaux de la sous‑famille
des Trérorinés : Treron :
pigeons verts de l’Ancien Monde, largement répandus en Asie et en
Afrique. Ptilinopus : pigeons fruitiers du Pacifique, très
colorés, présents de l’Indonésie à la Polynésie. Ducula :
pigeons impériaux, grands frugivores des forêts d’Asie et d’Océanie.
Alectroenas : pigeons bleus des Mascareignes, dont plusieurs
espèces sont éteintes. Hemiphaga : pigeons de
Nouvelle‑Zélande, dont le Kereru. Cryptophaps : genre
monotypique des Philippines. |
Raphinés
(2
gen, 2 esp)
|
Raphus cucullatus — Dodo
Pezophaps solitaria — Solitaire de Rodrigues
|
Les Raphinés
regroupaient deux grands oiseaux incapables de voler. Le Dodo –
Raphus cucullatus mesurait environ 1 mètre pour un
poids variant entre 10 et 17 kg selon les saisons. Le
Solitaire de Rodrigues – Pezophaps solitaria était
légèrement plus grand, atteignant 1,1 à 1,2 mètre et un poids
estimé entre 20 et 28 kg, les femelles étant plus petites que
les mâles.
Les Raphinés étaient des pigeons géants incapables de voler,
avec un corps massif, des ailes réduites, une queue courte et des
pattes robustes adaptées à la marche. Le Dodo possédait un
plumage gris‑brun, une tête volumineuse et un grand bec recourbé.
Le Solitaire de Rodrigues avait un plumage gris clair, un cou
plus long et une ossification particulière sur les ailes, formant
une sorte de masse osseuse utilisée lors des combats
territoriaux. Leur apparence exacte reste partiellement
hypothétique, car les représentations anciennes sont souvent
fantaisistes.
Les Raphinés étaient endémiques des Mascareignes, un
archipel de l’océan Indien. Le Dodo – Raphus cucullatus
vivait uniquement sur l’île Maurice. Le Solitaire de
Rodrigues – Pezophaps solitaria vivait uniquement sur
l’île Rodrigues. Aucune espèce de Raphiné n’a jamais existé
ailleurs dans le monde.
Les Raphinés étaient des oiseaux terrestres, se
déplaçant lentement mais capables de courir rapidement en cas de
danger. Ils se nourrissaient de fruits, de graines, de
bulbes, de racines et probablement de petits
invertébrés. Le Solitaire de Rodrigues était fortement
territorial, les couples défendant leur zone avec vigueur. Le
Dodo semble avoir été plus sociable, vivant en petits groupes
dans les forêts mauriciennes.
Les Raphinés avaient une reproduction très lente. Ils ne
pondaient qu’un seul œuf par saison, déposé au sol dans un
nid rudimentaire. Les jeunes mettaient longtemps à atteindre leur
taille adulte. Cette stratégie reproductive, adaptée à des îles sans
prédateurs, a rendu les espèces extrêmement vulnérables à l’arrivée
des humains et des animaux introduits.
Le Dodo possédait un grand bec recourbé, puissant,
légèrement crochu, adapté à la consommation de fruits durs et de
graines. Le Solitaire de Rodrigues avait un bec plus droit et
plus fin, adapté à un régime plus varié incluant végétaux et
invertébrés. Chez les deux espèces, le bec était un outil essentiel
pour fouiller le sol et manipuler la nourriture.
Les Raphinés étaient des pigeons géants, proches des
Columbidés modernes comme les pigeons couronnés de
Nouvelle‑Guinée. Leur incapacité à voler est le résultat d’une
évolution insulaire, dans un environnement sans prédateurs.
Les deux espèces ont disparu après l’arrivée des humains : le
Dodo vers 1662, le Solitaire de Rodrigues vers
1761, victimes de la chasse, de la destruction des habitats et
des animaux introduits comme les rats, porcs et chats. Leur
extinction est devenue un symbole mondial de la fragilité des
écosystèmes insulaires. |
Gourinés
( 2
gen, 5 esp)
|
Goura cristata Goura couronné
Goura victoria
Goura de Victoria
Goura scheepmakeri Goura de Scheepmaker
Goura sclaterii Goura de Sclater
Caloenas nicobarica
Pigeon de Nicobar
|
|
Didunculinés
( 1 gen, 1 esp) |
Didunculus strigirostris Diduncule des Samoa
 |
|
|