Oscines

Accueil Remonter Notre Monde Le Monde Vivant Personnel World Of Warcraft

 

Classification récente (env 1.300 gen, env 7.600 esp)
Métazoaires-Triploblastiques-Cordés-Deutérostomiens-Vertébrés-Gnathostomes-Tétrapodes-Oiseaux-Passériformes-Oscines-Oscines
(Passereaux supérieurs et assimilés)

 


 

Cette infographie est consacrée aux Oscines, ou Passeri, la grande lignée des passereaux communément appelés oiseaux chanteurs, caractérisés notamment par un syrinx particulièrement développé et par des capacités d’apprentissage vocal très élaborées chez de nombreuses espèces. Le document oppose le syrinx des Tyranni (Suboscines), dont la musculature est généralement plus simple, à celui des Oscines, doté d’une organisation musculaire permettant un contrôle très fin des vocalisations ; cette distinction est globalement correcte, mais la formule « chant plus instinctif et moins modulé » appliquée aux Suboscines est une simplification, car leurs vocalisations peuvent elles aussi être complexes. Chez de nombreux Oscines, le chant est effectivement appris par imitation au cours du développement, grâce à des circuits cérébraux spécialisés, puis peut se stabiliser ou continuer à évoluer selon les espèces. L’infographie présente comme modèle un Rougegorge familier, illustrant l’importance du chant dans la communication, même si les Oscines englobent une diversité considérablement plus vaste de morphologies et de comportements.
La section « Une place centrale chez les passereaux » positionne correctement les Passeri face aux Tyranni, mais l’arbre est incomplet puisqu’une troisième grande lignée actuelle de Passeriformes existe, les Acanthisitti de Nouvelle-Zélande. L’affirmation selon laquelle les Oscines représentent la radiation la plus diversifiée des passereaux est correcte dans son principe, mais le chiffre « plus de 5 000 espèces » affiché mérite prudence, car le total varie avec la classification retenue et certaines sources générales indiquent plutôt environ 4 000 à 5 000 espèces. La phrase« Ce sont les passereaux évolués » est scientifiquement incorrecte : les Oscines ne sont pas « plus évolués » que les Suboscines, car toutes les lignées actuelles ont continué à évoluer depuis leur divergence ; il faut plutôt parler de lignée fortement diversifiée possédant un appareil vocal spécialisé.
La bande centrale montre correctement l’extraordinaire amplitude écologique des Oscines, présents dans les forêts tropicales, savanes, montagnes, milieux urbains, mangroves et toundras, illustrant leur capacité à coloniser pratiquement tous les grands environnements terrestres. La partie inférieure intitulée« Les huit super-clades des Oscines modernes » présente Meliphagoidea, Corvoidea, Passeroidea, Sylvioidea, Muscicapoidea, Bombycilloidea, Certhioidea et Paroidea, avec des exemples visuels tels que méliphages, corvidés, fringilles, fauvettes, merles, jaseurs, grimpereaux et mésanges ; cette organisation est cependant trop simplifiée pour être présentée comme la classification phylogénétique moderne complète des Oscines, car les Passeri comprennent de nombreuses ramifications supplémentaires et les limites, rangs et compositions de ces grands ensembles varient selon les classifications. Les lignées australo-papoues anciennes, notamment Menuridae, Atrichornithidae, Climacteridae ou Maluridae, ne sont notamment pas convenablement représentées par une simple catégorie Meliphagoidea, alors qu’elles sont fondamentales pour comprendre les premières divergences des Oscines. L’origine australo-papoue de la diversification initiale des oiseaux chanteurs est par ailleurs bien soutenue et explique l’importance évolutive particulière de l’Australie et de la région environnante avant l’expansion ultérieure des Oscines vers d’autres continents.
Le message principal de l’infographie est donc juste : les Oscines constituent une immense radiation de passereaux caractérisée par un appareil vocal hautement spécialisé, des capacités remarquables d’apprentissage du chant et une extraordinaire diversité écologique mondiale ; les principales corrections nécessaires concernent l’expression incorrecte “passereaux évolués”, l’oubli des Acanthisitti dans le schéma des Passeriformes, le chiffre de plus de 5 000 espèces à présenter comme un ordre de grandeur dépendant de la taxonomie, et surtout les “huit super-clades”, qui constituent une simplification pédagogique plutôt qu’une représentation complète de la phylogénie moderne des Passeri.

 

               

Méliphagoidea
(env 75 gen, env 304 esp) 


 

Corvoidea
(env 69 gen, env 426 esp)

Passeroidea
()

Paroidea
(env 19 gen, env 72 esp)

Sylvioidea
()

Muscicapoidea
(env 125 gen, env 980 esp)

Bombycilloidea
(4 gen, 9 esp)

Certhioidea
(env 17 gen, env 140 esp)