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Classification (5
genres, 14 espèces).
Métazoaires-Triploblastiques-Cordés-Deutérostomiens-Vertébrés-Gnathostomes-Tétrapodes-Oiseaux-Ratites
(4 fiches)
(Nandous, autruche, casoars, émeus, kiwis)

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nre |
Espèces représentatives |
Description |
Rhea (Rhéiformes)
(2 espèces)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Points communs et diversité des espèces chez les Rhea

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Rhea americana — Nandou d’Amérique
(145-160 cm, moins de 30 kg)
Rhea pennata — Nandou de Darwin
(100-160 cm, moins de 25 kg)
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Le genre Rhea est strictement sud‑américain.
Il occupe les pampas, les steppes, les
savanes ouvertes, les zones arbustives et
certaines prairies humides du continent. Rhea
americana est présent au Brésil, au
Paraguay, en Bolivie, en Argentine et
en Uruguay, avec une préférence pour les plaines
ouvertes. Rhea pennata (ou Nandou de Darwin)
occupe les régions plus australes et andines,
notamment le sud de la Bolivie, le Chili,
l’Argentine et la Patagonie, y compris des
zones semi‑arides et des plateaux d’altitude. Le genre
est donc typiquement associé aux grands espaces
ouverts de l’Amérique du Sud.
Les rhéas sont les plus grands oiseaux d’Amérique du
Sud. Rhea americana atteint 1,40 à 1,70 m
de hauteur pour un poids de 20 à 30 kg, parfois
davantage chez les mâles. Rhea pennata est plus
petit, mesurant 0,90 à 1,20 m pour 15 à 25 kg
selon les sous‑espèces. Leur corps est massif, leurs
pattes longues et puissantes, adaptées à la course.
Les rhéas sont diurnes, grégaires en dehors de la
reproduction, et se déplacent en groupes dans les
plaines ouvertes. Leur alimentation est omnivore à
dominante végétale, composée d’herbes, feuilles,
graines, fruits, mais aussi d’insectes, petits vertébrés
et invertébrés. La reproduction est polygame,
avec un système particulier : le mâle construit
le nid, attire plusieurs femelles, reçoit leurs œufs,
puis incube seul et élève les jeunes. Un nid peut
contenir 10 à 30 œufs, parfois plus. Les jeunes
sont nidifuges et suivent le mâle dès l’éclosion.
Les rhéas sont incapables de voler mais sont
d’excellents coureurs, atteignant 60 km/h.
Leurs ailes, bien que non fonctionnelles pour le vol,
servent à garder l’équilibre lors de la course et
à effectuer des manœuvres rapides. Ils possèdent
trois doigts à chaque patte, contrairement aux autruches
qui n’en ont que deux. Leur comportement reproducteur,
où le mâle assure presque tout le travail parental, est
l’un des plus remarquables parmi les oiseaux. Ils
peuvent également avaler des cailloux pour faciliter la
digestion.
Le plumage est touffu, souple, de couleur
gris brun chez Rhea americana et plus
moucheté, gris‑brun‑blanc chez Rhea
pennata, ce qui assure un excellent camouflage dans
les steppes. Les ailes sont larges mais non
fonctionnelles pour le vol. Le bec est court,
plat, adapté à une alimentation variée. Les pattes
sont longues, puissantes, dépourvues de plumes.
Les rhéas ne sont pas migrateurs. Ils effectuent
uniquement des déplacements locaux en fonction de
la disponibilité en nourriture et en eau. Certaines
populations de Rhea pennata peuvent se déplacer
altitudinalement entre zones basses et zones plus
élevées selon les saisons, mais il ne s’agit pas de
migrations véritables.
Les espèces du genre Rhea partagent plusieurs
traits essentiels. Elles sont toutes incapables de
voler, adaptées à la course rapide dans les
milieux ouverts. Elles possèdent un dimorphisme
sexuel faible, mais un système reproducteur où le
mâle joue le rôle principal dans la nidification et
l’élevage. Leur alimentation est omnivore, avec
une forte proportion de végétaux. Leur plumage est
souple, non structuré en rémiges rigides, et leurs
ailes servent à l’équilibre. Elles vivent dans des
milieux ouverts et montrent une grande tolérance
climatique.
Le genre Rhea comprend deux espèces
vivantes. Rhea americana, le Nandou
d’Amérique, est la plus grande espèce, occupant les pampas,
les prairies humides et les savannes du Brésil,
du Paraguay, de la Bolivie, de l’Uruguay et
de l’Argentine. Elle présente plusieurs
sous‑espèces différenciées par la taille et la
coloration. Rhea pennata, le Nandou de Darwin,
est plus petit et adapté aux régions australes et andines,
notamment le sud de la Bolivie, le Chili,
l’Argentine et la Patagonie. Cette espèce
est elle‑même divisée en sous‑espèces, dont certaines
sont très adaptées aux milieux froids et secs. Les deux
espèces montrent une diversité écologique notable, l’une
occupant principalement les plaines chaudes et humides,
l’autre les steppes froides et les plateaux d’altitude.
Malgré cette diversité, leur morphologie générale, leur
comportement reproducteur et leur écologie restent très
proches, ce qui justifie leur regroupement dans un même
genre. |
Struthio (Struthioniformes)
(2 espèces)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Points communs et diversité des espèces chez les Struthio

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Struthio camelus — Autruche d’Afrique
(moins de 280 cm, moins de 150 kg)
Struthio molybdophanes — Autruche de Somalie
(moins de 250 cm, moins de 130 kg)
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Le genre Struthio est strictement africain.
L’espèce principale, Struthio camelus, occupe une
vaste aire couvrant l’Afrique de l’Est, l’Afrique
australe, et certaines régions de l’Afrique de
l’Ouest et du Sahel, notamment l’Éthiopie,
le Kenya, la Tanzanie, la Namibie,
le Botswana, l’Afrique du Sud, le Mali
et le Niger. L’ancienne espèce Struthio
molybdophanes (autruche de Somalie), aujourd’hui
considérée comme une sous‑espèce, est présente dans la
Corne de l’Afrique. Les autruches occupent les
savannes, les steppes, les semi‑déserts
et les zones arbustives ouvertes, évitant les
forêts denses et les zones humides. Leur répartition est
donc typiquement associée aux milieux ouverts et
arides du continent africain.
Les autruches sont les plus grands oiseaux vivants.
Struthio camelus atteint 2,10 à 2,70 m de
hauteur pour un poids de 90 à 150 kg, parfois
davantage chez les mâles. Les femelles sont légèrement
plus petites, autour de 1,70 à 2,00 m et 80 à
110 kg. Leur long cou, leurs pattes puissantes et
leur corps massif en font des coureurs exceptionnels.
Les autruches sont diurnes, grégaires, vivant en
groupes de quelques individus à plusieurs dizaines selon
les ressources disponibles. Leur alimentation est
omnivore à dominante végétale, composée d’herbes,
feuilles, graines, fruits, mais aussi d’insectes, petits
vertébrés et invertébrés. Elles avalent des cailloux
pour faciliter la digestion. La reproduction est
polygame, avec un système où un mâle dominant
forme un harem de femelles. Le nid est une dépression
au sol, où plusieurs femelles pondent, mais seule la
femelle principale et le mâle assurent
l’incubation. Une ponte peut contenir 10 à 20 œufs,
parfois plus. Les jeunes sont nidifuges, capables
de courir dès la naissance, et restent longtemps avec
les adultes.
Les autruches sont incapables de voler mais sont les
plus rapides coureurs parmi les oiseaux, atteignant
70 km/h avec des foulées de plus de 3 m.
Elles possèdent seulement deux doigts à chaque
patte, dont un très développé, adaptation unique parmi
les oiseaux. Leurs yeux sont parmi les plus grands du
règne animal terrestre, offrant une vision
exceptionnelle. Elles produisent des œufs géants,
les plus gros de tous les oiseaux. Leur comportement
social est complexe, avec des hiérarchies strictes et
des stratégies de reproduction élaborées.
Le plumage des mâles est noir avec des rémiges
blanches, tandis que les femelles sont brun‑gris,
assurant un camouflage efficace. Le plumage est
souple, non adapté au vol, mais utile pour la
thermorégulation. Le bec est court, plat,
adapté à une alimentation variée. Les pattes sont
longues, puissantes, dépourvues de plumes, avec des
griffes robustes pouvant servir à la défense.
Les autruches ne sont pas migratrices. Elles
effectuent uniquement des déplacements locaux en
fonction de la disponibilité en nourriture et en eau.
Dans les régions semi‑désertiques, elles peuvent
parcourir de longues distances pour suivre les pluies,
mais il ne s’agit pas de migrations saisonnières
structurées.
Les espèces du genre Struthio partagent plusieurs
traits essentiels. Elles sont toutes incapables de
voler, adaptées à la course rapide dans les
milieux ouverts. Elles possèdent un dimorphisme
sexuel modéré, un système reproducteur polygame,
et des œufs très volumineux. Leur alimentation est
omnivore, avec une forte proportion de végétaux.
Leur plumage est souple, non structuré pour le
vol, et leurs ailes servent à l’équilibre et à la
parade. Elles vivent dans des milieux ouverts et
arides, montrent une grande tolérance thermique,
et possèdent des adaptations physiologiques remarquables
à la chaleur et au manque d’eau. Leur comportement
social est similaire, avec des groupes structurés et un
rôle parental partagé entre mâle et femelle principale.
Le genre Struthio comprend aujourd’hui une
seule espèce vivante, Struthio camelus,
l’autruche d’Afrique, divisée en plusieurs sous‑espèces distinctes. Struthio
camelus camelus, l’autruche du Nord, occupe le Sahel et
l’Afrique de l’Ouest. Struthio camelus
massaicus, l’autruche du Maasai, vit en Afrique
de l’Est, notamment au Kenya et en Tanzanie. Struthio
camelus australis, l’autruche du Sud, est présente
en Afrique australe, notamment en Namibie,
au Botswana et en Afrique du Sud. Struthio
camelus molybdophanes, l’autruche de Somalie,
longtemps considérée comme une espèce distincte, est
aujourd’hui généralement traitée comme une sous‑espèce,
occupant la Corne de l’Afrique. Ces sous‑espèces
se distinguent par la taille, la couleur du
plumage, la peau nue du cou et des pattes, et
certaines adaptations écologiques, mais elles partagent
une morphologie et un mode de vie très proches. Le genre
comptait autrefois davantage d’espèces fossiles, mais
seule Struthio camelus subsiste aujourd’hui. |
Casuarius
(Casuariformes)
(3 espèces)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Points communs et diversité des espèces chez les Casuarius

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Casoar à casque (Casuarius casuarius)
(moins de 180 cm, moins de 75 kg)
Casoar de Bennett (Casuarius bennetti)
(moins de 140 cm, moins de 18 kg)
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Les Casuarius vivent exclusivement dans les
forêts tropicales humides d’Indonésie, de
Papouasie‑Nouvelle‑Guinée et du nord‑est de
l’Australie. Ils occupent des zones denses, chaudes
et très humides, souvent difficiles d’accès.
Les casoars comptent parmi les plus grands
oiseaux du monde : ils mesurent 1,20 à 1,80 m de
hauteur et peuvent peser 30 à 75 kg selon les
espèces et le sexe, les femelles étant généralement plus
grandes.
Les casoars sont solitaires, diurnes
et passent l’essentiel de leur temps à chercher de la
nourriture au sol. Leur régime est frugivore dominant,
mais ils consomment aussi invertébrés, petits
vertébrés, champignons et charognes.
Ils jouent un rôle écologique majeur comme
disséminateurs de graines, certaines plantes
dépendant d’eux pour leur dispersion. La reproduction
est particulière : la femelle pond, mais c’est
le mâle qui couve les œufs et élève les jeunes
jusqu’à leur autonomie.
Le trait le plus remarquable est le casque
(casque kératinisé) sur la tête, dont la fonction
probable est liée à la protection, à la
communication ou à la progression dans la
végétation dense. Les casoars sont aussi connus pour
être potentiellement dangereux : leurs pattes
puissantes portent une griffe interne pouvant
atteindre 12 cm, capable d’infliger des blessures
graves.
Le plumage est noir, rêche et semblable à des cheveux,
adapté à la vie en forêt tropicale. Le cou et la
tête présentent des couleurs vives (bleu, rouge,
vert selon les espèces). Le bec est robuste,
légèrement incurvé, adapté à la consommation de fruits
et à la fouille du sol.
Les casoars sont non migrateurs. Ils
peuvent effectuer des déplacements locaux pour
trouver nourriture ou territoire, mais ne réalisent
aucune migration saisonnière. Le genre Casuarius
comprend trois espèces : Casuarius casuarius
(Casoar à casque), Casuarius bennetti (Casoar de
Bennett) et Casuarius unappendiculatus (Casoar à
une caroncule). Les points communs entre ces espèces
sont leur statut de grands oiseaux coureurs incapables
de voler, leur plumage noir associé à un casque
céphalique, leur mode de vie solitaire, leur régime
frugivore dominant, leur rôle écologique majeur dans la
dispersion des graines et un mode de reproduction
caractérisé par des soins parentaux assurés par le mâle.
La diversité entre les espèces se manifeste par des
différences de taille, de forme du casque, de nombre de
caroncules, de coloration du cou et de répartition
géographique, certaines étant limitées à des îles ou
régions précises. |
Dromaius (Casuariformes)
(2 espèces)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Points communs et diversité des espèces chez les Dromaius

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Dromaius novaehollandiae — Émeu d’Australie
(moins de 190 cm, moins de 5 5 kg)
Dromaius baudinianus
— Émeu de Baudin †
(moins de 150 cm, moins de 25 kg)
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Les Dromaius sont strictement australiens.
L’espèce actuelle, Dromaius novaehollandiae,
occupe tout le continent australien, des zones
boisées aux plaines semi‑arides. Les sous‑espèces
aujourd’hui éteintes vivaient en Tasmanie, sur
l’île King et sur l’île Kangourou.
L’émeu est le deuxième plus grand oiseau du monde
après l’autruche. Les adultes mesurent 1,5 à 1,9 m
de haut. Les femelles pèsent 30 à 45 kg, les
mâles 40 à 50 kg, avec des individus pouvant
atteindre 60 kg en captivité.
Les Dromaius sont diurnes, coureurs
rapides (jusqu’à 50–70 km/h) et occupent de vastes
territoires. Leur régime est omnivore, dominé par
les végétaux, fruits, graines, pousses, mais
incluant aussi insectes et petits invertébrés. La
reproduction est marquée par un comportement unique :
la femelle pond, mais c’est le mâle qui couve les
œufs et assure tous les soins parentaux
jusqu’à l’indépendance des jeunes.
Les émeus possèdent des pattes puissantes à trois
doigts, adaptées à la course, et peuvent maintenir
une vitesse élevée sur de longues distances. Ils
sont également connus pour leur vocalisation grave
produite par un sac trachéal. Leur comportement
reproducteur inversé (mâle incubateur) est l’un des plus
marquants chez les oiseaux coureurs.
Le plumage est brun à noir, long et « double » :
chaque follicule produit deux plumes, ce qui
donne un aspect ébouriffé. Ce plumage protège de la
chaleur en isolant du rayonnement solaire. Le bec,
court et robuste, est adapté à un régime varié.
Les Dromaius sont non migrateurs, mais
effectuent de grands déplacements saisonniers à
la recherche de nourriture et d’eau, parfois sur
plusieurs dizaines de kilomètres. Ils ne réalisent
aucune migration régulière ou directionnelle.
Le genre Dromaius est monospécifique aujourd’hui,
avec une seule espèce vivante : Dromaius
novaehollandiae. Les autres formes connues sont des
sous‑espèces éteintes : D. n. diemenensis en
Tasmanie (éteint en 1817), D. n. minor sur l’île
King (éteint vers 1805) et D. n. baudinianus sur
l’île Kangourou (éteint en 1827). Les points communs
entre ces formes incluent leur statut de grands oiseaux
coureurs incapables de voler, leurs longues pattes à
trois doigts, leur plumage brun ébouriffé, leur régime
omnivore, les soins parentaux assurés par le mâle et
leur adaptation aux milieux ouverts australiens. La
diversité entre les sous‑espèces se manifestait par des
différences de taille, de teinte du plumage, de
morphologie du cou et de répartition insulaire, les
formes insulaires étant généralement plus petites que la
forme continentale.
Dromaius baudinianus, l’Émeu
de Baudin, était une sous‑espèce insulaire de l’émeu
vivant exclusivement sur l’île Kangourou au sud
de l’Australie. Plus petit que l’émeu continental, il
présentait un plumage plus sombre et une morphologie
légèrement différente, typique des formes insulaires. Sa
disparition est directement liée à l’arrivée des colons
européens au début du XIXᵉ
siècle. La chasse intensive pour la viande et l’huile,
la destruction de l’habitat, l’introduction d’animaux
domestiques et l’absence totale de mesures de protection
ont entraîné un déclin rapide de la population. L’espèce
s’est éteinte vers 1827, soit moins de vingt ans
après les premiers contacts européens. Aucun programme
de conservation n’a pu être mis en place, car
l’extinction a été extrêmement rapide. L’Émeu de Baudin
est aujourd’hui un exemple emblématique de la
vulnérabilité des faunes insulaires face aux pressions
humaines. |
Apteryx (Apterygiformes)
(5 espèces)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Points communs et diversité des espèces chez les Apteryx

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Kiwi de Mantell (Apteryx mantelli)
(moins de 65 cm, moins de 4 kg)
Kiwi d’Okarito (Apteryx rowi)
(moins de 45 cm, moins de 4 kg)

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Les Apteryx sont endémiques de
Nouvelle‑Zélande, présents dans les forêts,
zones broussailleuses et parfois les prairies
humides des deux îles principales. Chaque espèce
occupe une zone bien définie : par exemple, Apteryx
australis vit dans le sud de l’île du Sud,
A. mantelli dans l’île du Nord, A. rowi
dans la forêt d’Okarito, A. haastii dans
les zones montagneuses et A. owenii sur
quelques îles protégées.
Les kiwis mesurent 35 à 65 cm de haut
selon l’espèce et pèsent 1 à 4 kg, les femelles
étant généralement plus grandes. Le kiwi austral atteint
environ 60 cm et jusqu’à 3,8 kg pour les
femelles.
Les Apteryx sont nocturnes,
territoriaux et vivent souvent en couples
monogames pouvant durer plusieurs décennies. Leur
régime est omnivore, dominé par les
invertébrés (vers, larves, araignées), complété par
des fruits et parfois de petits vertébrés. Leur
reproduction est remarquable : la femelle pond un œuf
gigantesque, représentant environ 20 % de son
poids, et c’est le mâle qui couve pendant
70 à 80 jours.
Les kiwis possèdent un bec long et fin avec
les narines à l’extrémité, ce qui leur donne un
odorat exceptionnel, rare chez les oiseaux. Leur
plumage ressemble à des poils, leurs ailes sont
réduites à des moignons, et ils ne possèdent
pas de queue. Ils sont aussi parmi les rares oiseaux
à avoir des vibrisses autour du bec, utilisées
comme organes tactiles.
Le plumage est brun, gris‑brun ou
tacheté, avec une texture souple et filamenteuse.
Le bec est long, blanchâtre ou rosé,
légèrement courbé, et doté de vibrisses. Les
narines situées à l’extrémité permettent de détecter les
proies dans le sol.
Les Apteryx sont strictement non migrateurs.
Ils restent dans leur territoire toute l’année,
effectuant seulement de courts déplacements pour
se nourrir ou chercher un abri.
Les points communs incluent l’incapacité de voler,
un mode de vie nocturne, un plumage poilu,
un bec long avec narines terminales, un régime
omnivore, une reproduction avec incubation par le
mâle, et une forte territorialité. La
diversité se manifeste par la taille, la
coloration du plumage, la longueur du bec, la
répartition géographique et le statut de
conservation. On distingue aujourd’hui cinq
espèces : A. australis, A. mantelli,
A. rowi, A. haastii et A. owenii,
chacune adaptée à un habitat spécifique et présentant
des variations morphologiques notables. |
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