Corvoidea

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Classification récente ().
Métazoaires-Triploblastiques-Cordés-Deutérostomiens-Vertébrés-Gnathostomes-Tétrapodes-Oiseaux-Passériformes-Oscines-Corvoidea
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Familles

Espèces représentatives

Description

Malaconotidés
(5 gen, 50 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Points communs et diversité des espèces chez les Malaconotidés
 

 Laniarius ferrugineus gonolek bicolore
Laniarius barbarusgonolek de Barbarie
 Laniarius atrococcineus gonolek à gorge cramoisie
Dryoscopus cubla
puffback à dos noir
 Dryoscopus gambensis puffback de Gambie
Tchagra senegalus tchagra à tête noire
 Tchagra australis tchagra du Sud
Malaconotus blanchoti
boubou à gorge grise

 

Platysteiridés
(3 gen, 32 esp)

 Platysteira cyanea platystère bleu
Platysteira peltata
platystère à collier
Platysteira castanea
platystère châtain
Batis molitor
batis à ailes sombres
Batis orientalis
batis oriental
 Batis mixtabatis mixte
Dyaphorophyia concreta
dyaphorophye concrète
Dyaphorophyia chalybea
dyaphorophye bleuâtre

 

Vangidés
(22 gen, 40 esp)

Vanga curvirostrisvanga à bec courbé
Vanga pallida
vanga pâle
Vanga cerulea
vanga bleu
Falculea palliata
falculea à manteau
Artamella viridis
artamelle verte
Leptopterus chabert
vanga chabert
Oriolia bernieri
vanga de Bernier
 

Laniidés
(1 gen, 34 esp)

Lanius excubitor Pie‑grièche grise
Lanius collurio
Pie‑grièche écorcheur
 Lanius senator Pie‑grièche à tête rousse
Lanius minor
Pie‑grièche à poitrine rose
Lanius nubicus
Pie‑grièche masquée
Lanius schach
Pie‑grièche schach
 Lanius cristatus Pie‑grièche brune
 Lanius ludovicianus Pie‑grièche migratrice

 

Campephagidés
(24 gen, 92 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Points communs et diversité des espèces chez les Campéphagidés
 

 Coracina novaehollandiae échenilleur noir
 Coracina papuensis échenilleur papou
 Coracina caledonica échenilleur de Nouvelle‑Calédonie
Lalage sueurii
petit échenilleur de Sueur
 Lalage leucope échenilleur à tête blanche
Campephaga flava
échenilleur jaune
Campephaga phoenicea
échenilleur pourpré
Pericrocotus flammeusminivet flamboyant

Les Campéphagidés sont australo‑asiatiques, présents en Asie du Sud, Asie du Sud‑Est, Inde, Sri Lanka, Indonésie, Philippines, Nouvelle‑Guinée, Australie, îles du Pacifique, et jusqu’aux archipels mélanésiens. Ils occupent les forêts tropicales, forêts humides, forêts sèches, lisières, mangroves, forêts de montagne, et parfois les zones urbaines arborées.

Taille 15 à 30 cm, poids 25 à 90 g. Corps élancé, ailes moyennes, queue souvent longue, bec fin mais robuste. Silhouette typique de passereau arboricole insectivore.

Oiseaux insectivores‑frugivores : insectes, chenilles, coléoptères, petits arthropodes, fruits, baies. Vie arboricole, souvent en couples ou petits groupes. Reproduction : nid en cuvette dans les branches ; ponte de 2 à 3 œufs ; nourrissage biparental. Plusieurs espèces suivent les essaims de fourmis pour capturer les insectes dérangés.

Les Campéphagidés sont connus pour leur dimorphisme sexuel marqué : mâles souvent gris, noirs, blancs, rouges, écarlates, tandis que les femelles sont plus brunes ou olivâtres. Ils sont aussi célèbres pour leur rôle dans le contrôle des insectes forestiers, notamment les chenilles. Certains genres (Pericrocotus) sont parmi les passereaux les plus colorés d’Asie.

Plumage très variable : gris, noir, blanc, rouge, orange, jaune, selon les genres. Les Pericrocotus (minivets) montrent des combinaisons rouge‑noir ou jaune‑gris spectaculaires. Bec fin, pointu, adapté à l’insectivorie. Aspect élégant, contrasté chez les mâles.

Migration variable. Les espèces tropicales sont sédentaires. Les espèces des zones tempérées ou subtropicales (Inde, Chine, Himalaya) sont partiellement migratrices, descendant vers le sud en hiver. Certaines espèces insulaires sont totalement résidentes.

Les Campéphagidés regroupent ≈ 90 espèces réparties dans plusieurs genres majeurs : Pericrocotus — minivets, très colorés ; Coracina — espèces grises ou noires, arboricoles ; Lalage — petits campéphages, plumage sobre ; Campephaga — espèces africaines, plus sombres ; Edolisoma — formes grises ou noires, souvent montagnardes. Points communs : insectivorie, dimorphisme sexuel, plumages contrastés, vie arboricole, rôle écologique dans le contrôle des insectes, distribution australo‑asiatique. Diversité totale : ≈ 90 espèces, toutes dans le super‑clade Corvoidea. .

Artamidés
(11 gen, 24 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Points communs et diversité des espèces chez les Artamidés
 

Artamus cyanopterusbois‑hurleur à ailes bleues Artamus leucorynchusbois‑hurleur à bec blanc Artamus superciliosusbois‑hurleur à sourcil blanc Artamus personatusbois‑hurleur masqué
Cracticus torquatus
cractic à collier
Cracticus nigrogularis
cractic à gorge noire
Strepera graculina Grand réveilleur
Strepera versicolor
Réveilleur bigarré

Gymnorhina tibicen hypoileuca Pie australienne

 Les Artamidés sont strictement australo‑asiatiques. Présents en Australie, Tasmanie, Nouvelle‑Guinée, Indonésie, Philippines, îles Salomon, Vanuatu, Nouvelle‑Calédonie, et quelques archipels mélanésiens. Ils occupent les forêts ouvertes, savannes arborées, lisières forestières, zones urbaines, clairières, mangroves, et les milieux secs ou semi‑arides. Plusieurs espèces sont très communes dans les zones suburbaines australiennes.

Taille 20 à 35 cm, poids 60 à 150 g selon les espèces. Corps compact, ailes longues, queue moyenne, bec fort, épais, légèrement crochu. Silhouette rappelant un mélange de corvidé et de passereau robuste.

Oiseaux omnivores à tendance insectivore : insectes, arthropodes, petits vertébrés, fruits, nectar, parfois charognes. Vie sociale, souvent en groupes familiaux. Reproduction : nid en cuvette ou plateforme dans les arbres ; ponte de 2 à 4 œufs ; soins parentaux biparentaux ; comportements coopératifs fréquents chez certaines espèces (aides au nid).

Les Artamidés sont connus pour leur polyvalence écologique et leur capacité à occuper des milieux très variés, des forêts humides aux zones urbaines. Leur bec puissant leur permet de capturer des proies variées. Ils sont aussi réputés pour leurs vocalisations complexes, leurs groupes familiaux stables, et leur rôle important dans la régulation des insectes.

Plumage généralement gris, noir, blanc, parfois bleuté ou brun selon les espèces. Motifs souvent contrastés. Bec épais, fort, adapté à l’omnivorie. Yeux sombres, silhouette robuste.

Majoritairement sédentaires. Certaines espèces effectuent des déplacements locaux selon les ressources, mais aucune migration longue distance. Fidélité aux territoires, parfois sur plusieurs années.

Les Artamidae regroupent 3 genres principaux : Artamus — les woodswallows, les plus nombreux, omnivores, très sociaux ; Cracticus — butcherbirds, prédateurs puissants, bec très robuste ; Strepera — currawongs, grands omnivores arboricoles. Points communs : bec fort, omnivorie, vie sociale, adaptation aux milieux ouverts, vocalisations puissantes. Diversité totale : ≈ 24 espèces, toutes australo‑asiatiques, occupant des niches allant des savannes aux forêts humides.

Pachycephalidés
(11 gen, 57 esp)

 

 Pachycephala pectoralis cassican à collier
 Pachycephala rufiventris cassican à ventre roux
 Pachycephala melanura cassican à queue noire
 Pachycephala inornata cassican terne
Colluricincla harmonica
fauvette harmonieuse
 Colluricincla megarhyncha fauvette à grand bec
Pitohui kirhocephalus
pitohui à tête rousse
Pitohui nigrescens
pitohui noirâtre

 

Oriolidés
(3 gen, 38 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Points communs et diversité des espèces chez les Oriolidés

 Oriolus oriolusloriot d’Europe
 Oriolus chinensis loriot de Chine
 Oriolus larvatusloriot masqué
Oriolus cruentus
loriot cramoisi
Sphecotheres vieillotifiguier à tête nue
 Sphecotheres hypoleucus figuier à ventre blanc
Pitohui kirhocephalus
pitohui à tête rousse
 Pitohui dichrous pitohui bicolore

 

Neosittidés
(1 gen, 2 esp)

Daphoenositta chrysoptera Sittelle à ailes rousses Daphoenositta miranda Sittelle de Papouasie

 

Psophodidés
(5 gen, 7 esp)

Psophodes olivaceus Siffleur olivâtre
 Psophodes cristatus Siffleur huppé
Psophodes nigrogularis
Siffleur à gorge noire
 Psophodes occidentalis Siffleur occidental

 

Grallinidés
(1 gen, 2 esp)

Grallina cyanoleuca Gralline pie
Grallina bruijni Gralline de Bruijn

 

Rhipiduridés
(3 gen, 49 esp)

Rhipidura rufifrons Rhipidure à front roux
Rhipidura leucophrys
Rhipidure pie
Rhipidura fuliginosa
Rhipidure fuligineux
 Rhipidura albiscapa Rhipidure à croupion blanc
 Rhipidura hyperythra Rhipidure à ventre roux
 Rhipidura dahli Rhipidure de Dahl
Rhipidura dryas
Rhipidure des forêts
 Rhipidura atra Rhipidure noir

 

Dicruridés
(1 gen, 25 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Points communs et diversité des espèces chez les Dicruridés

Dicrurus macrocercus Drongo royal
Dicrurus hottentottus
Drongo hottentot
Dicrurus adsimilis
Drongo brillant
Dicrurus leucophaeus
Drongo cendré
 Dicrurus aeneus Drongo bronzé
 Dicrurus paradiseus Drongo de paradis
 Dicrurus remifer Drongo à raquettes
 Dicrurus forficatus Drongo malgache

 Les Dicruridés (drongos) sont afro‑asiatiques et australo‑océaniens, présents en Afrique subsaharienne, Madagascar, Inde, Sri Lanka, Himalaya, Chine du Sud, Asie du Sud‑Est, Indonésie, Philippines, Nouvelle‑Guinée, Australie, et les îles du Pacifique. Ils occupent les forêts tropicales, forêts sèches, lisières, mangroves, savannes arborées, zones agricoles arborées, et les forêts de montagne.

Taille 20 à 30 cm, poids 40 à 130 g. Corps élancé, queue longue souvent fourchue, ailes puissantes, bec robuste légèrement crochu. Silhouette typique de prédateur aérien insectivore.

Oiseaux insectivores‑omnivores : insectes, petits vertébrés, fruits, nectar. Excellents chasseurs en vol, capables de poursuites rapides. Reproduction : nid en cuvette dans les branches ; ponte de 2 à 4 œufs ; nourrissage biparental. Vie territoriale, souvent perchés en hauteur pour surveiller leur domaine.

Les Dicruridés sont célèbres pour leur intelligence, leur mimétisme vocal (imitations d’autres oiseaux, mammifères, voire alarmes), et leur comportement audacieux : ils n’hésitent pas à harceler des rapaces. Certaines espèces pratiquent le kleptoparasitisme en volant la nourriture d’autres oiseaux. Leur queue fourchue ou en spatule est emblématique.

Plumage généralement noir, noir bleuté, métallique, parfois gris ou brun selon les espèces. Reflets irisés fréquents. Bec fort, crochu, adapté à l’insectivorie active. Yeux rouges ou bruns, aspect sombre et brillant.

Majoritairement sédentaires. Certaines espèces asiatiques effectuent des migrations altitudinales ou des déplacements saisonniers. Les espèces insulaires sont strictement résidentes. Aucune migration longue comparable aux passereaux paléarctiques.

Les Dicruridés regroupent ≈ 30 espèces dans un seul genre principal : – Dicrurus — drongos noirs, queue fourchue, mimétisme vocal, Afrique & Asie. Quelques espèces emblématiques : Dicrurus adsimilis (drongo brillant africain), Dicrurus macrocercus (drongo royal), Dicrurus hottentottus (drongo à queue en spatule). Points communs : plumage noir, queue fourchue, mimétisme vocal, insectivorie, audace comportementale, territorialité, distribution afro‑asiatique. Diversité totale : ≈ 30 espèces, toutes dans le super‑clade Corvoidea (et non Passeroidea).

Monarchidés
(20 gen, 100 esp)

Monarcha melanopsis Monarque à face noire
Monarcha frater
Monarque frère
Monarcha castaneiventris
Monarque à ventre châtain
Monarcha trivirgatus
Monarque à trois bandes
 Arses telescopthalmus Monarque à lunettes
 Arses insularis Monarque insulaire
 Symposiachrus axillaris Monarque à aisselles blanches
 Symposiachrus guttula Monarque moucheté

 

Ifritidés
(1 gen, 1 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Statut et effectif de l'ifrita de Kowald

 

Ifrita kowaldi Ifrita de Kowald

 

L’Ifrita de Kowald vit uniquement en Nouvelle‑Guinée. On le trouve dans les forêts tropicales humides de montagne, les forêts de nuages, les sous‑bois moussus, entre 1000 et 3000 m d’altitude. Il fréquente les ravins ombragés, les pentes abruptes, les zones riches en fougères et épiphytes.

 

Taille : 16 à 18 cm. Poids : 30 à 40 g. Silhouette compacte, tête large, bec fin, pattes solides adaptées au déplacement dans les sous‑bois humides.

Mode de vie terrestre et discret. Nourriture : insectes, coléoptères, araignées, larves, petits invertébrés forestiers. Il fouille la litière de feuilles et les mousses. Reproduction : nid en coupe ou dôme dans les fougères ou les mousses ; ponte de 1 à 2 œufs ; parents très protecteurs ; jeunes nidicoles. Comportement vocal : appels courts, répétés, souvent difficiles à localiser.

L’Ifrita est toxique. Sa peau et ses plumes contiennent de la batrachotoxine, la même toxine que celle des grenouilles Phyllobates. Il ne produit pas la toxine lui‑même : il l’obtient en mangeant des coléoptères Choresine. C’est l’un des rares oiseaux toxiques au monde. Il est aussi isolé phylogénétiquement, sans proches parents vivants.

Plumage brun‑orangé, bleu‑noir sur la tête, masque noir, gorge claire. Aspect contrasté mais discret dans le sous‑bois. Bec fin, sombre, adapté à capturer des invertébrés. Les plumes peuvent contenir des traces de toxine, ce qui les rend potentiellement irritantes.

Espèce strictement sédentaire. Aucun déplacement migratoire. Il reste toute l’année dans les mêmes massifs forestiers, souvent dans les mêmes vallées.

Statut UICN : Préoccupation mineure (LC). Effectif estimé : stable, mais inconnu précisément. Les populations sont localement communes dans les forêts de montagne intactes. Menaces : déforestation locale, fragmentation forestière, mais l’espèce reste globalement non menacée grâce à son habitat montagnard difficile d’accès.

Ornorectidés
(1 gen, 1 esp)

Ornorectes cristatus Ornorectes huppé

 

Irénidés
(2 gen, env 14 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Points communs et diversité des espèces chez les Irénidés

Irena puella irène bleue
Irena cyanogastra
irène des Philippines
Aegithina tiphia
iora commune
Aegithina nigrolutea
iora jaune et noire
ILes Irénidés étaient considérés comme asiatiques et néotropicaux : – Asie du Sud‑Est : Inde, Sri Lanka, Birmanie, Thaïlande, Malaisie, Indonésie, Philippines (genre Irena). – Amérique centrale et du Sud : Panama, Colombie, Venezuela, Amazonie, Guyanes (genre Cyanerpes). Ils occupaient les forêts tropicales humides, lisières, canopées, forêts secondaires, et les zones arborées riches en fruits et nectar.

Taille 12 à 28 cm, poids 15 à 70 g. Les Irena sont plus grandes, silhouette élancée ; les Cyanerpes sont petites, fines, très légères. Bec fin, légèrement courbé, adapté aux fruits et nectar.

Oiseaux frugivores‑nectarivores‑insectivores : fruits mous, baies, nectar, petits arthropodes. Vie arboricole, souvent en couples ou petits groupes. Reproduction : nid en cuvette dans les branches ; ponte de 2 à 3 œufs ; nourrissage biparental. Les Cyanerpes visitent les fleurs comme des mini‑sucriers.

Les Irénidés étaient célèbres pour leurs plumages bleu électrique, turquoise, violet, ou noir brillant, parmi les plus spectaculaires des passereaux tropicaux. Les Irena ont des cris métalliques et un comportement de canopée très marqué. Les Cyanerpes ont des pattes jaunes ou rouges contrastées, un trait unique dans les passereaux nectarivores.

Plumage bleu intense, turquoise, noir brillant, violet, selon les genres. Les mâles sont très colorés, les femelles plus vertes ou brunes. Bec fin, pointu, légèrement courbé, adapté au nectar et aux fruits. Yeux sombres, masque facial parfois marqué.

Espèces strictement sédentaires. Déplacements locaux selon la disponibilité des fruits et des fleurs. Les Irena peuvent se déplacer en altitude selon les saisons, mais jamais de migration longue.

Les Irénidés regroupaient 2 genres très distincts : – Irena — Asie du Sud‑Est ; grandes espèces bleu‑turquoise ; forêts humides ; frugivores. – Cyanerpes — Amérique tropicale ; petites espèces nectarivores ; plumages bleu‑violet ; pattes colorées.
Points communs : plumages très colorés, frugivorie/nectarivorie, vie arboricole, dimorphisme sexuel, habitats tropicaux humides, comportement discret dans la canopée. Diversité totale (sens historique) : ≈ 10 espèces.

Viréonidés
(4 gen, 61 esp)

Vireo olivaceus viréo aux yeux rouges
 Vireo philadelphicus viréo de Philadelphie
Vireo flavifrons
viréo à front jaune
Vireo griseus
viréo à joues grises
Hylophilus flavipes
hylophile à pattes jaunes Hylophilus thoracicushylophile à poitrine rayée
Vireolanius pulchellus
viréolanius joli
 Vireolanius leucotis viréolanius à oreilles blanches
 

Hylocitreidés
1 gen, 1 esp)

Hylocitrea bonensis Hylocitrée de Bornéo

 

Melampittidés
(2 gen, 2 esp)

Melampitta lugubris Mélampitte lugubre
 Melampitta gigantea Mélampitte géante

 

Corvidés
(25 gen, 133 esp)

1. Morphologie et description
2. Place des Corvidés au sein des Passériformes
 3. Classification moderne des Corvidés

Les Corvidés sont des passereaux de taille moyenne à grande (25 à 70 cm). Corps robuste, ailes larges, queue moyenne ou longue, bec fort et polyvalent. Plumage souvent noir, bleu, gris, brun ou coloré selon les groupes. Cerveau très développé : ce sont les passereaux les plus intelligents, capables d’utiliser des outils, mémoriser des centaines de caches alimentaires et résoudre des problèmes complexes.

Les Corvidés appartiennent à l’ordre des Passériformes, dans le grand groupe des Passerida, super‑famille des Corvoidea. Ils sont l’une des familles les plus évoluées du groupe, proches des drongos, des orioles, des monarchidés et des vireos. Leur intelligence et leur comportement social en font les passereaux les plus proches, en capacités cognitives, de certains primates.

 Famille monophylétique de la super‑famille des Corvoidea. Elle comprend 25 genres et ≈135 espèces, réparties en trois grands blocs phylogénétiques : corbeaux/corneilles, geais eurasiens, geais américains. Clade des corbeaux/corneilles : Genres Corvus (≈45 espèces), Coloeus (2 espèces), Nucifraga (3 espèces), Pyrrhocorax (2 espèces). Clade des geais eurasiens : Genres Garrulus (3 espèces), Cissa (4 espèces), Urocissa (6 espèces), Dendrocitta (7 espèces), Crypsirina (2 espèces), Platysmurus (1 espèce). Clade des geais américains : Genres Cyanocitta (2 espèces), Aphelocoma (7 espèces), Cyanocorax (≈17 espèces), Calocitta (2 espèces), Cyanolyca (≈9 espèces), Perisoreus (3 espèces), Psilorhinus (1 espèce). Synthèse : Corvidae = 25 genres, ≈135 espèces, organisés en 3 clades : corbeaux/corneilles, geais eurasiens, geais américains. Position : Passeriformes → Oscines → Passeri → Corvoidea → Corvidae.