Autres Holométaboles  de France

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En France

Espèces représentatives

Description

Siphonaptères
(env 110 esp)

1. Présence en France et en Gironde des Siphonaptères
2. Dangerosité éventuelle   
3. taille et poids des espèces en France

 Ctenocephalides felispuce du chat
Ctenocephalides canis
puce du chien
Pulex irritans
puce de l’homme
Archaeopsylla erinacei
puce du hérisson
 Spilopsyllus cuniculipuce du lapin
Nosopsyllus fasciatus
puce des rats
Nosopsyllus franciscanus
puce des rongeurs
 Leptopsylla segnispuce du rat brun


Xenopsylla cheopis
puce tropicale occasionnelle
 Ceratophyllus gallinaepuce de la poule
Ceratophyllus hirundinis
puce des hirondelles
 Ceratophyllus vagabunduspuce des oiseaux cavernicoles
 Dasypsyllus gallinulaepuce des passereaux
Ischnopsyllus variabilis
puce variable  des chauves‑souris
 Myodopsylla insignispuce insignis des chauves‑souris
 Hystrichopsylla talpaepuce de la taupe

Les Siphonaptères — les puces — sont présents dans toute la France, dans tous les milieux où vivent leurs hôtes : mammifères (rongeurs, carnivores, lagomorphes, hérissons, chauves‑souris, humains) et quelques oiseaux. Ils sont communs dans les zones urbaines, villages, forêts, bocages, granges, habitations, nids, terriers, litières, et les milieux humides. En Gironde, les espèces les plus fréquentes sont Ctenocephalides felis (puce du chat), Ctenocephalides canis (chien), Pulex irritans (humaine), Archaeopsylla erinacei (hérisson), et diverses Ceratophyllidae des rongeurs. Les puces de chauves‑souris (Ischnopsyllidae) sont présentes dans les grottes, caves, greniers. Les Siphonaptères sont donc omniprésents, mais invisibles hors de leurs hôtes.

Les Siphonaptères sont sanitairement dangereux, mais jamais mécaniquement dangereux. Ils ne piquent pas profondément, ne mordent pas, et ne provoquent pas de lésions graves. Leur dangerosité vient de la transmission d’agents pathogènes : Yersinia pestis (peste, aujourd’hui absente de France), Rickettsia felis, Bartonella, et divers parasites. En France et en Gironde, le risque principal est dermatologique : démangeaisons, dermatites, allergies, infections secondaires. Les puces des animaux domestiques peuvent transmettre des bactéries entre animaux, mais ne représentent aucun danger vital pour l’humain en Gironde. Leur dangerosité est donc faible, non vitale, mais réelle sur le plan dermatologique et vétérinaire.

Les Siphonaptères français — les puces — sont des insectes minuscules, strictement ectoparasites de mammifères et d’oiseaux. Leur taille varie de 1 à 4 mm selon les familles. Les Ctenocephalidae (puces du chat et du chien) mesurent 1,5–3 mm, les Pulicidae (Pulex irritans, puce humaine) 2–4 mm, les Archaeopsyllidae (hérisson) 2–3 mm, les Ceratophyllidae (rongeurs) 1,5–3 mm, et les Ischnopsyllidae (chauves‑souris) 2–3 mm. Leur corps est aplati latéralement, avec une cuticule dure et des pattes postérieures puissantes. Concernant le poids, il est extrêmement faible : les puces françaises pèsent 0,1 à 1,5 mg selon l’espèce (inférence basée sur la masse des ectoparasites de même gabarit). Les petites puces de rongeurs tournent autour de 0,1–0,3 mg, les puces du chat et du chien 0,4–0,8 mg, la puce humaine Pulex irritans 1–1,5 mg, et les puces de hérisson 0,5–1 mg. Leur faible volume, leur cuticule compacte et leur mode de vie cryptique expliquent cette masse minuscule.

 

Trichoptères
(env 550 esp)

1. Présence en France et en Gironde des Trichoptères
2. Dangerosité éventuelle 
3. taille et poids des espèces en France

 

 Rhyacophila fasciatarhyacophile fasciée
 Rhyacophila vulgarisrhyacophile commune
Hydropsyche pellucidula
hydropsyche translucide
 Hydropsyche contubernalishydropsyche contubernale
 Cheumatopsyche lepidacheumatopsyche gracieuse
 Sericostoma personatumséricostome personnée
 Sericostoma flavicorneséricostome à cornes jaunes
 Limnephilus lunatuslimnéphile lunaire


Limnephilus flavicornis
limnéphile à cornes jaunes
 Stenophylax permistussténophylax permiste
Leptocerus tineiformis
léptocère tineiforme
Oecetis lacustris
oecetis des lacs
Oecetis testacea
oecetis testacée
Phryganea bipunctata
phrygane bipunctuée
 Phryganea grandisgrande phrygane
Molanna angustata
molanne étroite

 

Les Trichoptères — les phryganes — sont des insectes strictement aquatiques à l’état larvaire, dépendants des cours d’eau propres, frais, bien oxygénés, des sources, des ruisseaux forestiers, des rivières de piémont, et des zones lacustres. En France, ils sont très largement présents : plus de 300 espèces, réparties dans les familles Hydropsychidae, Rhyacophilidae, Limnephilidae, Leptoceridae, Phryganeidae, Sericostomatidae, etc. Les massifs montagneux (Alpes, Pyrénées, Massif central) abritent la plus grande diversité, mais les régions atlantiques et tempérées en comptent également de nombreuses espèces. En Nouvelle‑Aquitaine, les Trichoptères sont communs dans les cours d’eau forestiers, les sources fraîches, les ruisseaux des coteaux, les rivières de piémont, et les zones humides préservées. En Gironde, la présence est réelle mais sélective : les Trichoptères sont observés dans les ruisseaux frais des secteurs boisés du Médoc intérieur, dans les sources forestières, dans les petits cours d’eau des coteaux nord‑girondins, et dans quelques zones humides préservées. Ils sont absents des marais chauds, des vasières, des dunes, des étangs stagnants, et des cours d’eau lents typiques des Landes de Gascogne, car ces milieux sont trop chauds et trop pauvres en oxygène. La Gironde accueille donc des espèces discrètes, principalement des Limnephilidae, Leptoceridae, et Sericostomatidae, mais pas les espèces montagnardes des Pyrénées.

Les Trichoptères sont totalement inoffensifs pour l’humain. Les adultes ne piquent pas, ne mordent pas, ne transmettent aucune maladie, et ne présentent aucun risque sanitaire. Les larves, aquatiques, sont soit détritivores, soit filtreuses, soit prédatrices de petits invertébrés, mais sans danger pour l’homme. Leur dangerosité est nulle, et leur présence indique au contraire une excellente qualité de l’eau. Ce sont des insectes fragiles, sensibles à la pollution, et strictement bénéfiques pour les écosystèmes aquatiques.

Les Trichoptères français — phryganes, porte‑bois — couvrent un spectre de taille allant de 5 à 30 mm chez les adultes, selon les familles. Les Hydropsychidae mesurent 8–15 mm, les Philopotamidae 6–12 mm, les Rhyacophilidae 8–18 mm, les Sericostomatidae 10–20 mm, et les grandes Limnephilidae atteignent 20–30 mm. Les larves, aquatiques, mesurent 5–25 mm selon les espèces, avec fourreau ou libres selon les groupes. Leur morphologie est typique : ailes couvertes de poils (jamais d’écailles), vol papillonnant, antennes longues, corps allongé. Concernant le poids, il est faible à modéré : les petits Trichoptères de 6–10 mm pèsent 5–15 mg, les Hydropsychidae 15–30 mg, les Rhyacophilidae 20–40 mg, les Sericostomatidae 25–50 mg, et les grandes Limnephilidae 50–80 mg, parfois 100 mg pour les femelles robustes (inférence basée sur la masse des insectes aquatiques de même gabarit). Les larves, plus volumineuses, se situent entre 10 et 120 mg selon la taille et le type de fourreau.

Mécoptères
(10 esp)

1. Présence en France et en Gironde des Mécoptères
2. Dangerosité éventuelle 
3. taille et poids des espèces en France

 

 Panorpa communismouche‑scorpion commune
 Panorpa germanicamouche‑scorpion germanique
Panorpa vulgaris
mouche‑scorpion vulgaire
 Bittacus tipulariusmécoptère à longues pattes

Les Mécoptères — ordre regroupant les Panorpidae (mouches scorpion), Bittacidae (mécoptères à longues pattes), Boreidae (puces des neiges), et quelques autres familles — sont présents en France, avec une bonne diversité selon les régions. Les Panorpidae sont les plus communs : Panorpa communis, Panorpa germanica, Panorpa cognata, Panorpa vulgaris, etc., largement répandus dans les forêts humides, lisières, haies, prairies fraîches, zones boisées, bords de ruisseaux. Les Bittacidae sont plus rares, mais présents dans quelques secteurs forestiers. Les Boreidae, eux, sont strictement montagnards (Alpes, Pyrénées). En Nouvelle‑Aquitaine, les Panorpidae sont bien représentés dans les milieux forestiers humides, les lisières, les zones ombragées, et les bords de cours d’eau. En Gironde, les Mécoptères sont présents, surtout les Panorpidae, dans les forêts du Médoc, les lisières humides, les zones boisées profondes, les prairies fraîches, et les bords de ruisseaux. Ils sont absents des dunes, marais chauds, vasières, landes sèches, et des milieux très ouverts. Les espèces montagnardes (Boreidae) sont absentes de Gironde.

Les Mécoptères sont totalement inoffensifs pour l’humain. Leur “queue de scorpion” chez les mâles de Panorpidae n’est qu’un organe génital, sans venin, sans piqûre, sans danger. Ils ne mordent pas, ne piquent pas, ne transmettent aucune maladie, et n’ont aucun impact sanitaire. Les adultes sont détritivores ou charognards, se nourrissant d’insectes morts ou affaiblis. Les larves vivent dans la litière forestière et sont également inoffensives. Leur dangerosité est donc nulle, et leur présence indique des milieux forestiers humides bien préservés.

Les Mécoptères français — essentiellement les Panorpidae (Panorpa communis, P. germanica, P. vulgaris, P. cognata) — sont des insectes de taille modérée, mesurant 10 à 30 mm selon les espèces. Les plus petits Panorpa tournent autour de 10–15 mm, les espèces communes 15–20 mm, et les plus grands individus atteignent 25–30 mm. Leur morphologie est caractéristique : rostre allongé, ailes tachetées, abdomen recourbé chez les mâles, pattes longues, corps élancé.

Concernant le poids, il est faible à modéré : les petits Mécoptères de 10–15 mm pèsent 20–40 mg, les espèces moyennes 40–60 mg, et les grands Panorpa 60–90 mg, parfois 100 mg pour les femelles robustes (inférence basée sur la masse des insectes holométaboles de même gabarit). Leur cuticule fine, leur faible volume et leur mode de vie discret expliquent cette masse légère.

Strepsiptères
(13 esp)

1. Présence en France et en Gironde des Strepsiptères
2. Dangerosité éventuelle 
3. taille et poids des espèces en France

 

 Stylops melittaestylops des andrènes
Stylops aterrimus
stylops sombre
 Stylops nevinsonistylops de Nevinson
Stylops nassonowi
stylops de Nassonow
Elenchus tenuicornis
elenchus à antennes fines
Elenchus koebelei
elenchus de Koebele
Mengenilla chobauti
mengenille de Chobaut
Xenostylops campanulatus
xénostylops campanulé

Les Strepsiptères — parasites internes d’insectes, au cycle de vie très particulier — sont présents en France, mais extrêmement discrets. Ils parasitent surtout les Hyménoptères (abeilles, guêpes, halictes, andrènes), parfois les Orthoptères, Hémiptères, ou Blattoptères selon les familles. Les familles présentes en France incluent Stylopidae, Elenchidae, Corioxenidae, Mengenillidae. Leur présence dépend entièrement de celle de leurs hôtes. En Nouvelle‑Aquitaine, ils sont confirmés dans plusieurs départements, notamment via les abeilles sauvages stylopisées. En Gironde, les Strepsiptères sont présents, mais uniquement via leurs hôtes : les abeilles solitaires (Andrena, Halictus, Lasioglossum) et certaines guêpes. On observe régulièrement des Stylopidae parasitant les Andrena dans les milieux forestiers, bocagers et prairiaux du département. Ils sont invisibles à l’œil nu sauf quand les femelles dépassent de l’abdomen de l’hôte. Leur présence est donc réelle, mais cryptique, dépendante des populations d’abeilles sauvages locales.

Les Strepsiptères sont totalement inoffensifs pour l’humain. Ils ne piquent pas, ne mordent pas, ne transmettent aucune maladie, et ne présentent aucun risque sanitaire. Leur parasitisme est strictement ciblé sur les insectes, jamais sur les vertébrés. Ils n’ont aucun impact sur l’homme, les animaux domestiques, ni les cultures. Leur dangerosité est nulle. Leur seul effet notable est sur leurs hôtes : ils peuvent stériliser les abeilles parasitées, mais cela reste marginal à l’échelle des populations.

Les Strepsiptères français — parasites internes d’insectes (abeilles, guêpes, hémiptères) — sont des insectes extrêmement petits, souvent invisibles à l’œil nu. Les femelles sont endoparasites, ne quittent jamais l’hôte, seules les mâles sont libres et observables. Les familles présentes en France : Stylopidae, Elenchidae, Corioxenidae, Mengenillidae.

Taille (mâles) : les Stylopidae mesurent 2–4 mm, les Elenchidae 1,5–3 mm, les Corioxenidae 1–2 mm, et les Mengenillidae 3–5 mm. Les femelles, internes, ne dépassent généralement pas 1–2 mm, seules les extrémités (céphalothorax) émergent de l’abdomen de l’hôte. Leur morphologie est très particulière : ailes réduites en hampe, antennes segmentées, corps allongé, vol bref et erratique.
Poids
: minuscule. Les Strepsiptères pèsent 0,02 à 0,5 mg selon l’espèce (inférence basée sur la masse des micro‑insectes parasites de même gabarit). Les petits Corioxenidae tournent autour de 0,02–0,05 mg, les Elenchidae 0,05–0,1 mg, les Stylopidae 0,1–0,3 mg, et les grands Mengenillidae 0,3–0,5 mg. Leur cuticule fine, leur faible volume et leur mode de vie parasitaire expliquent cette masse extrêmement réduite.