Chlorophyta

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Classification (env 10.500 esp)
Algues vertes-Chlorophyta
()

Clades

Espèces représentatives Description

Chlorophyceae
(env 5.000 esp)

1. Présentation et description
2. Distribution geographique et habitat
3. Présence en France et en Aquitaine
4. Mode de vie et longévité
 5. Taille et particularité
6. Prédateurs
7. Variétés et nombre d'espèces du groupe
8. Statut des Chlorophyceae

 

 

 

Chlamydomonas reinhardtiichlamydomonas de Reinhardt
Chlamydomonas nivalis
algue des neiges
Volvox aureus
volvox doré
Volvox carteri
volvox de Carter
Oedogonium cardiacum
oedogone cardiaque
 Oedogonium capillareoedogone capillaire
Pediastrum duplex
pédiastrum double
Scenedesmus obliquus
scénédèsme oblique


Les Chlorophyceae sont une classe d’algues vertes appartenant au phylum des Chlorophyta, caractérisées par des chloroplastes riches en chlorophylle a et b, une couleur verte intense, des cellules souvent flagellées, et une grande diversité morphologique allant des unicellulaires (Chlamydomonas) aux coloniales (Volvox) et filamenteuses (Oedogonium) ; elles réalisent la photosynthèse oxygénique et jouent un rôle essentiel dans les écosystèmes aquatiques.
Les Chlorophyceae sont présentes dans le monde entier, principalement dans les eaux douces, mais aussi dans les eaux saumâtres, les sols humides, les rochers, les écorces, les neiges colorées, les mares temporaires et les milieux anthropisés ; leur distribution dépend de la lumière, de la température et de la disponibilité en nutriments.
Les Chlorophyceae sont très communes en France, présentes dans les étangs, rivières, mares, fossés, tourbières, sols humides et milieux urbains ; en Aquitaine, elles sont abondantes dans les lagunes, mares forestières, fossés des landes, cours d’eau oligotrophes, zones humides littorales et bassins artificiels, constituant une part importante du phytoplancton régional.
Les Chlorophyceae mesurent généralement 5 à 100 micromètres, certaines colonies atteignant plusieurs millimètres ; elles se distinguent par leurs chloroplastes variés (cupulaires, spiralés, réticulés), la présence fréquente de flagelles, leur capacité à former des colonies sphériques (Volvox), des filaments (Oedogonium) ou des kystes résistants, et leur rôle majeur dans la production primaire des eaux douces.
Les Chlorophyceae sont consommées par de nombreux organismes aquatiques tels que les rotifères, protozoaires, copépodes, daphnies, larves d’insectes, têtards, mollusques filtrants et certains poissons planctonophages, constituant une ressource alimentaire essentielle dans les chaînes trophiques.
Les Chlorophyceae regroupent environ 3 000 à 4 000 espèces, réparties dans de nombreux genres importants tels que Chlamydomonas, Volvox, Scenedesmus, Pediastrum, Oedogonium ou Chlorella, couvrant des formes unicellulaires, coloniales, filamenteuses et planctoniques.
Les Chlorophyceae constituent une classe bien définie au sein des Chlorophyta, reconnue comme un groupe monophylétique dans la plupart des classifications modernes ; elles représentent une lignée importante des algues vertes, proches des Trebouxiophyceae et des Ulvophyceae, mais distinctes des Charophytes, groupe frère des plantes terrestres.
Trebouxiophyceae
(env 4.000 esp)

1. Présentation et description
2. Distribution geographique et habitat
3. Présence en France et en Aquitaine
4. Mode de vie et longévité
 5. Taille et particularité
6. Prédateurs
7. Variétés et nombre d'espèces du groupe
8. Statut des Trebouxiophyceae

 

 

Trebouxia decoloranstrébouxie décolorée
Trebouxia potteri
trébouxie de Potter 
Trebouxia showmanii
trébouxie de Showman
Trebouxia impressa var. arctica
trébouxie arctique
 Coccomyxa arvernensiscoccomyxa arverne
 Coccomyxa subellipsoideacoccomyxa subellipsoïde
Apatococcus minor
apatococcus mineur
 Elliptochloris bilobataelliptochloris bilobée

Les Trebouxiophyceae sont des algues vertes unicellulaires ou coloniales, souvent microscopiques, de couleur vert vif, vivant soit libres, soit en symbiose avec des champignons pour former des lichens ; elles possèdent des cellules sphériques ou elliptiques, parfois groupées en amas, et sont capables de résister à la dessiccation, au froid, et aux variations de lumière ; elles jouent un rôle essentiel dans les écosystèmes terrestres humides et dans la physiologie des lichens.
Les Trebouxiophyceae sont présentes sur tous les continents, des zones tempérées aux régions froides ; elles colonisent les écorces, roches, sols forestiers, mousses, surfaces humides, et les milieux aquatiques peu profonds ; elles sont particulièrement abondantes dans les forêts anciennes, les zones humides ombragées, et les milieux lichéniques.
Les Trebouxiophyceae en France sont très communes dans les forêts, zones humides, rochers ombragés, écorces de chênes et de pins, et dans les lichens ; en Aquitaine, elles sont abondantes dans les forêts atlantiques, les landes humides, les mousses forestières, les roches acides, et les zones ombragées de Gironde, Dordogne, Landes et Lot ; elles sont souvent invisibles à l’œil nu mais omniprésentes.
Les Trebouxiophyceae vivent soit libres, soit en symbiose dans les lichens où elles fournissent des sucres au champignon via la photosynthèse ; elles se reproduisent par division cellulaire, parfois par autospores ; leur longévité varie de quelques jours (cellules libres) à plusieurs décennies lorsqu’elles vivent dans un lichen, protégées par le thalle fongique ; elles supportent des conditions extrêmes grâce à leur capacité à entrer en état de dormance.
Les Trebouxiophyceae mesurent généralement 5 à 20 µm, parfois un peu plus pour les formes coloniales ; elles se distinguent par leur chloroplaste unique, souvent en forme de coupelle, et par leur capacité à former des symbioses stables ; certaines espèces sont strictement lichéniques, d’autres strictement terrestres, d’autres encore aquatiques ; leur résistance à la dessiccation est remarquable.
Les prédateurs des Trebouxiophyceae sont les protozoaires, rotifères, nématodes, micro‑arthropodes, et certains champignons mycophages ; dans les lichens, elles sont protégées par le thalle, ce qui réduit fortement la prédation ; dans les sols humides, elles sont consommées par le micro‑zooplancton terrestre.
Les Trebouxiophyceae en France comptent environ 300 à 400 espèces, réparties dans des genres comme Trebouxia, Chlorella, Coccomyxa, Apatococcus, Myrmecia, Dictyochloropsis, Elliptochloris, Botryococcus, Prototheca ; beaucoup sont symbiotiques, d’autres libres ; leur diversité réelle est probablement plus élevée car de nombreuses espèces ne sont connues que par séquençage ADN.
Le statut des Trebouxiophyceae en France est globalement stable, car ce sont des algues robustes, ubiquistes et résistantes ; cependant, certaines espèces strictement associées aux lichens sensibles, aux forêts anciennes, ou aux rochers non pollués peuvent être localement vulnérables ; leur présence est un bon indicateur de qualité écologique, notamment de pureté atmosphérique.
Ulvophyceae
(env 2.500 esp)

1. Présentation et description
2. Distribution geographique et habitat
3. Présence en France et en Aquitaine
4. Mode de vie et longévité
 5. Taille et particularité
6. Prédateurs
7. Variétés et nombre d'espèces du groupe
8. Statut des Ulvophyceae

 

 

Caulerpa taxifolia var. distichophyllacaulerpe distichophylle
Caulerpa serrulata
caulerpe dentelée
 Caulerpa racemosa var. laetevirenscaulerpe raisin vert clair
 Halimeda opuntiahalimède opuntia
 Halimeda discoideahalimède discoïde
 Bryopsis pennatabryopse pennée
Codium arabicum
codium arabique
 Acetabularia crenulataacétabulaire crénelée


 

 

Les Ulvophyceae sont des algues vertes majoritairement marines, de couleur vert vif, souvent feuilletées (Ulva), filamenteuses (Cladophora, Chaetomorpha), ou tubulaires ; elles possèdent des chloroplastes riches en chlorophylle a et b, et forment des tapis, feuilles ou filaments sur les rochers, sables, coquilles et substrats côtiers ; elles jouent un rôle essentiel dans les écosystèmes littoraux, la production primaire, et parfois dans les phénomènes de marées vertes.
Les Ulvophyceae sont présentes dans toutes les mers tempérées et tropicales du monde ; elles colonisent les estrans rocheux, vasières, lagunes, estuaires, ports, zones battues, fonds sableux, et parfois les eaux saumâtres ; certaines espèces vivent en eaux douces, mais elles sont minoritaires ; elles tolèrent bien les variations de salinité, température, et lumière.
Les Ulvophyceae en France sont très communes sur les côtes de Manche, Atlantique et Méditerranée ; en Aquitaine, elles sont abondantes sur le littoral girondin et landais : Bassin d’Arcachon, Cap Ferret, Lacanau, Mimizan, Capbreton ; les genres Ulva, Cladophora, Bryopsis et Codium y forment des tapis verts visibles à marée basse.
Les Ulvophyceae vivent fixées sur les substrats (rochers, coquilles, pieux) ou libres en dérive ; elles se reproduisent par spores, gamètes, ou fragmentation ; leur cycle de vie alterne souvent entre phases haploïdes et diploïdes ; leur longévité varie de quelques semaines (feuillets d’Ulva) à plusieurs années pour les espèces massives comme Codium ; elles croissent très vite, ce qui leur permet de coloniser rapidement les zones perturbées.
Les Ulvophyceae varient de quelques millimètres (filaments microscopiques) à plus de 50 cm pour les grandes Ulva ; certaines espèces comme Codium fragile forment des structures spongieuses ramifiées ; Acetabularia possède une morphologie spectaculaire en forme de parasol ; elles sont parmi les algues les plus tolérantes aux variations de salinité et de lumière.
Les prédateurs des Ulvophyceae incluent les gastéropodes (patelles, bigorneaux), oursins, crustacés, isopodes, amphipodes, poissons herbivores, et certains vers marins ; les micro‑invertébrés et le zooplancton consomment les cellules libres ; malgré cette prédation, leur croissance rapide leur permet de se maintenir.
Les Ulvophyceae en France comptent environ 150 à 200 espèces, réparties dans les genres Ulva, Cladophora, Bryopsis, Codium, Acetabularia, Chaetomorpha, Monostroma ; parmi les espèces les plus connues : Ulva lactuca, Ulva intestinalis, Cladophora glomerata, Bryopsis plumosa, Codium fragile, Acetabularia acetabulum ; la majorité sont strictement marines.
Le statut des Ulvophyceae en France est globalement stable, car ce sont des algues robustes et opportunistes ; certaines espèces prolifèrent dans les zones eutrophes, provoquant les marées vertes ; d’autres, plus sensibles, régressent dans les zones polluées, turbides, ou artificialisées ; les espèces exotiques comme Codium fragile sont en expansion ; aucune espèce n’est strictement menacée, mais plusieurs sont surveillées pour leur rôle dans les déséquilibres côtiers.