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Classification (env 249
esp)
Métazoaires-Triploblastiques-Cordés-Vertébrés-Gnathostomes-Poissons-Sélaciens-Chondrichtyens-Galéomorphes-Carcharhiniformes
(3 fiches)
(Requins proprements dits, requins
lissés, requins chats, roussettes, requins-marteaux, requin léopard, requin
hâ...)
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Famille |
Description |
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Carcharhinidés
(54 esp)
1.
Distribution géographique
2. Morphologie et caractéristiques des Carcharhinidés
3. Degré de dangerosité
4. Genres principaux des Carcharhinidés
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Les
Carcharhinidés sont présents dans tous les océans du monde,
avec une forte diversité dans les mers tropicales et
subtropicales. Ils occupent une grande variété d’habitats
marins. Ils vivent dans les eaux côtières, les lagons,
les récifs coralliens, les estuaires, les mangroves,
les plateaux continentaux et parfois les eaux pélagiques
du large. Certaines espèces, comme le Requin bouledogue –
Carcharhinus leucas, peuvent remonter les rivières et
survivre en eau douce. D’autres, comme le Requin soyeux –
Carcharhinus falciformis, vivent en pleine mer. Leur
répartition est mondiale, mais la plus grande concentration se
trouve dans les zones tropicales.
Les Carcharhinidés possèdent un
corps fuselé, hydrodynamique, avec un museau plus ou moins allongé
selon les espèces. Ils ont deux nageoires dorsales, une
nageoire anale, cinq fentes branchiales, et surtout une
membrane nictitante protégeant l’œil, caractéristique de la
famille. Leurs dents sont triangulaires ou pointues, adaptées à la
prédation. Leur taille varie de 1 mètre pour les plus petits
à plus de 4 mètres pour des espèces comme le Requin tigre
– Galeocerdo cuvier. Leur peau est recouverte de
denticles dermiques, améliorant la glisse et réduisant les
turbulences. Leur silhouette est celle du requin « classique »,
reconnaissable entre toutes.
Les Carcharhinidés regroupent plus
de cinquante espèces de requins, dont plusieurs sont parmi les plus
fréquemment impliquées dans les attaques sur l’être humain. Leur
dangerosité varie fortement selon les espèces, mais elle est
globalement plus élevée que dans la plupart des autres familles
de requins, car beaucoup d’entre eux sont côtiers,
opportunistes et de grande taille. Les espèces les plus
dangereuses incluent le requin bouledogue (Carcharhinus
leucas), le requin tigre (Galeocerdo cuvier,
parfois classé dans une famille séparée mais historiquement inclus
parmi les Carcharhinidés), le requin longimane (Carcharhinus
longimanus) et le requin gris de récif (Carcharhinus
amblyrhynchos), ce dernier étant un prédateur puissant
fréquentant les récifs tropicaux . Ces espèces combinent une
taille importante, une dentition tranchante, une
puissance musculaire élevée et une présence dans des zones où
les humains se baignent ou plongent, ce qui augmente les risques
d’interactions. À l’inverse, de nombreuses espèces de Carcharhinidés
sont petites, timides et non agressives, comme
les requins à pointes noires côtiers ou les petits requins de récif,
qui n’occasionnent que des morsures mineures lorsqu’ils sont
dérangés. La famille est donc hétérogène : quelques espèces sont
réellement dangereuses, mais la majorité ne représente aucune
menace sérieuse pour l’être humain. Le requin gris (Carcharhinus
plumbeus), par exemple, bien qu’imposant, n’est pas considéré
comme particulièrement agressif et vit surtout dans les eaux
tropicales et tempérées, où il chasse poissons et céphalopodes sans
rechercher le contact humain . En résumé, les Carcharhinidés
comptent plusieurs des requins les plus redoutés, mais la
dangerosité réelle se limite à un petit nombre d’espèces côtières et
opportunistes, tandis que la majorité du groupe reste discrète et
peu susceptible d’attaquer.
Les Carcharhinidés regroupent
plusieurs genres importants. Carcharhinus : le plus grand
genre, comprenant le Requin bouledogue, le Requin bordé,
le Requin gris, le Requin soyeux et de nombreuses
espèces côtières ou pélagiques. Galeocerdo : représenté par
une seule espèce, le Requin tigre, l’un des plus grands
prédateurs marins. Prionace : comprenant le Requin bleu –
Prionace glauca, espèce pélagique très répandue.
Negaprion : les requins citron, côtiers et reconnaissables à
leur couleur jaune. Rhizoprionodon : petits requins tropicaux
appelés requins nez pointu. Triaenodon : comprenant le
Requin à pointes blanches de récif, espèce emblématique des
récifs coralliens. Loxodon : genre monotypique comprenant le
Requin à dents obliques. |
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Hemigaléidés
(env 9 esp)
1.
Présentation
2. Distribution et habitat
3. Taille et poids
4. Mode de vie et Alimentation
5. Reproduction
6. Dangerosité
7. Diversité et genres des Hemigaléidés
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Hemigaleus
microstoma — Requin lissé à
petite bouche
Hemigaleus australiensis — Requin lissé australien
Chaenogaleus macrostoma — Requin lissé à grande bouche
Paragaleus randalli — Requin lissé de Randall

Chaenogaleus macrostoma — Requin lissé à grande bouche

Le
Chaenogaleus macrostoma est un petit requin tropical taillé pour
la vitesse et la précision, un chasseur nerveux des eaux côtières de
l’Indo‑Pacifique. Sa grande bouche avancée, signature du
genre, lui donne une allure unique : un prédateur capable
d’engloutir d’un coup les poissons rapides, céphalopodes
et invertébrés qu’il surprend dans les zones sableuses et les
récifs peu profonds. Son corps lissé, fuselé, glisse dans
l’eau avec une élégance discrète. Les nageoires sont fines,
nerveuses, prêtes à des accélérations brutales. Sa robe gris‑brun,
parfois légèrement mouchetée, lui offre un camouflage parfait
dans les lagons et les pentes récifales. Espèce non agressive,
de taille modeste (70–90 cm), il évolue en solitaire,
patrouillant les bordures de récifs comme un petit félin marin. Sa
nage est souple, presque ondulante, avec des virages serrés
qui trahissent un prédateur spécialisé. Biologiquement, c’est un
requin vivipare aplacentaire, donnant naissance à quelques
petits déjà formés, parfaitement adaptés à la vie côtière. Rarement
observé par les plongeurs, il reste un requin confidentiel,
élégant, précis, un spécialiste des embuscades rapides. Un animal
qui incarne la finesse, la sobriété, et la beauté
discrète des petits requins tropicaux. |
Les
Hemigaléidés sont une petite famille de requins côtiers
tropicaux, appelés milandres en français. Ils appartiennent à
l’ordre des Carcharhiniformes et regroupent des requins de petite
à moyenne taille, reconnaissables à leurs yeux ovales,
leurs deux nageoires dorsales sans épines, leurs dents
supérieures en forme de lames et leurs dents inférieures
cuspidées. Ils sont proches des Carcharhinidés mais s’en
distinguent par plusieurs caractères anatomiques (spiracles
présents, dents très différenciées, caudale à fort lobe ventral) .
Les Hemigaléidés vivent dans les eaux
côtières tropicales des plateaux continentaux et
insulaires, généralement jusqu’à 100 m de profondeur.
Leur distribution actuelle couvre l’Atlantique Est et surtout
l’Indo‑Pacifique occidental, sans extension vers le Pacifique
central. Ils fréquentent des zones peu profondes, souvent
proches des côtes, parfois dans des eaux turbides ou sableuses .
La majorité des espèces atteignent 1,0
à 1,4 m de longueur. Le plus grand représentant est le
Hemipristis elongatus (snaggletooth shark), pouvant atteindre
2,3 à 2,4 m. Les autres espèces sont nettement plus petites. Les
sources ne donnent pas de poids précis, mais les tailles indiquent
des masses généralement inférieures à 20–25 kg pour les plus
grands individus (inférence basée sur la morphologie des requins
côtiers de taille équivalente) .
Les Hemigaléidés sont des
requins côtiers prédateurs. Ils se nourrissent principalement de
poissons osseux, de petits élasmobranches, de
céphalopodes, de crustacés et parfois d’échinodermes.
Certaines espèces sont spécialisées dans la chasse aux
céphalopodes. Leur activité est probablement crépusculaire ou
nocturne, comme chez de nombreux Carcharhiniformes côtiers
(inférence écologique). Ils sont vivipares, avec un
développement embryonnaire interne typique des requins de cette
lignée .
La famille présente une reproduction
vivipare, avec un développement interne et une mise bas de
jeunes entièrement formés. Les sources ne détaillent pas les tailles
de portées, mais les Carcharhiniformes côtiers produisent
généralement 2 à 10 petits selon les espèces (inférence basée
sur la biologie des familles proches). Le cycle reproducteur reste
peu documenté pour plusieurs espèces.
Les Hemigaléidés sont considérés comme
inoffensifs pour l’être humain. Aucune attaque n’est documentée.
Leur petite taille, leur comportement discret et leur préférence
pour les proies de petite taille expliquent cette absence de danger.
Les sources indiquent explicitement qu’ils ne sont pas connus
pour attaquer les humains .
La famille des Hemigaléidés
regroupe 4 genres et 8 espèces de requins côtiers
tropicaux. Chaque genre se distingue par la forme du museau, la
morphologie des dents, la silhouette des nageoires et la taille
adulte, mais tous partagent les caractères diagnostiques de la
famille : yeux ovales, présence de spiracles, deux nageoires
dorsales dépourvues d’épines et dentition très différenciée.
Chaenogaleus macrostoma — hooktooth shark, caractérisé par ses
dents inférieures très crochues. Hemigaleus australiensis —
Australian weasel shark, espèce côtière australienne. Hemigaleus
microstoma — sicklefin weasel shark, reconnaissable à sa
nageoire dorsale falciforme. Hemipristis elongatus —
snaggletooth shark, le plus grand représentant de la famille, doté
d’une dentition très asymétrique. Paragaleus leucolomatus —
espèce rare de l’Indo‑Pacifique. Paragaleus pectoralis —
espèce africaine côtière. Paragaleus randalli — espèce
décrite récemment dans l’océan Indien. Paragaleus tengi —
espèce asiatique vivant dans les eaux turbides. |
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Leptochariidés
1 espèce |
Leptocharias smithii —
Requin barbe à museau grêle
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Proscyllidés
(env 7 esp)
1.
Présentation
2. Distribution et habitat
3. Taille et poids
4. Mode de vie et Alimentation
5. Reproduction
6. Dangerosité
7. Diversité et genres des Proscyllidés
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Proscyllium habereri —
Requin-chat gracieux
Proscyllium magnificum — Requin-chat magnifique
Eridacnis radcliffei — Requin-chat pygmée à queue ruban
Eridacnis barbouri — Requin-chat cubain à queue ruban

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Les Proscyllidés
sont une petite famille de requins tropicaux discrets, fins,
élancés, souvent appelés « requins lissés ». Leur silhouette
est grêle, avec un museau allongé, des nageoires
souples, et un corps fuselé adapté aux zones côtières. Ce
sont des requins de petite taille, spécialisés dans la chasse
de poissons, céphalopodes et invertébrés. Leur
allure est élégante, nerveuse, avec une nage rapide et précise.
Les Proscyllidés sont
présents dans l’Indo‑Pacifique, du Golfe Persique à l’Indonésie,
jusqu’au Japon, Chine, Philippines,
Nouvelle‑Guinée, Australie du Nord. Ils fréquentent : —
les récifs coralliens, — les lagons, — les pentes
externes, — les fonds sableux côtiers, — les eaux peu
profondes (10–80 m). Ils sont absents de l’Atlantique, de
la Méditerranée et donc absents de France.
Les Proscyllidés sont des
petits requins : — longueur : 50 à 90 cm, — poids :
1 à 3 kg selon les espèces. Les plus grands individus
appartiennent au genre Chaenogaleus, les plus petits au genre
Proscyllium.
Ce sont des requins
solitaires, actifs surtout la nuit, patrouillant les
bordures de récifs. Leur alimentation est composée de : — petits
poissons récifaux, — céphalopodes (seiches, calmars), —
crevettes et invertébrés benthiques. Ils chassent par
embuscade rapide, profitant de leur corps fin et de leur nage
nerveuse pour surprendre leurs proies.
Les Proscyllidés
sont vivipares aplacentaires : les embryons se développent
dans l’utérus sans placenta, nourris par le vitellus. Les portées
sont petites : — 2 à 6 petits par femelle, — jeunes
déjà formés, autonomes dès la naissance. Cycle reproductif
discret, mal documenté, mais similaire aux petits requins côtiers
tropicaux.
Les Proscyllidés
sont totalement inoffensifs pour l’humain. — taille trop
petite, — comportement non agressif, — aucune attaque
documentée, — dents fines adaptées aux petites proies. Ils sont
considérés comme des requins sans danger, même pour les
plongeurs.
La famille compte 4
genres principaux : — Proscyllium : petits requins
graciles, museau fin, espèces discrètes. — Eridacnis : les
plus petits requins du groupe, très élancés. — Chaenogaleus :
museau large, grande bouche, chasse plus active. — Hemigaleus
: museau étroit, petite bouche, silhouette très lissée. Les
Proscyllidés forment une famille cohérente, spécialisée
dans les habitats côtiers tropicaux, avec une diversité
modeste mais des morphologies élégantes et distinctes. |
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Pseudotriakidés
env 4 esp |
Pseudotriakis microphthalmus —
Requin faux-trique à petits yeux
Gollum attenuatus — Requin Gollum élancé
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Scyliorhinidés
env. 120 esp |
Scyliorhinus stellaris —
Grande roussette
Atelomycterus marmoratus — Roussette de corail
Cephaloscyllium ventriosum — Requin-gonflé du Pacifique
Poroderma africanum — Requin-pyjama
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Sphyrnidés
9 esp |
Sphyrna
mokarran — Grand
requin-marteau
Sphyrna lewini — Requin-marteau halicorne
Sphyrna tiburo — Requin-marteau bonnethead
Sphyrna zygaena — Requin-marteau commun |
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Triakidés
env 45 esp |
Mustelus
mustelus — Requin gris
Galeorhinus galeus — Requin-hâ
Triakis semifasciata — Requin léopard
Furgaleus macki — Requin-chiot de Mack |
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