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Clades en France |
Espèces
représentatives |
Description |
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Chytridiomycètes
(env 110 esp)
1. Présence en France et en Aquitaine
2. Taille et habitat en France
3. Prédateurs
4. Variétés et nombre d'espèces en France
5. Statut en France des
Chytridiomycètes
6. Comestibles ou vénéneux
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Rhizophydium globosum — chytride globuleuse
Chytridium
olla — chytride commune
Spizellomyces
punctatus — spizellomyces ponctué
Batrachochytrium
dendrobatidis — chytride des amphibiens
Synchytrium endobioticum — chytride de la pomme
de terre
Olpidium
brassicae — olpidium des crucifères
Rhizophlyctis
rosea — rhizophlyctis rose
Nowakowskiella
elegans — nowakowskiella élégante
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Les
Chytridiomycètes sont présents dans toute la France,
mais passent souvent inaperçus car ce sont des champignons
microscopiques vivant dans l’eau ou les sols humides ; on les trouve
dans les mares,
flaques temporaires,
tourbières,
fossés forestiers,
étangs,
sols acides,
litières décomposées et
même dans les intestins de
certains invertébrés ; en
Aquitaine, ils sont bien
représentés dans les zones
humides atlantiques, les
landes détrempées, les
tourbières relictuelles, les
mares forestières, les
fossés sableux et les
zones marécageuses du Médoc,
où ils jouent un rôle important dans la décomposition et les cycles
nutritifs. Les
Chytridiomycètes français sont microscopiques, mesurant
généralement 5 à 50 µm,
parfois un peu plus pour les thalles développés ; ils colonisent les
eaux stagnantes, les
sols humides, les
débris végétaux, les
algues, les
pollens, les
protozoaires et même
certains invertébrés aquatiques
; plusieurs espèces sont parasites d’algues, de diatomées, de nématodes
ou d’amphibiens, tandis que d’autres sont saprophytes et participent à
la décomposition de la matière organique.
Les
prédateurs des Chytridiomycètes sont principalement des
micro‑organismes : protozoaires,
rotifères,
nématodes,
collemboles, ainsi que
certains micro‑arthropodes
du sol ; dans les milieux aquatiques, des
zooplanctons comme les
cladocères peuvent consommer leurs spores ; globalement, leur petite
taille et leur reproduction rapide compensent largement la prédation.
Les
Chytridiomycètes en France regroupent environ
150 à 200 espèces connues,
mais ce nombre est probablement sous‑estimé car beaucoup d’espèces sont
difficiles à détecter ; les genres les plus représentés sont
Rhizophydium,
Chytridium,
Olpidium,
Spizellomyces,
Batrachochytrium et
Rhizoclosmatium ; la
diversité est particulièrement élevée dans les milieux aquatiques
acides, les sols forestiers humides et les tourbières.
Le
statut des Chytridiomycètes en France est paradoxal : en
tant que groupe, ils ne sont pas considérés comme menacés, mais
certaines espèces sont hautement
problématiques, notamment
Batrachochytrium dendrobatidis,
responsable de la chytridiomycose des amphibiens, classée parmi les
maladies les plus destructrices de la biodiversité mondiale ; d’autres
espèces sont mal connues et non évaluées ; les principales menaces pour
les espèces non pathogènes sont la
pollution, la
disparition des zones humides,
l’acidification ou au
contraire l’eutrophisation,
et les modifications hydriques liées au
changement climatique ;
globalement, le groupe reste très mal étudié et largement sous‑inventorié.
Les
Chytridiomycètes ne sont ni comestibles ni
utilisés comme aliments, car ce sont des champignons
microscopiques, invisibles à l’œil nu, vivant dans l’eau ou les
sols humides ; ils ne produisent aucun sporophore,
aucun carpophore, ni aucune structure consommable ; la
plupart sont inoffensifs pour l’humain, mais certains
sont pathogènes, notamment
Batrachochytrium dendrobatidis et B.
salamandrivorans, responsables de maladies mortelles chez les
amphibiens ; ils ne sont pas toxiques pour l’homme par ingestion, mais
ne présentent aucun intérêt alimentaire, et certaines
espèces sont considérées comme dangereuses pour la faune sauvage,
ce qui les place dans la catégorie des champignons non
comestibles et potentiellement pathogènes. |
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Blastocladiomycètes
(env 15 esp)
1. Présence en France et en Aquitaine
2. Taille et habitat en France
3. Prédateurs
4. Variétés et nombre d'espèces en France
5. Statut en France des
Blastocladiomycètes
6. Comestibles ou vénéneux
|
Allomyces arbusculus — allomyces arbusculé
Allomyces macrogynus — allomyces macrogynus
Blastocladiella britannica — blastocladiella
britannique
Blastocladiella variabilis — blastocladiella
variable
Catenaria anguillulae — catenaria des nématodes
Coelomomyces psorophorae — coelomomyces des
moustiques
Physoderma maydis — physoderme du maïs
Physoderma alfalfae — physoderme de la luzerne
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Les
Blastocladiomycètes sont présents dans toute la France,
mais passent inaperçus car ce sont des champignons aquatiques ou
semi‑aquatiques microscopiques ; on les trouve dans les
mares,
fossés forestiers,
tourbières,
rivières lentes,
sols saturés en eau,
débris végétaux en décomposition
et parfois dans les intestins
d’invertébrés ; en
Aquitaine, ils sont bien représentés dans les
landes humides, les
tourbières relictuelles,
les mares forestières,
les zones marécageuses du Médoc,
les sources acides et
les fossés sableux, où
ils jouent un rôle important dans la décomposition et les cycles
nutritifs. Les
Blastocladiomycètes français sont microscopiques,
mesurant généralement 10 à 80 µm,
parfois plus pour les thalles développés ; ils colonisent les
eaux stagnantes, les
sols humides, les
débris végétaux, les
algues, les
protozoaires et certains
invertébrés aquatiques ;
plusieurs espèces sont parasites d’algues, de nématodes ou d’insectes,
tandis que d’autres sont saprophytes et participent à la décomposition
de la matière organique dans les milieux humides.
Les
prédateurs des Blastocladiomycètes sont principalement
des micro‑organismes :
protozoaires, rotifères,
nématodes,
collemboles, ainsi que
certains micro‑arthropodes
du sol ; dans les milieux aquatiques, des organismes du
zooplancton peuvent
consommer leurs spores ; leur petite taille et leur reproduction rapide
compensent largement la prédation.
Les
Blastocladiomycètes en France regroupent environ
40 à 60 espèces connues,
mais ce nombre est probablement sous‑estimé car beaucoup d’espèces sont
difficiles à détecter ; les genres les plus représentés sont
Blastocladiella,
Allomyces,
Coelomomyces (parasites
d’insectes), Catenaria
et Physoderma ; la
diversité est plus élevée dans les milieux aquatiques acides, les sols
forestiers humides et les tourbières.
Le
statut des Blastocladiomycètes en France est mal connu :
le groupe n’est pas considéré comme menacé, mais il est
très peu étudié et
largement sous‑inventorié
; certaines espèces parasites d’insectes aquatiques ou de nématodes sont
sensibles à la pollution,
à la disparition des zones
humides, au drainage,
à l’eutrophisation et
aux modifications hydriques liées au
changement climatique ;
aucune espèce n’est officiellement protégée, mais plusieurs sont
probablement en déclin dans les milieux humides dégradés.
Les
Blastocladiomycètes ne sont
ni comestibles ni utilisés comme
aliments, car ce sont des champignons
microscopiques, sans
sporophore ni structure consommable ; ils ne sont pas toxiques pour
l’humain par ingestion, mais certaines espèces sont
pathogènes pour les invertébrés
(notamment les moustiques et certains crustacés) ; ils sont donc classés
parmi les champignons non
comestibles, sans intérêt alimentaire, et parfois
pathogènes dans les
écosystèmes aquatiques. |
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Zoopagomycocètes
(env 60 esp)
1. Présence en France et en Aquitaine
2. Taille et habitat en France
3. Prédateurs
4. Variétés et nombre d'espèces en France
5. Statut en France des
Zoopagomycocètes
6. Comestibles ou vénéneux
|
Zoophagus insidians — zoophagus insidieux
Stylopage hadra — stylopage hadra
Acaulopage
tetraceros — acaulopage tétracéros
Acaulopage
rhaphidospora — acaulopage rhaphidospore
Piptocephalis cylindrospora — piptocephalis
cylindrospore
Piptocephalis freseniana — piptocephalis de
Fresenius
Zoopage
phanera — zoopage phanera
Syncephalis depressa — syncephalis déprimée
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Les
Zoopagomycocètes sont présents dans toute la France,
mais restent très peu visibles car ce sont des champignons
microscopiques, souvent
parasites ou prédateurs d’invertébrés ; on les trouve dans les
sols humides, les
litières forestières,
les tourbières, les
fossés forestiers, les
zones marécageuses, les
prairies détrempées et
les milieux riches en micro‑faune
; en Aquitaine, ils sont
présents dans les landes humides,
les tourbières relictuelles,
les sols sableux acides,
les mares forestières,
les zones marécageuses du Médoc
et les forêts atlantiques,
où ils parasitent nématodes, rotifères, collemboles et autres
micro‑invertébrés. Les
Zoopagomycocètes français sont microscopiques, mesurant
généralement 10 à 100 µm,
parfois plus pour les thalles développés ; ils colonisent les
sols humides, les
débris végétaux, les
micro‑habitats riches en
invertébrés, les
tourbières, les fossés
forestiers, les mares
temporaires et les zones
saturées en eau ; beaucoup sont
parasites ou
prédateurs de nématodes,
rotifères, amibes, collemboles ou larves d’insectes, tandis que d’autres
sont saprophytes.
Les
prédateurs des Zoopagomycocètes sont principalement des
micro‑organismes : protozoaires,
nématodes,
rotifères,
collemboles, ainsi que
certains micro‑arthropodes
du sol ; dans les milieux aquatiques ou saturés en eau, des organismes
du micro‑zooplancton
peuvent consommer leurs spores ; leur reproduction rapide et leur mode
de vie parasitaire compensent largement la prédation.
Les
Zoopagomycocètes en France regroupent environ
50 à 70 espèces connues,
mais ce nombre est probablement sous‑estimé car beaucoup d’espèces sont
difficiles à détecter ; les genres les plus représentés sont
Zoopage,
Stylopage,
Piptocephalis,
Syncephalis,
Cystopage et
Acaulopage ; la
diversité est plus élevée dans les
sols forestiers humides,
les tourbières, les
zones acides et les
milieux riches en
micro‑invertébrés.
Le
statut des Zoopagomycocètes en France est très mal connu
: aucune espèce n’est officiellement protégée, mais le groupe est
largement sous‑inventorié
et probablement en déclin dans les milieux humides dégradés ; les
principales menaces sont la
disparition des zones humides, le
drainage, l’urbanisation,
l’eutrophisation, la
pollution des sols, la
réduction de la micro‑faune
et les modifications hydriques liées au
changement climatique ;
certaines espèces parasites de nématodes pourraient être sensibles à la
baisse de leurs hôtes.
Les
Zoopagomycocètes ne sont
ni comestibles ni utilisés comme
aliments, car ce sont des champignons
microscopiques, sans
sporophore ni structure consommable ; ils ne sont pas toxiques pour
l’humain par ingestion, mais certaines espèces sont
pathogènes ou prédatrices
pour les micro‑invertébrés ; ils sont donc classés parmi les champignons
non comestibles, sans
intérêt alimentaire, et parfois
pathogènes dans les écosystèmes du sol. |
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Mucoromycètes
(env 180 esp)
1. Présence en France et en Aquitaine
2. Taille et habitat en France
3. Prédateurs
4. Variétés et nombre d'espèces en France
5. Statut en France des
Mucoromycètes
6. Comestibles ou vénéneux
|
Mucor
mucedo — mucor mucedo
Mucor hiemalis — mucor hiémal
Rhizopus stolonifer — moisissure du pain
Rhizopus microsporus — rhizopus microscopique
Lichtheimia corymbifera — lichtheimia corymbifère
Absidia glauca — absidie glauque
Mortierella alpina — mortierelle alpine
Cunninghamella elegans — cunninghamella élégante

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Les
Mucoromycètes sont très largement présents en France,
car ce sont des champignons microscopiques du sol, de la litière, du
bois en décomposition, des matières organiques humides et des milieux
riches en nutriments ; on les trouve dans les
forêts,
prairies,
zones agricoles,
composts,
tourbières,
fossés forestiers,
grottes humides et même
sur les fruits en décomposition
; en Aquitaine, ils sont
particulièrement abondants dans les
landes humides, les
sols sableux acides, les
tourbières relictuelles,
les mares forestières,
les ripisylves, les
composts naturels et les
zones agricoles atlantiques,
où ils jouent un rôle majeur dans la décomposition.
Les
Mucoromycètes français sont microscopiques, mesurant
généralement 10 à 200 µm
pour les structures reproductrices, mais leurs filaments (hyphes)
peuvent former des colonies visibles comme des moisissures blanches,
grises ou noires ; ils colonisent les
sols humides, les
débris végétaux, les
fruits, les
matières organiques en
décomposition, les
fumiers, les composts,
les bois pourris, les
tourbières et les
milieux riches en sucres
; plusieurs espèces sont saprophytes, d’autres opportunistes ou
parasites.
Les
prédateurs des Mucoromycètes sont principalement des
micro‑organismes : protozoaires,
nématodes,
acariens,
collemboles,
larves de diptères et
divers micro‑arthropodes
du sol ; certains champignons mycophages peuvent également consommer
leurs hyphes ; dans les milieux riches en matière organique, la
compétition avec les bactéries
et d’autres champignons constitue une pression écologique importante.
Les
Mucoromycètes en France regroupent environ
120 à 150 espèces connues,
mais ce nombre est probablement sous‑estimé car beaucoup d’espèces sont
difficiles à isoler ; les genres les plus représentés sont
Mucor,
Rhizopus,
Absidia,
Mortierella,
Umbelopsis et
Backusella ; la
diversité est particulièrement élevée dans les
sols forestiers, les
composts, les
tourbières, les
zones agricoles et les
milieux riches en matière
organique.
Le
statut des Mucoromycètes en France est globalement
stable : aucune espèce n’est protégée, et le groupe n’est pas considéré
comme menacé ; cependant, certaines espèces sont
opportunistes et peuvent
provoquer des infections chez les animaux immunodéprimés (mucormycoses),
ce qui leur confère un intérêt sanitaire ; les principales menaces
écologiques pour les espèces non pathogènes sont la
pollution des sols, la
disparition des zones humides,
l’acidification, l’eutrophisation
et les modifications hydriques liées au
changement climatique ;
le groupe reste très mal étudié
et largement sous‑inventorié.
Les
Mucoromycètes ne sont
pas comestibles, car ce
sont des champignons microscopiques sans sporophore ; certains sont
inoffensifs, mais
d’autres, notamment dans les genres
Mucor et
Rhizopus, peuvent être
pathogènes opportunistes
chez l’humain et les animaux, provoquant des mucormycoses dans des
contextes médicaux particuliers ; ils ne sont pas toxiques par ingestion
dans la nature, mais n’ont aucun
intérêt alimentaire et sont classés parmi les champignons
non comestibles, parfois
dangereux en milieu hospitalier. |
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Ascomycètes
(env 10.000 esp)
1. Présence en France et en Aquitaine
2. Taille et habitat en France
3. Prédateurs
4. Variétés et nombre d'espèces en France
5. Statut en France des
Ascomycètes
6. Comestibles ou vénéneux
|
Morchella esculenta — morille commune
Tuber
melanosporum — truffe noire du Périgord
Peziza vesiculosa — pézize vésiculeuse
Ascobolus immersus — ascobole immergé
Xylaria hypoxylon — xylaire du bois
Claviceps purpurea — ergot du seigle
Venturia
inaequalis — tavelure du pommier
Erysiphe
alphitoides — oïdium du chêne
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Les
Ascomycètes sont extrêmement présents en France, car ils
constituent le plus grand groupe
de champignons ; on les trouve dans les
forêts,
prairies,
zones humides,
tourbières,
dunes,
sols agricoles,
bois morts,
litières,
écorces,
roches,
fruits,
algues,
lichens et même dans les
milieux urbains ; en
Aquitaine, ils sont
particulièrement abondants dans les
landes humides, les
forêts atlantiques, les
tourbières relictuelles,
les ripisylves, les
sols sableux acides, les
dunes littorales, les
vignobles et les
zones agricoles, où ils
jouent un rôle majeur dans la décomposition, la symbiose (lichens) et la
fertilité des sols. Les
Ascomycètes français présentent une taille très variable
: de quelques micromètres
pour les levures et champignons microscopiques jusqu’à
plusieurs centimètres
pour les morilles, pézizes, truffes ou xylaria ; ils colonisent tous les
habitats : sols,
bois morts,
matière organique,
fruits,
feuilles,
écorces,
tourbières,
zones humides,
prairies,
dunes,
roches (lichens),
milieux aquatiques et
milieux anthropisés ;
leur plasticité écologique est exceptionnelle.
Les
prédateurs des Ascomycètes incluent de nombreux
invertébrés
(collemboles, acariens, larves de diptères, gastéropodes), certains
mammifères (sangliers,
rongeurs) pour les espèces hypogées comme les truffes, ainsi que des
champignons mycophages ;
les spores peuvent être consommées par le
micro‑zooplancton ou des
protozoaires ; malgré
cette prédation, leur reproduction massive compense largement les
pertes.
Les
Ascomycètes en France regroupent environ
8 000 à 10 000 espèces connues,
mais le nombre réel est probablement bien supérieur ; ce groupe inclut
les morilles,
truffes,
pézizes,
xylaria,
levures,
champignons microscopiques,
ainsi que la majorité des lichens
(symbioses avec algues ou cyanobactéries) ; les familles les plus riches
sont les Pyrenomycetes,
Discomycetes,
Sordariomycetes,
Dothideomycetes et
Lecanoromycetes.
Le
statut des Ascomycètes en France est très variable : la
plupart des espèces sont communes, mais plusieurs dizaines sont
rares,
menacées ou
protégées, notamment les
espèces des tourbières,
des forêts anciennes,
des dunes littorales,
des zones humides et des
milieux calcaires relictuels
; les principales menaces sont la
destruction des habitats, l’urbanisation,
la pollution atmosphérique
(impactant les lichens), l’acidification,
l’eutrophisation, la
déforestation et le
changement climatique ;
certaines espèces emblématiques comme les truffes sont aussi affectées
par la modification des sols
et la sécheresse.
Les
Ascomycètes comptent des espèces
comestibles,
toxiques et
mortelles ; parmi les
comestibles figurent les morilles,
truffes,
pézizes orangées
(certaines), et de nombreuses
levures utilisées en alimentation ; parmi les toxiques, on
trouve les Gyromitra
(fausse morille), certaines
pézizes, et des espèces microscopiques produisant des
mycotoxines ; certaines
espèces sont mortelles
si consommées crues (morilles crues, Gyromitra) ; la majorité des
Ascomycètes microscopiques ne sont
ni comestibles ni dangereux,
mais certains produisent des toxines (ergot du seigle, moisissures
productrices d’aflatoxines) ; c’est donc un groupe
extrêmement hétérogène,
allant du gastronomique au toxique sévère. |
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Basidiomycètes
(env 6.000 esp)
1. Présence en France et en Aquitaine
2. Taille et habitat en France
3. Prédateurs
4. Variétés et nombre d'espèces en France
5. Statut en France des
Basidiomycètes
6. Comestibles ou vénéneux

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Amanita phalloides — amanite phalloïde
Boletus edulis — cèpe de Bordeaux
Russula cyanoxantha — russule charbonnière
Lactarius deliciosus — lactaire délicieux
Agaricus campestris — rosé des prés
Pleurotus
ostreatus — pleurote en huître
Ganoderma applanatum — ganoderme aplani
Trametes versicolor — tramète versicolore

Boletus edulis — Cèpe de Bordeaux
Boletus reticulatus — Cèpe d'été
Boletus aereus — Cèpe bronzé
Boletus pinophilus — Cèpe de pins

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Les
Basidiomycètes sont omniprésents en France, car ils
regroupent la majorité des champignons “classiques” à chapeau : cèpes,
bolets, amanites, russules, lactaires, polypores, cortinaires,
clavaires, etc. ; on les trouve dans les
forêts feuillues,
forêts de conifères,
landes,
prairies,
dunes,
tourbières,
ripisylves,
parcs urbains et
sols agricoles ; en
Aquitaine, ils sont
particulièrement abondants dans les
forêts de chênes,
pins maritimes,
landes humides,
dunes littorales,
tourbières relictuelles,
forêts du Médoc,
ripisylves de la Garonne
et zones agricoles atlantiques,
où ils jouent un rôle majeur dans la décomposition et les symbioses
mycorhiziennes. Les
Basidiomycètes français présentent une taille
extrêmement variable : de
quelques millimètres (mycènes, marasmes, coprins) à
plusieurs dizaines de centimètres
(cèpes, polypores, lépiotes, clavaires géantes) ; ils colonisent tous
les habitats : sols forestiers,
bois morts,
litières,
prairies,
dunes,
tourbières,
zones humides,
pelouses calcaires,
parcs urbains,
troncs vivants
(parasites) et milieux
anthropisés ; beaucoup sont
saprophytes, d’autres
mycorhiziens (cèpes,
bolets, amanites), d’autres encore
parasites (armillaires,
polypores lignivores).
Les
prédateurs des Basidiomycètes incluent de nombreux
invertébrés (limaces,
escargots, larves de diptères, coléoptères, acariens, collemboles),
certains mammifères
(sangliers, chevreuils, rongeurs), des
oiseaux (geais,
corneilles), ainsi que des
champignons mycophages ; les spores sont consommées par le
micro‑zooplancton, les
protozoaires et divers
micro‑invertébrés ; malgré cette prédation, leur reproduction massive
assure leur maintien.
Les
Basidiomycètes en France regroupent environ
8 000 à 12 000 espèces connues,
mais le nombre réel est probablement supérieur ; ce groupe inclut les
bolets,
cèpes,
amanites,
russules,
lactaires,
polypores,
clavaires,
cortinaires,
lépiotes,
coprins,
agarics,
pleurotes,
tramètes,
hydnes, etc. ; les
familles les plus riches sont les
Agaricaceae, Boletaceae,
Russulaceae,
Cortinariaceae,
Polyporaceae et
Hygrophoraceae.
Le
statut des Basidiomycètes en France est très variable :
la plupart des espèces sont communes, mais plusieurs centaines sont
rares,
menacées ou
localisées, notamment
dans les tourbières,
forêts anciennes,
pelouses calcaires,
landes humides,
dunes littorales et
forêts relictuelles ;
les principales menaces sont la
destruction des habitats, l’urbanisation,
la pollution atmosphérique,
l’acidification, l’eutrophisation,
la déforestation, la
gestion forestière intensive
et le changement climatique
; certaines espèces emblématiques comme les cèpes sont sensibles aux
sécheresses estivales et
aux modifications du sol.
Les
Basidiomycètes comptent des espèces
excellentes comestibles
(cèpes, girolles, pleurotes, pieds‑de‑mouton, coulemelles), des espèces
toxiques (clitocybes,
entolomes), et des espèces
mortelles (amanite phalloïde, amanite vireuse, galerine
marginée) ; c’est le groupe qui contient le plus grand nombre de
champignons consommés en France, mais aussi les plus dangereux ; la
règle est simple : ne jamais consommer un basidiomycète sans
identification certaine, car les confusions peuvent être fatales ; la
majorité des espèces restent non
comestibles, sans
intérêt culinaire, ou
trop fibreuses. |
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