Laurasiathèriens

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Classification  (env 1.650 gen, env 3.050 esp)
Métazoaires-Triploblastiques-Cordés-Deutérostomiens-Vertébrés-Gnathostomes-Tétrapodes-Mammifères-Laurasiatheriens
(Carnivores, Cétaces, Ongulés, chauve-souris et assimilés)

 

Ordre

Description

Erinaceomorphes
(10 gen, 24 esp)

1. Morphologie et description
2. Place des Erinacéimorphes au sein des Laurasiatheriens
 3. Familles  principale et diversité  chez les Erinacéimorphes

 

 

Les Érinacéimorphes regroupent principalement les hérissons et les gymnures. Les hérissons (famille Erinaceidae, sous‑famille Erinaceinae) possèdent un corps trapu de 15 à 30 cm, couvert de piquants kératinisés dorsaux servant de protection. Leur tête est allongée, le museau pointu, les yeux petits et les oreilles courtes. Ils peuvent se rouler en boule grâce à un puissant muscle orbiculaire. Les gymnures (sous‑famille Galericinae) ressemblent davantage à des musaraignes ou à de petits rats : ils n’ont pas de piquants, mais un pelage dense, un museau très allongé et une queue plus longue. Les Érinacéimorphes sont plantigrades, dotés de pattes courtes, d’une dentition insectivore (dents pointues, incisives petites, molaires broyeuses) et d’un odorat très développé. Leur régime est omnivore à dominante insectivore.

Les Érinacéimorphes appartiennent au super‑ordre des Laurasiatheria, un vaste groupe de mammifères placentaires comprenant les Carnivora, Perissodactyla, Cetartiodactyla, Chiroptera, Pholidota et Eulipotyphla. Les Érinacéimorphes sont aujourd’hui intégrés dans l’ordre des Eulipotyphla, aux côtés des Soricidae (musaraignes), Talpidae (taupes) et Solenodontidae (solénodons). Ils représentent une branche basale de cet ordre, ce qui explique leur morphologie primitive : dentition simple, membres courts, crâne peu spécialisé. Ils ne sont pas proches des rongeurs, contrairement à une idée reçue, mais appartiennent à une lignée plus ancienne issue des premiers insectivores laurasiathériens.

Les Érinacéimorphes comprennent une seule famille actuelle, les Erinaceidae, divisée en deux sous‑familles : • Erinaceinae : les hérissons vrais, comprenant une quinzaine d’espèces réparties en Europe, Afrique et Asie. Parmi les plus connus : Erinaceus europaeus (Hérisson d’Europe), Atelerix albiventris (Hérisson à ventre blanc), Hemiechinus auritus (Hérisson à longues oreilles), Mesechinus dauuricus (Hérisson de Mandchourie). • Galericinae : les gymnures ou rat‑hérissons, comprenant environ 7 espèces, principalement en Asie du Sud‑Est. Exemples : Hylomys suillus, Neohylomys hainanensis, Echinosorex gymnura (grand gymnure). La diversité du groupe est modeste comparée à d’autres Laurasiathériens, mais les adaptations écologiques sont variées : hérissons terrestres nocturnes, gymnures forestiers semi‑crépusculaires, espèces adaptées aux milieux secs, humides ou montagnards.

Soricomorphes
(26 gen, 385 esp)

1. Morphologie et description
2. Place des Soricomorphes au sein des Laurasiatheriens
 3. Familles  principale et diversité  chez les Soricomorphes

 

 

 Les Soricomorphes regroupent des mammifères insectivores tels que les musaraignes, taupes, desmans et solénodons ; ils possèdent un corps petit, souvent fusiforme, un museau long et pointu, des yeux très réduits, et des membres adaptés selon le mode de vie : membres antérieurs puissants et élargis chez les taupes pour le fouissage, corps allongé et flexible chez les musaraignes ; la taille varie de 3 g et 3,5 cm (musaraigne pygmée) à plus de 60 cm et 1 kg (solénodon) ; leur métabolisme est extrêmement élevé, nécessitant une alimentation quasi continue ; les taupes présentent un corps cylindrique, un pelage velouté, et des membres antérieurs en pelle ; les solénodons possèdent un museau mobile et une salive toxique, rare chez les mammifères.

Les Soricomorphes appartiennent au super‑ordre des Laurasiatheria, au sein des placentaires ; historiquement placés dans les Insectivora, ils ont été reclassés grâce aux données moléculaires ; ils constituent un ordre paraphylétique, car les Soricidae (musaraignes) sont plus proches des Érinacéidés (hérissons) que des taupes ou solénodons ; pour cette raison, les Soricomorphes sont aujourd’hui souvent remplacés par l’ordre Eulipotyphla, qui regroupe Soricidae, Talpidae, Solenodontidae et Erinaceidae en un clade monophylétique ; dans la classification traditionnelle, ils restent un sous‑ordre des Laurasiatheria, aux côtés des Carnivora, Perissodactyla, Chiroptera, etc.

Les Soricomorphes comprennent trois familles vivantes et une famille fossile, selon Mammal Species of the World et ITIS : – Soricidae : musaraignes, environ 300 espèces, la famille la plus diversifiée ; – Talpidae : taupes, musaraignes‑taupes et desmans, environ 42 espèces, fortement adaptées au fouissage ; – Solenodontidae : solénodons, 2 espèces vivantes (Cuba et Hispaniola), très rares, à salive toxique ; – Nesophontidae (†) : musaraignes antillaises fossiles, éteintes récemment ; Les Soricomorphes sont présents dans toutes les régions biogéographiques sauf Australie et Antarctique, incluant Amérique du Nord, Eurasie, Afrique, Amérique centrale et Caraïbes ; leur diversité écologique est très large : espèces fossorielles, semi‑aquatiques, terrestres, montagnardes, ou forestièrement spécialisées.

Carnivores
(131 gen, 304 esp)

1. Morphologie et description
2. Place des Carnivores au sein des Laurasiatheriens
 3. Familles  principale et diversité  chez les Carnivores

 

 

Les Carnivores sont des mammifères placentaires caractérisés par une dentition spécialisée comprenant la carnassière, une paire de dents faite pour cisailler la viande. Leur crâne est robuste, avec des mâchoires puissantes et des muscles temporaux développés. Leurs griffes peuvent être rétractiles (chez les Felidae), semi‑rétractiles (chez les Viverridae) ou non rétractiles (chez les Canidae et Ursidae). Ils possèdent des sens très développés, notamment l’odorat et l’ouïe. Leur morphologie varie fortement selon les modes de vie : formes terrestres comme les loups et les lions, arboricoles comme les genettes, semi‑aquatiques comme les loutres, ou marines comme les phoques et les otaries. Leur régime alimentaire va du carnivorisme strict (félins) à l’omnivorisme (ours, canidés) ou au piscivorisme (pinnipèdes).

Les Carnivores appartiennent au super‑ordre des Laurasiatheria, un grand groupe de mammifères placentaires issus du continent Laurasia. Ils sont étroitement liés aux Pholidota (pangolins), avec lesquels ils forment le clade Ferae. Les Laurasiathériens comprennent également les Cetartiodactyla (cétacés et artiodactyles), les Perissodactyla (chevaux, rhinocéros), les Chiroptera (chauves‑souris) et les Eulipotyphla (hérissons, taupes). Dans cet ensemble, les Carnivores occupent une place centrale en tant que prédateurs spécialisés ou omnivores opportunistes, représentant une branche très diversifiée du clade Ferae.

L’ordre des Carnivores se divise en deux sous‑ordres : les Feliformia et les Caniformia. Les Feliformia regroupent les familles Felidae (chats, lions, tigres), Hyaenidae (hyènes), Herpestidae (mangoustes), Viverridae (civettes, genettes), Eupleridae (carnivores malgaches) et Nandiniidae (civette palmiste africaine). Les Caniformia regroupent les Canidae (loups, renards, chiens), les Ursidae (ours), les Mustelidae (loutres, blaireaux, martres), les Procyonidae (ratons laveurs, coatis), les Mephitidae (mouffettes), les Ailuridae (panda roux) et les Pinnipedia, qui incluent les Phocidae (phoques), les Otariidae (otaries, lions de mer) et les Odobenidae (morse). Cette diversité fait des Carnivores l’un des ordres les plus écologiquement variés des mammifères.

Pholidotes
(1 gen, 8 esp)

1. Morphologie et description
2. Place des Pholidotes au sein des Laurasiatheriens
 3. Familles  principale et diversité  chez les Pholidotes

 

 Les Pholidotes sont un ordre de mammifères placentaires comprenant les pangolins, seuls mammifères au monde entièrement recouverts d’écailles kératinisées ; leur corps est allongé, avec une tête étroite, un museau pointu, une langue extrêmement longue et collante pouvant atteindre 30 cm chez le pangolin géant ; les pattes sont courtes, munies de griffes puissantes adaptées au fouissage et à l’ouverture des termitières ; la queue est souvent préhen­sile chez les espèces arboricoles ; la taille varie de 30 à 80 cm pour la plupart des espèces, jusqu’à 1,5 m chez le pangolin géant, qui peut dépasser 35 kg ; leur alimentation est myrmécophage, composée de fourmis et termites, qu’ils capturent grâce à leur langue visqueuse ; leur posture est plantigrade, et certaines espèces terrestres pratiquent la bipédie pour se déplacer .

Les Pholidotes appartiennent au super‑ordre des Laurasiatheria, au sein des placentaires ; ils forment un clade proche des Carnivora, avec lesquels ils sont regroupés dans le super‑ordre Ferae selon les analyses phylogénomiques récentes ; la phylogénie des Laurasiatheria place les Pholidotes aux côtés des Eulipotyphla, Chiroptera, Carnivora, Perissodactyla et Cetartiodactyla ; historiquement, ils étaient classés parmi les Édentés avec les xénarthres, mais les données moléculaires ont montré qu’ils appartiennent clairement aux Laurasiatheria ; ils sont regroupés avec les Paléanodontes (ordre fossile) dans le clade des Pholidotamorphes

Les Pholidotes comprennent une famille vivante et plusieurs familles fossiles : – Manidae : unique famille actuelle, regroupant les 8 espèces de pangolins modernes, réparties en deux sous‑familles : Maninae (pangolins asiatiques) et Smutsiinae (pangolins africains) ; – Familles fossiles : †Eomanidae, †Patriomanidae, ainsi que plusieurs genres fossiles tels que †Eomanis, †Eurotamandua, †Necromanis, †Patriomanis, †Cryptomanis ; Les pangolins modernes vivent en Afrique et en Asie du Sud‑Est, et sont parmi les mammifères les plus braconnés au monde, toutes les espèces étant classées en danger ou en danger critique d’extinction .

Périssodactyles
(6 gen, 17 esp)

1. Morphologie et description
2. Place des Périssodactyles au sein des Laurasiatheriens
 3. Familles  principale et diversité  chez les Périssodactyles

 

 

 Les Périssodactyles sont des mammifères ongulés caractérisés par un nombre impair de doigts aux membres postérieurs, avec un appui du poids du corps sur le doigt médian, ce qui définit une morphologie mésaxonique ; ils possèdent des sabots : un seul chez les équidés, trois chez les tapirs et rhinocéros ; leur squelette montre un astragale spécialisé, un crâne allongé, des incisives complètes, et des prémolaires souvent molariformes ; la digestion repose sur une fermentation intestinale postérieure, nécessitant un pâturage quasi continu, mais permettant une meilleure utilisation des protéines que chez les ruminants ; les espèces actuelles incluent chevaux, zèbres, ânes, tapirs et rhinocéros.

Les Périssodactyles appartiennent au super‑ordre des Laurasiatheria, au sein des placentaires ; ils sont un ordre d’ongulés regroupé dans le clade Ungulata, aux côtés des Cetartiodactyles (ruminants, suidés, camélidés, cétacés) ; les analyses phylogénomiques récentes montrent que les Périssodactyles sont groupe frère des Cetartiodactyles, ce qui exclut l’hypothèse ancienne du clade Pegasoferae (Perissodactyla + Carnivora + Pholidota + Chiroptera) ; ils appartiennent au sous‑clade Fereuungulata, qui regroupe Carnivora, Pholidota, Perissodactyla et Cetartiodactyla.

Les Périssodactyles actuels comprennent trois familles vivantes, définies par la régression progressive des doigts latéraux : – Equidae : chevaux, ânes, zèbres ; membres monodactyles (1 doigt visible) ; – Tapiridae : tapirs ; membres tridactyles (3 doigts) ; – Rhinocerotidae : rhinocéros ; membres tridactyles ; Les lignées fossiles incluent les Chalicotheriidae, Brontotheriidae, Hyracotheriidae, et d’autres groupes éteints ayant dominé les écosystèmes du Paléocène à l’Éocène ; les Périssodactyles modernes sont beaucoup moins diversifiés qu’à leur apogée, mais restent morphologiquement très distincts.

Cétartiodactyles
(131 gen, 402 esp)

 

1. Morphologie et description
2. Place des Cétartiodactyles au sein des Laurasiatheriens
 3. Familles  principale et diversité  chez les Cétartiodactyles

 

Les Cétartiodactyles présentent une morphologie extrêmement diversifiée, car ils regroupent deux ensembles autrefois séparés : les Artiodactyles (ongulés à doigts pairs) et les Cétacés (baleines, dauphins). Les Artiodactyles possèdent généralement deux ou quatre doigts porteurs, un membre allongé, un estomac simple ou complexe selon les groupes (ruminants vs non‑ruminants), et un corps adapté à la course. Les Cétacés, eux, sont hautement spécialisés pour la vie aquatique : corps fusiforme, absence de membres postérieurs externes, nageoires antérieures modifiées, queue en fluke, quasi absence de poils, et un système sensoriel adapté à l’écholocation chez les odontocètes. Cette diversité morphologique reflète l’évolution des Cétacés à partir d’ancêtres artiodactyles terrestres, comme l’indiquent les données phylogénétiques modernes .

Les Cétartiodactyles appartiennent au super‑ordre des Laurasiatheria, un vaste ensemble de mammifères placentaires comprenant également les Carnivores, les Périssodactyles, les Chiroptères et les Eulipotyphles ; au sein de ce groupe, ils forment un clade majeur composé de deux lignées, les Artiodactyles, ongulés terrestres à doigts pairs, et les Cétacés, entièrement aquatiques. Les analyses moléculaires ont montré que les Cétacés dérivent d’un groupe d’Artiodactyles proches des Hippopotamidés, ce qui rendait Artiodactyla non monophylétique sans leur inclusion, d’où la création du clade Cetartiodactyla afin de refléter cette parenté réelle et la continuité évolutive entre ongulés terrestres et mammifères marins.

Les Cétartiodactyles regroupent une diversité très élevée de familles réparties dans deux grands ensembles : les Artiodactyles, comprenant les Tylopoda (Camelidae : chameaux, lamas), les Suiformes (Suidae : sangliers, Tayassuidae : pécaris, Hippopotamidae : hippopotames) et les Ruminantia (Bovidae : bovins et antilopes, Cervidae : cerfs, Giraffidae : girafes, Antilocapridae : antilocapres, entre autres) ; et les Cétacés, regroupés dans le clade Cetancodonta, comprenant les Mysticeti (baleines à fanons) et les Odontoceti (dauphins, cachalots, orques). Les cladogrammes phylogénétiques modernes confirment cette organisation, avec les Cétacés inclus dans le sous‑clade Cetancodonta, qui rassemble Cétacés et Hippopotamidés au sein du grand ensemble Cetruminantia, reflétant leur parenté évolutive directe.

Chiroptères
(227 gen, 1.318 esp)

1. Morphologie et description
2. Place des Chiroptères au sein des Laurasiatheriens
 3. Familles  principale et diversité  chez les Chiroptères

 

 Les Chiroptères sont les seuls mammifères capables de vol actif, grâce à une aile formée par une membrane (patagium) tendue entre les doigts extrêmement allongés ; leur squelette montre une réduction du radius, un allongement extrême des métacarpiens, et une légèreté générale ; ils possèdent un système d’écholocation très développé chez la majorité des espèces (Yangochiroptera), utilisant des émissions ultrasonores pour localiser les proies ; la taille varie de 3 g chez les plus petits (ex. Craseonycteris thonglongyai) à 1,5 kg chez les renards volants (Pteropus) ; leur dentition et leur appareil digestif varient selon le régime : insectivore, frugivore, nectarivore, carnivore, piscivore ou hématophage ; ils représentent la deuxième plus grande diversification de mammifères après les rongeurs, avec plus de 1 400 espèces .

Les Chiroptères appartiennent au super‑ordre Laurasiatheria, au sein des Euthériens ; les analyses phylogénomiques modernes montrent qu’ils se divisent en deux grands clades : – Yinpterochiroptera : renards volants (Pteropodidae) + familles insectivores asiatiques (Rhinolophidae, Hipposideridae, etc.) ; – Yangochiroptera : la majorité des chauves‑souris insectivores du monde ; Cette bipartition est fortement soutenue par les analyses moléculaires récentes, qui montrent que les Chiroptères sont solidement ancrés dans les Laurasiatheria, proches des Carnivora, Pholidota, Perissodactyla et Cetartiodactyla . Les Chiroptères constituent ainsi un ordre monophylétique, dont l’origine remonte à environ 4 millions d’années après la limite K‑Pg, selon les datations moléculaires .

Les Chiroptères comprennent 21 familles vivantes, toutes confirmées comme monophylétiques par les analyses phylogénomiques récentes ; ces familles se répartissent dans les deux grands clades Yinpterochiroptera et Yangochiroptera :
Pteropodidae : renards volants, frugivores, les plus grands chiroptères ; – Rhinolophidae : chauves‑souris fer‑à‑cheval ; – Hipposideridae : chauves‑souris à nez en fer ; – Megadermatidae : chauves‑souris carnivores ; – Craseonycteridae : plus petite chauve‑souris du monde ; – Rhinonycteridae : confirmée comme famille distincte ; – Myzopodidae : position phylogénétique révisée, groupe frère des Emballonuroidea.
Vespertilionidae : plus grande famille, cosmopolite ; – Molossidae : chauves‑souris molosses, vol rapide ; – Emballonuridae : chauves‑souris à sacs alaires ; – Phyllostomidae : grande diversité écologique (nectarivores, frugivores, vampires) ; – Mormoopidae ; – Noctilionidae : chauves‑souris pêcheuses ; – Natalidae ; – Furipteridae ; – Thyropteridae ; – Mystacinidae : chauves‑souris terrestres de Nouvelle‑Zélande ; – Miniopteridae : confirmée comme famille distincte ; – Cistugidae : petite famille africaine ; Cette diversité représente près de 20 % de tous les mammifères vivants, faisant des Chiroptères l’un des groupes les plus évolutivement réussis.