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Les Champignons |
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Les
champignons sont des organismes du règne
Fungi, distincts
des plantes et des animaux ; ils ne possèdent ni chlorophylle ni
photosynthèse et se nourrissent par
absorption grâce
à un réseau de filaments appelé
mycélium ; la
partie visible, le
sporophore (le “champignon” que l’on cueille), sert
uniquement à produire et disperser les
spores ; ils
jouent un rôle essentiel dans la
décomposition,
la symbiose
(mycorhizes), et l’équilibre des écosystèmes.
Les
champignons sont présents sur tous les
continents, dans les forêts, prairies, dunes, tourbières,
montagnes, jardins, sols agricoles, bois morts, litières,
mousses, troncs, et même milieux extrêmes ; ils colonisent tous
les substrats riches en matière organique : sols humides, bois
en décomposition, racines d’arbres, feuilles mortes, herbes, et
même certains milieux urbains.
Les
champignons en France sont extrêmement
diversifiés, avec plusieurs milliers d’espèces recensées ; en
Aquitaine, la
diversité est très élevée grâce aux forêts atlantiques, landes
humides, dunes, chênaies, pinèdes, zones tourbeuses et vallées
alluviales ; on y trouve des espèces emblématiques comme le
cèpe de Bordeaux,
la girolle, l’amanite
tue‑mouches, les
lépiotes, les
russules, les
lactaires, et de nombreuses espèces lignicoles.
Les
champignons vivent principalement sous forme de
mycélium,
parfois pendant des années ou des décennies ; ils se nourrissent
en décomposant la matière organique (saprophytes), en vivant en
symbiose avec les racines (mycorhiziens), ou en parasitant
d’autres organismes ; les sporophores visibles ne vivent que
quelques jours à quelques
semaines, tandis que le mycélium peut survivre
des décennies,
voire plus d’un siècle.
Les
champignons varient de
microscopiques
(moisissures, levures) à des sporophores de
plusieurs dizaines de
centimètres ; certains forment des réseaux mycéliens
gigantesques, comme
Armillaria pouvant couvrir plusieurs hectares ; leurs
particularités incluent la
production de spores,
la décomposition du bois,
la bioluminescence
chez certaines espèces, et des formes très variées : chapeaux,
coraux, croûtes, polypores, clavaires, gélatineux, etc.
Les
prédateurs des champignons incluent les
insectes,
gastéropodes,
acariens,
petits mammifères,
oiseaux, et de
nombreux micro‑organismes
; certains animaux, comme les limaces, sont de grands
consommateurs de sporophores ; les spores sont également mangées
par des invertébrés du sol ; malgré cela, la production massive
de spores assure leur survie.
Les
champignons regroupent environ
150 000 espèces décrites,
mais les estimations réelles dépassent
2 à 4 millions ;
en France, on en connaît
plus de 15 000 ; les grands groupes incluent les
Basidiomycètes
(bolets, amanites, russules, polypores), les
Ascomycètes
(morilles, truffes, pézizes), les
Zygomycètes, les
Chytridiomycètes,
et les Gloméromycètes
; leur diversité morphologique et écologique est immense.
Le
statut des champignons est contrasté : beaucoup
d’espèces sont communes, mais d’autres sont
menacées par la
pollution, la disparition des forêts anciennes,
l’artificialisation des sols, la sécheresse, et la perte des
micro‑habitats ; certaines espèces sont protégées localement ;
les champignons sont d’excellents indicateurs de
qualité écologique. |
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Clades |
Description |
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Chytridiomycètes
(env 1.200 esp)
1.
Présentation et description
2. Distribution géographique et habitat
3. Présence en France et en Aquitaine
4. Taille
5. Particularités
6. Comestibles ou vénéneux
7. Place des Chytridiomycètes chez les Champignons
8. Variétés et genres des Chytridiomycètes

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Les
Chytridiomycètes sont des champignons primitifs appartenant aux
Chytridiomycota, caractérisés par la production de
zoospores mobiles munies d’un flagelle postérieur, ce qui
en fait les seuls champignons véritablement aquatiques ou
semi‑aquatiques ; ils sont majoritairement microscopiques,
vivent en parasites, saprophytes ou symbiotes,
et jouent un rôle essentiel dans la décomposition de la matière
organique et les cycles nutritifs.
Les Chytridiomycètes sont présents dans le monde entier,
principalement dans les eaux douces, les sols humides,
les tourbières, les mares temporaires, les
sédiments, les milieux forestiers détrempés et les
zones aquatiques riches en matière organique, leur distribution
étant liée à la présence d’eau permettant la mobilité de leurs
zoospores flagellées.
Les Chytridiomycètes sont largement présents en France,
mais restent peu étudiés en raison de leur taille
microscopique ; on les trouve dans les mares, étangs,
sols forestiers humides, tourbières, rizières,
flaques temporaires et zones marécageuses ; en
Aquitaine, ils sont communs dans les landes humides, les
lagunes, les mares forestières, les fossés inondés
et les tourbières relictuelles, bien que rarement
inventoriés.
Les Chytridiomycètes ont un mode de vie microscopique,
souvent parasitaire (algues, diatomées, pollen, amphibiens),
parfois saprophyte, leur cycle étant dominé par la production
de zoospores mobiles ; leur longévité est courte, de
quelques heures à quelques jours, mais leurs kystes ou
sporangia peuvent survivre plusieurs mois dans les
sédiments.
Les Chytridiomycètes mesurent généralement 10 à 200
micromètres, invisibles à l’œil nu, formant de petits
sporangia globuleux fixés sur un substrat organique ou sur un
organisme hôte, leur petite taille expliquant leur
sous‑représentation dans les inventaires mycologiques classiques.
Les Chytridiomycètes se distinguent par leurs zoospores
flagellées, leur cycle aquatique, leur capacité à
parasiter des organismes très variés, et leur rôle écologique majeur
dans la décomposition et la minéralisation ; certains,
comme Batrachochytrium dendrobatidis, sont tristement
célèbres pour provoquer des chytridiomycose chez les
amphibiens, responsable de déclins massifs de populations.
Les Chytridiomycètes ne sont ni comestibles, ni
utilisés en alimentation, car ils sont microscopiques ;
certains sont pathogènes, notamment pour les amphibiens, mais
ils ne sont pas toxiques pour l’humain et ne présentent aucun
risque alimentaire.
Les Chytridiomycètes occupent une place basale dans
l’évolution des champignons, représentant l’un des groupes les plus
anciens des Fungi, caractérisés par la présence de
flagelles, un trait perdu chez les autres lignées fongiques ;
ils constituent une branche fondamentale pour comprendre l’évolution
des Eumycètes et la transition des champignons vers des
formes terrestres.
Les Chytridiomycètes regroupent plusieurs centaines
d’espèces réparties dans de nombreux genres tels que
Rhizophydium, Chytridium, Spizellomyces,
Batrachochytrium, Olpidium ou Synchytrium, cette
diversité comprenant des espèces aquatiques, parasites
d’algues, parasites de plantes, pathogènes
d’amphibiens ou saprophytes des sols humides. |
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Blastocladiomycètes
(env 300 esp)
1.
Présentation et description
2. Distribution géographique et habitat
3. Présence en France et en Aquitaine
4. Taille
5. Particularités
6. Comestibles ou vénéneux
7. Place des Blastocladiomycètes chez les Champignons
8. Variétés et genres des Blastocladiomycètes

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Les
Blastocladiomycètes sont un groupe de champignons appartenant au
phylum Blastocladiomycota, caractérisés par des zoospores
flagellées, un cycle de vie alternant haploïde et diploïde,
et des thalles souvent filamenteux ; ils sont majoritairement
aquatiques ou semi‑aquatiques, vivant comme
saprophytes sur la matière organique ou comme parasites
d’algues, de plantes aquatiques, d’invertébrés ou d’amphibiens.
Les Blastocladiomycètes sont présents dans le monde entier,
principalement dans les eaux douces, les sols humides,
les mares temporaires, les tourbières, les
sédiments, les zones marécageuses et les milieux
forestiers détrempés, leur présence étant liée à la
disponibilité d’eau permettant la mobilité de leurs zoospores
flagellées.
Les Blastocladiomycètes sont présents en France, mais
rarement inventoriés en raison de leur taille microscopique ;
on les trouve dans les mares forestières, étangs,
fossés inondés, sols humides, tourbières et
zones aquatiques riches en débris végétaux ; en Aquitaine,
ils sont communs dans les landes humides, lagunes,
mares temporaires, tourbières relictuelles et fossés
des zones forestières, bien que très peu étudiés.
Les Blastocladiomycètes mesurent généralement 20 à 300
micromètres (µm), soit 0,02 à 0,3 mm, invisibles à l’œil
nu ; leurs zoospores sont encore plus petites, souvent 3 à
8 µm, ce qui nécessite un microscope pour les observer.
Les Blastocladiomycètes se distinguent par leur cycle de
vie haplo‑diploïde, leur zoospore à flagelle postérieur,
leur capacité à parasiter des organismes variés, et leur rôle
écologique majeur dans la décomposition et la
minéralisation ; certains genres, comme Allomyces, sont
des modèles d’étude en biologie évolutive en raison de leur cycle
complexe et de leur alternance de générations.
Les Blastocladiomycètes ne sont ni comestibles, ni
utilisés en alimentation, car ils sont microscopiques ;
certains sont pathogènes pour des invertébrés ou des plantes
aquatiques, mais ils ne sont pas toxiques pour l’humain et ne
présentent aucun risque alimentaire.
Les Blastocladiomycètes occupent une place basale
parmi les Fungi, proches des Chytridiomycètes,
partageant avec eux la présence de zoospores flagellées, mais
s’en distinguant par un cycle de vie plus complexe et une
organisation cellulaire plus évoluée ; ils constituent une étape clé
dans l’évolution des champignons vers des formes terrestres
dépourvues de flagelles.
Les Blastocladiomycètes regroupent une centaine d’espèces
réparties dans plusieurs genres importants tels que Allomyces,
Blastocladiella, Catenaria, Coelomomyces
(parasites de moustiques), ou Physoderma (parasites de
plantes aquatiques), cette diversité comprenant des espèces
aquatiques, parasites, saprophytes ou
symbiotiques.
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Zoopagomycocètes
(env 800 esp)
1.
Présentation et description
2. Distribution géographique et habitat
3. Présence en France et en Aquitaine
4. Taille
5. Particularités
6. Comestibles ou vénéneux
7. Place des Zoopagomycocètes chez les Champignons
8. Variétés et genres des Zoopagomycocètes

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Les
Zoopagomycètes sont un groupe de champignons microscopiques
appartenant au phylum Zoopagomycota, caractérisés par leur
mode de vie parasite ou prédateur d’organismes du sol
tels que les nématodes, protozoaires, rotifères
ou petits arthropodes, formant des hyphes fines
capables de capturer ou d’infecter leurs proies, ce qui en fait un
groupe essentiel dans la régulation des micro‑faunes du sol.
Les Zoopagomycètes sont présents dans le monde entier,
principalement dans les sols humides, les litières
forestières, les tourbières, les sédiments, les
zones marécageuses, les sols agricoles, les flaques
temporaires et les milieux riches en micro‑invertébrés,
leur distribution étant liée à la présence de proies vivantes qu’ils
parasitent ou capturent.
Les Zoopagomycètes sont présents en France, mais
rarement inventoriés en raison de leur taille microscopique
et de leur mode de vie discret ; on les trouve dans les sols
forestiers, prairies humides, tourbières, zones
agricoles, mares temporaires et sols riches en
nématodes ; en Aquitaine, ils sont probablement communs
dans les landes humides, les lagunes, les forêts
atlantiques, les prairies oligotrophes et les sols
sableux, mais restent très peu étudiés.
Les Zoopagomycètes mesurent généralement 5 à 30
micromètres pour les cellules individuelles, et leurs hyphes
atteignent quelques dizaines à quelques centaines de micromètres,
invisibles à l’œil nu ; leurs structures de capture (crochets,
pièges adhésifs) sont également microscopiques.
Les Zoopagomycètes se distinguent par leur prédation
active ou leur parasitisme sur les micro‑invertébrés,
leur capacité à former des pièges adhésifs, des hyphes
constricteurs ou des structures pénétrantes, et leur rôle
écologique majeur dans la régulation des nématodes et autres
organismes du sol ; ils représentent un groupe clé pour comprendre
les interactions fongiques dans les écosystèmes souterrains.
Les Zoopagomycètes ne sont ni comestibles, ni utilisés
en alimentation, car ils sont microscopiques et vivent dans
le sol ; ils ne sont pas toxiques pour l’humain, mais
certains peuvent être pathogènes pour les nématodes,
protozoaires ou petits arthropodes, ce qui les rend
potentiellement utiles en biocontrôle.
Les Zoopagomycètes occupent une place basale parmi les
champignons fongiques, formant avec les Mucoromycètes
et les Kickxellomycètes les lignées anciennes des
Zoopagomycota ; ils sont considérés comme proches des premiers
champignons prédateurs et représentent une étape importante dans
l’évolution des interactions fongiques avec les micro‑faunes du sol.
Les Zoopagomycètes regroupent plusieurs centaines
d’espèces réparties dans des genres spécialisés tels que
Zoopagales (parasites de nématodes), Piptocephalis
(parasites d’autres champignons), Stylopage (prédateurs de
nématodes), Zoophagus (prédateurs actifs), ou Acaulopage
(pièges adhésifs), cette diversité reflétant une grande
spécialisation écologique. |
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Mucoromycètes
(env 1.800 esp)
1.
Présentation et description
2. Distribution géographique et habitat
3. Présence en France et en Aquitaine
4. Taille
5. Particularités
6. Comestibles ou vénéneux
7. Place des Mucoromycètes chez les Champignons
8. Variétés et genres des Mucoromycètes

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Les
Mucoromycètes sont un groupe de champignons appartenant au
phylum Mucoromycota, caractérisés par des hyphes larges,
non cloisonnées, une croissance rapide, et la production de
sporanges contenant des spores asexuées ; ils vivent
principalement comme saprophytes sur la matière organique en
décomposition, mais certains sont pathogènes opportunistes
chez les animaux et les humains.
Les Mucoromycètes sont présents dans le monde entier,
occupant des habitats riches en matière organique : sols humides,
litières forestières, fruits en décomposition, pain,
compost, débris végétaux, fumiers, ainsi que
des milieux intérieurs humides ; leur distribution est liée à
leur capacité à coloniser rapidement tout substrat organique
disponible.
Les Mucoromycètes sont très communs en France, présents dans
tous les types de sols, les habitats forestiers, agricoles et
urbains ; en Aquitaine, ils sont particulièrement abondants
dans les landes humides, les forêts atlantiques, les
sols sableux, les composts, les débris végétaux
et les habitats anthropisés, mais restent peu étudiés car
majoritairement microscopiques.
Les Mucoromycètes sont microscopiques, leurs hyphes
mesurant 5 à 15 micromètres de diamètre, tandis que les
sporanges atteignent 50 à 300 micromètres ; les colonies
visibles sur substrat peuvent former des taches cotonneuses
de plusieurs centimètres, typiques des genres Mucor et
Rhizopus.
Les Mucoromycètes se distinguent par leurs hyphes
coenocytiques (sans cloisons), leur croissance extrêmement
rapide, leur capacité à coloniser des substrats variés, et leur
rôle majeur dans la décomposition ; certains genres, comme
Rhizopus, sont utilisés en fermentation alimentaire,
tandis que d’autres peuvent provoquer des mucormycoses chez
les organismes immunodéprimés.
Les Mucoromycètes ne sont pas comestibles ; certains
sont utilisés industriellement (fermentations asiatiques),
mais d’autres peuvent être pathogènes pour l’humain,
notamment Rhizopus arrhizus ou Mucor circinelloides,
responsables d’infections opportunistes ; ils ne sont pas toxiques
par ingestion accidentelle sur aliments moisis, mais leur
inhalation peut être dangereuse pour les personnes fragiles.
Les Mucoromycètes occupent une place basale parmi les
champignons fongiques, au sein du phylum Mucoromycota,
distinct des Ascomycètes et Basidiomycètes ; ils
représentent une lignée ancienne de champignons à reproduction
par sporanges, proches des Zoopagomycètes et des
Kickxellomycètes, jouant un rôle clé dans l’évolution des
champignons terrestres.
Les Mucoromycètes regroupent plusieurs centaines d’espèces
réparties dans des genres importants tels que Mucor,
Rhizopus, Lichtheimia, Absidia ou
Cunninghamella, comprenant des espèces saprophytes,
fermentaires, opportunistes ou symbiotiques,
témoignant d’une grande diversité écologique et physiologique. |
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Ascomycètes
(env 100.000 esp)
1.
Présentation et description
2. Distribution géographique et habitat
3. Présence en France et en Aquitaine
4. Taille
5. Particularités
6. Comestibles ou vénéneux
7. Place des Ascomycètes
chez les Champignons
8. Variétés et genres des Ascomycètes

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Les
Ascomycètes constituent le plus vaste groupe de champignons,
caractérisés par la production de spores sexuelles appelées
ascospores, contenues dans des asques, et par une grande
diversité morphologique incluant des levures, des
moisissures, des lichens et des champignons à
apothécies ; ils jouent un rôle majeur dans la décomposition,
la symbiose, la fermentation et les pathologies
végétales.
Les Ascomycètes sont présents dans le monde entier,
occupant des habitats extrêmement variés : sols forestiers,
litières, bois morts, écorces, milieux
aquatiques, zones arctiques, déserts, milieux
anthropisés, ainsi que des environnements extrêmes grâce à des
formes lichénisées ; leur distribution reflète une capacité
exceptionnelle d’adaptation écologique.
Les Ascomycètes sont très largement présents en France,
incluant des espèces forestières, lichéniques, saprophytes,
parasites et aquatiques ; en Aquitaine, ils sont abondants
dans les forêts atlantiques, les landes humides, les
dunes littorales, les prairies, les zones agricoles
et les milieux urbains, leur diversité étant particulièrement
élevée dans les habitats boisés et humides.
Les Ascomycètes présentent une taille très variable, allant
de quelques micromètres pour les levures et
moisissures, jusqu’à plusieurs centimètres pour les
apothécies (pézizes, morilles, truffes), les structures
microscopiques comme les asques mesurant généralement 20 à
200 micromètres.
Les Ascomycètes se distinguent par leur asques, leur
capacité à former des structures fructifères complexes, leur
rôle essentiel dans la décomposition, leur importance en
biotechnologie (levures fermentaires), leur implication dans des
symbioses lichéniques, et leur diversité fonctionnelle
incluant des pathogènes végétaux comme Venturia ou
Erysiphe.
Les Ascomycètes comprennent des espèces comestibles
comme les morilles, truffes, pézizes, mais
aussi des espèces toxiques ou mortelles comme
certaines Gyromitra ; d’autres produisent des mycotoxines
(ergot du seigle, aflatoxines), tandis que les levures sont
utilisées en fermentation alimentaire.
Les Ascomycètes constituent l’un des deux grands groupes des
Dikarya, aux côtés des Basidiomycètes, représentant
plus de 60 % des espèces fongiques connues ; ils occupent une
position évolutive avancée, caractérisée par une reproduction sexuée
complexe et une grande diversité morphologique et écologique.
Les Ascomycètes regroupent plus de 70 000 espèces
réparties dans de nombreux genres importants tels que Aspergillus,
Penicillium, Saccharomyces, Morchella, Tuber,
Claviceps, Xylaria ou Lecanora, couvrant des
formes lichéniques, saprophytes, fermentaires,
parasites et symbiotiques. |
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Basidiomycètes
(env 51.000 esp)
1.
Présentation et description
2. Distribution géographique et habitat
3. Présence en France et en Aquitaine
4. Taille
5. Particularités
6. Comestibles ou vénéneux
7. Place des Basidiomycètes
chez les Champignons
8. Variétés et genres des Basidiomycètes

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Les
Basidiomycètes sont un vaste groupe de champignons caractérisés
par la production de spores sexuelles appelées basidiospores,
portées par des basides, incluant les champignons à
chapeau, les polypores, les rouilles, les
charbons, les gélatineux et de nombreux champignons
lignicoles, jouant un rôle majeur dans la décomposition du bois,
les symbioses mycorhiziennes et les pathologies végétales.
Les Basidiomycètes sont présents dans le monde entier,
occupant des habitats très variés : forêts tempérées,
tropicales, landes, prairies, tourbières,
sols agricoles, dunes, milieux urbains, ainsi
que des environnements extrêmes ; leur distribution reflète une
forte dépendance aux substrats ligneux, aux sols riches en
matière organique et aux plantes hôtes pour les espèces
parasites.
Les Basidiomycètes sont très largement présents en France,
avec une diversité élevée dans les forêts feuillues,
conifériennes, landes humides, prairies et
zones littorales ; en Aquitaine, ils sont
particulièrement abondants dans les forêts atlantiques, les
landes de Gascogne, les dunes littorales, les
lagunes, les prairies humides et les milieux sableux,
où les espèces mycorhiziennes et lignicoles dominent.
Les Basidiomycètes présentent une taille très variable,
allant de quelques micromètres pour les rouilles et
charbons, jusqu’à plusieurs dizaines de centimètres pour
les champignons à chapeau, les polypores ou les
gélatineux, les basides mesurant généralement 10 à 40
micromètres.
Les Basidiomycètes se distinguent par leurs basides,
leur capacité à former des carpophores complexes, leur rôle
essentiel dans la décomposition du bois, leur importance dans
les symbioses mycorhiziennes, leur diversité morphologique
exceptionnelle et la présence de groupes spécialisés comme les
Ustilaginomycètes (charbons) ou les Pucciniomycètes
(rouilles).
Les Basidiomycètes comprennent de nombreuses espèces comestibles
comme les cèpes, girolles, pleurotes,
agarics, mais aussi des espèces toxiques ou mortelles
comme Amanita phalloides, Galerina marginata ou
Cortinarius orellanus ; ils représentent le groupe le plus
important pour la mycophagie, mais aussi pour les
intoxications.
Les Basidiomycètes constituent, avec les Ascomycètes,
le groupe des Dikarya, représentant une lignée évoluée des
champignons, caractérisée par une reproduction sexuée complexe, une
grande diversité morphologique et un rôle écologique majeur dans les
écosystèmes forestiers, les symbioses et les
pathologies végétales.
Les Basidiomycètes regroupent plus de 50 000 espèces
réparties dans de nombreux genres importants tels que Amanita,
Boletus, Russula, Cortinarius, Agaricus,
Pleurotus, Ganoderma, Trametes, Ustilago
ou Puccinia, couvrant des formes mycorhiziennes,
lignicoles, saprophytes, parasites et
gélatineuses. |
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