|
| |
Classification (env. espèces).
Métazoaires-Triploblastiques-Invertébrés-Protostomiens-Ecdysozoaires-Arthropodes-Mandibulates-Insectes-Ptérygotes-Holométaboles
|
Coléoptères
1. Morphologie et description des
Coléoptères
2. Cycle et développement
2. Classification des Coléoptères au sein des
Ptérygotes
3. Groupe principaux des Coléoptères
 |
Les
Coléoptères sont des insectes caractérisés par une paire d’ailesantérieures
transformées en élytres, structures rigides qui protègent
les ailes postérieures membraneuses utilisées pour le vol. Leur
corps est divisé en tête, thorax et abdomen,
avec un pronotum souvent développé recouvrant
partiellement la tête. Les pièces buccales sont de type
broyeur, adaptées à une grande diversité de régimes
alimentaires. Les antennes, très variables en forme (filiformes,
lamellées, en massue, pectinées), jouent un rôle essentiel dans
la perception chimique. Leur exosquelette est particulièrement
sclérotisé, ce qui en fait l’un des groupes d’insectes
les plus résistants. La taille varie de moins de 1 mm
(ex. Scydosella musawasensis) à plus de 15 cm chez
les grands dynastes comme Titanus giganteus. Leur
diversité morphologique est immense, reflétant leur adaptation à
presque tous les milieux terrestres.
Les
Coléoptères présentent un développement holométabole,
c’est‑à‑dire avec métamorphose complète comprenant quatre
stades : œuf, larve, nymphe et adulte.
Les larves, souvent vermiformes ou campodéiformes, possèdent des
pièces buccales broyeuses et un mode de vie très différent de
celui des adultes. Elles peuvent être prédatrices, saprophages,
xylophages ou phytophages selon les familles. Le stade nymphal
est immobile et se déroule dans le sol, le bois, les feuilles
mortes ou des galeries creusées par la larve. La durée du cycle
varie énormément : quelques semaines chez certains
Coccinellidae, plusieurs années chez les Cerambycidae
ou Scarabaeidae dont les larves se développent dans le
bois ou le sol.
Les
Coléoptères appartiennent au règne Animalia, au
phylum Arthropoda, à la classe des Insecta, et à
l’infra‑classe des Ptérygotes, les insectes ailés. Au
sein des Ptérygotes, ils sont placés dans le super‑ordre des
Endoptérygotes (ou Holométaboles), caractérisés par
une métamorphose complète. L’ordre des Coleoptera est le
plus vaste du règne animal, regroupant plus de 400 000
espèces décrites, réparties en quatre sous‑ordres principaux
: Adephaga, Polyphaga, Archostemata et
Myxophaga. Le sous‑ordre Polyphaga est de loin le
plus diversifié, contenant plus de 85 % des espèces.
Les
Coléoptères se divisent en plusieurs grands groupes
correspondant aux sous‑ordres et aux familles majeures. Les
Adephaga regroupent les Carabidae (carabes) et
Dytiscidae (dytiques), souvent prédateurs. Les Polyphaga,
le groupe dominant, comprennent les Scarabaeidae
(scarabées, cétoines, bousiers), les Cerambycidae
(longicornes), les Curculionidae (charançons), les
Coccinellidae (coccinelles), les Chrysomelidae
(chrysomèles), les Tenebrionidae (ténébrions) et de
nombreuses autres familles. Les Archostemata sont un
groupe ancien et peu diversifié, comprenant les Cupedidae.
Les Myxophaga regroupent de petits coléoptères
spécialisés dans les environnements humides et algaires. Cette
diversité reflète une radiation évolutive exceptionnelle,
faisant des Coléoptères l’un des groupes les plus adaptatifs de
la biosphère. |
|
Lépidoptères
1. Morphologie et description des
Lépidoptères
2. Cycle et développement
2. Classification des Lépidoptères au sein des
Ptérygotes
3. Groupe principaux des Lépidoptères
 |
Les
Lépidoptères sont des insectes caractérisés par des ailes
recouvertes d’écailles microscopiques, d’où leur nom
signifiant « ailes écailleuses ». Leur corps est divisé en
tête, thorax et abdomen, avec deux paires
d’ailes membraneuses densément couvertes d’écailles pigmentées
ou structurales, responsables des couleurs et motifs. Les pièces
buccales adultes sont généralement transformées en trompe
spiralée (proboscis) adaptée à l’aspiration du nectar,
tandis que les larves possèdent des mandibules broyeuses.
Les antennes sont filiformes chez les hétérocères
(papillons de nuit) et en massue chez les rhopalocères
(papillons diurnes). Leur corps est souvent recouvert de poils
ou d’écailles, et les pattes portent des griffes adaptées à la
marche ou à l’adhésion sur les plantes. La taille varie de
quelques millimètres chez les Nepticulidae à plus de
25 cm d’envergure chez des géants comme Attacus atlas.
Les
Lépidoptères présentent un développement holométabole,
comprenant quatre stades distincts : œuf, larve
(chenille), chrysalide ou cocon, et adulte (imago).
Les chenilles sont principalement phytophages, dotées de
fausses pattes abdominales (prolegs) et d’un appareil buccal
broyeur. Elles passent par plusieurs mues avant de se
transformer en chrysalide, stade immobile durant lequel se
produit la métamorphose complète. L’adulte émerge avec des ailes
souples qu’il doit déployer et durcir avant de voler. La durée
du cycle varie de quelques semaines à plusieurs années selon les
espèces, certaines chenilles entrant en diapause pour
survivre aux conditions défavorables.
Les
Lépidoptères appartiennent au règne Animalia, au
phylum Arthropoda, à la classe des Insecta, et à
l’infra‑classe des Ptérygotes, les insectes ailés. Au
sein des Ptérygotes, ils sont classés dans le super‑ordre des
Endoptérygotes (Holométaboles), caractérisés par une
métamorphose complète. L’ordre des Lepidoptera est l’un
des plus vastes du règne animal, regroupant plus de 160 000
espèces décrites, réparties en deux grands groupes
traditionnels : les Rhopalocera (papillons diurnes) et
les Heterocera (papillons de nuit), bien que cette
distinction soit informelle. Les classifications modernes
reconnaissent plusieurs sous‑ordres, dont les Glossata
(avec trompe), les Aglossata et les Zeugloptera,
reflétant une évolution complexe.
Les
Lépidoptères se divisent en plusieurs grands groupes
correspondant aux familles majeures. Parmi les Rhopalocera,
on trouve les Papilionidae (machaons), Pieridae
(piérides), Nymphalidae (morphos, vanesses),
Lycaenidae (azurés) et Hesperiidae (hespéries). Parmi
les Heterocera, les groupes principaux incluent les
Noctuidae (noctuelles), Geometridae (géomètres),
Sphingidae (sphinx), Saturniidae (grand paons,
atlas), Erebidae (écaille, lymantries), Tortricidae
(tordeuses), Pyralidae (pyrales) et Tineidae
(teignes). Cette diversité reflète une radiation évolutive
exceptionnelle, faisant des Lépidoptères l’un des groupes les
plus variés et écologiquement importants des insectes. |
|
Diptères
1. Morphologie et description des
Diptères
2. Cycle et développement
2. Classification des Diptères au sein des Ptérygotes
3. Groupe principaux des Diptères
 |
Les Diptères
sont des insectes caractérisés par la présence d’une seule
paire d’ailes fonctionnelles (ailes antérieures), les ailes
postérieures étant transformées en haltères (balanciers)
servant à la stabilisation du vol. Leur corps est généralement
fin, souple, avec une tête mobile portant de
grands yeux composés, des antennes variées
(filiformes, plumeuses, aristées), et un appareil buccal adapté
à des régimes très divers : suceur, piqueur,
lécheur, broyeur‑suceur selon les familles. Le thorax
est puissant, spécialisé pour le vol, et les pattes souvent
fines. Leur morphologie reflète une adaptation extrême au vol
agile.
Le cycle est
holométabole : œuf → larve → nymphe → adulte. Les larves,
appelées asticots, sont vermiformes, dépourvues de
pattes, adaptées à des milieux variés : matières organiques en
décomposition, eau stagnante, tissus animaux ou végétaux, sols
humides. La nymphose se déroule dans un puparium
(cuticule larvaire durcie) ou dans un cocon. Les adultes ont des
régimes alimentaires très divers : nectar, sang, matières
organiques, fruits, champignons, liquides corporels, etc. Leur
cycle est souvent rapide, permettant des populations très
dynamiques.
Les Diptères
appartiennent aux Endoptérygotes (Holométaboles), au sein
des Ptérygotes. Ils forment un ordre majeur divisé en
deux sous‑ordres : les Nematocera (moustiques, tipules,
chironomes, phryganes) caractérisés par des antennes longues et
segmentées, et les Brachycera (mouches vraies, taons,
syrphes) à antennes courtes et vol puissant. Les Diptères sont
l’un des ordres les plus évolués des insectes, avec une
radiation écologique exceptionnelle.
Les Diptères
se divisent en deux grands ensembles : Nematocera :
familles Culicidae (moustiques), Tipulidae
(tipules), Chironomidae (chironomes), Psychodidae
(mouches des phlébotomes), Mycetophilidae (mouches des
champignons). Brachycera : familles Tabanidae
(taons), Asilidae (mouches prédatrices), Syrphidae
(syrphes), Muscidae (mouches domestiques),
Calliphoridae (mouches bleues), Tachinidae
(parasitoïdes), Drosophilidae (drosophiles). Ces groupes
couvrent presque toutes les niches écologiques terrestres et
aquatiques. |
|
Hyménoptères
1. Morphologie et description des
Hyménoptères
2. Cycle et développement
2. Classification des Hyménoptères au sein des
Ptérygotes
3. Groupe principaux des Hyménoptères

|
Les
Hyménoptères sont des insectes caractérisés par deux
paires d’ailes membraneuses, un couplage alaire par
hamules, une tête mobile à grands yeux, des antennes
filiformes ou geniculées, et des pièces buccales de type
broyeur‑lécheur. Les formes évoluées (Apocrites) présentent
une taille de guêpe : l’abdomen est relié au thorax par
un pétiole étroit. Les femelles possèdent un
ovipositeur souvent transformé en aiguillon chez les
guêpes, abeilles et fourmis. Leur morphologie varie fortement
selon les groupes : formes primitives robustes (Symphytes),
formes sociales spécialisées (Apidae, Formicidae), formes
parasitoïdes graciles (Ichneumonidae, Braconidae).
Le cycle est
holométabole : œuf → larve → nymphe → adulte. Les Symphytes
ont des larves ressemblant à des chenilles, avec de nombreuses
fausses pattes. Les Apocrites ont des larves
vermiformes, dépourvues de pattes, vivant dans un nid, une
cellule, un hôte ou un substrat protégé. La nymphose se déroule
dans un cocon, une cellule, ou directement dans le
nid. Les régimes alimentaires sont très variés : phytophages
(Symphytes), nectarivores (Abeilles), prédateurs
(Guêpes), parasitoïdes (Ichneumonidae, Braconidae),
omnivores (Fourmis). Les cycles sociaux des abeilles et
fourmis impliquent castes, division du travail et soins aux
larves.
Les
Hyménoptères appartiennent aux Endoptérygotes
(Holométaboles) au sein des Ptérygotes. Ils forment un
ordre majeur divisé en deux sous‑ordres : les Symphyta
(formes primitives sans taille de guêpe, larves phytophages) et
les Apocrita (guêpes, abeilles, fourmis, parasitoïdes).
Les Apocrites se subdivisent en deux grands ensembles :
Parasitica (Ichneumonidae, Braconidae, Chalcidoidea) et
Aculeata (Formicidae, Apidae, Vespidae, Sphecidae). Les
Hyménoptères sont l’un des ordres les plus évolués des insectes,
avec des comportements sociaux uniques.
Les groupes
majeurs incluent : Symphyta : familles Tenthredinidae
(tenthrèdes), Diprionidae (tenthrèdes des conifères),
Cimbicidae. Apocrita – Parasitica : Ichneumonidae
(parasitoïdes majeurs), Braconidae, Chalcidoidea
(super‑famille hyperdiverse). Apocrita – Aculeata :
Formicidae (fourmis), Apidae (abeilles), Vespidae
(guêpes sociales), Sphecidae (guêpes fouisseuses),
Pompilidae (guêpes chasseuses d’araignées). Ces groupes
couvrent presque toutes les niches terrestres, des forêts aux
milieux urbains, des sols aux fleurs. |
|
Siphonaptères
1. Morphologie et description des
Siphonaptères
2. Cycle et développement
2. Classification des Siphonaptères au sein des
Ptérygotes
3. Groupe principaux des Siphonaptères

|
Les
Siphonaptères sont des insectes ptérygotes holométaboles
ectoparasites, dépourvus d’ailes, dotés de pièces buccales
piqueuses‑suceuses adaptées à l’hématophagie. Leur
morphologie est très spécialisée : la tête porte un
appareil buccal tubulaire (sipho) et des antennes insérées dans
des fossettes ; le thorax est aplati latéralement, avec
des pattes puissantes munies de griffes permettant
l’accrochage au pelage ou au plumage ; l’abdomen est
segmenté, extensible, adapté aux repas sanguins. Les puces
présentent des adaptations morphologiques convergentes
liées au parasitisme (formes du squelette, pièces buccales,
pattes), mais aussi des morphotypes phyletiques propres à
certaines lignées, reflétant leur histoire évolutive . Elles
sont capables de sauts remarquables grâce à une structure
élastique (résiline) dans les pattes. Environ 2 500 espèces
sont décrites, réparties en 239 genres et 15–16
familles selon les auteurs .
Le cycle de
développement des Siphonaptères est holométabole :
les œufs sont pondus dans l’environnement (litière, sol,
tapis, nid) ; les larves, vermiformes et non
hématophages, consomment débris organiques, excréments de puces
adultes et matières présentes dans le milieu ; les nymphes
se développent dans un cocon ; l’adulte émerge et
recherche un hôte pour se nourrir de sang. Ce cycle est décrit
en détail dans les sections Œufs, Larves,
Nymphes et Adultes de la littérature . Les adultes
passent facilement d’un hôte à l’autre, ce qui explique leur
rôle dans la transmission de maladies (peste, infections
bactériennes, parasites) .
La
classification place les Siphonaptères dans le règne
Animalia, embranchement Arthropoda, sous‑embranchement
Hexapoda, classe Insecta, sous‑classe Pterygota,
infra‑classe Neoptera, super‑ordre Holometabola,
ordre Siphonaptera . Les travaux récents sur la
morphologie comparative montrent que les caractères utilisés
pour définir les familles reposent sur des combinaisons de
traits adaptatifs (convergences liées au parasitisme) et
phyletiques (structures du squelette, pièces buccales,
morphotypes évolutifs) . Les Siphonaptères sont donc un groupe
holométabole très spécialisé, historiquement étudié pour leur
rôle médical et vétérinaire.
Les groupes
principaux des Siphonaptères correspondent aux
familles et super‑familles reconnues : les
Ctenocephalidae (puces du chat et du chien), les
Pulicidae (puce humaine Pulex irritans), les
Hystrichopsyllidae, les Ceratophyllidae (puces de
rongeurs), les Ischnopsyllidae (puces de chauves‑souris),
les Archaeopsyllidae (puces de hérissons), et d’autres
familles décrites dans les classifications modernes . Les
analyses morphologiques récentes montrent que ces familles se
regroupent en morphotypes adaptatifs (formes liées au
type d’hôte, au mode de parasitisme) et en morphotypes
phyletiques (traits hérités d’ancêtres communs) |
|
Trichoptères
1. Morphologie et description des
Trichoptères
2. Cycle et développement
2. Classification des Trichoptères au sein des
Ptérygotes
3. Groupe principaux des Trichoptères

|
Les
Trichoptères — insectes ptérygotes holométaboles proches des
Lépidoptères — sont caractérisés par un corps allongé,
des ailes couvertes de poils (et non d’écailles), une
tête portant de longues antennes filiformes, et des
pièces buccales réduites chez l’adulte. Les ailes
antérieures sont allongées, les postérieures plus
larges, avec un vol faible et papillonnant. Les adultes
ressemblent à de petits papillons bruns, nocturnes ou
crépusculaires. Les larves, aquatiques, sont l’un des
traits majeurs du groupe : elles possèdent un thorax
sclérifié, un abdomen mou, des branchies
trachéennes, et construisent des fourreaux (casing)
en matériaux divers : sable, débris végétaux, fragments de
coquilles, brindilles, selon l’espèce. Certaines larves sont
libres, d’autres fileuses, d’autres constructrices
de fourreaux tubulaires ou mobiles. Les trichoptères sont donc
un ordre à la morphologie bimodale : adultes ailés
terrestres, larves aquatiques spécialisées.
Le cycle de
développement est holométabole : les œufs sont
pondus sur l’eau ou la végétation ; les larves vivent en
milieu aquatique, souvent en ruisseaux, rivières, étangs, mares,
zones de courant ou eaux stagnantes ; elles construisent un
fourreau protecteur ou un réseau de soie pour filtrer
la nourriture. La nymphe est aquatique, protégée dans un
abri ou un fourreau fermé ; elle émerge à la surface pour donner
l’adulte. Les adultes vivent peu de temps, se nourrissent
peu ou pas, et se consacrent à la reproduction. Le cycle est
donc aquatique → terrestre, avec une forte dépendance aux
milieux d’eau douce.
La
classification place les Trichoptères dans le règne
Animalia, embranchement Arthropoda, classe Insecta,
sous‑classe Pterygota, infra‑classe Neoptera,
super‑ordre Holometabola, ordre Trichoptera. Ils
sont le groupe frère des Lépidoptères, partageant un
ancêtre commun holométabole. L’ordre est divisé en trois
sous‑ordres principaux : les Annulipalpia (larves
fileuses, constructrices de réseaux), les Integripalpia
(larves constructrices de fourreaux mobiles), et les
Spicipalpia (groupe plus hétérogène, parfois considéré comme
paraphylétique). Les familles sont nombreuses :
Hydropsychidae, Philopotamidae, Rhyacophilidae,
Limnephilidae, Leptoceridae, Sericostomatidae,
etc.
Les groupes
principaux correspondent à ces trois sous‑ordres. Les
Annulipalpia regroupent les espèces dont les larves
construisent des filets de soie pour filtrer l’eau (Hydropsychidae,
Philopotamidae). Les Integripalpia regroupent les espèces
à fourreaux mobiles faits de sable, brindilles, fragments
végétaux (Limnephilidae, Leptoceridae). Les Spicipalpia
regroupent des espèces plus spécialisées, souvent prédateurs
(Rhyacophilidae). Les Trichoptères sont donc un ordre structuré
par les stratégies larvaires : fileurs, constructeurs,
prédateurs. |
|
Mécoptères
1. Morphologie et description des
Mécoptères
2. Cycle et développement
2. Classification des Mécoptèresau sein des Ptérygotes
3. Groupe principaux des Mécoptères

|
Les
Mécoptères — ordre des scorpionflies et
hangingflies — sont des insectes ptérygotes holométaboles
à morphologie très reconnaissable : un corps allongé, une
tête prolongée en rostre portant des pièces buccales
broyeuses, de longues antennes filiformes, et deux
paires d’ailes membraneuses nervurées, souvent tachetées.
Les mâles de certaines familles (Panorpidae) présentent
un abdomen recourbé évoquant un aiguillon de scorpion,
mais il s’agit d’un organe génital inoffensif. Les
pattes sont longues, adaptées à la marche ou à la suspension
dans la végétation (Bittacidae). Les mécoptères sont
généralement prédateurs, nécrophages ou
omnivores, actifs dans les milieux humides, lisières, forêts
et zones fraîches. Leur morphologie est considérée comme
primitive parmi les holométaboles, ce qui en fait un groupe
clé pour comprendre l’évolution des insectes ailés.
Le cycle de
développement est holométabole : les œufs sont
pondus dans le sol ou la litière ; les larves,
ressemblant à des chenilles, sont éruciformes, munies de
fausses pattes abdominales, dotées d’une capsule
céphalique sclérifiée, et vivent dans le sol ou la litière
où elles consomment débris, petits invertébrés ou matières
organiques. La nymphe est immobile, dans une loge
souterraine. L’adulte émerge au printemps ou en été. Le
cycle est donc terricole → aérien, avec une forte
dépendance aux milieux humides et ombragés.
La
classification place les Mécoptères dans le règne Animalia,
embranchement Arthropoda, classe Insecta,
sous‑classe Pterygota, infra‑classe Neoptera,
super‑ordre Holometabola, ordre Mecoptera. Les
analyses phylogénétiques modernes montrent que les Mécoptères
sont paraphylétiques, plusieurs familles étant plus
proches des Siphonaptères que des autres mécoptères. Les
Boreidae (snow scorpionflies) sont le groupe frère des
puces, et les Nannochoristidae sont groupe frère de
l’ensemble Mecoptera + Siphonaptera. Les Mécoptères sensu
stricto regroupent les familles restantes : Panorpidae,
Panorpodidae, Choristidae, Apteropanorpidae, Bittacidae,
Eomeropidae, Meropeidae.
Les groupes
principaux des Mécoptères correspondent à ces familles. Les
Panorpidae sont les plus connus, avec les
“mouches‑scorpions” au rostre allongé et aux ailes tachetées.
Les Bittacidae sont les “hangingflies”, prédateurs
suspendus à la végétation, ressemblant à des tipules. Les
Panorpodidae sont plus petits, au rostre court. Les
Choristidae sont rares, à morphologie plus primitive. Les
Apteropanorpidae sont aptères, endémiques de
Nouvelle‑Zélande. Les Eomeropidae et Meropeidae
sont des lignées basales, très anciennes, à distribution
restreinte. Les Boreidae, bien que traditionnellement
inclus, sont désormais considérés comme groupe frère des puces.
Les Nannochoristidae sont également exclus du Mecoptera
sensu stricto. |
|
Strepsiptères
1. Morphologie et description des
Strepsiptères
2. Cycle et développement
2. Classification des Strepsiptères au sein des
Ptérygotes
3. Groupe principaux des Strepsiptères

|
Les
Strepsiptères sont des insectes ptérygotes holométaboles
extrêmement spécialisés, parasites d’autres insectes. Leur
morphologie est radicalement dimorphe : les mâles
sont libres, ailés, minuscules, avec des ailes antérieures
réduites en haltères, des ailes postérieures membraneuses
plissées, des antennes flabellées, des yeux en
“mosaïque” composés de quelques ommatidies géantes, et un
appareil buccal rudimentaire. Les femelles, sauf chez
les Mengenillidae, sont néoténiques, vermiformes,
aptères, vivant entièrement dans l’hôte, avec un
corps larviforme, un prothorax réduit, et une tête
qui affleure entre les segments de l’hôte pour permettre
l’accouplement. Les larves triungulines sont mobiles,
microscopiques, munies de trois griffes, capables de sauter pour
atteindre un hôte. Les Strepsiptères sont donc un ordre à
morphologie extrême, unique parmi les Ptérygotes.
Le cycle de
développement est entièrement parasitoïde. Les
œufs éclosent dans le corps de la femelle néoténique ; les
larves triungulines sortent par l’orifice céphalique, se
dispersent, et pénètrent dans un hôte (abeille, guêpe,
cicadelle, punaise, etc.). Une fois dans l’hôte, elles
deviennent des larves endoparasites, se nourrissant de
l’hémolymphe. La femelle reste dans l’hôte toute sa vie ;
le mâle émerge, vit quelques heures, vole, localise une
femelle grâce aux phéromones, s’accouple, puis meurt. Le cycle
est donc hyper‑spécialisé, avec une alternance larve
mobile → larve endoparasite → femelle néoténique ou mâle ailé.
La
classification place les Strepsiptères dans le règne
Animalia, embranchement Arthropoda, classe Insecta,
sous‑classe Pterygota, infra‑classe Neoptera,
super‑ordre Holometabola, ordre Strepsiptera. Les
analyses phylogénétiques modernes montrent que les Strepsiptères
sont le groupe frère des Coléoptères (clade Coleopterida),
ce qui a mis fin à l’ancienne hypothèse d’une proximité avec les
Diptères (due aux haltères). Ils constituent un ordre très
ancien, ayant coévolué avec de nombreux hôtes. Leur position au
sein des Ptérygotes est donc Holometabola → Coleopterida →
Strepsiptera.
Les groupes
principaux des Strepsiptères correspondent aux familles.
Les Mengenillidae sont le groupe le plus basal, avec des
femelles libres, non néoténiques. Les Stylopidae
sont les plus connus, parasites d’abeilles et de guêpes,
responsables de la “stylopisation”. Les Halictophagidae
parasitent les cicadelles et divers hémiptères. Les Xenidae
parasitent les hémiptères. Les Corioxenidae parasitent
les punaises. Les Myrmecolacidae sont uniques : mâles
et femelles parasitent des hôtes différents (orthoptères
pour les mâles, fourmis pour les femelles). Les Bohartillidae
et Elenchidae complètent l’ordre. Les Strepsiptères sont
donc structurés en lignées parasitaires spécialisées,
chacune adaptée à un type d’hôte. |
|