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En France |
Espèces representatives |
Description |
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Adéphages
(env 1.000 esp)
1. Présence en France et en Gironde
des Adéphages
2. Dangerosité éventuelle
3. Taille et poids des espèces en France |
Carabus
auronitens — carabe
doré
Carabus nemoralis — carabe des bois
Carabus coriaceus — grand carabe
Carabus granulatus — carabe granulé
Cicindela campestris — cicindèle champêtre
Cylindera germanica — cylindère germanique
Brachinus crepitans — brachin crépitant
Scarites terricola — scarite terricole

Harpalus affinis — harpalus affine
Pterostichus melanarius — ptérostiche noir
Dytiscus marginalis — dytique bordé
Acilius sulcatus — acilius sulqué
Colymbetes fuscus — colymbète brun
Gyrinus substriatus — gyrin tourneur
Haliplus fluviatilis — haliplus fluviatile
Noterus clavicornis — notère clavicornis
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Les Adéphages
sont très largement présents en France, car ce sous‑ordre
regroupe les grands coléoptères prédateurs terrestres et
aquatiques : Carabidae, Cicindelidae,
Dytiscidae, Gyrinidae, Haliplidae,
Noteridae, etc. On les trouve dans tous les milieux
français : forêts, prairies, dunes, zones humides, rivières,
étangs, mares, milieux agricoles, jardins, lisières, sols
sableux, bois morts. Les Carabidae sont omniprésents, du
littoral aux montagnes. Les Dytiscidae et Gyrinidae
sont communs dans les eaux stagnantes ou lentes. Les
Cicindelidae sont plus localisés, souvent sur sols nus,
sableux ou graveleux. La France abrite plus de 1 000 espèces
d’Adéphages, avec une diversité maximale dans les régions
atlantiques, méditerranéennes et montagnardes.
En Gironde,
les Adéphages sont très abondants grâce au climat
océanique et à la diversité des habitats. Les Carabidae
sont partout : forêts de pins, chênaies atlantiques, vignobles,
prairies, dunes littorales, zones urbaines. Les Dytiscidae
sont fréquents dans les étangs, mares forestières, fossés, zones
humides du Médoc et du Bassin d’Arcachon. Les Gyrinidae
sont présents dans les eaux calmes des lacs et étangs. Les
Cicindelidae apparaissent sur les sols sableux du littoral,
dans les clairières et sur les chemins secs. Les habitats
girondins — dunes, zones humides, forêts atlantiques, vignobles,
milieux urbains — offrent une diversité exceptionnelle, faisant
de la Gironde un département très riche en Adéphages.
Concernant la
dangerosité éventuelle, les Adéphages sont
totalement inoffensifs pour l’humain. Les Carabidae
peuvent dégager des sécrétions irritantes (acides, quinones),
notamment les carabes bombardiers, mais cela ne provoque qu’une
légère irritation sans danger réel. Les Cicindelidae
peuvent pincer avec leurs mandibules si manipulés, mais sans
gravité. Les Dytiscidae et Gyrinidae ne piquent
pas et ne mordent pas dangereusement. Aucun Adéphage n’est
venimeux, et aucun ne représente un risque sanitaire. Leur rôle
écologique est essentiel : prédateurs régulateurs des
invertébrés terrestres et aquatiques.
Les
Adéphages français — principalement
Carabidae,
Dytiscidae,
Gyrinidae,
Haliplidae,
Noteridae — présentent une variabilité
de taille importante, allant de 2–3 mm
pour les plus petits carabes et haliplides, jusqu’à
40–45 mm pour les grands carabes (Carabus
auronitens, Carabus coriaceus) et les grands
dytiques (Dytiscus marginalis, Dytiscus latissimus).
Les Carabidae courants mesurent 5–25 mm,
les Cicindelidae 10–20 mm, les
Dytiscidae 8–35 mm, les
Gyrinidae 4–15 mm. Concernant
le poids, il varie de quelques
milligrammes pour les petits carabes (2–10 mg), à
50–300 mg pour les grands Carabus et
les grands Dytiscus (inférence basée sur la masse des
coléoptères de même gabarit). Les dytiques, plus denses et
hydrodynamiques, peuvent dépasser 400 mg pour
les plus grands spécimens. Les gyrins, plus compacts, se situent
autour de 10–40 mg. |
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Archostemates
(env 5 esp)
1. Présence en France et en Gironde
des Brachycères
2. Archostemates éventuelle
3. Taille et poids des espèces en France
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Cupes
capitatus — cupe capité
Priacma serrata — priacme dentée

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Les
Archostemates sont présents en France, mais restent
très rares et discrets, car ce sous‑ordre de
Coléoptères primitifs ne compte que quelques familles relictes.
Les Cupedidae sont les plus représentés, avec plusieurs
espèces confirmées dans les régions tempérées, notamment dans
les forêts anciennes, les bois morts, les
lisières humides et les zones à vieux troncs. Les
Ommatidae sont absents de France (groupe
australo‑sud‑américain). Les Micromalthidae sont
extrêmement rares en Europe, avec des signalements historiques
mais aucune population établie en France. Les Crowsoniellidae
sont absents. En France, la présence des Archostemates repose
donc essentiellement sur les Cupedidae, observés dans les
massifs forestiers anciens, les zones montagnardes, les forêts
humides atlantiques et les secteurs riches en bois mort.
En Gironde,
les Archostemates sont probables mais non confirmés. Le
département possède pourtant des habitats favorables : forêts
de chênes, forêts de pins atlantiques, zones
humides, bois morts, vieux troncs, lisières
ombragées. Les Cupedidae pourraient y être présents,
notamment dans les secteurs les plus anciens et les zones à bois
mort du Médoc, des chênaies atlantiques ou des vallons
forestiers. Cependant, aucune observation récente n’a été
publiée, ce qui reflète surtout leur extrême discrétion
et la faible prospection de ces micro‑habitats. Leur
présence en Gironde est donc possible, mais non
attestée à ce jour.
Concernant la
dangerosité éventuelle, les Archostemates sont totalement
inoffensifs. Ils ne piquent pas, ne mordent pas, ne
sécrètent aucune substance irritante, ne sont pas venimeux et ne
présentent aucun risque pour l’humain. Leur rôle écologique est
positif : ils sont des indicateurs de forêts anciennes et
participent à la décomposition du bois mort. Même les
espèces de plus grande taille comme les Cupedidae sont sans
danger et ne possèdent aucun mécanisme défensif notable.
Les
Archostemates français sont représentés
uniquement par les Cupedidae, les autres familles (Ommatidae,
Micromalthidae, Crowsoniellidae) étant absentes. Les
Cupedidae sont des coléoptères petits à moyens,
mesurant 6 à 15 mm de longueur totale selon
l’espèce. Les plus petits Cupes européens tournent
autour de 6–8 mm, tandis que les plus grands
atteignent 12–15 mm. Leur corps est allongé,
avec des élytres réticulés caractéristiques. Concernant le
poids, il est faible : les Archostemates
français pèsent 20 à 80 mg, selon la taille
(inférence basée sur la masse des coléoptères de même gabarit).
Les spécimens de 6–8 mm se situent autour de 20–40 mg,
tandis que les grands Cupedidae de 12–15 mm atteignent
60–80 mg. Leur cuticule épaisse mais leur faible volume
expliquent cette masse modérée. |
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Myxophages
(env 12 esp)
1. Présence en France et en Gironde
des Myxophages
2. Dangerosité éventuelle
3. Taille et poids des espèces en France
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Hydroscapha
granulum — hydroscaphe
granuleux
Hydroscapha natans — hydroscaphe nageur
Sphaerius acaroides — sphérius acariforme
Sphaerius minutus — sphérius minuscule
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Les
Myxophages sont présents en France, mais restent
très discrets en raison de leur taille minuscule et de leurs
micro‑habitats. Les quatre familles — Hydroscaphidae,
Lepiceridae, Sphaeriusidae et Torridincolidae
— sont toutes représentées en Europe, mais seules
Hydroscaphidae et Sphaeriusidae sont réellement
attestées en France. On les trouve dans les marges d’eau,
biofilms, mousses humides, films d’eau tiède,
substrats algueux, rochers suintants, sources,
ruisselets, et les micro‑habitats forestiers humides.
Leur présence est confirmée dans plusieurs régions françaises :
zones atlantiques, méditerranéennes, montagnardes et
continentales, mais toujours de manière ponctuelle et difficile
à détecter.
En Gironde,
les Myxophages sont probables mais non confirmés par des
observations publiées. Le département possède pourtant des
habitats parfaitement adaptés : zones humides atlantiques,
sources forestières, ruisselets, mousses
saturées, bois morts humides, rochers suintants,
mares forestières, lisières ombragées. Les
Hydroscaphidae pourraient y être présents dans les films
d’eau tiède des zones humides du Médoc ou du Bassin d’Arcachon.
Les Sphaeriusidae, minuscules et associés aux marges
d’eau riches en algues, sont également possibles dans les
chênaies atlantiques et les zones humides forestières. Leur
absence de données reflète surtout leur extrême discrétion,
leur taille infime et le manque de prospections
ciblées dans ces micro‑habitats.
Concernant la
dangerosité éventuelle, les Myxophages sont totalement
inoffensifs. Ils ne piquent pas, ne mordent pas, ne
sécrètent aucune substance irritante, ne sont pas venimeux et
n’ont aucun impact sur l’humain. Leur régime est strictement
algivore, limité aux micro‑algues, diatomées
et biofilms. Même manipulés, ils ne présentent aucun
risque : leurs mandibules sont trop faibles pour pincer et leur
comportement est entièrement non agressif. Leur dangerosité est
donc nulle, et leur présence indique simplement un
micro‑habitat humide riche en micro‑organismes.
Les
Myxophages français — uniquement
Hydroscaphidae et
Sphaeriusidae — sont parmi les plus
petits coléoptères de France. Leur taille
totale varie de 0,8 à 3 mm selon la
famille. Les Sphaeriusidae mesurent 0,8
à 1,5 mm, souvent invisibles à l’œil nu. Les
Hydroscaphidae, plus allongés, atteignent 1,5 à
3 mm. Leur corps est compact, adapté aux films
d’eau, biofilms, mousses
saturées, rochers suintants et
marges d’eau tiède. Concernant le poids,
il est extrêmement faible : les Myxophages pèsent 5 à 50
microgrammes (µg), soit 0,005 à 0,05 mg,
selon la taille (inférence basée sur la masse des
micro‑coléoptères de même gabarit). Les Hydroscaphidae,
légèrement plus grands, atteignent la limite haute de cette
fourchette. |
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Polyphages
(env 8.000 esp)
1. Présence en France et en Gironde
des Polyphages
2. Dangerosité éventuelle
3. Taille et poids des espèces en France
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Scarabaeus
sacer — scarabée sacré
Cetonia aurata — cétoine dorée
Melolontha melolontha — hanneton commun
Amphimallon solstitiale — hanneton de la Saint‑Jean
Staphylinus caesareus — staphylin césaré
Ocypus olens — staphylin odorant
Elater ferrugineus — taupin ferrugineux
Agriotes sputator — taupin des prés

Tenebrio molitor — ténébrion meunier
Blaps mucronata — blaps mucronée
Chrysolina fastuosa — chrysomèle fastueuse
Leptinotarsa decemlineata — doryphore
Curculio nucum — charançon des noisettes
Otiorhynchus sulcatus — otiorhynque noir
Buprestis octoguttata — bupreste à huit points
Cerambyx cerdo — grand capricorne
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Les
Polyphages sont très largement présents en France,
car ils constituent le plus vaste sous‑ordre de Coléoptères. On
y trouve toutes les grandes familles : Scarabaeidae,
Staphylinidae, Curculionidae, Chrysomelidae,
Cerambycidae, Buprestidae, Tenebrionidae,
Dermestidae, etc. Leur présence couvre tous les
milieux français : forêts, prairies, zones humides, dunes,
montagnes, milieux agricoles, jardins, habitats urbains, bois
morts, sols riches en matière organique. La France abrite
plus de 8 000 espèces de Polyphages, ce qui en fait le
groupe de Coléoptères le plus diversifié du pays.
En Gironde,
les Polyphages sont omniprésents grâce à la diversité des
habitats atlantiques. Les Curculionidae et
Chrysomelidae abondent dans les vignobles, prairies,
chênaies et forêts de pins. Les Staphylinidae sont
partout dans les sols humides, litières forestières, dunes et
zones urbaines. Les Scarabaeidae sont fréquents dans les
prairies, milieux agricoles et bois morts. Les Cerambycidae
et Buprestidae sont communs dans les chênaies
atlantiques, les forêts de pins et les lisières. Les
Tenebrionidae apparaissent dans les dunes littorales, les
zones sèches et les milieux sableux. La Gironde, avec ses
forêts atlantiques, zones humides, vignobles,
dunes, prairies, milieux urbains, offre une
diversité exceptionnelle, faisant du département un secteur très
riche en Polyphages.
Concernant la
dangerosité éventuelle, les Polyphages sont globalement
inoffensifs pour l’humain. La majorité ne mord pas, ne pique
pas et n’est pas venimeuse. Quelques Cerambycidae peuvent
pincer si manipulés, mais sans gravité. Les Dermestidae
peuvent provoquer de légères irritations cutanées via les poils
de leurs larves, mais cela reste bénin. Les Scarabaeidae,
Chrysomelidae, Curculionidae, Tenebrionidae
et Staphylinidae sont sans danger. Aucun Polyphage
français ne présente de risque sanitaire réel. Leur rôle
écologique est essentiel : décomposition, pollinisation,
régulation des plantes, recyclage du bois mort.
Les
Polyphages français — le plus vaste sous‑ordre
de coléoptères — présentent une variabilité extrême de
taille, allant de 0,8 mm pour les plus
petits
Ptiliidae (certains à 0,5–0,8 mm)
jusqu’à 50–60 mm pour les grands
Cerambycidae et
Scarabaeidae. Les
Chrysomelidae et
Curculionidae courants mesurent 3–12 mm,
les
Tenebrionidae 5–20 mm, les
Dermestidae 2–10 mm, et les
Staphylinidae 2–25 mm selon les
genres. Concernant le poids, il varie de
quelques microgrammes pour les Ptiliidae (0,5–1
mm), à 5–30 mg pour les Chrysomelidae et
Curculionidae, 50–300 mg pour les grands
Scarabaeidae, et jusqu’à 400–600 mg pour les
plus grands Cerambycidae français (inférence basée sur la masse
des coléoptères de même gabarit). Les Polyphages couvrent donc
l’ensemble du spectre morphologique des
coléoptères français. |
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