Plétodonthidés

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Classification (28 gen, env 480 esp).
Métazoaires-Triploblastiques-Cordés-Deutérostomiens-Vertébrés-Gnathostomes-Tétrapodes-Amphibiens-Urodèles-Plétodonthidés
(Salamandres américaines sans poumons)

Les "Anciens" Protozoaires

Cette infographie est consacrée aux Pléthodontidés (Plethodontidae), la famille de salamandres la plus diversifiée actuellement connue, comprenant plus de 500 espèces et caractérisée surtout par l’absence de poumons chez les adultes, la respiration étant assurée principalement par la peau humide et les tissus de la cavité buccopharyngée. La carte montre une forte concentration en Amérique du Nord, particulièrement dans l’est des États-Unis et les Appalaches, ainsi qu’une importante diversification en Amérique centrale et jusque dans le nord de l’Amérique du Sud ; cette représentation est cependant incomplète puisque deux lignées actuelles existent également hors des Amériques, le genre Speleomantes en Europe méridionale, y compris très localement en France dans les Alpes-Maritimes, et Karsenia en Corée du Sud.
L’infographie montre principalement de petites salamandres, ce qui correspond bien à la famille, mais les valeurs maximales de 15 à 25 cm et 10 à 30 g ne couvrent pas toute sa diversité : certaines espèces peuvent atteindre environ 30 à 36 cm, tandis que les plus petites formes du genre Thorius figurent parmi les plus minuscules salamandres connues. Le mode de vie présenté est globalement représentatif, avec des animaux souvent nocturnes, discrets et dépendants de microhabitats humides, vivant sous les feuilles mortes, les pierres et le bois en décomposition, mais la famille comprend également des espèces aquatiques, cavernicoles et fortement arboricoles. Leur alimentation repose essentiellement sur de petits invertébrés, notamment insectes et autres arthropodes, et certaines espèces possèdent une langue projectile extrêmement spécialisée leur permettant de capturer rapidement leurs proies. La partie consacrée à la reproduction demande surtout une nuance importante : la fécondation interne est caractéristique du groupe, mais l’affirmation selon laquelle les œufs sont toujours pondus sur terre et donnent directement de petites salamandres est trop générale ; de nombreuses espèces possèdent effectivement un développement direct sans larve aquatique, mais d’autres ont encore un développement indirect avec une phase larvaire aquatique, et quelques formes aquatiques présentent même de la néoténie. La section « Particularités » décrit correctement la respiration cutanée, qui exige une peau fine et humide, mais la mention« pas de poumons ou poumons très réduits » est à corriger : les Pléthodontidés actuels sont véritablement dépourvus de poumons, et les échanges gazeux passent notamment par la peau et les surfaces buccopharyngées. Leur capacité de régénération est bien réelle, comme chez de nombreuses salamandres, et leur forte dépendance à l’humidité explique leur sensibilité aux modifications de leur environnement.
 L’affirmation selon laquelle aucune espèce ne présente de danger important pour l’être humain est raisonnable ; ces animaux sont avant tout de petits prédateurs d’invertébrés et ne constituent pas une menace pour les personnes. Les exemples présentés illustrent plusieurs formes différentes de la famille : Plethodon cinereus, salamandre forestière nord-américaine, Desmognathus fuscus, associée aux milieux humides et aux cours d’eau, Eurycea lucifuga, salamandre cavernicole, et Stereochilus marginatus, espèce davantage liée aux milieux aquatiques. La diversité annoncée de plus de 500 espèces est cohérente avec les classifications contemporaines, faisant effectivement des Pléthodontidés la famille la plus riche en espèces parmi les salamandres. Le message principal de l’infographie est donc juste : les Pléthodontidés constituent une extraordinaire radiation évolutive de salamandres sans poumons, occupant des habitats allant des forêts humides aux cours d’eau et aux grottes ; les deux principales corrections concernent leur répartition, qui n’est pas exclusivement américaine puisque des espèces vivent aussi en Europe et en Corée, et leur reproduction, car le développement direct terrestre n’est pas universel dans la famille.