Bombycilloidea

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Classification récente (4 gen, 9 esp)
Métazoaires-Triploblastiques-Cordés-Deutérostomiens-Vertébrés-Gnathostomes-Tétrapodes-Oiseaux-Passériformes-Oscines-Bombycilloidea
(Jaseurs, dulus, hypocolius, phénoptiles et assimilés... mohos (éteints))

 

 

Familles

Espèces representattives Description

Bombycillidés
(1 gen, 3 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Points communs et diversité des espèces chez les
Bombycillidés
 

Bombycilla garrulus Jaseur boréal
Bombycilla cedrorum
Jaseur d’Amérique
Bombycilla japonica
Jaseur du Japon 

 

 

Les Bombycillidés sont des oiseaux strictement circumboréaux, présents dans les forêts froides de l’Europe du Nord, de la Russie boréale, de l’Alaska, du Canada, et du nord des États‑Unis. Ils occupent les taïgas, les forêts de conifères, les bouleaux, les zones subarctiques, et les forêts mixtes froides riches en baies.
Taille 15 à 20 cm, poids 40 à 70 g. Corps arrondi, queue moyenne, ailes larges, bec court, noir, légèrement triangulaire. Silhouette compacte typique des oiseaux frugivores boréaux.
Oiseaux frugivores‑insectivores : baies, fruits, sorbes, gui, genévriers, insectes en été. Vie grégaires, souvent en bandes. Reproduction : nid en cuvette dans les conifères ou bouleaux ; ponte de 3 à 5 œufs ; nourrissage biparental. Les jeunes sont nourris d’insectes avant de passer aux baies.
Les Bombycillidés sont célèbres pour leurs irruptions hivernales : lorsque les baies manquent dans la taïga, des milliers d’individus descendent vers l’Europe centrale ou les États‑Unis. Leur plumage présente des extrémités cireuses colorées sur les rémiges, donnant un aspect “laqué” unique. Leur comportement social est très marqué, avec des vols synchronisés et des groupes très soudés.
Plumage gris, brun‑rosé, crème, avec masque noir, crête courte, et taches rouges ou jaunes cireuses sur les ailes. Bec court, noir, adapté à la prise de baies. Aspect très lisse, soyeux, sans contrastes brutaux.
Migration irrégulière. Les Bombycillidés ne sont pas migrateurs classiques : ils effectuent des déplacements massifs en fonction de l’abondance des baies. Certaines années, ils restent dans la taïga ; d’autres, ils descendent jusqu’en France, Allemagne, États‑Unis du Nord, ou Japon. Ce sont des migrateurs opportunistes.
Les Bombycillidae regroupent 3 espèces principales : Bombycilla garrulus — Jaseur boréal, circumboréal, irruptif ; Bombycilla cedrorum — Jaseur des cèdres, Amérique du Nord, plus petit ; Bombycilla japonica — Jaseur du Japon, Asie orientale. Points communs : frugivorie, plumage soyeux, extrémités cireuses, vie sociale, irruptions hivernales, habitats boréaux. Diversité totale : 3 espèces, mais une identité écologique très forte et homogène.

Dulidés
(1 gen, 1 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7.
Statut et effectif des Dulidés
 

Dulus dominicus Dulus des palmiers 

Les Dulidés sont strictement caribéens, présents uniquement sur l’île d’Hispaniola (République dominicaine + Haïti). Ils occupent les forêts sèches, forêts humides, zones arbustives, parcs, jardins, plantations, et les milieux semi‑ouverts de basse et moyenne altitude.
Taille 20 à 22 cm, poids 40 à 50 g. Corps robuste, queue moyenne, bec fort et légèrement incurvé. Silhouette compacte rappelant un petit étourneau tropical.
Oiseau omnivore : fruits, baies, nectar, insectes, petits arthropodes. Vie sociale, souvent en groupes. Reproduction unique : construction de nids coloniaux géants, véritables structures communes pouvant abriter plusieurs couples. Ponte de 2 à 4 œufs ; nourrissage biparental. Les colonies peuvent durer plusieurs années.
Les Dulidés sont célèbres pour leurs nids coloniaux massifs, parmi les plus grands de tous les passereaux : véritables amas de branches pouvant atteindre plus d’un mètre de diamètre, avec multiples chambres internes. Leur comportement social est très développé. C’est l’un des rares passereaux à combiner colonialité, omnivorie, et construction collective.
Plumage brun‑olive, gris, blanc, avec des stries sur le dessous. Aspect sobre mais adapté aux milieux tropicaux. Bec fort, épais, légèrement incurvé, omnivore. Yeux sombres, silhouette trapue.
Espèce strictement sédentaire. Aucun déplacement migratoire connu. Les groupes restent dans les mêmes zones toute l’année.
Les Dulidés ne comprennent qu’une seule espèce : – Dulus dominicus — Palmchat, endémique d’Hispaniola. Statut : préoccupation mineure (LC) selon BirdLife/IOC. Effectif : population stable, estimée à plusieurs centaines de milliers d’individus, largement répandue dans l’île. Points communs (famille monotypique) : omnivorie, nids coloniaux géants, vie sociale, sédentarité, distribution strictement caribéenne. Diversité totale : 1 espèce, dans le super‑clade Passeroidea.

Hypocoliidés
(1 gen, 1 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7.
Statut et effectif des Hypocoliidés
 

Hypocolius ampelinus Hypocolius gris

Les Hypocoliidés sont strictement moyen‑orientaux, présents en Arabie Saoudite, Bahreïn, Qatar, Émirats arabes unis, Koweït, Irak, Iran, Pakistan, et localement en Afghanistan. Ils occupent les zones arides, oasis, bosquets de tamaris, palmeraies, lisières désertiques, jardins, et les milieux semi‑ouverts avec arbres dispersés.
Taille 20 à 23 cm, poids 35 à 45 g. Corps élancé, queue longue, bec court et fin. Silhouette rappelant un petit bombycille gris.
Oiseau frugivore‑insectivore : baies, fruits mous, dattes, petits insectes. Vie sociale, souvent en groupes. Reproduction : nid en petite coupe dans les arbres ou arbustes ; ponte de 3 à 4 œufs ; nourrissage biparental. Comportement calme, souvent discret dans les palmeraies.
Les Hypocoliidés sont célèbres pour leur plumage gris uniforme, rare chez les passereaux du désert, et pour leur masque noir chez les mâles. Leur comportement social est marqué, avec des groupes pouvant se déplacer ensemble dans les oasis. Leur écologie est unique : un passereau frugivore spécialisé des zones arides.
Plumage gris cendré, gris‑brun, blanc, avec un masque noir chez le mâle. Dessous plus clairs. Bec court, fin, légèrement incurvé, adapté aux fruits et aux petits insectes. Queue longue, ailes arrondies.
Migration partielle. Les populations du Moyen‑Orient se déplacent vers les oasis et zones arborées en hiver. Quelques mouvements saisonniers entre l’Arabie, l’Irak et l’Iran. Aucune migration longue distance hors du Moyen‑Orient.
Les Hypocoliidés ne comprennent qu’une seule espèce : – Hypocolius ampelinus — Hypocolius, passereau gris du Moyen‑Orient. Statut : préoccupation mineure (LC) selon BirdLife/IOC. Effectif : population stable, estimée à plusieurs centaines de milliers d’individus, largement répandue dans les oasis et palmeraies du Moyen‑Orient. Points communs (famille monotypique) : plumage gris, frugivorie, vie sociale, milieux arides, migration partielle, distribution strictement moyen‑orientale. Diversité totale : 1 espèce, dans le super‑clade Muscicapoidea.

Ptiliogonatidés
(1 gen, 4 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Points communs et diversité des espèces chez les
Ptiliogonatidés
 

Ptiliogonys cinereus Phénoptil cinéreux
 Ptiliogonys caudatus Phénoptil à longue queue
 Ptiliogonys leucopygius Phénoptil à croupion blanc
 Phainopepla nitens Phénoptil luisante

 Les Ptiliogonatidés sont exclusivement américains, présents en Amérique du Nord (Mexique, sud des États‑Unis), Amérique centrale (Guatemala, Honduras, Nicaragua, Costa Rica) et Amérique du Sud (nord‑ouest du Panama). Ils occupent les forêts montagnardes humides, forêts de nuages, lisières, zones arborées d’altitude, entre 1 000 et 3 500 m.
Taille 18 à 25 cm, poids 25 à 40 g. Corps élancé, queue longue et souvent ornée de plumes terminales élargies. Bec court, fin, légèrement incurvé. Silhouette élégante, rappelant les bombycilles.
Oiseaux frugivores‑insectivores : fruits mous, baies, petits insectes capturés en vol ou sur les feuilles. Vie arboricole, souvent en petits groupes. Reproduction : nid en cuvette dans les branches, construit de mousses, lichens et fibres végétales ; ponte de 2 à 3 œufs ; nourrissage biparental. Comportement calme, souvent discret dans la canopée.
Les Ptiliogonatidés sont célèbres pour leurs queues ornées, parfois avec des plumes spatulées, et pour leur plumage soyeux rappelant les bombycilles. Leur vol est léger, papillonnant, très caractéristique. Ils sont aussi connus pour leur frugivorie d’altitude, occupant des niches écologiques très spécifiques dans les forêts de nuages.
Plumage gris, jaune, blanc, noir, parfois bleuté selon les espèces. Les mâles peuvent montrer des couleurs plus vives. Dessous souvent jaunes ou blancs. Bec court, fin, adapté aux fruits et aux petits insectes. Queue longue, parfois avec des plumes élargies ou spatulées.
Espèces strictement sédentaires. Quelques déplacements altitudinaux selon les saisons et la disponibilité des fruits. Aucune migration longue.
Les Ptiliogonatidés regroupent 4 espèces dans deux genres principaux : – Ptiliogonys — espèces à queue ornée, plumage soyeux, forêts montagnardes. – Phainoptila — “silky‑flycatcher” du Costa Rica, plus sombre, frugivore strict. Points communs : frugivorie, queue longue ornée, plumage soyeux, vol papillonnant, vie arboricole, distribution montagnarde, absence de migration, comportement calme. Diversité totale : 4 espèces, toutes dans le super‑clade Muscicapoidea.

Mohoidés
2 gen, 5 esp

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Disparition progressive des Mohoidés et causes principales
 

Moho nobilis Moho nobilis
Moho apicalis
Moho à croupion blanc
 Moho bishopi Moho de Bishop
Moho braccatus
Moho de Kauaʻi
Chaetoptila angustipluma
Chaetoptila à plumes étroites

 

 

Les Mohoidés étaient strictement endémiques des îles Hawaii. Chaque espèce occupait une île ou un massif forestier précis : Hawaii, Maui, Molokai, Lanai, Oahu, Kauai. Habitat : forêts humides montagnardes, forêts mésiques, forêts de nuages, ravins forestiers, zones de sous‑bois dense avec arbres indigènes (ohia, koa). Leur répartition était très fragmentée, dépendante des massifs forestiers natifs.
Les Mohoidés mesuraient 18 à 30 cm pour 30 à 60 g. Corps élancé, pattes fines, queue longue, silhouette rappelant un mélange de souimanga et de passereau forestier. Bec fin, légèrement courbé, adapté à l’insectivorie et au nectar.
Oiseaux insectivores et nectarivores, consommant arthropodes, larves, petits invertébrés, nectar de fleurs indigènes, parfois fruits mous. Vie solitaire ou en couples, parfois en petits groupes familiaux. Reproduction mal connue : nid en structure végétale dense, 1 à 2 œufs, soins biparentaux. Dépendance extrême aux plantes endémiques et aux forêts natives.
Les Mohoidés étaient des oscines uniques, longtemps classés parmi les méliphages, mais en réalité sans lien proche avec eux. Leur extinction a révélé une famille monotypique totalement isolée. Leur chant était complexe, leur comportement discret, et leur écologie très spécialisée. Ils représentent l’un des exemples les plus marquants de radiation aviaire hawaïenne disparue.
Plumage jaune, noir, gris, parfois blanc, avec des motifs contrastés selon les espèces. Bec fin, courbé, adapté à l’insectivorie et au nectar. Aspect général élégant, arboricole, avec des couleurs vives rappelant les souimangas ou certains méliphages, mais sans parenté réelle.
Aucune migration. Les Mohoidés étaient strictement sédentaires, avec des déplacements locaux dans les forêts indigènes. Forte fidélité aux zones forestières montagnardes.
Les Mohoidés ont disparu entre la fin du XIXᵉ siècle et le XXᵉ siècle, victimes d’un ensemble de pressions cumulatives : • Destruction des forêts indigènes : défrichements, agriculture, pâturage, introduction de plantes invasives. • Maladies aviaires : paludisme aviaire et variole aviaire, introduites par les moustiques non natifs ; les Mohoidés n’avaient aucune immunité. • Espèces introduites : rats, chats, mangoustes, porcs, qui détruisent nids, œufs, sous‑bois et plantes nectarifères. • Fragmentation extrême de l’habitat : les populations se retrouvent isolées dans des massifs forestiers minuscules. • Spécialisation écologique : dépendance totale aux forêts natives et aux plantes endémiques, rendant impossible l’adaptation aux milieux dégradés. • Faible effectif initial : petites populations, vulnérables aux aléas climatiques et aux épidémies. Le dernier Mohoidés connu, Moho braccatus, a disparu au XXᵉ siècle. La famille entière est aujourd’hui éteinte.