Oscines basales

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Classification récente (env 30 gen, env 70 esp).
Métazoaires-Triploblastiques-Cordés-Deutérostomiens-Vertébrés-Gnathostomes-Tétrapodes-Oiseaux-Passériformes-Oscines basales
(Oscines basales de l'Ancien-Monde... Australides, africains...)


Cette infographie est consacrée aux Oscines basales, c’est-à-dire à plusieurs lignées anciennes au sein des Passeri, les passereaux chanteurs, principalement associées à l’Australie et à la Nouvelle-Guinée. Le grand oiseau central est présenté comme un oiseau-lyre de la famille des Menuridae, ici Menura novaehollandiae, remarquable par la spectaculaire queue ornementale du plumage adulte et par des vocalisations particulièrement élaborées. L’encadré de gauche décrit ces oiseaux comme appartenant aux lignées anciennes de la radiation australo-papoue des Oscines et insiste sur leur grande diversité morphologique, avec des tailles indiquées d’environ 10 à 100 cm, l’oiseau-lyre représentant l’un des plus grands passereaux ; l’expression visible « traits primitifs » est toutefois scientifiquement maladroite, car ces oiseaux sont des espèces actuelles pleinement évoluées et il serait préférable de parler de caractères ancestraux conservés. L’infographie attribue aux Oscines basales un syrinx déjà complexe, caractéristique cohérente avec leur appartenance aux Passeri, mais la formule selon laquelle leurs vocalisations seraient généralement « moins modulées que chez les Passeroidea » est trop générale compte tenu de l’extraordinaire complexité vocale de certaines lignées, notamment des oiseaux-lyres.
La partie « Position phylogénétique » place les Passeriformes, puis les Passeri, avant une séparation entre Oscines basales, Corvoidea et Passeroidea ; cette représentation fonctionne comme schéma pédagogique, mais elle simplifie fortement la phylogénie réelle, car les lignées anciennes des Oscines ne constituent pas nécessairement un groupe unique correspondant à « neuf familles », et les Passeri actuels comprennent davantage de ramifications que cette division en trois blocs. L’affirmation selon laquelle les Oscines basales sont « antérieures aux Corvoidea et aux Passeroidea » doit elle aussi être reformulée : ces groupes actuels ont tous évolué jusqu’à aujourd’hui et il faut plutôt dire que certaines lignées australo-papoues divergent près de la base de l’arbre phylogénétique des Passeri. La carte met en avant une distribution centrée sur l’Australie et la Nouvelle-Guinée, avec des présences dans différentes îles voisines, ce qui correspond au thème biogéographique de l’infographie ; en revanche, l’expression « presque entièrement australo-néo-guinéenne » dépend directement de la définition retenue pour les « Oscines basales », terme davantage descriptif que véritable rang taxonomique officiel.
 La rangée inférieure présente neuf familles : les Menuridae avec les oiseaux-lyres, les Atrichornithidae avec les scrub-birds, les Ptilonorhynchidae avec les jardiniers, les Orthonychidae avec les logrunners, les Climacteridae avec les treecreepers australiens, les Maluridae avec les mérions, les Meliphagidae avec les méliphages, les Pardalotidae avec les pardalotes et les Acanthizidae avec notamment les thornbills et gerygones ; les photographies montrent ainsi une forte diversité de formes, allant de petits insectivores forestiers à des oiseaux plus grands et spécialisés. Le slogan « La racine évolutive des oiseaux chanteurs » est accrocheur mais trop fort scientifiquement : ces oiseaux ne constituent pas collectivement les ancêtres des autres oiseaux chanteurs, mais représentent plutôt plusieurs lignées permettant de mieux comprendre les premières divergences et la radiation australo-papoue des Oscines. De même, le sous-titre « Les origines des oiseaux chanteurs » gagnerait à devenir « Aux premières divergences des oiseaux chanteurs » ou « Anciennes lignées australo-papoues des oiseaux chanteurs », formulations qui évitent de transformer des espèces actuelles en ancêtres vivants.
 Le message général de l’infographie est néanmoins pertinent : l’Australie et la région australo-papoue occupent une place fondamentale dans l’histoire évolutive des Passeri, et plusieurs lignées anciennes de passereaux chanteurs y conservent aujourd’hui une extraordinaire diversité morphologique, écologique et comportementale ; les principales corrections concernent surtout le vocabulaire “basal/primitif”, le regroupement artificiellement simple en neuf familles et l’idée incorrecte que ces oiseaux constitueraient directement la “racine” ou les ancêtres des Oscines modernes.