Cette infographie est consacrée
aux Pléthodontidés (Plethodontidae),
la famille de salamandres la plus diversifiée
actuellement connue, comprenant plus de 500 espèces et
caractérisée surtout par l’absence de poumons chez les
adultes, la respiration étant assurée principalement
par la peau humide et les tissus de la cavité buccopharyngée. La
carte montre une forte concentration en Amérique du Nord,
particulièrement dans l’est des États-Unis et
les Appalaches, ainsi qu’une importante
diversification en Amérique centrale et jusque
dans le nord de l’Amérique du Sud ; cette
représentation est cependant incomplète puisque deux lignées
actuelles existent également hors des Amériques, le genre
Speleomantes en Europe
méridionale, y compris très localement en
France dans les Alpes-Maritimes, et
Karsenia en Corée du Sud.
L’infographie montre principalement de petites salamandres, ce
qui correspond bien à la famille, mais les valeurs maximales de
15 à 25 cm et 10 à 30 g ne
couvrent pas toute sa diversité : certaines espèces peuvent
atteindre environ 30 à 36 cm, tandis que les
plus petites formes du genre Thorius
figurent parmi les plus minuscules salamandres connues. Le mode
de vie présenté est globalement représentatif, avec des animaux
souvent nocturnes, discrets et dépendants de
microhabitats humides, vivant sous les feuilles mortes,
les pierres et le bois en décomposition, mais la famille
comprend également des espèces aquatiques, cavernicoles
et fortement arboricoles. Leur alimentation repose
essentiellement sur de petits invertébrés,
notamment insectes et autres arthropodes, et certaines espèces
possèdent une langue projectile extrêmement spécialisée
leur permettant de capturer rapidement leurs proies. La partie
consacrée à la reproduction demande surtout une nuance
importante : la fécondation interne est
caractéristique du groupe, mais l’affirmation selon laquelle les
œufs sont toujours pondus sur terre et donnent directement de
petites salamandres est trop générale ; de nombreuses
espèces possèdent effectivement un développement direct sans
larve aquatique, mais d’autres ont encore un développement
indirect avec une phase larvaire aquatique, et quelques
formes aquatiques présentent même de la néoténie. La section «
Particularités » décrit correctement la respiration
cutanée, qui exige une peau fine et humide, mais la
mention« pas de poumons ou poumons très réduits » est à
corriger : les Pléthodontidés actuels sont véritablement
dépourvus de poumons, et les échanges gazeux passent
notamment par la peau et les surfaces buccopharyngées. Leur
capacité de régénération est bien réelle, comme
chez de nombreuses salamandres, et leur forte dépendance à
l’humidité explique leur sensibilité aux modifications de leur
environnement.
L’affirmation selon laquelle aucune espèce ne présente de danger important
pour l’être humain est raisonnable ; ces animaux sont avant tout
de petits prédateurs d’invertébrés et ne constituent pas une
menace pour les personnes. Les exemples présentés illustrent
plusieurs formes différentes de la famille :
Plethodon cinereus, salamandre forestière
nord-américaine, Desmognathus fuscus,
associée aux milieux humides et aux cours d’eau,
Eurycea lucifuga, salamandre cavernicole, et
Stereochilus marginatus, espèce
davantage liée aux milieux aquatiques. La diversité annoncée de
plus de 500 espèces est cohérente avec les
classifications contemporaines, faisant effectivement des
Pléthodontidés la famille la plus riche en espèces parmi
les salamandres. Le message principal de
l’infographie est donc juste : les Pléthodontidés constituent
une extraordinaire radiation évolutive de salamandres sans
poumons, occupant des habitats allant des forêts humides aux
cours d’eau et aux grottes ; les deux principales corrections
concernent leur répartition, qui n’est pas exclusivement
américaine puisque des espèces vivent aussi en Europe et en
Corée, et leur reproduction, car le développement direct
terrestre n’est pas universel dans la famille.