Streptophyta en France

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Clades

Espèces représentatives Description

Mesostigmatophyceae
(1 esp)

1. Présence en France et en Aquitaine
2. Taille et habitat en France
3. Prédateurs
4. Variétés et nombre d'espèces en France
5. Statut en France du mesostigma vert

 

Mesostigma viridemesostigma vert

Mesostigma viride est présent en France mais reste extrêmement discret ; c’est une micro‑algue d’eau douce, rare, observée dans des mares, flaques temporaires, fossés, eaux stagnantes très claires, et parfois sur des surfaces humides ; en Aquitaine, il est signalé dans quelques zones humides forestières, mares oligotrophes, et micro‑habitats temporaires, mais toujours en densité très faible, souvent détecté uniquement par microscopie ou ADN environnemental.

Mesostigma viride est une algue unicellulaire, de 10 à 15 µm, de forme biflagellée, recouverte d’écailles ; il vit dans les eaux douces très propres, pauvres en nutriments, souvent temporaires, peu profondes, et exposées à la lumière ; il tolère mal la pollution et disparaît des milieux eutrophes ; il peut aussi se trouver dans des microfilms humides sur roches ou sols détrempés.

Les prédateurs de Mesostigma viride sont les protozoaires, rotifères, micro‑crustacés, larves aquatiques, et le micro‑zooplancton ; sa petite taille le rend vulnérable à tous les organismes filtrants ; dans les micro‑habitats terrestres humides, il est consommé par des nématodes et micro‑arthropodes.

Il n’existe qu’une seule espèce dans ce groupe : Mesostigma viride ; c’est l’un des rares représentants primitifs des Streptophytes unicellulaires, groupe qui inclut les ancêtres des plantes terrestres ; en France, c’est donc une espèce unique, sans sous‑espèces ni variétés connues.

Le statut de Mesostigma viride est mal connu, car l’espèce est microscopique et rarement observée ; elle n’est pas considérée comme menacée, mais elle est potentiellement vulnérable aux pollutions, à l’eutrophisation, et à la disparition des petites zones humides temporaires ; sa présence est un indicateur de milieux très propres, peu perturbés.

Chlorokybophyceae
(1 esp)

1. Présence en France et en Aquitaine
2. Taille et habitat en France
3. Prédateurs
4. Variétés et nombre d'espèces en France
5. Statut en France du  chlorokybus atmophytique

 

Chlorokybus atmophyticuschlorokybus atmophytique

Chlorokybus atmophyticus est présent en France mais reste extrêmement rare ; il vit sur les sols humides, rochers ombragés, mousses, litières forestières, et micro‑habitats très frais ; en Aquitaine, il est signalé dans quelques forêts anciennes, zones ombragées et acides, et micro‑milieux humides proches des sources, ruisselets ou rochers suintants ; sa présence est discrète et souvent détectée uniquement par microscopie ou ADN environnemental.

Chlorokybus atmophyticus est une algue microscopique, formant des amas de cellules de 5 à 10 µm, parfois en petits paquets verts visibles sur substrats humides ; il vit exclusivement en milieux terrestres humides, ombragés, frais, souvent sur sols acides, mousses, roches couvertes d’humus, ou substrats suintants ; il ne colonise pas les eaux libres, contrairement à la plupart des algues vertes.

Les prédateurs de Chlorokybus sont les protozoaires, nématodes, micro‑arthropodes, et divers micro‑invertébrés vivant dans les mousses et sols humides ; sa petite taille le rend vulnérable, mais son habitat très discret le protège partiellement ; il peut aussi être consommé par des champignons mycophages et des organismes du micro‑zooplancton terrestre.

Il n’existe qu’une seule espèce dans ce groupe : Chlorokybus atmophyticus ; c’est l’un des Streptophytes les plus primitifs connus, proche des ancêtres des plantes terrestres ; en France, c’est donc une espèce unique, sans sous‑espèces ni variétés ; sa rareté est surtout liée à la difficulté de l’observer et à son habitat très spécialisé.

Le statut de Chlorokybus atmophyticus est mal connu, car l’espèce est microscopique, discrète et rarement étudiée ; elle n’est pas officiellement classée comme menacée, mais elle est potentiellement vulnérable à la pollution, à la dégradation des forêts anciennes, à la disparition des micro‑habitats humides, et à l’acidification excessive ; sa présence est un indicateur de milieux très naturels, peu perturbés.

Klebsormidiophyceae
(env 25 esp)

1. Présence en France et en Aquitaine
2. Taille et habitat en France
3. Prédateurs
4. Variétés et nombre d'espèces en France
5. Statut en France des  Klebsormidiophyceae

 

Klebsormidium flaccidumklebsormidium flaccide
 Klebsormidium nitensklebsormidium luisant
 Klebsormidium dissectumklebsormidium disséqué
Klebsormidium subtilissimum
klebsormidium très fin Klebsormidium bilatumklebsormidium bilaté
Klebsormidium elegansklebsormidium élégant
 Entransia fimbriataentransia frangée
Interfilum paradoxum
interfilum paradoxal

Les Klebsormidiophyceae sont très présentes en France, surtout dans les milieux terrestres humides, sols forestiers, rochers ombragés, troncs moussus, talus humides, bords de chemins, et surfaces suintantes ; elles forment des filaments verts discrets, souvent invisibles sans loupe ; en Aquitaine, elles sont fréquentes dans les forêts atlantiques, landes humides, zones ombragées, rochers acides, et mousses forestières, notamment en Gironde, Dordogne et Landes.

Les Klebsormidiophyceae françaises sont des algues filamenteuses microscopiques, de 5 à 20 µm de diamètre, formant des chaînes cellulaires pouvant atteindre quelques millimètres ; elles vivent presque exclusivement en milieux terrestres humides, parfois en eaux très peu profondes, mais rarement en eau libre ; elles colonisent les sols acides, mousses, rochers humides, écorces, et les micro‑habitats ombragés ; elles tolèrent bien la dessiccation, ce qui leur permet de survivre dans les milieux intermittents.

Les prédateurs des Klebsormidiophyceae incluent les protozoaires, nématodes, rotifères, micro‑arthropodes, et divers invertébrés du sol ; dans les mousses, elles sont consommées par des acariens et collemboles ; leur petite taille les rend vulnérables, mais leur capacité à se dessécher et se réhydrater limite la prédation.

Les Klebsormidiophyceae en France comptent environ 20 à 30 espèces connues, réparties dans les genres Klebsormidium, Entransia, et Interfilum ; les espèces les plus fréquentes sont Klebsormidium flaccidum, K. nitens, K. dissectum, K. subtilissimum, K. bilatum, K. elegans, Entransia fimbriata, Interfilum paradoxum ; leur diversité réelle est probablement plus élevée, car beaucoup d’espèces ne sont identifiables qu’au microscope ou par ADN.

Le statut des Klebsormidiophyceae en France est stable, car ce sont des algues robustes, résistantes à la dessiccation et capables de coloniser des micro‑habitats variés ; aucune espèce n’est considérée comme menacée ; cependant, certaines espèces spécialisées des forêts anciennes, rochers ombragés ou zones humides acides peuvent être sensibles à la pollution, à l’acidification excessive, et à la destruction des micro‑habitats ; leur présence est un bon indicateur de milieux naturels peu perturbés.

Charophyceae
(env 35 esp)

1. Présence en France et en Aquitaine
2. Taille et habitat en France
3. Prédateurs
4. Variétés et nombre d'espèces en France
5. Statut en France des  Charophyceae

 

Chara vulgarischaracée commune
Chara hispida
characée hérissée
Chara globularis
characée globuleuse
Chara contraria
characée contraire
 Nitella flexilisnitelle flexible
Nitella translucens
nitelle translucide
 Tolypella glomeratatolypelle glomérée
Tolypella intricata
tolypelle intriquée

Les Charophyceae sont largement présentes en France dans les mares, étangs, lacs, canaux, rivières lentes, fossés, et zones humides oligotrophes ; elles préfèrent les eaux claires, peu profondes, faiblement minéralisées, souvent calcaires ; en Aquitaine, elles sont bien représentées dans les landes humides, mares forestières, étangs de Gironde, lacs landais, zones tourbeuses, et bras morts de la Dordogne ; leur présence indique souvent une bonne qualité d’eau.

Les Charophyceae françaises mesurent de 10 à 80 cm, parfois plus d’un mètre pour certaines Chara ; elles vivent exclusivement en milieux aquatiques, enracinées dans les sédiments meubles ; elles forment des herbiers denses, ressemblant à des plantes submergées ; elles préfèrent les eaux calmes, claires, faiblement nutritives, et disparaissent des milieux pollués ou turbides ; elles sont très sensibles à l’eutrophisation.

Les prédateurs des Charophyceae incluent les gastéropodes aquatiques, crustacés, larves d’insectes, poissons herbivores, et certains oiseaux d’eau ; les micro‑invertébrés benthiques consomment aussi leurs tissus ; malgré cela, leurs herbiers denses servent d’abri à de nombreuses espèces aquatiques.

Les Charophyceae en France comptent environ 30 à 35 espèces réparties dans les genres Chara, Nitella, et Tolypella ; parmi les plus communes : Chara vulgaris, Chara hispida, Chara globularis, Chara contraria, Nitella flexilis, Nitella translucens, Tolypella glomerata, Tolypella intricata ; certaines espèces sont très rares et strictement liées aux eaux oligotrophes.

Le statut des Charophyceae en France est contrasté : plusieurs espèces communes sont stables, mais de nombreuses espèces oligotrophiles sont menacées par la pollution, l’eutrophisation, la destruction des zones humides, et la turbidité ; plusieurs espèces sont inscrites sur les listes rouges régionales ; en Aquitaine, certaines Chara et Tolypella sont considérées comme patrimoniales, car elles n’existent que dans des milieux très préservés.

Coleochaetophyceae
(env 8 esp)

1. Présence en France et en Aquitaine
2. Taille et habitat en France
3. Prédateurs
4. Variétés et nombre d'espèces en France
5. Statut en France des  Coleochaetophyceae

Coleochaete orbiculariscoleochaete orbiculaire
 Coleochaete scutatacoleochaete écussonnée
 Coleochaete irregulariscoleochaete irrégulière
 Coleochaete divergenscoleochaete divergente

Les Coleochaetophyceae sont présentes dans toute la France, mais toujours de manière discrète, dans les eaux douces propres, mares, fossés clairs, étangs peu profonds, rivières lentes, et sur les végétaux aquatiques immergés ; en Aquitaine, elles sont observées dans les mares forestières, fossés clairs, zones humides oligotrophes, et sur les tiges immergées de plantes aquatiques ; leur présence est souvent détectée par microscopie, car elles forment de minuscules disques verts collés aux substrats.

Les Coleochaetophyceae françaises sont des algues microscopiques, formant des disques ou amas filamenteux de 0,5 à 5 mm, composés de cellules de 10 à 20 µm ; elles vivent fixées sur les plantes aquatiques, pierres immergées, bois noyé, ou substrats durs ; elles préfèrent les eaux claires, faiblement minéralisées, bien éclairées, et disparaissent des milieux pollués ou turbides.

Les prédateurs des Coleochaetophyceae sont les micro‑invertébrés aquatiques, notamment rotifères, protozoaires, larves filtrantes, micro‑crustacés, et certains gastéropodes ; leur petite taille les rend vulnérables, mais leur adhérence forte aux substrats les protège partiellement ; elles sont aussi consommées par le micro‑zooplancton.

Les Coleochaetophyceae en France comptent environ 8 à 10 espèces, principalement dans le genre Coleochaete : C. orbicularis, C. scutata, C. irregularis, C. divergens, C. soluta, C. nitellarum, etc. ; ce sont des espèces microscopiques, souvent difficiles à distinguer sans microscope ; leur diversité réelle est probablement sous‑estimée.

Le statut des Coleochaetophyceae en France est globalement stable, car ces algues sont résistantes et vivent dans des micro‑habitats protégés ; cependant, elles sont sensibles à la pollution, à l’eutrophisation, et à la turbidité, ce qui peut faire disparaître certaines populations locales ; aucune espèce n’est officiellement menacée, mais leur présence est un bon indicateur d’eaux propres et de milieux aquatiques peu perturbés.

Zygnematophyceae
(env 500 esp)

1. Présence en France et en Aquitaine
2. Taille et habitat en France
3. Prédateurs
4. Variétés et nombre d'espèces en France
5. Statut en France des  Zygnematophyceae

Spirogyra longataspirogyre allongée
 Spirogyra communisspirogyre commune
Zygnema stellinum
zygnum étoilé
Zygnema cruciatum
zygnum cruciforme
 Mougeotia scalarismougeotia en échelle
Mougeotia genuflexa
mougeotia fléchie
Closterium moniliferum
clostérium moniliforme
 Cosmarium botrytiscosmarium botrytis

Les Zygnematophyceae sont très présentes en France dans les mares, fossés, étangs, rivières lentes, zones humides, tourbières, et eaux stagnantes riches en lumière ; elles forment souvent des masses gélatineuses vertes ou des filaments flottants ; en Aquitaine, elles sont abondantes dans les mares forestières, fossés agricoles, étangs landais, zones tourbeuses, et les bras morts de la Dordogne et de la Garonne ; elles apparaissent surtout au printemps et en début d’été.

Les Zygnematophyceae françaises mesurent de quelques micromètres (espèces unicellulaires comme Closterium) à plusieurs centimètres pour les filaments (Spirogyra, Mougeotia, Zygnema) ; elles vivent dans les eaux douces stagnantes ou faiblement courantes, souvent riches en lumière, parfois faiblement acides ; elles sont très sensibles à la pollution et disparaissent des eaux trop turbides ou eutrophes.

Les prédateurs des Zygnematophyceae incluent les micro‑crustacés, rotifères, protozoaires, larves aquatiques, gastéropodes, et certains poissons herbivores ; les filaments sont aussi consommés par les invertébrés benthiques ; malgré cela, les herbiers filamenteux servent d’abri à de nombreux micro‑organismes.

Les Zygnematophyceae en France comptent environ 250 à 300 espèces, réparties dans les genres Spirogyra, Mougeotia, Zygnema, Closterium, Cosmarium, Micrasterias, Penium, Netrium, etc. ; les genres filamenteux (Spirogyra, Mougeotia) sont les plus visibles, tandis que les genres unicellulaires (Cosmarium, Closterium) sont très diversifiés mais nécessitent un microscope pour être identifiés.

Le statut des Zygnematophyceae en France est globalement stable, mais plusieurs espèces sont sensibles à la pollution, à l’eutrophisation, et à la turbidité ; les espèces des tourbières, mares oligotrophes, et zones humides acides sont parfois localement menacées ; leur présence est un bon indicateur d’eaux claires, peu perturbées, et bien éclairées.